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Suisse

Un travailleur de chantier gagne en moyenne 6204 francs

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Le personnel de chantier a vu son salaire augmenter plus que l'inflation entre 2021 et 2022, ont calculé les entrepreneurs. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les salaires du personnel de chantier ont augmenté en moyenne de 1,5% en 2022 par rapport à 2021, selon la Société suisse des entrepreneurs (SSE). Les chiffres sont publiés alors que les négociations pour une nouvelle CCT battent leur plein. Unia conteste ce résultat.

"Toutes les classes de salaire affichent une hausse", note lundi la SSE dans son enquête sur les salaires 2022, publiée la veille du troisième round de négociations - sur les sept prévus - avec les syndicats sur la nouvelle CCT nationale.

La hausse globale de 1,5% ne s’explique cependant pas par une augmentation générale des rémunérations, mais par les récompenses individuelles basées sur les performances, précise la SSE. L'amélioration est supérieure à l'inflation (0,6%), ce qui signifie selon la SSE un meilleur pouvoir d'achat. Les salaires réels avaient déjà augmenté les années précédentes.

Le salaire moyen des travailleurs de la construction en 2022 se monte à 6’204 francs par mois, soit 80’652 francs par année (13 mois), selon l'enquête de la SSE, réalisée avec comme dates de référence fin février 2022 comparé à fin juillet 2021. "Les salaires augmentent même sans accord collectif", se félicite la SSE.

Méthodologie remise en question

Parler d'une hausse moyenne de 1,5% n'est pas sérieux, a indiqué à Keystone-ATS Nico Lutz, responsable du secteur construction au syndicat Unia. Il remet en question la méthodologie de l'enquête.

Il y a en effet moins de personnes qui travaillent en février dans une classe salariale basse par rapport à juillet. Le salaire moyen a donc tendance statistiquement à augmenter. En outre, les comparaisons dans les différentes classes de salaires auraient montré une hausse inférieure à 1,5%.

La SSE maintient elle ses chiffres. Les travailleurs qui suivent une formation montent dans l'échelle salariale et ne sont de ce fait plus comptabilisés dans la même classe, a précisé le porte-parole de la SSE Matthias Engel.

Pour une hausse générale des salaires

Pour la secrétaire centrale de Syna, Claudia Stöckli, tant que la hausse générale des salaires n'a pas été décidée, il y aura toujours beaucoup de travailleurs qui ne bénéficieront pas d'une hausse réelle de leur salaire.

Unia voit dans la hausse de 1,5% une confirmation de sa revendication d'une augmentation générale des salaires. Les entreprises ont réagi pour rester attractives pour les travailleurs, conclut sa porte-parole Katja Signer Hofer. Car la construction fait face à un manque aigu de main-d'½uvre qualifiée.

Le syndicat demande une augmentation de salaire pour tous, afin que les entreprises qui versent de bons salaires ne soient pas désavantagées.

Matthias Engel répond qu'une augmentation générale des salaires n'entrerait le cas échéant en ligne de compte pour les patrons qu'en échange d'une plus grande flexibilité.

Un tiers de Suisses

Les Suisses représentaient en 2021 un peu plus d'un tiers (36,4%) des travailleurs du secteur principal de la construction, devant les Portugais (31,3%), les Italiens (11,9%) et les ressortissants des pays de l'ex-Yougoslavie (6,8%). Ces proportions sont assez stables sur les dix dernières années. La proportion de Français est inférieure à 3%.

L'écart de rémunération va de 4959 francs pour les travailleurs auxiliaires de classe C à 7908 francs pour les contremaîtres, en passant par les maçons CFC de la classe de salaire Q (6148 francs). Les différences sont importantes d'un canton à l'autre, allant de 5’677 à 6’434 francs en moyenne, selon le coût de la vie dans les régions. Le salaire est ainsi inférieur à la moyenne nationale au Tessin, en Suisse romande et en Suisse orientale.

"La formation continue reste le moyen le plus important d'étoffer son salaire", relèvent les entrepreneurs. Elle permet de passer à une classe plus élevée, garante d'une revalorisation de 600 francs par mois en moyenne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Des critiques de tous bords sur le budget 2023 du canton de Vaud

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Les députés vaudois se sont plongés mardi dans l'examen du budget 2023 du canton (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Grand Conseil vaudois a entamé mardi ses débats sur le budget 2023 du canton. Les députés ont voté l'entrée en matière, non sans adresser plusieurs reproches au Conseil d'Etat.

Présidente de la Commission des finances, Florence Gross (PLR) a incité ses collègues à soutenir ce budget, qui table sur un déficit de 227 millions de francs. Elle a toutefois mis en garde contre "un budget extrêmement fragile" qui relève presque du "funambulisme" en raison, entre autres, de la situation économique et des résultats attendus de la BNS.

La présidente du Conseil d'Etat, Christelle Luisier, a également défendu un budget qui, en "cette période exigeante", permettait de "respecter le plus juste équilibre" entre les différents besoins de la population et les recettes de l'Etat.

Carton jaune de l'UDC

Les députés n'ont pas remis en cause l'entrée en matière, acceptée à l'unanimité. Mais avant de plonger dans l'examen détaillé du budget, ils ont émis plusieurs critiques.

Yvan Pahud (UDC) a littéralement brandi un carton jaune, "ultime avertissement" adressé au Conseil d'Etat. Relevant que ce budget était "hérité" du précédent gouvernement, alors à majorité de gauche, il a dénoncé "une hausse incontrôlée des dépenses" dans les secteurs de la santé, du social et de la formation.

A l'instar d'autres députés de droite, le chef de groupe de l'UDC a notamment épinglé la création de 424 postes (équivalents plein-temps). Un signe, selon lui, "d'un Etat toujours plus gros et dépensier, d'une usine à gaz de la bureaucratie."

Amendement "rocambolesque"

Les députés de gauche ont, eux, globalement critiqué "le peu d'ambition" et "le manque de souffle" du budget en matière climatique et de soutien aux personnes les plus précaires.

Ils ont commencé à proposer divers amendements, destinés à infléchir ce budget. L'un d'eux s'en prend à la hausse des déductions fiscales pour primes d'assurance-maladie et accident.

Il s'agit d'une mesure "électoraliste et mal ciblée", a estimé Julien Eggenberger (PS). Il a affirmé que cet allègement fiscal s'adressait surtout aux contribuables les plus aisés, tout en excluant les personnes qui reçoivent un subside d'assurance-maladie.

Son amendement, qui n'a pas encore été voté, vise justement à ce que les bénéficiaires d'un subside, soit environ un tiers de la population, puissent être intégrés à ces déductions.

Cette proposition a été qualifiée de "rocambolesque" par Marc-Olivier Buffat (PLR). "Cela reviendrait à autoriser des déductions sur quelque chose qu'on ne paie pas !", a-t-il dénoncé.

Aide aux locataires

Une volée d'amendements, présentée par Hadrien Buclin (Ensemble à Gauche - POP), a aussi été annoncée. Ses propositions visent à offrir des transports publics à prix réduit, à renforcer plusieurs secteurs (accueil de jour des enfants, soins à domicile, etc) et à mieux soutenir les personnes fragilisées face à l'inflation.

Didier Lohri (Verts) a, lui, dévoilé un amendement destiné à offrir "une aide ponctuelle et exceptionnelle" aux locataires face aux conséquences de la crise énergétique.

Tous ces amendements seront abordés mercredi, lors de la suite du premier débat.

Résolution en faveur des communes

A noter qu'avant de passer au budget, le Grand Conseil a accepté à l'unanimité une résolution de la Commission des finances, destinée à combler les pertes fiscales pour les communes. Celles-ci verraient en effet leurs recettes diminuer de 32 millions de francs avec les allègements fiscaux prévus dans le budget 2023.

"Le Conseil d'Etat doit compenser les pertes fiscales des communes dans le cadre du bouclement des comptes 2022", a indiqué Florence Gross. Christelle Luisier a répondu favorablement à cette résolution, promettant "un engagement clair" du Conseil d'Etat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

L’OFSP annonce 18'588 nouveaux cas de coronavirus en sept jours

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Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 19'073 cas sur le même laps de temps (archives) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé mardi 18'588 nouveaux cas de coronavirus en sept jours. On déplore 18 décès supplémentaires et 397 malades ont été hospitalisés.

Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 19'073 cas sur le même laps de temps. Le même jour, il dénombrait 20 décès et 369 hospitalisations supplémentaires. En une semaine, le nombre de nouveaux cas a ainsi reculé de 2,5%. Les hospitalisations ont dans le même temps augmenté de 7,6%.

634 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 5,80% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 76,30%.

69,8% de la population en Suisse a reçu au moins une dose de vaccin et 11,6% de la population s’est vue administrer une dose au cours des six derniers mois.

https://www.covid19.admin.ch/fr/overview

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Un homme porté disparu retrouvé mort dans le Rhône à Naters (VS)

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La victime a été retrouvée après d'intenses recherches et l'engagement de moyens matériels importants, a indiqué mardi la police valaisanne. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Un homme de 33 ans porté disparu depuis la nuit du samedi au dimanche 27 novembre à Naters (VS) a été retrouvé mort le vendredi 2 décembre dans le Rhône dans la même région. Son corps a été repêché par des plongeurs.

Le Haut-Valaisan était domicilié à Berne. Il a été retrouvé après d'intenses recherches et l'engagement de moyens matériels importants, a indiqué mardi la police valaisanne, qui n'a pas souhaité fournir davantage de détails. Le dossier est désormais aux mains du Ministère public du Haut-Valais.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Vaud: un premier abri PCi réquisitionné pour accueillir les migrants

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L'abri de Clarens est réquisitionné dès mercredi. Image prétexte. (©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Le canton de Vaud est saturé. La place manque afin d’accueillir les migrants qui sont attribués au Canton par la Confédération. Conséquence: les autorités vont devoir, comme annoncé début novembre, recourir aux abris de protection civile. Une structure va être ouverte ce mercredi sur le sol montreusien. Il s’agit de l’abri de Vinet, à Clarens.

Saturé, le canton de Vaud renforce ses capacités d’accueil. Le Conseil d’Etat a annoncé début novembre qu’il sera nécessaire de recourir à des abris de protection civile afin de faire face à l’afflux de migrants, notamment venus d’Ukraine. Et s’il n’avait pas précisé quelles communes seraient concernées, on sait désormais que Montreux fait partie des sites sélectionnés. La commune mettra à disposition l’abri de Vinet, à Clarens dès ce mercredi. Selon Jacqueline Pellet, municipale chargée de la cohésion sociale, le choix du canton et de l’EVAM s’est porté sur Montreux presque naturellement. Elle nous explique pourquoi.

Jacqueline PelletMunicipale montreusienne chargée de la cohésion sociale

Une cellule "accueil"

Montreux est donc déjà rôdée à l’exercice de l’hébergement avec son expérience de 2015. La commune s’est d’ailleurs dotée d’une cellule « accueil ».  Jacqueline Pellet.

Jacqueline PelletMunicipale montreusienne chargée de la cohésion sociale

En complément de l’abri montreusien, l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants mettra une autre structure à disposition pendant la journée. Les précisions d’Erich Dürst, directeur de l’EVAM.

Erich DürstDirecteur de l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants

Pas d'autre abri prévu

Les capacités d’accueil du canton étant à saturation, l’ouverture d’autres abris sera-t-elle nécessaire ? On retrouve une dernière fois Erich Dürst.

Erich DürstDirecteur de l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants

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Suisse

Les décès en hors-piste ont doublé en 2021

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Le nombre d'accidents mortels hors des pistes a été particulièrement élevé en 2021. (Image d'archives) (© KEYSTONE/OLIVIER MAIRE)

Pas moins de 20 freeriders sont décédés en 2021, soit le double de la moyenne des cinq dernières années. Sur ces victimes du hors-piste, 18 pratiquaient le ski et deux le snowboard. Le nombre de décès sur les pistes, se situe lui en légère baisse.

La hausse des décès survenus hors des pistes s'explique "d’une part [par] une augmentation du nombre de freeriders, d’autre part [par] une structure défavorable du manteau neigeux et [du] danger d’avalanche qui en découle", a indiqué mardi le Bureau de prévention des accidents (BPA) dans un communiqué.

Le BPA constate que l'appel du freeride est de plus en plus fort, mais martèle que "le hors-piste comporte (...) plus de risques que les descentes sur les pistes". Ces cinq dernières années, le nombre moyen d'accidents mortels sur les pistes est de quatre par an, contre 10 hors des pistes.

Le BPA recommande aux personnes désireuses de quitter les pistes d'emprunter les itinéraires balisés en jaune que de nombreux domaines skiables ont intégré à leur offre. "Ces itinéraires sont sécurisés contre les avalanches par le service de piste, mais ils ne sont ni préparés ni contrôlés. Ils sont donc destinés aux skieurs et snowboarders expérimentés", précise le BPA.

Guide ou cours avalanche

Aux inconditionnels des itinéraires non sécurisés, le BPA recommande de suivre un cours sur les avalanches ou de faire appel à un guide. Il enjoint également à emporter un téléphone, l'équipement d'urgence, -à savoir un détecteur de victimes d'avalanche, une pelle, et une sonde (et de savoir s'en servir)-, ainsi qu'à consulter la météo.

Le BPA rappelle également que sur les pistes, il convient de savoir évaluer ses capacités et d'adapter sa vitesse en conséquence, de porter un casque et de faire contrôler ses fixations chaque année. Et d'en appeler à la diligence de chacun: "plus de 90% des personnes qui subissent un accident sur les pistes de ski sont seules responsables de ce dernier", fait-il encore remarquer.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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