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Suisse

Féminicide de Binningen (BL): prison à perpétuité pour assassinat

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Dans son jugement rendu mercredi matin, la Cour pénale de Bâle-Campagne a reconnu l'accusé coupable d'assassinat et d'atteinte à la paix des morts (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

L'homme de 44 ans accusé d'avoir tué son épouse et d'avoir réduit son cadavre en morceaux en février 2024 à Binningen (BL) écope d'une peine de prison à perpétuité. La Cour pénale de Bâle-Campagne l'a reconnu coupable d'assassinat et d'atteinte à la paix des morts.

Dans son jugement rendu mercredi matin, le tribunal a largement suivi le réquisitoire de la procureure qui avait dénoncé, lors du procès, la semaine dernière, "l’un des cas de féminicide les plus cruels et les plus bouleversants de Suisse". Le 13 février 2024, le père de famille a asséné des coups de poing à son épouse, l'a étranglée dans leur maison, a découpé son cadavre et en a réduit une partie en purée afin de le dissoudre dans de l'acide.

Rassemblement contre les féminicides

Avant que le verdict ne soit rendu, 150 personnes ont formé une chaîne humaine devant le bâtiment du tribunal, à Muttenz (BL), pour protester contre les féminicides.

"Il ne faut pas que les victimes tombent dans l'oubli", a déclaré le président de la Cour pénale avant de formuler les arguments du jugement. Il a admis qu'aucun verdict ne pouvait remplir le vide laissé par la perte d'un être cher tout en s'adressant aux proches de la victime: "Nous, membres de la Cour, ne vous oublierons pas."

Le prévenu devra verser à chacune de ses deux filles en bas âge 100'000 francs de réparation pour tort moral. Au même titre, il devra s'acquitter de 120'000 francs en faveur du père de la victime, de 100'000 francs pour sa mère et de 60'000 francs pour la soeur l'épouse assassinée. Il devra aussi verser 20'000 francs d'indemnité à l'aide aux victimes.

Légitime défense écartée

La défense avait plaidé l'excès de légitime défense et l'atteinte à la paix des morts. Elle estimait que la victime âgée de 38 ans - une ancienne candidate à l'élection de Miss Suisse - avait attaqué le prévenu avec un couteau et que ce dernier l'avait tuée involontairement. Elle avait demandé que la peine n'excède pas un à trois ans de prison.

"Aucun indice ne soutient la théorie de la légitime défense", souligne le président du tribunal. L'expertise médico-légale atteste que la victime a été étranglée avec l'aide d'un objet, contrairement à ce que déclarait son mari qui disait n'avoir agi qu'avec ses mains nues. De plus, l'institut médico-légal n'a trouvé aucune trace prouvant que la victime avait attaqué l'accusé au couteau. L'éraflure constatée sur le cou de ce dernier ne peut pas provenir d'un couteau.

Explications incohérentes de l'accusé

Le juge a souligné, en outre, les incohérences des déclarations du prévenu. Dans un premier temps, ce dernier avait prétendu avoir trouvé son épouse morte, avant d'évoquer par la suite une dispute et une réaction de panique de sa part. Le fait qu'il découpe le cadavre dans la buanderie en prenant même soin d'en séparer l'utérus contredit cette explication et porte même atteinte à la dignité humaine, condamne la Cour.

La thèse de la panique ne tient pas non plus en raison du comportement réfléchi de l'accusé après les faits: il a récupéré les enfants à la crèche comme si de rien n'était, est allé manger avec eux au restaurant, sans oublier d'annuler la journée de travail de la femme de ménage. Il a même laissé un message sur la boîte vocale de son épouse pour lui demander où elle se trouvait.

De plus, sa thèse d'une "lutte pour sa survie" ne tient pas, car il a ensuite tenté d'en supprimer toute trace. La version de la légitime défense n'est donc pas seulement exclue d'un point de vue médico-légal. Elle est aussi "absurde dans son contenu", a souligné le président de la Cour.

Elle voulait se séparer de lui

Une crise conjugale est à l'origine du crime. La victime a fait part de son intention de se séparer de son mari, selon l'acte d'accusation. L'assassin a planifié son acte sous l'effet d'une "colère froide" et par "besoin narcissique de contrôle", estime le président du tribunal. Il a aussi tenté sciemment de le dissimuler. Le père de la victime, devenu suspicieux, a finalement trouvé des restes du corps de sa fille lors d'une visite à la maison.

Le jugement n'est pas encore entré en force. Les parties peuvent en faire appel dans les 30 jours.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

La Fondation IFAGE à Genève victime d'une cyberattaque

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Des données usuelles de collaborateurs et anciens collaborateurs de la Fondation pour la formation des adultes à Genève (IFAGE) ont été compromises (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

La Fondation pour la formation des adultes à Genève (IFAGE) a été victime en avril d'une cyberattaque. Aucun système pédagogique ni aucune donnée d'étudiants n'ont été affectés mais celles des collaborateurs ont été piratées. L'investigation est encore en cours.

"Des données usuelles de collaborateurs ont été compromises", a affirmé vendredi à Keystone-ATS la responsable de la communication de l'IFAGE, confirmant une information de la Tribune de Genève. Aucune rançon n'a été demandée et l'activité a pu continuer à fonctionner lors de cet incident les 11 et 12 avril, détecté le 13.

L'institution a recouru à un prestataire externe pour évaluer les dommages et a relayé cette attaque auprès du préposé fédéral à la protection des données et à la transparence. Depuis, l'origine de l'incident a été identifiée mais l'IFAGE ne souhaite pas communiquer sur cette question.

"A ce stade, nous n'avons pas vraiment d'indication" sur l'étendue de ce qui a été volé étant donné que l'investigation est toujours en cours, ajoute la responsable de la communication. Mais l'attaque est considérée comme résolue.

Les collaborateurs ont été informés fin avril. "Dès que les analyses ont été terminées, le processus de communication a pu commencer", explique la responsable de la communication.

Pour les anciens collaborateurs, il a pris "un peu plus de temps", selon elle. L'institution recommande elle à ces personnes une surveillance des accès en ligne, de se méfier de tout contact inattendu lié à des données numériques personnelles. Et de relayer toute utilisation abusive de celles-ci.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Ukraine: la Suisse et d'autres pays soutiennent un tribunal spécial

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La présidente moldave Maia Sandu accueille le conseiller fédéral Ignazio Cassis, président en exercice de l'OSCE, et le secrétaire général de l'organisaiton Feridun Sinirlioglu. (© KEYSTONE/EPA/DUMITRU DORU)

Trente-six pays et l'UE ont annoncé leur intention d’adhérer à un nouvel accord partiel élargi établissant le Tribunal spécial pour le crime d’agression contre l’Ukraine, a annoncé vendredi le Conseil de l'Europe. La Suisse en fait partie.

Cette annonce a été faite lors de la réunion des ministres des affaires étrangères de l'institution à Chisinau, en Moldavie. Le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Alain Berset, a salué dans un communiqué "une étape décisive vers la mise en place concrète du Tribunal spécial et la reconnaissance des responsabilités pour l'agression contre l'Ukraine".

Pour le Fribourgeois, ce tribunal spécial "représente la justice et l'espoir. Il faut désormais donner suite à cet engagement politique en garantissant le fonctionnement et le financement" de cette cour.

"Le moment où la Russie devra rendre des comptes pour son agression approche. La voie qui s'ouvre devant nous est celle de la justice - et celle-ci doit prévaloir", a encore martelé l'ancien conseiller fédéral lors de la réunion. Il a encouragé les Etats à compléter toutes les procédures nationales nécessaires pour rejoindre le Tribunal spécial dès que possible.

Lacune à combler

Le tribunal est chargé d'enquêter, de poursuivre et de juger les principaux responsables du crime d'agression contre l'Ukraine. Il obligera les hautes personnalités impliquées dans ce crime à rendre des comptes.

C'est la première fois qu'un tribunal spécial est créé sous l'égide du Conseil de l'Europe, organisation dont la Russie a été exclue après le lancement de la guerre en Ukraine en février 2022. Cette instance aura pour mandat de poursuivre les hauts dirigeants pour crime d'agression contre l'Ukraine. Ce crime fait référence à la décision d'utiliser la force armée contre un autre Etat, en violation de la Charte des Nations unies.

La création de cette cour, demandée par Kiev, avait été approuvée lors de la réunion ministérielle du Conseil de l'Europe en mai 2025. Elle vise à combler une lacune dans les compétences de la Cour pénale internationale (CPI). Cette dernière est en effet chargée d'enquêter sur des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et un génocide en Ukraine, mais ne peut examiner le crime d'agression.

Mécanisme d'indemnisation

Les ministres se sont par ailleurs félicités du "large soutien" apporté par les Etats à la Convention établissant une Commission internationale des réclamations pour l'Ukraine, selon le communiqué. Ils ont encouragé la poursuite des adhésions pour permettre une mise en place rapide d'un mécanisme d'indemnisation. Le texte a été signé par 38 pays, dont la Suisse, et ratifié par plusieurs Etats.

La Confédération est représentée à Chisinau par le conseiller fédéral Ignazio Cassis.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Maudet veut un espace lémanique des données électroniques de santé

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Le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet veut une solution publique centralisée pour les données numériques de la santé (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Pierre Maudet souhaite un espace lémanique pilote pour centraliser les données numériques en termes de santé. Le conseiller d'Etat genevois épingle notamment le CHUV qui souhaite recourir à une entreprise privée américaine pour son dispositif.

Une mise en commun des données serait avantageuse pour "la prévention, le soin et la recherche", insiste le ministre cantonal dans un entretien publié vendredi par le quotidien Le Temps. Il soutient la centralisation fédérale, tout en considérant comme optimiste le souhait articulé par la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider d'une plateforme nationale en 2030.

Mais M. Maudet plaide également pour une solution pilote pour la région lémanique. Même s'il reconnaît que la collaboration numérique est "complexe".

Il déplore que les Hôpitaux universitaires genevois (HUG) n'aient pu participer à l'appel d'offres du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) avec leur DPI+, en raison des critères imposés. Et de cibler le logiciel Epic choisi.

En Suisse alémanique, où il est déjà utilisé dans plusieurs établissements, les coûts ont été "bien plus élevés que prévu", déplore le ministre genevois de la santé. Les députés vaudois doivent encore se prononcer.

"La question, ce n'est pas le logiciel Epic contre celui de DPI+, c'est l'enjeu de souveraineté en matière de santé", ajoute le conseiller d'Etat qui vante les bienfaits de l'approche mutualisée des HUG. Et la santé, "bien public commun", "ne doit pas être cédée à des multinationales", estime également le ministre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

L'initiative "10 millions" fait exploser les budgets de campagne

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Plus de 16 millions de francs sont budgétisés pour les campagnes de votation du 14 juin (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Les partisans et les opposants à l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions" ont budgétisé au total 15,5 millions de francs pour faire campagne. Cette somme constitue un montant record depuis que partis et comités ont l'obligation d'annoncer leurs dépenses.

La campagne pour le oui est dotée d'un budget de 6,4 millions de francs. Elle est financée en grande partie par les membres de l'UDC, selon les chiffres publiés vendredi par le Contrôle fédéral des finances.

Il s'agit de politiciens, encore en activité ou non, d'entrepreneurs et d'entreprises proches de l'UDC. De son côté, la campagne du non a récolté près de 9 millions de francs de dons déclarés. Près de la moitié de cette somme provient d'Economiesuisse.

Nettement moins d'argent est injecté dans les campagnes pour et contre la réforme du service civil. Les budgets des opposants et des partisans se situent aux alentours des 300'000 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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