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Suisse

Froid glacial dans les hautes vallées alpines et le Jura

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A 09h00 mercredi, il a fait -26,8 degrés à La Brévine (NE). Ce n'est toutefois pas un record de froid pour cette "Sibérie de la Suisse". (archives) (© KEYSTONE/STEFAN MEYER)

Une vaste zone de haute pression a prodigué une nuit claire en Suisse ainsi que des températures de près de -30 degrés à certains endroits. Le pays est toutefois encore loin du record de froid.

"La Suisse est un congélateur", titrait mercredi SRF Meteo sur son site internet. Les météorologues de SRF ont mesuré la température la plus basse sur l'alpage de Hintergräppelen dans le Toggenburg st-gallois, soit -28,4 degrés.

A 09h00, on enregistrait encore -26,8 degrés à La Brévine (NE), a annoncé MétéoSuisse sur Twitter. Cette valeur n'est toutefois pas inhabituelle pour cette localité du Jura neuchâtelois: il y a 35 ans jour pour jour, le 12 janvier 1987, le record absolu de froid de -42,5 degrés avait été établi dans la "Sibérie de la Suisse".

Il y avait également de quoi greloter en plaine. Dans toute la Suisse, les températures étaient inférieures à zéro degré mercredi matin, précise SRF Meteo. Il a fait -9,1 à Sion, -4,8 degrés à Bâle, -2,2 à Berne et -1,4 à l'aéroport de Zurich. Genève fait exception: on y a mesuré exactement 0 degré.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La Bourse suisse plombée par les craintes sur l'Ukraine

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Les craintes d'une invasion russe de l'Ukraine pesaient sur les marchés financiers mondiaux, et notamment en Suisse sur l'indice vedette SMI. (© KEYSTONE/AP/Andriy Dubchak)

La Bourse suisse restait profondément ancrée dans le rouge lundi après-midi. Les marchés mondiaux s'inquiétaient de la situation en Ukraine et d'un possible conflit armé avec la Russie.

"La combinaison de risques de tensions géopolitiques, d'une hausse du prix du pétrole et de la perspective de taux d'inflation élevés et de taux d'intérêt élevés signifie que les investisseurs évitent actuellement les actions", note Jochen Stanzl, analyste chez CMC Markets.

"Ce n'est que mercredi que le marché boursier obtiendra, espérons-le, un peu plus de certitude quant au rythme du changement de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Il y a donc encore trois jours de Bourse d'incertitude avec le risque que la glissade s'accélère à nouveau mercredi soir", a-t-il ajouté.

Vers 14h40, le SMI perdait 2,68% à 12'024,84 points.

Swiss Re (-0,6%), Nestlé (-0,7%) et Swatch (-1,5%) résistaient le mieux parmi les perdants.

Swiss Life (-1,9%) et Zurich Insurance (-2,1%) tentaient de limiter la casse, tout comme Roche (-2,3%). Novartis (-2,7%) reculait plus nettement.

La volatile AMS Osram (-7,2%) avait soufflé la lanterne rouge au bon Schindler (-6,5%). Sonova (-5,5%) complétait le trio des plus gros perdants.

Les investisseurs sanctionnaient le fait que Schindler a annoncé vendredi soir la démission du directeur général Thomas Oetterli, après six ans en poste. Ses fonctions sont assumées avec effet immédiat par le président du conseil d'administration Silvio Napoli, un double mandat appelé à durer 2 à 3 ans.

Les bancaires Julius Bär et Credit Suisse (chacune -5,3%) faisaient le plongeon, alors qu'UBS (-3,9%) ne faisait guère mieux.

L'ancien directeur général de la banque aux deux voiles, Oswald Grübel, a critiqué la direction actuelle. "Quand une entreprise connaît autant de crises au fil des ans, cela veut dire que sa gestion est mauvaise", a déclaré dimanche dans une interview celui qui a notamment été le patron du numéro deux bancaire helvétique entre 2003 et 2007.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse Romande

Un skieur espagnol perd la vie sur les pistes à Zermatt

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Gravement blessé, le skieur a succombé à ses blessures sur les lieux de l’accident à Zermatt. (© Police cantonale Valais)

Un ressortissant espagnol de 46 ans a perdu la vie dimanche vers 14h00 sur le domaine skiable de Zermatt (VS). L'homme a fait une chute alors qu'il descendait de la station Hohtälli en direction de Riffelberg.

Pour des raisons que l’enquête devra déterminer, le skieur, domicilié en Espagne, est sorti de piste, a chuté et s'est immobilisé environ 20 mètres plus bas, indique lundi la police cantonale dans un communiqué. Malgré les premiers soins, il a succombé à ses blessures sur les lieux de l’accident.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Les zadistes libérés de la plupart des accusations

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Les zadistes ont été libérés de la plupart des accusations lundi au Tribunal d'arrondissement de la Côte à Nyon. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les zadistes du Mormont n'iront pas en prison. Le Tribunal d'arrondissement de la Côte à Nyon les a libérés de la plupart des accusations du Ministère public. La plupart s'en sortent avec des jours-amende avec sursis, certains même avec un acquittement complet.

Ces sept jeunes étaient les premiers à passer devant la justice pour avoir résisté, le 30 mars 2021, à l'évacuation de la Zone à défendre (ZAD) du Mormont. Une ZAD qui visait à s'opposer à l'extension de la carrière du cimentier Holcim.

Le Tribunal a d'abord estimé que les militants avaient le droit de s'opposer aux sanctions prononcées par le Ministère public, bien qu'ils aient refusé, dans un premier temps, à décliner leur identité. L'un des juges, Daniel Stoll, a expliqué que cette décision a été prise "à titre exceptionnel, compte tenu de la situation inédite" de cette première ZAD suisse.

Le Tribunal a ensuite libéré les militants de l'accusation de violation de domicile, sachant qu'Holcim avait finalement retiré sa plainte. Egalement contre l'avis du Ministère public, les zadistes ont été acquittés d'insoumission à une décision de l'autorité.

La plupart ont, en revanche, été reconnus coupables d'empêchement d'accomplir un acte officiel. Les différents juges ont estimé que les prévenus avaient entravé le travail de la police lors de l'évacuation de la ZAD, par exemple en s'accrochant à une corde ou en se réfugiant sur le toit d'une vieille bâtisse.

Parquet "désavoué"

"C'est un désaveu massif pour le Ministère public", a commenté l'avocat Philippe Currat, dont la cliente a vu sa peine "drastiquement" réduite de deux mois de prison ferme à dix jours-amende avec sursis. Le juge a retenu le "mobile honorable" pour ne prononcer "qu'une peine symbolique", a-t-il ajouté.

Sa consoeur Saskia von Fliedner, qui plaidait auprès d'un autre zadiste, s'est montrée plus partagée. Elle a estimé que le Tribunal "ne s'était pas mouillé" en matière d'urgence climatique et de liberté à manifester.

"La question des droits fondamentaux n'a pas été reconnue. C'est la grande déception de ce jugement", a-t-elle dit.

Accusé à tort

Dans une autre affaire, un jeune homme encourait six mois ferme de prison pour avoir lancé des projectiles sur la police. Le Parquet s'était basé sur des traces ADN retrouvées dans un gant. Or il s'est avéré que l'accusé n'était pas présent ce jour-là sur la ZAD. Il a été totalement acquitté lundi.

"En dépit du bon sens, le Ministère public a voulu aller vite et frapper fort. Il a été totalement désavoué", a réagi l'avocat de ce prévenu, Sacha Camporini.

Le procureur général du canton de Vaud Eric Cottier, qui était venu soutenir l'accusation la semaine dernière, n'était pas présent lundi à Nyon. Les représentants du Ministère public ayant fait le déplacement n'ont pas voulu faire de commentaires à ce stade, notamment sur un éventuel appel.

Demi-victoire

Du côté des accusés, soutenus par une cinquantaine de sympathisants devant le tribunal, le soulagement était de mise d'éviter la prison. "On ne peut toutefois pas crier victoire au vu de la situation écologique dramatique. C'est Holcim qui aurait dû être jugé", a dit une zadiste.

Un autre s'est dit "blasé" face à cette justice qui "pinaille sur des détails" en se "détournant des vrais problèmes." Même si le Ministère public continue de "s'acharner" et que les tribunaux restent "en retard", il a estimé que le combat des militants n'allait pas "s'essouffler". D'autant plus qu'une "partie grandissante" de la population prend conscience de l'urgence, a-t-il dit.

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Économie

Les fusions et acquisitions ont presque doublé en 2021

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La vente par Novartis d'un paquet d'actions du concurrent Roche pour un montant de 21 milliards de dollars constitue l'opération la plus importante recensée en 2021 par le cabinet KPMG. (archives) (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le nombre de fusions et d'acquisitions a presque doublé en 2021 à 604, un niveau jamais atteint au cours des dix dernières années.

Les secteurs des télécommunications et des technologies ainsi que celui de la pharmacie ont été les plus actifs, indique lundi le cabinet de conseils aux entreprises KPMG.

La transaction la plus importante porte sur près de 21 milliards de dollars. Il s'agit de la vente des parts détenus par Novartis dans Roche à ce dernier.

Au total le nombre d'opérations avec participation suisse a presque doublé, passant de 363 à 604 par rapport à l'année précédente, tandis que le volume des transactions a lui pratiquement triplé, grimpant de 63 milliards à 170 milliards de dollars, relève l'étude.

"Les faibles taux d'intérêt, la forte liquidité et l'humeur positive des marchés ont contribué à cette forte dynamique. Une nouvelle fois, le poids important des sociétés privées, qui ont participé à une transaction sur trois, mérite d'être souligné", fait remarquer le communiqué.

Grâce à l'opération Novartis-Roche, le secteur pharmaceutique et des sciences de la vie compte quatre des dix plus grosses transactions de l'année dernière. Leur valeur s'est établie à 56 milliards de dollars contre 6 milliards en glissement annuel tandis que leur nombre est passé à 87 contre 42.

"Le secteur pharmaceutique et des sciences de la vie a poursuivi de nombreuses innovations au cours de ces deux dernières années de pandémie. Nous nous attendons à ce que cela continue en 2022 également, avec un solide financement", affirme Roger van den Heuvel, expert Life Sciences chez KPMG.

L'inflation pourrait freiner

Le secteur technologique pour sa part a été pour sa part le plus actif. Sur les 604 fusions et acquisitions, 105 sont à mettre sur le compte du secteur TMT (technologie, médias et télécommunications), avec un volume de transactions de quelque 20 milliards, suivi du secteur de l'industrie, avec 100 transactions et un volume de quelque 10 milliards.

L'étude met également en exergue que les sociétés suisses ou leurs actions ont en premier rachetées par des firmes helvétiques (46% des transactions) et non des groupes étrangers (23% des transactions).

Pour 2022, KPMG table sur une année très active en termes de fusions et acquisitions. Il reste à voir dans quelle mesure l'inflation croissante pourrait freiner ces opérations. "Pour le moment, nous n'observons aucun ralentissement, nos carnets de commandes sont encore très bien remplis", rapporte Timo Knak, le responsable des fusions et acquisitions du cabinet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Allocations familiales: PLR et UDC du Haut lancent le référendum

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Le Grand Conseil valaisan a adopté en décembre une révision de la loi cantonale sur les allocations familiales qui prévoit d'octroyer à toutes les familles une allocation de 30 francs supplémentaire, le montant passant ainsi de 275 à 305 francs, dès 2023 (image symbolique). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le PLR et l’UDC du Haut-Valais lancent un référendum contre la nouvelle loi sur les allocations familiales qui prévoit une hausse des montants octroyés, alors que les milieux économiques y ont renoncé. Ils ont jusqu'au 22 avril pour récolter 3000 signatures.

Le Grand Conseil valaisan a adopté en décembre une révision de la loi cantonale sur les allocations familiales qui prévoit d'octroyer à toutes les familles une allocation de 30 francs supplémentaire, le montant passant ainsi de 275 à 305 francs, dès 2023. Les allocations de formation passent, elles, à 445 francs, soit une hausse de 20 francs par mois.

Le coût supplémentaire de la mesure estimé à 22 millions de francs sera supporté de manière paritaire entre salariés et employeurs. A l'issue des débats au Parlement, le PLR avait souhaité que la solution du Grand Conseil - un contre-projet à une initiative des syndicats - soit soumise au référendum obligatoire.

La proposition avait été refusée par 71 non contre 55 oui. "Si un parti ou un groupe n'est pas d'accord avec le texte issu de deux lectures et d'un travail politique intense, alors il peut toujours récolter les 3000 signatures nécessaires et recourir au référendum facultatif", avait estimé le PDC.

"Le droit de se prononcer"

Une possibilité que le PLR, l'UDC du Haut-Valais, l'Union des indépendants (UDI) et l’Association Hôtelière du Valais, qui jugent le contre-projet du parlement cantonal "ni juste ni équitable", ont décidé de saisir. Ces derniers dénoncent une solution "arrosoir inefficace" qui pèsera sur les salariés et les employeurs.

"Nous voulons donner la possibilité aux 200'000 votants du canton de se prononcer sur un texte qui les concerne directement", précise lundi à Keystone-ATS la cheffe du groupe PLR au Grand Conseil Sonia Tauss-Cornut.

"Avec cette loi, nous n’allons pas aider les personnes qui en ont véritablement besoin. Une famille qui dispose d’un revenu annuel de plusieurs centaines de milliers de francs touchera le même montant que la famille monoparentale qui peine à joindre les deux bouts à la fin du mois", ajoute-t-elle.

C'est un compromis "défavorable à l'économie, aux salaires et à l'emploi", abonde son collègue de parti, le député Thomas Birbaum membre de l'UDI. "Par rapport à la pandémie de Covid, l'augmentation décidée maintenant n'est ni nécessaire ni responsable du point de vue de la politique financière", relève encore le président de l’UDC du Haut-Valais, Romano Amacker.

Compromis acceptable

Les dernières semaines, dans des prises de positions séparées, tant l'Union valaisanne des arts et métiers que la Chambre valaisanne du commerce et de l'industrie (CCI), avaient renoncé à saisir le référendum, arguant que le compromis était acceptable.

"L’augmentation des charges patronales qui découle de la révision de la loi sur les allocations familiales, même si elle est particulièrement malvenue dans le contexte actuel, ne représente pas un cas d'importance structurelle", avait expliqué la CCI.

Les Verts, de leur côté, qui s'étaient montrés très critiques envers la solution concoctée par le parlement, n'ont finalement pas rejoint le comité référendaire. "Nous en avons discuté au sein du parti, et avons décidé de ne pas entrer en matière. Si nous comprenons et soutenons en partie les arguments avancés, nous n'avons pas les ressources financières et humaines pour nous plonger dans ce dossier qui ne constitue pas une priorité absolue", précise Céline Dessimoz, cheffe de groupe du parti.

La révision du Grand Conseil valaisan répondait à une initiative déposée par les Syndicats chrétiens du Valais et Syna Oberwallis, qui demandait une hausse de 40 francs des allocations à toutes les familles. Les initiants ont depuis retiré leur texte au profit du contre-projet qui répond "à plus de 80% à ce que nous réclamions".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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