Économie
Hausse marquée du chômage en Suisse au 2e trimestre (OFS)
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Le nombre de chômeurs en Suisse a atteint 203'000 au deuxième trimestre, en hausse de 15'000 personnes sur un an. Ces sans-emplois représentent 4,0% de la population active, un taux en progression de 0,3 point de pourcentage, indique jeudi l'OFS.
Corrigé des variations saisonnières (CVS), la proportion de chômeurs a progressé de 0,1 point de pourcentage au deuxième partiel, à 4,2%, précise le communiqué. Le chômage des jeunes, soit de 15 à 24 ans, a reculé de 0,5 point à 5,9%. Chez les seniors, l'augmentation est plus ténue, le taux ayant prix 0,1 point à 3,7%.
L''Office fédéral de la statistique (OFS) a dénombré 75'000 sans-emplois de longue durée, soit 1000 de plus qu'au deuxième trimestre 2023. Leur proportion a cependant reculé, couvrant 37,2% de l'ensemble des chômeurs contre 39,3% précédemment.
Le travail à temps partiel gagne du terrain puisque quelque 1,9 million de personnes étaient concernées au deuxième partiel, ce qui représente une poussée de 57'000 en rythme annuel. Sur ce total, 269'000 personnes subissaient une situation de sous-emploi puisqu'elles souhaitaient travailler davantage. Le taux de sous-emploi a atteint 5,5% contre 5,3% au deuxième trimestre 2023.
Les actifs occupés font du surplace
Ces statistiques diffèrent de celles publiées mensuellement par le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) puisqu'elles suivent la définition du Bureau international du travail (BIT) et sont comparables avec celles d'autres pays. Pour rappel, le taux de chômage suisse calculé par le Seco sur la base des inscriptions aux offices régionaux de placement (ORP) s'est fixé à 2,3% en juillet.
Au deuxième trimestre, le taux de chômage BIT est resté stable dans l'Union européenne et la zone euro, respectivement à 5,9% et 6,3%, rappelle - à titre de comparaison - l'OFS dans son point de situation trimestriel.
Toujours au deuxième partiel, le nombre d'actifs occupés est resté plus ou moins stable en Suisse (+0,5%) à 5,3 millions de personnes. L'effectif est resté inchangé chez les hommes et a augmenté de 1,2% chez les femmes. En équivalents plein temps (EPT), les statisticiens fédéraux ont constaté une progression de 0,1% des actifs occupés. Les variations sans fluctuations saisonnières s'élèvent à +0,2% pour les actifs occupés et +0,1% en EPT.
La plus forte hausse est constatée auprès de la main d'oeuvre étrangère (+3,2% à 1,8 million) alors qu'une légère baisse est à déplorer chez les titulaires d'un passeport suisse (-0,8% à 3,5 millions).
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
L'inflation dans la zone euro bondit à 2,5% sur un an en mars
L'inflation dans la zone euro a grimpé à 2,5% sur un an en mars, contre 1,9% en février, atteignant son plus haut niveau depuis janvier 2025 en raison de l'envolée des prix de l'énergie liée au conflit au Moyen-Orient.
Cette première estimation d'Eurostat publiée mardi est légèrement inférieure aux attentes des économistes, qui tablaient sur un taux de 2,6% selon Bloomberg et 2,7% selon FactSet.
Cette accélération brutale de l'inflation est due sans surprise à l'envolée des prix du pétrole et du gaz depuis le déclenchement il y a un mois du conflit au Moyen-Orient.
Selon les données d'Eurostat, les prix de l'énergie sont en effort ressortis en hausse de 4,9% sur un an en mars dans les 21 pays partageant la monnaie unique, alors qu'ils avaient au contraire reculé de 3,1% en février.
L'inflation sous-jacente, qui exclut les prix des biens et services les plus volatils (énergie et alimentation), et constitue une référence pour les experts, a toutefois légèrement diminué à 2,3% sur un an, signe que la forte hausse des coûts de l'énergie ne s'est pas encore transmise aux autres secteurs de l'économie européenne.
La hausse des prix des services a ainsi ralenti (-0,2 point à 3,2%), de même que les biens industriels (-0,2 point à 0,5% ) et l'alimentation (-0,1 point à 2,4%).
Néanmoins, la situation est extrêmement préoccupante pour les gouvernements, qui cherchent à réduire l'impact pour les consommateurs et les entreprises.
La croissance européenne plombée
Vendredi, le commissaire européen à l'Economie Valdis Dombrovskis a chiffré entre 0,4 et 0,6 point l'impact potentiel sur la croissance au sein de l'Union européenne cette année, selon les principaux scénarios concernant la durée du conflit.
Il n'a pas cependant pas modifié à ce stade la prévision officielle de la Commission, qui table pour le moment sur une croissance de 1,4% cette année dans l'UE.
Le G7 Finances-Energie, réuni par la France lundi en visioconférence, s'est dit lui prêt "à prendre toutes les mesures nécessaires" pour assurer la stabilité du marché de l'énergie.
Et les ministres de l'Energie des 27 doivent se réunir mardi après-midi en visioconférence, pour faire le point sur les derniers développements au Moyen-Orient.
Dans ce contexte tendu, les économistes s'interrogent sur les possibilités d'une hausse prochaine des taux directeurs de la Banque centrale européenne, qui cherche à contenir l'inflation à 2%, son objectif officiel.
L'institution monétaire dispose d'un "éventail gradué d'options" pour réagir à ce choc énergétique, et fera tout pour ramener la hausse des prix à 2%, a assuré mercredi sa présidente Christine Lagarde.
Mais la BCE n'agira pas "avant d'avoir suffisamment d'informations sur l'ampleur et la persistance du choc ainsi que sur sa propagation" à l'ensemble de l'économie, a-t-elle temporisé.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
Le défi de l'IA dans le domaine de la concurrence
L'intelligence artificielle (IA) peut avoir des effets autant positifs que négatifs sur la concurrence, selon la Comco. Elle rend le travail plus efficace et accélère l'innovation, mais entraîne aussi des risques en matière de concentration et de fixation des prix.
La protection efficace de la concurrence exige l'observation continue des développements dans le domaine de l'IA, a indiqué mardi la Commission de la concurrence (Comco) en présentant son rapport annuel 2025. Elle dit se montrer prudente et prévoyante, et échange avec ses homologues étrangers qui sont confrontés aux mêmes défis.
Une intervention trop rapide de la Comco pourrait porter atteinte aux potentiels d'innovation, utiles pour renforcer la concurrence. Mais une action trop tardive pourrait consolider des structures cartellaires.
Parmi les points positifs, la Comco relève que l'IA générative permet de produire de nouveaux contenus, comme des textes ou des images, plutôt que de ne reproduire que ce qui existe. Elle peut se substituer aux travaux de routine et créer des offres inédites. Elle permet ainsi des réductions de coûts, des gains d'efficacité et une productivité accrue. Des entreprises de moindre taille peuvent donc accéder au marché.
Les consommateurs aussi peuvent bénéficier de l'IA, car elle accroît le choix de prestataires et d'offres. La Comco elle-même souhaite recourir à l'IA, notamment pour mieux comprendre les éventuels problèmes relevant du droit des cartels.
Risques de l'IA
Du côté des aspects négatifs, l'IA amène un danger de concentration. La concurrence en matière de création de modèles de base, tels que GPT, Gemini ou Claude, est aujourd'hui encore ouverte et dynamique, note la Comco. Toutefois, ce processus demande des connaissances spécialisées et une forte puissance de calcul, ce qui favorise les grandes entreprises du numérique déjà établies par rapport aux nouveaux acteurs du marché.
Par ailleurs, si les algorithmes peuvent permettre de fixer les prix plus efficacement et de mettre en oeuvre des modèles tarifaires novateurs, la Comco souligne également un risque en la matière. La fixation algorithmique des prix pourrait aligner ces derniers, ce qui affaiblirait la concurrence.
Les algorithmes apprennent de façon autonome donc ils pourraient adapter eux-mêmes leurs prix, de sorte à ce que ceux-ci finissent supérieurs à ceux attendus en situation de concurrence. La Comco ne saurait encore dire si ce risque existe en réalité, mais elle entend intervenir si des indices en ce sens apparaissent.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
SIX veut lancer un SMI alternatif
L'opérateur de la bourse suisse SIX prévoit de lancer un nouveau SMI, a-t-il annoncé mardi. Il s'agit d'un SMI à pondération égale, dans lequel chaque valeur vedette devrait représenter 5% et qui viendra s'ajouter à l'indice phare.
Au sein de l'actuel SMI, créé à la fin des années '80, les poids lourds tels que Nestlé, Novartis et Roche faussent le tableau. En effet, bien qu'ils ne représentent que 15% du nombre d'entreprises de l'indice, ils constituent actuellement plus de 50% de la pondération et donc de la performance.
Mais tout cela devrait changer avec un SMI à pondération égale qui, à l'instar de l'original, va regrouper les 20 plus grandes entreprises suisses cotées en bourse. Toutefois, grâce à un rééquilibrage trimestriel, la pondération des titres pourrait être ramenée à la valeur initiale de 5%. Selon le journal alémanique "Finanz und Wirtschaft" SIX aurait sondé l'intérêt de divers acteurs du marché et la demande pour un tel produit serait bien réelle.
"Le SMI Equal Weighted conserve en permanence la même composition que le célèbre SMI, mais offre les avantages de diversification d'un système de pondération égale sur une base trimestrielle", a expliqué SIX dans un communiqué.
L'opérateur boursier ne s'attend toutefois pas à ce que le nouveau SMI remplace l'indice existant en tant que référence. En effet, les produits d'investissement qui répliquent l'indice deviendraient probablement plus chers en raison du rééquilibrage trimestriel et des coûts de transaction qui en découlent.
En 2017, une modification réglementaire importante avait déjà été apportée à l'indice SMI actuel en ce qui concerne la pondération des titres. À l'époque, il avait été décidé de plafonner à 18% la pondération de chaque titre dans l'indice de référence.
Outre un SMI alternatif, SIX va également lancer un indice SPI ESG 25, regroupant les 25 entreprises ESG les plus importantes et les plus liquides de Suisse, fait-il savoir.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
La BNS a recommencé à vendre des devises au quatrième trimestre
La Banque nationale suisse (BNS) a vendu des devises au quatrième trimestre de l'an dernier, à hauteur de six millions de francs. C'est la première fois en deux ans que l'institut d'émission vend plutôt qu'il n'achète.
C'est ce qui ressort d'une statistique publiée mardi. La BNS ne commente pas directement ses interventions, mais les membres de sa direction ont encore récemment répété que la banque centrale était "davantage disposée" à intervenir sur le marché des changes pour contrer une appréciation rapide et excessive du franc.
Avec le déclenchement de la guerre en Iran, ces ventes de devises enregistrées à la fin de l'année dernière devraient constituer une exception et les achats devraient avoir repris.
Sur l'ensemble de 2025, la BNS a acheté des devises pour un montant de près de 5,3 milliards de francs, intervenant relativement peu sur le marché des changes. Ce n'est qu'à la suite du "Jour de la Libération" de Donald Trump, au début du deuxième trimestre (près de 5,1 milliards), que les autorités monétaires ont acheté des devises à grande échelle.
Au dernier trimestre 2023, la BNS avait vendu pour 22,7 milliards de devises, totalisant des ventes de 133 milliards cette année-là. Malgré cela, la BNS dispose toujours d'une énorme réserve de devises, s'élevant fin février 2026 à 710 milliards. Ces réserves importantes datent principalement de la période de la crise de l'euro et de la suppression du cours plancher de l'euro, lorsque la BNS a voulu freiner la hausse massive du franc.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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