Culture
Irène Jacob: "nous avons besoin du regard de l'autre"
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L'actrice franco-suisse Irène Jacob, qui a reçu le Leopard Club Award vendredi soir sur la Piazza Grande, a rencontré samedi le public du Festival du film de Locarno pour une conversation sur sa carrière éclectique.
L'actrice a mimé vendredi soir sur la Piazza Grande le rugissement du Léopard qui lui a été remis. "Je suis déjà venue trois fois à Locarno où j'ai présenté 'Trois couleurs: rouge' il y a trente ans sur la Piazza Grande", a-t-elle dit. "Irène Jacob est une véritable muse protectrice du cinéma que nous aimons tous", a rétorqué la directrice artistique du Festival Giona A. Nazzaro.
"C'est grâce à la musique que j'ai pu entrer dans le cinéma", a expliqué l'actrice devant le public venu l'écouter samedi matin. Irène Jacob avait été choisie pour le film de Louis Malle "Au revoir les enfants" ("Goodbye boys", 1987) parce qu'elle jouait du piano. Ce film lui a ouvert des portes et permis de collaborer avec Krzysztof Kieslowski, ce qui a lancé sa carrière internationale.
Collaboration avec Krzysztof Kieslowski
En 1991, Irène Jacob a joué le rôle principal dans le film "La double vie de Veronica" du réalisateur polonais Krzysztof Kieslowski. "Un film poétique sur deux femmes: l'une en Pologne, l'autre en France. "J'ai besoin que vous apportiez beaucoup de ce que vous êtes", lui avait dit le réalisateur.
"J'avais 23 ans à l'époque, je terminais mes études, mais je ne savais pas ce que cela signifiait d'avoir un grand rôle au cinéma", explique l'actrice aujourd'hui âgée de 58 ans. Dans le film, Irène Jacob incarne deux rôles: "J'ai passé dix jours dans une famille polonaise pour comprendre comment elle vivait". Cette performance lui a valu le prix de la meilleure actrice à Cannes, alors qu'elle n'avait que 24 ans.
Le cinéma de Kieslowski est un cinéma "très profond qui s'intéresse au mystère de l'être", a relevé l'actrice: "sa façon de voir le monde m'a beaucoup touchée". "Nous avons besoin du regard de l'autre, le réalisateur est une personne qui regarde le monde d'une certaine manière", a-t-elle ajouté.
La trilogie bleu-blanc-rouge
Kieslowski a également réalisé le film "Trois couleurs: rouge", le dernier de la trilogie bleu-blanc-rouge, que l'actrice présente samedi en fin d'après-midi au GranRex. "Locarno sait se souvenir des jeunes films d'hier", a-t-elle souri.
Irène Jacob cite également les réalisateurs cambodgien Rithy Pan et israélien Amos Gitaï avec lesquels elle collabore toujours: "le jeune cinéma est un cinéma vivant qui échappe à des produits plus conventionnels".
Elle a également travaillé avec le réalisateur italien Michelangelo Antonioni: "il avait subi une attaque cérébrale mais sa pensée était si vivante, un esprit libre enfermé dans un corps handicapé", dit-elle de lui. Pour l'aider, Wim Wenders avait décidé d'accompagner Antonioni pour 'Beyond the Clouds' (1995).
Une progression intuitive
"J'ai avancé de manière très intuitive à cette époque de ma carrière", explique-t-elle, "j'ai choisi les réalisateurs avec lesquels je voulais travailler, parfois cela n'a pas marché, parfois cela a marché".
Irène Jacob a actuellement des projets pour une production franco-suisse, dans laquelle elle joue le rôle d'un commissaire de police, qui sera tournée à Lausanne.
Irène Jacob, également présidente de l'Institut Lumière de Lyon, ouvrira la saison au théâtre populaire romand de La Chaux-de-Fonds (NE) début septembre. Elle jouera dans "Où es-tu", une création musicale et poétique conçue par elle et la chanteuse française Keren Ann.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
David Beckham va avoir son étoile sur Hollywood Boulevard
Le footballeur David Beckham va avoir son étoile sur le célèbre "Walk of Fame" d'Hollywood Boulevard, lors d'une cérémonie qui sera organisée le 12 juin, en pleine Coupe du monde en Amérique du Nord, a annoncé mardi la Chambre de commerce d'Hollywood.
L'acteur Tom Cruise et Victoria Beckham, ancienne Spice Girl et épouse de l'ex-joueur légendaire de Manchester United, prendront la parole lors de cette cérémonie à Los Angeles.
"Le rôle de Beckham dans l'essor de la popularité du football aux États-Unis et son influence durable dans le sport, le divertissement et la culture mondiale rendent cet hommage particulièrement significatif", a déclaré la productrice de la cérémonie, Ana Martinez, dans un communiqué.
La cérémonie aura lieu le même jour que le premier match des États-Unis à Los Angeles pour le Mondial 2026, que le pays organise conjointement avec le Mexique et le Canada.
Fait chevalier par le roi Charles III l'an dernier, David Beckham occupe une place centrale au sein du panthéon du football britannique.
Capitaine de la sélection anglaise pendant six ans, il a marqué l'histoire de Manchester United, club avec lequel il a remporté la Ligue des champions en 1999.
Durant le reste de sa carrière, il a porté le maillot du Real Madrid et de l'AC Milan, avant de tenter une aventure américaine avec les LA Galaxy, le club de Los Angeles, puis d'effectuer une année au Paris Saint-Germain, où il a raccroché les crampons en 2013.
Aujourd'hui âgé de 51 ans, l'ex-footballeur est co-propriétaire de l'Inter Miami CF, club qui a recruté l'Argentin Lionel Messi en 2023 et a remporté le championnat américain l'année dernière.
Star planétaire du football, mais aussi businessman et égérie de la mode, le Britannique a fait l'objet d'une série documentaire, sortie en 2023 sur Netflix et réalisée par sa propre société de production, Studio 99.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Richard Gere s'en prend à Trump, un "maniaque" qui détruit tout
Richard Gere a qualifié mardi Donald Trump de "maniaque" qui détruit "tout ce qu'il y a de bon", au cours d'un échange public à Oslo.
"Nous vivons le moment le plus sombre que j'aie connu sur cette planète. Qui aurait cru que l'Amérique puisse basculer comme ça? Qui aurait cru qu'un maniaque pareil puisse devenir président des Etats-Unis?", a dit cet acteur américain de 76 ans.
Richard Gere se trouvait dans la capitale norvégienne pour y décerner le "prix international Vaclav Havel de la dissidence créatrice" à l'artiste chinois Gao Zhen, emprisonné dans son pays, et au dissident birman Sai, à l'occasion de l'Oslo Freedom Forum.
"Dès le premier jour, ce type a démantelé presque tout ce qu'il y avait de bon dans le gouvernement américain et dans le peuple américain", a-t-il déclaré sur une scène devant des centaines de personnes.
"Comment cela a-t-il seulement été possible? C'est parce que nous nous sommes endormis. Nous ne nous sommes pas inquiétés. Nous n'avons pas voté. Nous n'avons pas vraiment écouté", a-t-il ajouté, admettant lui-même ne pas avoir suffisamment mobilisé autour de lui.
Rester vigilant
Disant avoir récemment visité l'ancien camp nazi de Dachau, il a mis en garde contre l'apathie.
"Nous devons voir les signaux, cette dictature des monstres, à quelle vitesse elle s'installe. Nous devons rester vigilants", a-t-il lancé.
En février 2025, l'acteur vedette de "Pretty Woman" et d'"American Gigolo" avait déjà qualifié Donald Trump de "bully", un terme anglais décrivant une "brute" qui harcèle.
Défenseur de longue date du Tibet et s'étant converti au bouddhisme, Richard Gere a fréquemment rencontré le dalaï-lama, le chef spirituel tibétain en exil que Pékin accuse d'attiser le séparatisme dans cette région de l'Himalaya.
L'acteur vit en Espagne avec son épouse espagnole Alejandra Silva depuis 2024.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Le rappeur Booba condamné pour injure raciale et cyberharcèlement
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mardi le rappeur Booba à trois mois de prison avec sursis et 30'000 euros d'amende pour cyberharcèlement et injure raciale envers une journaliste de France Télévisions.
La journaliste Linh-Lan Dao avait porté plainte en avril 2024 contre le chanteur, qui vit aux Etats-Unis, pour l'avoir "jetée en pâture" à la "meute" numérique de ses plus de 6 millions d'abonnés sur le réseau X, à la suite d'un article de factchecking scientifique dénonçant la "dérive complotiste" de l'artiste après qu'il a évoqué un lien entre les vaccins contre le Covid et la maladie de Creutzfeldt-Jakob.
Dans les heures suivant la publication de son article, Booba, monument du rap depuis les années 1990 en France, avait notamment proposé sur le réseau social à la journaliste "un strip poker sans cartes" autour "d'un bon wok de légumes".
Attaques gratuites
"La dimension sexiste du discours et celle essentialisante, en raison de ses origines asiatiques, destinées à renvoyer la journaliste Linh-Lan Dao à sa seule qualité de femme asiatique, lui confèrent à l'évidence un caractère malveillant", a estimé le tribunal dans sa décision consultée par l'AFP.
Pour les juges, les messages sur X de Booba, de son vrai nom Elie Yaffa, "visaient à s'en prendre, par des attaques gratuites, à une journaliste dans le cadre de sa profession, au seul motif que ses investigations parvenaient à une conclusion différente de la sienne, pour la faire taire".
Le tribunal a condamné le rappeur, qui ne s'était pas présenté au procès le 1er avril, à verser 4000 euros de dommages-intérêts à la partie civile.
"Le tribunal a reconnu qu'Elie Yaffa "Booba" ne pouvait pas ignorer qu'une meute allait être enclenchée à la suite de ses messages, c'est-à-dire qu'il a reconnu en quelque sorte sa responsabilité en tant que leader avec une communauté", s'est félicité auprès de l'AFP à l'issue du jugement Me Ilana Soskin, avocate de la journaliste.
Appel annoncé
"Je me sens extrêmement soulagée et satisfaite du jugement", a réagi auprès de l'AFP Linh-Lan Dao, "j'espère que je vais pouvoir tourner la page".
Dans un autre dossier également jugé mardi, Booba a été condamné à 20'000 euros d'amende pour injure raciale envers un chroniqueur, Tristan Mendès-France, qui avait dénoncé sur X le cyberharcèlement de Linh-Lan Dao, pour des messages faisant allusion à son nez, "reprise du stéréotype antisémite le plus éculé" selon le tribunal.
L'avocate de Booba, Me Marie Roumiantseva, a indiqué à l'AFP faire appel des deux condamnations.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Allemagne: visiter la cathédrale de Cologne coûtera 12 euros
Entrer dans la célèbre cathédrale de Cologne hors offices religieux coûtera 12 euros à un adulte à partir de juillet, ont annoncé mardi ses chanoines. Ils justifient la fin de la gratuité par les coûts d'entretien du monument classé au patrimoine mondial.
"La nouvelle redevance de visite ne sert pas à faire du profit, mais à assurer la survie même de la cathédrale" à l'entretien "coûteux", a justifié son trésorier Clemens van de Ven dans un communiqué du chapitre, le collège de chanoines qui gère l'église.
Outre les frais courants, il met aussi en avant la nécessité de constituer des "réserves" face "aux exigences futures". Chef d'oeuvre de l'art gothique dont la construction prit six siècles, du XIIIe au XIXe, la cathédrale est l'une des églises catholiques les plus célèbres au monde.
Classée depuis 1996 au patrimoine mondial de l'Unesco, elle accueille annuellement six millions de visiteurs.
Vif débat
Début mars, l'annonce d'un droit d'entrée pour faire face à l'augmentation des coûts d'entretien - 16 millions d'euros cette année, et ce malgré la réduction du personnel de 100 à 85 salariés - avait suscité un vif débat.
L'ancienne architecte en chef du monument avait notamment estimé que le bâtiment allait perdre son aspect "missionnaire", ouvert à tous, et allait ressembler "davantage à un musée", seulement visité par des personnes aisées.
Un débat qui rappelait celui qui avait eu lieu en France, fin 2024: Rachida Dati, alors ministre de la culture, avait suggéré d'instaurer un droit d'entrée de 5 euros à Notre-Dame-de-Paris pour financer la restauration du patrimoine religieux national. Mais le diocèse s'y était opposé, insistant sur le principe de l'accès gratuit défendu par l'Eglise catholique de France.
Mardi, le doyen du chapitre de la cathédrale de Cologne, Mgr Guido Assmann, cité dans le communiqué, a souligné que le chapitre avait "suivi avec attention le débat public" et repris les nombreuses demandes du public d'exempter les enfants.
Les moins de 13 ans, comme les personnes handicapées, ne paieront donc pas pour visiter la nef, ni le trésor et la tour, qui étaient eux déjà payants pour tous. Adolescents, apprentis et étudiants auront un tarif réduit (6 euros).
L'accès à la cathédrale restera "entièrement gratuit" pour les offices et les grandes fêtes catholiques et les fidèles pourront aussi accéder au transept nord en dehors des messes. La cathédrale sera ouverte gratuitement lors de deux jours fériés non religieux, le 1er mai et le 3 octobre.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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