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Culture

Journées de Soleure: quatre lauréats pour le Prix d'art dramatique

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La Genevoise Isabelle Caillat fait preuve d'un "fort potentiel de créativité" dans le film "Cellule de crise" (archives). (© KEYSTONE/SIGI TISCHLER)

La Genevoise Isabelle Caillat et le Bâlois Julian Koechlin sont les lauréats du Prix d’art dramatique Swissperform des Journées de Soleure dans un rôle principal. Cette récompense, dotée de 10'000 francs, leur sera remise le 23 janvier à la Reithalle soleuroise.

Née à New York et ayant étudié notamment à Genève, Isabelle Caillat est récompensée pour son rôle principal dans "Cellule de crise", une série réalisée par Jacob Berger. "Sa manière d'incarner une professeure d'université nommée à la tête d'une organisation humanitaire a été considérée comme absolument convaincante", explique mercredi le jury. L'actrice a fait preuve d'un "fort potentiel de créativité".

Julian Koechlin (30 ans) reçoit la même distinction pour son jeu dans la série de la télévision alémanique SRF, "Neumatt". Il y tient le rôle d'un fils de paysan et consultant. Le jury a été favorablement impressionné par le jeu de l'acteur, capable d'incarner de manière crédible le conflit émotionnel vécu par son personnage, précise-t-il dans un communiqué.

Deux autres actrices reçoivent une récompense du même montant. Marlise Fischer (69 ans) est primée pour son interprétation dans un second rôle, dans "Neumatt". La Valisanne Estelle Bridet (28 ans) décroche pour sa part le prix spécial pour son rôle dans la série "Sacha", coproduite par la RTS et Arte.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Culture

Prix du cinéma suisse: "La Mif" de Frédéric Baillif nominé six fois

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Lorenz Merz a déjà reçu un Quartz en 2009 pour son court-métrage "Un dia y nada". (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

"La Mif" du Genevois Frédéric Baillif est nominé six fois pour un Prix du cinéma suisse et "The Soul of a Beast" du Zurichois Lorenz Merz huit fois. Les noms des autres personnes pouvant espérer recevoir des Quartz ont été annoncés lundi soir aux Journées de Soleure.

"La Mif", primé au dernier Zurich Film Festival ainsi qu'à la Berlinale, pourrait également être élu meilleur long métrage suisse de l'année. Il brigue aussi des trophées dans les catégories Meilleur scénario, Meilleure actrice (Claudia Grob), Meilleure actrice dans un second rôle (deux fois avec Charlie Areddy et Anaïs Uldry) et Meilleur montage.

"The Soul of a Beast" du réalisateur zurichois Lorenz Merz est le seul film suisse qui a concouru pour le dernier Léopard d'Or à Locarno et qui a reçu une mention spéciale. Il raconte l'histoire d'un père adolescent qui tombe amoureux de la petite amie de son meilleur ami.

Ce film est en lice pour un Quartz dans huit catégories, comme l'a annoncé lundi l'Office fédéral de la culture (OFC) lors de la "Nuit des nominations". Il a été sélectionné dans les catégories Meilleur film de fiction, Meilleure interprétation féminine, Meilleure interprétation masculine, Meilleure interprétation dans un second rôle, Meilleure musique de film, Meilleure photographie, Meilleur montage et Meilleur son.

De vieux briscards du Quartz en lice

Pour les prestations des acteurs principaux, les longs métrages "Stürm: Bis wir tot sind oder frei" d'Oliver Rihs ainsi que "Und morgen seid ihr tot" de Michael Steiner sont récompensés par trois nominations au total. Le double lauréat du Quartz Sven Schelker ("Und morgen seid ihr tot") et l'acteur de "Stürm" Joel Basman, qui a lui aussi déjà un prix du cinéma suisse sur son étagère, sont en concurrence avec l'acteur de "Soul of a Beast" Pablo Caprez.

Marie Leuenberger, qui incarne l'avocate de Stürm, Barbara Hug, et qui a également déjà remporté deux prix du cinéma suisse, est nominée dans la catégorie meilleure actrice avec Ella Rumpf ("Soul of a Beast") et Claudia Grob ("La Mif"). "Et demain vous serez morts" peut en outre espérer remporter un Quartz dans les catégories Meilleure musique de film et Meilleure photographie.

"Olga", la coproduction franco-suisse d'Elie Grappe, repérée à Cannes et qui devait représenter la Suisse aux Oscars, mais qui n'a pas été retenue dans la sélection finale, peut à nouveau espérer avec deux nominations. L'histoire d'une jeune gymnaste qui tente de se faire une place dans l'équipe nationale suisse, alors que la révolte de Maidan éclate en Ukraine est en lice dans les catégories Meilleur film de fiction et Meilleur scénario.

"Wet Sand" d'Elene Naveriani et "Azor" d'Andreas Fontana (également nominés pour Meilleur scénario, Meilleure photographie et Meilleur son) se sont qualifiés pour le titre de Meilleur film de fiction. Dans la catégorie documentaire, "Apenas el sol" d'Arami Ullón, "Dida" de Nikola Ilić et Corina Schwingruber Ilić, "Les guérisseurs" de Marie-Eve Hildbrand, "Ostrov - Die verlorene Insel" de Laurent Stoop et Svetlana Rodina ainsi que "Réveil sur Mars" de Dea Gjionovci se disputent le prix principal.

Le Prix du Cinéma Suisse est décerné depuis 1998 par l'Office fédéral de la culture (OFC). Cette année, la remise des prix aura lieu le 25 mars à Zurich.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le beau dans le banal : J.-F. Schnyder dans deux musées bernois

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L'artiste d'origine bâloise Jean-Frédéric Schnyder se distingue par sa conception non élitiste de l’art et son opposition farouche à l’égard des modes. (© Kunstmuseum de Berne)

Le Musée des beaux-arts et la Kunsthalle de Berne rendent hommage à l'artiste Jean-Frédéric Schnyder, 76 ans dès le mois de février. Ensemble, ces deux expositions constituent la plus vaste présentation de l’½uvre de l’artiste à Berne à ce jour.

L’artiste a lui-même effectué une sélection de 75 tableaux et sculptures de ses débuts dont il a lui-même conçu l’agencement dans une grande installation que le public pourra voir au Kunstmuseum de Berne du 4 février au 29 mai. A la Kunsthalle, la curatrice Valérie Knoll mettra en avant l'½uvre actuelle de Jean-Frédéric Schnyder du 26 février au 15 mai.

L'homme, né à Bâle et qui a grandi à Berne, est venu à l'art en autodidacte dans les années 1960. En 1969, alors qu'il n'avait que 24 ans, Jean-Frédéric Schnyder a pu présenter ses travaux dans une exposition, qui a fait date: "When Attitudes Become Form" de Harald Szeemann à la Kunsthalle de Berne.

En route avec un vélo de course et un chevalet

Après des débuts dans la sculpture, l'artiste s'est tourné vers la peinture au début des années 1970 avec son épouse, l'artiste Margret Rufener. En 1982, il s'est procuré un vélo de course et un chevalet, a exploré les environs de Berne et a peint au rythme de la journée 126 "Vues de Berne".

Celles-ci ne montrent pas seulement des vues pittoresques, mais aussi des centres commerciaux et des passages souterrains. La recherche du beau dans le banal et le quotidien ne se limite pas à ses "Vues de Berne": l'artiste créait déjà ses sculptures et ses objets avec des matériaux comme du chewing-gum, du plastique, des bâtonnets d'encens ou des briques de Lego.

L'½uvre du Bâlois se caractérise par une conception non élitiste de l'art et "une résistance opiniâtre à la mode", écrit le Kunstmuseum. Les visiteurs de l'exposition sont invités à une "promenade sur une corde raide entre le kitsch, l'humour, la provocation et le sérieux".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Julian Assange autorisé à contester son extradition

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Julian Assange est autorisé à contester son extradition devant la Cour suprême britannique. (© KEYSTONE/AP/Matt Dunham)

Julian Assange peut continuer à se défendre. La Haute Cour de Londres l'autorise lundi à contester devant la Cour suprême britannique une décision de justice autorisant son extradition vers les Etats-Unis.

En décembre, cette cour avait annulé en appel le refus d'extrader l'Australien de 50 ans vers les Etats-Unis. Outre Atlantique, le fondateur de WikiLeaks risque jusqu'à 175 ans de prison pour la diffusion, à partir de 2010, de plus de 700'000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, en particulier en Irak et en Afghanistan.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le grand couturier Thierry Mugler meurt à 73 ans

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Le créateur de mode Thierry Mugler est décédé à l'âge de 73 ans (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI)

Le créateur Thierry Mugler est décédé dimanche à 73 ans de "mort naturelle", a annoncé son attaché de presse à l'AFP. Ayant régné sur la mode des années 1980, il continuait de ravir des stars internationales avec ses tenues spectaculaires aux silhouettes marquées.

"Nous avons l'immense tristesse de vous faire part du décès de Monsieur Manfred Thierry Mugler survenu dimanche 23 janvier 2022", est-il également écrit dans un communiqué publié sur le compte Facebook officiel du créateur français. "Que son âme repose en paix."

Selon son attaché de presse Jean-Baptiste Rougeot, la mort du grand couturier, qui se faisait désormais appeler Manfred Thierry Mugler, est survenue de façon inattendue dimanche après-midi. Il avait encore des projets et devait annoncer de nouvelles collaborations en début de semaine, a-t-il indiqué.

Les premiers hommages sont arrivés dans la nuit des Etats-Unis. "Vous avez changé notre perception de la beauté. (...) Votre héritage est quelque chose que je porte avec moi dans tout ce que je fais", a écrit sur Instagram le directeur artistique de Mugler, l'Américain Casey Cadwallader.

La chanteuse Diana Ross a partagé sur Twitter une photo avec le créateur français lors d'un de ses défilés à Paris en 1990, avec ces mots: "Vous allez me manquer, Thierry Mugler, c'était un moment merveilleux dans nos vies".

"Repose en paix, Thierry Mugler", a écrit la chanteuse Beyonce sur son site, sur une photo en noir et blanc d'un Thierry Mugler souriant.

Metteur en scène dans l'âme

Né à Strasbourg en décembre 1948, Thierry Mugler était arrivé à Paris à 20 ans puis avait crée sa propre griffe "Café de Paris" en 1973, avant un an plus tard de fonder la société "Thierry Mugler". Ses silhouettes structurées et sophistiquées s'étaient rapidement imposées. La "femme Mugler", aux épaule accentuées, décolletés plongeants et tailles corsetées, a fait le tour du monde, de Jerry Hall à Kim Kardashian.

Metteur en scène dans l'âme, il avait marqué les esprits en devenant pionnier, dès les années 1970, des défilés à grand spectacle. Il s'était plus tard lancé dans la création de parfums. Son premier modèle féminin "Angel", lancé en 1992, a connu un très grand succès, jusqu'à disputer la première place des ventes au mythique N°5 de Chanel.

Ses collections mode avait aussi marqué le monde politique, comme lorsque en 1985, le ministre français de la Culture Jack Lang fut sifflé à l'Assemblée nationale à cause de son costume col Mao signé Mugler, porté sans cravate.

"Se détacher de la haute couture"

Thierry Mugler s'était retiré de la mode en 2002. Mais les icônes de la pop culture d'aujourd'hui comme Lady Gaga, Beyoncé, Cardi B ou Kim Kardashian arborent encore ses tenues d'archives pour les grandes occasions.

Ainsi, en septembre 2021, pour l'inauguration de l'exposition "Thierry Mugler, Couturissime" au Musée des arts décoratifs à Paris, la rappeuse américaine Cardi B avait posé à ses côtés vêtue d'une spectaculaire robe à paillettes rouge, surmonté de plumes.

"Mugler voulait se détacher de la haute couture qui correspondait à une élite, et montrer que les jeunes pouvaient aussi porter de la haute couture et que cela pouvait être autre chose qu'une robe pour aller à une soirée chic", avait à l'époque déclaré à l'AFP Thierry-Maxime Loriot, commissaire de l'exposition, produite à l'origine par le Musée des beaux-arts de Montréal.

Parmi les dernières photos sur son compte Facebook, on pouvait voir Kim Kardashian, en tenue et chapeau de cow-bow métallisés, conçue pour elle pour Halloween par le créateur.

"Mugler Follies"

En 2013 et 2014, le couturier avait voulu "bousculer" l'art de la revue en lançant les "Mugler Follies" dans un théâtre parisien, transformé en cabaret.

Danseuses singulières de la filiforme au modèle Botero, ventriloques, cantatrice, chanteuse de fado, acrobates, numéros de force inédits: cela faisait "longtemps" qu'il voulait monter une revue, "un art libre, de joie de vivre et d'échange, sans message, où tout est possible", avait-il à l'époque confié à l'AFP. "La mode ne me manque pas vraiment", expliquait-il alors.

"Je fais beaucoup plus maintenant: de l'architecture, du design, monter une revue, mettre en scène... Quand j'étais couturier, c'était une mise en scène journalière proposée à des clientes. Maintenant, c'est une narration, une histoire, des shows, des films..."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Mort de l'auteur de BD français Jean-Claude Mézières

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A gauche, un Shingouz, personnage de la BD Valerian crée par Jean-Claude Mézieres, photographié dans l'exposition, le théâtre de Mézieres, a Sierre en 2001. (© KEYSTONE/ANDREE-NOELLE POT)

Le cocréateur français de la série "Valérian et Laureline" et l'une des grandes figures de la BD franco-belge, Jean-Claude Mézières, est mort dans la nuit de samedi à dimanche, a annoncé son éditeur Dargaud à l'AFP.

Influence de nombreux auteurs à travers le monde, il avait une prédilection pour la science-fiction et a travaillé aussi dans l'illustration, la publicité, la photographie, le cinéma ou la télévision.

"C'est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de Jean-Claude Mézières, disparu dans la nuit du 23 janvier 2022 à l'âge de 83 ans", a indiqué Dargaud dans un communiqué.

"Le nom de Mézières est d'abord associé aux personnages de Valérian et Laureline dont il fut le cocréateur et qu'il dessina pendant plus de 50 ans aux côtés de son scénariste et ami de toujours, Pierre Christin", a souligné l'éditeur.

"Son exigence, son énergie, sa forte personnalité, sa bienveillance, sa simplicité, sa joie de vivre, sa curiosité, faisaient de lui un être précieux et profondément attachant", a-t-il commenté.

"Jean-Claude Mézières, rappelé dans les étoiles", a titré le quotidien suisse Le Temps sur son site internet. Le directeur de la Cité de la BD à Angoulême, Pierre Lungheretti, a salué sur Twitter un "auteur à l'imaginaire fulgurant (...) avec une influence mondiale". "Un des plus grands (...) Il m'a emmené sur 1.000 planètes graphiques", a écrit le dessinateur Xavier Gorce.

Connus sous les bombes

Né le 23 septembre 1938 à Paris, et ayant grandi à Saint-Mandé, Jean-Claude Mézières avait connu Pierre Christin à l'occasion d'un bombardement en 1944, lors duquel les familles des deux enfants s'étaient réfugiées dans la même cave.

Ce féru de dessin et de Tintin, qui s'essaie à la BD dès ses 15 ans, étudie à l'école des Arts appliqués à l'industrie et au commerce ("Arts'a"), spécialité "tissus et papiers peints". Il est publié pour la première fois en 1955, dans l'hebdomadaire Coeurs vaillants.

Après son service militaire, où il est envoyé en Algérie, il est engagé comme maquettiste puis illustrateur chez Hachette, puis assistant-photographe dans un studio de pub. Il part pour les Etats-Unis, où il exercera comme cow-boy, et y rencontre sa femme, Linda, une étudiante de Pierre Christin qui enseigne à Salt Lake City (Utah, ouest).

Traduit dans une vingtaine de langues

C'est en 1967 que Christin et Mézières font paraître dans Pilote le premier épisode des aventures des "agents spatio-temporels de Galaxity" Valérian et Laureline, à l'époque où la science-fiction intéresse peu d'auteurs de BD.

Le succès débouchera sur "25 albums", traduits dans "une vingtaine de langues", rappelle Dargaud, qui y voit l'une des influences de la saga cinématographique "Star Wars".

La série a donné lieu au film "Valérian et la Cité des mille planètes" de Luc Besson en 2017, dont l'échec commercial mène la société de production du cinéaste au bord de la faillite.

Les autres albums de Mézières s'intitulent "Les Extras de Mézières", "Lady Polaris" ou encore "Adieu rêve américain".

"Jean-Claude Mézières a aussi travaillé pour le cinéma, dessinant des décors et des costumes pour 'Un dieu rebelle', un film de Peter Fleischmann, et pour 'Le Cinquième Élément' de Luc Besson, auquel il a donné l'idée des taxis volants", a poursuivi Dargaud.

Sa dernière parution, en octobre, "L'Art de Mézières", était un panorama de sa créativité graphique, qui "a permis de mettre en lumière son oeuvre d'une grande richesse" d'après l'éditeur.

Jean-Claude Mézières avait une fille et un petit-fils.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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