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Économie

La Comco réticente à l'idée d'une fusion CS-UBS (expert)

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Le manque de communication de la part de Credit Suisse et de la Confédération attise les craintes, selon l'ancien président de la Finma Eugen Haltiner. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Les experts financiers se montrent pessimistes quant à l'avenir de Credit Suisse, alors que les spéculations vont bon train sur un rachat de la banque par UBS. La Comco n'approuverait pas une telle fusion, selon l'ancien président de la Finma, Eugen Haltiner.

La Commission de la concurrence aurait certainement de sérieuses réserves en raison de la position dominante des deux banques sur le marché, déclare l'ex-président de l'autorité de surveillance des marchés (Finma) dans une interview accordée samedi aux journaux du groupe alémanique CH Media.

"La fusion de l'Union de Banques Suisses et de la Société de Banque Suisse en 1998 était déjà un exercice d'équilibre du point de vue du droit de la concurrence", poursuit celui qui avait orchestré le sauvetage de l'UBS en 2008.

La communication de la Confédération et de Credit Suisse laisse d'ailleurs à désirer à ses yeux. "Se taire, c'est encourager la spéculation dans les médias, ce qui accentue les craintes des clients et des acteurs du marché", argumente-t-il.

Deux scénarios possibles

L'ancien associé-gérant principal de la banque Wegelin, Konrad Hummler, n'a quant à lui que peu d'espoir concernant le sauvetage de Credit Suisse. "Les marchés internationaux du crédit réagissent trop négativement", commente-t-il dans la Neue Zürcher Zeitung.

L'expert financier voit deux scénarios possibles: une liquidation "en bonne et due forme" ou un transfert de la liquidation vers une autre grande banque. "Dans ce dernier cas, la Finma et la BNS devraient assumer une garantie sans conditions", précise M. Hummler.

Sauvetage de la BNS

Credit Suisse est dans la tourmente depuis la faillite de la banque américaine SVB et de deux autres banques régionales américaines la semaine dernière, plongeant la banque suisse dans une crise qui devrait durer "plusieurs mois", selon François Savary, responsable des investissements chez le gérant de fortune genevois Prime Partners.

Mercredi soir, la Finma et la Banque nationale suisse (BNS) mettaient "en cas de besoin" des liquidités à la disposition de Credit Suisse, après son naufrage en bourse. Quelques heures plus tard, le numéro deux banquier suisse annonçait qu'il allait emprunter jusqu'à 50 milliards de francs.

Cette bouée de sauvetage a donné un court répit à l'action Credit Suisse avant qu'elle ne reparte à la baisse vendredi, intensifiant les spéculations sur une scission de la banque. UBS et Credit Suisse seraient en pourparlers pour un rachat, selon le Financial Times.

Interrogées samedi par Keystone-ATS, la BNS, la Finma et Credit Suisse ont refusé de commenter l'information. Un porte-parole d'UBS s'est quant à lui contenté de confirmer à AWP les propos tenus mercredi par le CEO Ralph Hamers selon lesquels UBS se concentre sur sa propre stratégie. La banque n'a pas fait d'autres commentaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

L'économie suisse a accéléré en début d'année

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La place économique helvétique a fait fi au premier trimestre des incertitudes conjoncturelles mondiales. (archive) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

En dépit des incertitudes mondiales, l'économie suisse s'est renforcée au premier trimestre, le produit intérieur brut (PIB) réel augmentant de 0,5% par rapport aux trois mois précédents, rapporte lundi le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco).

L'industrie et le secteur des services ont tous deux livré des impulsions positives, précise un communiqué succinct.

Cette première estimation dépasse le consensus de l'agence AWP, les analystes sondés ayant tablé sur une croissance comprise entre 0,3% et 0,4%.

Au quatrième trimestre 2025, la croissance du PIB helvétique était de +0,2% par rapport au trimestre précédent et ajusté.

En raison de la guerre au Moyen-Orient, poussant les prix de l'énergie et les incertitudes à la hausse, le Seco avait revu à la baisse ses prévisions en mars. Il tablait alors sur un PIB inférieur à la moyenne pour 2026, en hausse de 1,0%, suivie d'une progression de 1,7% en 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

La crise au Moyen-orient pourrait coûter 14 millions d'emplois

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La situation au Moyen-Orient va aboutir à une situation difficile en termes d'emploi notamment pour les pays arabes (archives). (© KEYSTONE/AP/Amirhosein Khorgooi)

La crise au Moyen-Orient pourrait coûter 14 millions d'équivalents plein temps cette année si le prix du baril dépasse de 50% la moyenne du début d'année. Le chiffre atteindrait 38 millions en 2027, a indiqué l'Organisation internationale du travail (OIT) à Genève.

Dans un rapport publié lundi, l'institution ajoute que le nombre d'heures travaillées pourrait reculer de 0,5% cette année et 1,1% l'année prochaine. Les revenus réels du travail devraient diminuer de 1,1% et 3%, soit 1100 milliards et 3000 milliards de dollars.

Le taux de chômage devrait lui progresser de 0,1 point de pourcentage cette année et 0,5 point l'année prochaine, ajoute l'organisation. Les pays arabes et l'Asie/Pacifique devraient être les plus affectés en raison de leurs liens avec les pays du Golfe.

Les premiers pourraient même voir un recul de 10,2% de leurs heures travaillées en cas de détérioration grave. Soit un taux plus de deux fois plus important qu'au moment du coronavirus. "C'est un choc lent et potentiellement long", selon l'économiste en chef de l'OIT, Sangheon Lee.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Chine: coup de frein sur les ventes au détail

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La progression des ventes au détail dans l'Empire du Milieu en avril est demeurée dix fois inférieure aux attentes. (archive) (© KEYSTONE/EPA/WU HAO)

La croissance des ventes au détail en Chine, principal indicateur de la consommation, a fortement ralenti en avril sur un an avec une hausse de 0,2% très en deçà des prévisions, indiquent des statistiques officielles publiées lundi.

Il s'agit de la progression la plus lente depuis décembre 2022, il y a plus de trois ans. Ces chiffres mettent à nouveau en lumière la faiblesse de la consommation intérieure comme l'un des handicaps de la deuxième économie mondiale.

Un panel d'experts consultés par l'agence Bloomberg tablait sur une augmentation de 2%. Les ventes au détail avaient augmenté de 1,7% sur un an en mars.

La production industrielle a quant à elle augmenté de 4,1% sur la même période, selon les chiffres du Bureau national des statistiques. C'est l'augmentation la plus faible depuis juillet 2023.

C'est là aussi en dessous des chiffres de mars (+5,7%) et des prévisions des économistes interrogés par Bloomberg (+6%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Fed: Warsh n'ayant pas encore prêté serment, Powell reste président

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Jerome Powell a fait l'objet de violentes attaques et d'accusations de la part de Donald Trump (archives). (© KEYSTONE/AP/Cliff Owen)

Le président sortant de la banque centrale des Etats-Unis (Fed) Jerome Powell va continuer à présider l'institution, son successeur Kevin Warsh n'ayant pas encore prêté serment, a annoncé la Fed vendredi. Le mandat de M. Powell devait s'achever vendredi.

Le Sénat a validé mercredi la nomination de M. Warsh pour présider la Réserve fédérale pendant quatre ans, mais il n'a pas encore prêté serment pour prendre officiellement ses fonctions.

Pour éviter toute vacance, Jerome Powell a été nommé par ses collègues du conseil des gouverneurs "président par intérim jusqu'à ce que Kevin Warsh prête serment comme nouveau président", selon un communiqué. Il s'agit d'une mesure "conforme à la pratique habituelle" lors d'autres transitions, est-il précisé.

Le conseil des gouverneurs, composé de sept membres, dont son président, n'a cependant pas été unanime. Deux responsables nommés par le président américain Donald Trump, Michelle Bowman et Stephen Miran, ont signé un communiqué commun estimant que cet intérim aurait dû être sujet à une limite de temps précise.

Powell reste à la Fed

M. Miran, dont le siège sera récupéré par Kevin Warsh, a voté contre la décision. Mme Bowman s'est abstenue. C'est le dernier épisode en date d'une transition émaillée de frictions, sur fond de pressions répétées de la Maison-Blanche.

Avide de taux d'intérêt plus bas pour stimuler l'économie, le président américain a tenté d'accélérer le départ de Jerome Powell, qu'il avait nommé à la tête de l'institution lors de son premier mandat à la Maison-Blanche (2017-2021).

Non seulement M. Powell est allé au bout de ses huit ans de présidence (il a été renouvelé sous le président démocrate Joe Biden), mais il a annoncé qu'il resterait ensuite à la Fed en tant que simple membre du conseil des gouverneurs (ce qu'il peut faire jusque janvier 2028) et ce tant qu'il ferait l'objet de pressions politico-judiciaires.

L'institution n'a pas précisé pourquoi M. Warsh n'avait pu être assermenté dans les temps. A la tête d'une immense fortune, il s'est engagé à se séparer de plus de 100 millions de dollars d'actifs financiers avant de prêter serment.

Kevin Warsh, qui a lui-même été au conseil des gouverneurs de 2006 à 2011, est déjà décrié par l'opposition démocrate qui voit en lui un "pantin de Trump", selon les paroles de la sénatrice Elizabeth Warren.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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