Suisse
La fumée des incendies canadiens rend l'air malsain en Suisse
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La fumée en provenance du Canada rend l'air irrespirable en Suisse. Certaines stations de mesure affichaient mercredi des valeurs considérées comme malsaines. Les valeurs limites légales ont été dépassées en de nombreux endroits.
Umwelt zentralschweiz, une association regroupant les services cantonaux de l'environnement de Lucerne, Zoug, Uri, Schwyz, Obwald et Nidwald a fait savoir mercredi que la qualité de l'air était "fortement dégradée". Les mesures de l'air en Suisse centrale montrent une pollution qui dépasse la valeur limite moyenne journalière légale de 50 microgrammes par mètre cube. Cette valeur limite ne devrait pas être dépassée plus de trois fois par an au maximum.
Selon l'entreprise environnementale suisse IQAir, c'est surtout la pollution par les poussières fines qui est élevée. La concentration des particules dites PM2,5, c'est-à-dire des poussières fines d'un diamètre inférieur à 2,5 micromètres, était plus de dix fois supérieure à la valeur indicative annuelle de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à la station de mesure de Berne-Bollwerk mercredi après-midi.
Dans de nombreuses autres stations de mesure dans toute la Suisse, la concentration était également plus de cinq fois supérieure à la valeur indicative annuelle - par exemple à Bâle-Binningen et Payerne (VD). Ces particules fines constituent un risque pour la santé, surtout en raison de leur petite taille. Les particules fines peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires et même dans le sang.
Dans l'ensemble, l'entreprise environnementale a classé la qualité de l'air comme "malsaine" ou "malsaine pour les groupes sensibles" à certains endroits et comme "modérée" dans toute la Suisse. Les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes ou les personnes souffrant de maladies cardiaques ou pulmonaires font partie des groupes sensibles.
Les cantons de Suisse centrale ont conseillé de renoncer aux activités en plein air et de garder les fenêtres fermées en cas de symptômes. Pour les personnes en bonne santé, les activités (sportives) en plein air restent inoffensives.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Zone d'attente carcérale à Orbe: les députés favorables
Le Grand Conseil vaudois a donné son feu vert, mardi en premier débat, à la construction d'une zone d'attente carcérale (ZAC) à Orbe. Devisé à 39,9 millions de francs, ce nouveau bâtiment de 60 places vise à désengorger les locaux de police, où la détention dépasse régulièrement les 48 heures légales.
La ZAC accueillera des personnes en détention avant jugement, et pour une durée qui ne devrait pas excéder trois mois. Selon le projet du Conseil d'Etat, présenté en août dernier, cette infrastructure sera pérenne et devrait ouvrir début 2028 au sein des Etablissements de la plaine de l'Orbe.
Mardi après-midi, de nombreux députés ont rappelé les conditions "illégales et inhumaines" dans les zones carcérales de police (ZC), comme à l'Hôtel de police de Lausanne ou au Centre de la gendarmerie à la Blécherette.
Jusqu'à 62 jours
La détention ne devrait pas excéder 48 heures, mais elle a pu aller jusqu'à 62 jours. Et ce dans des locaux "totalement inadaptés", sans lumière du jour, eau courante ou contact avec l'extérieur.
Les députés ont ainsi souligné "l'urgence" à agir pour se conformer au Code pénal et améliorer la situation de ces détenus tout comme celle de leurs gardiens.
Quelques critiques ont émergé au sujet du "flou juridique" entourant cette ZAC, "projet hybride" entre zone carcérale de police et détention avant jugement. D'autres élus ont rechigné sur "le prix exorbitant" du projet, à environ 700'000 francs par cellule.
Un "sparadrap"
Surtout, et comme souvent quand il s'agit des prisons vaudoises, les députés ont dénoncé la surpopulation carcérale qui sévit dans le canton depuis une quinzaine d'années. Une problématique qui ne sera pas réglée par cette ZAC, qualifiée de "sparadrap sur une hémorragie" par la socialiste Thanh-My Tran-Nhu.
Le conseiller d'Etat Vassilis Venizelos a répondu que cette ZAC ne constituait qu'un "maillon" pour lutter contre la surpopulation carcérale, d'autres mesures étant prévues, dont la construction de la future prison des Grands-Marais (410 places à l'horizon 2032).
L'objectif ne consiste toutefois pas à "construire des prisons à l'infini", a relevé le ministre en charge de la sécurité. Et de rappeler que des assises de la chaîne pénale doivent être organisées "d'ici la fin de l'année", afin justement de trouver des réponses globales à cette surpopulation carcérale.
Le crédit pour construire la ZAC a été voté avec une large majorité. Un deuxième débat sera néanmoins encore nécessaire, plusieurs députés ne souhaitant pas enchaîner mardi après-midi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Une commission refuse de justesse le 130 km/h sur les autoroutes
Le retour du 130 km/h sur les autoroutes pourrait faire débat au Parlement. La commission des transports du National était très partagée sur le sujet. Elle a rejeté de justesse, par 13 voix contre 11, une initiative parlementaire en ce sens.
Le texte du conseiller national Andreas Glarner (UDC/AG) veut faire passer les limitations de vitesse de 120 à 130 km/sur les autoroutes et de 80 à 100 km/h à l'extérieur des localités. Il souhaite ainsi remettre en vigueur les limitations appliquées jusqu'en 1985 en Suisse.
Ces vitesses plus élevées mettraient en péril la sécurité routière et entraîneraient une augmentation du bruit, selon la majorité de la commission. L'idée séduit toutefois une grosse minorité.
Ces limitations de vitesse ne sont pas obligatoires, indique-t-elle mardi dans un communiqué. Elles peuvent être revues à la baisse afin de garantir la sécurité routière.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Energie: 13 millions pour les bâtiments communaux vaudois
Le Grand Conseil vaudois a plébiscité mardi une nouvelle enveloppe pour réduire la consommation énergétique de bâtiments communaux et adapter les écoles aux changements climatiques. Ce crédit de 13 millions de francs prévoit différents types de subventions.
Un premier volet de ce crédit vise à stimuler la rénovation énergétique des bâtiments appartenant aux communes, quelles que soient leurs affectations (administrative, habitation ou scolaire).
Un second volet s'adresse uniquement aux bâtiments scolaires afin qu'ils s'adaptent aux changements climatiques, et plus particulièrement aux îlots de chaleur. Les subventions du Canton permettront des mesures pour la végétalisation des cours d'école, la protection solaire des préaux ou encore la récupération des eaux de pluie.
Les députés ont réservé mardi un très bon accueil à ce crédit, qui offrira un soutien "concret et incitatif" aux communes et permettra de mobiliser des financements fédéraux. Il profitera particulièrement aux petites communes qui n'ont pas les ressources pour mener à bien ces rénovations.
En vote final, le Grand Conseil a soutenu ce crédit par 118 voix, contre une abstention et aucun refus.
A noter que sur l'ensemble du parc immobilier vaudois, environ 700 à 800 bâtiments communaux doivent être prioritairement assainis selon les nouvelles normes, a relevé le Conseil d'Etat. De plus, environ 1500 bâtiments communaux, actuellement chauffés aux énergies fossiles, devront se tourner vers les énergies renouvelables.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Vignoble de Lavaux: une biodiversité riche, mais fragile
La richesse de la biodiversité de Lavaux est saluée par une étude, qui prouve qu'elle n'est pas en régression. Les recherches biologiques mettent toutefois en évidence la grande fragilité de la faune et de la flore du plus grand vignoble d'un seul tenant en Suisse.
"On est déçu en bien", résume pour Keystone-ATS le biologiste Raymond Delarze, qui a réalisé l'étude avec son équipe du bureau d'études biologiques BEB à Aigle. C'est la fondation d'utilité publique Bovard, à Cully, qui a commandé cette étude indépendante, intitulée "Lavaux Nature Vivante". Constituée en 2016, la fondation a pour vocation la sauvegarde et la mise en valeur de Lavaux.
Le travail d'observation, de prospection, de recensement et de compilation a été mené entre 2021 et 2022, puis complété en 2025. Au total, 21 secteurs de 15 hectares environ ont été prospectés. Dans chaque secteur, un parcours de référence de 1000 à 1100 mètres a été fixé. "Notre travail a couvert la moitié de toute la surface de Lavaux, soit un échantillonnage représentatif", assure M. Delarze.
Espèces emblématiques
Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, le vignoble de Lavaux accueille un nombre important d'espèces floristiques et faunistiques, dont certaines sont protégées au niveau national. Le secteur accueille 648 espèces de plantes à fleurs et de fougères, quinze d'oiseaux nicheurs, cinq de reptiles, 25 de sauterelles et criquets ainsi que 56 de mollusques.
Parmi les espèces emblématiques: le lézard vert, le torcol fourmilier et le bruant zizi pour la faune, le cétérach des officines, le mouron bleu, le muflier sauvage, le bugle jaune et le souci sauvage pour la flore. La diversité végétale tire parti de l'exposition parfaite, de l'influence bénéfique du lac et des microclimats abrités.
Insatisfaisant à long terme
"D'un côté, les conclusions sont positives et encourageantes. La biodiversité est plutôt riche dans le périmètre de Lavaux. Elle n'est pas en régression. On n'a pas découvert de disparition d'espèces, mais des raréfactions", explique M. Delarze. "La biodiversité se concentre hors des parchets de vignes cultivés".
"Si la situation est donc tout sauf dramatique, d'un autre côté, elle n'est pas satisfaisante. Car le bémol, c'est que la population de certaines espèces est très faible et donc très fragile. Ce qui n'est pas idéal pour garantir le cycle de reproduction et la survie à très long terme", poursuit le spécialiste.
Si la biodiversité de Lavaux n'a donc pas connu de pertes faunistiques et floristiques massives à une époque récente, elle doit néanmoins absolument être protégée, en particulier par "des actions concrètes de conservation" de la flore et de la faune. "Nous sommes à un moment important pour prendre les bonnes décisions pour le futur. La priorité est au renforcement et à la consolidation de la biodiversité", relève M. Delarze.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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