Suisse
La politique à la traîne en matière de stockage d'énergie
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Il existe plusieurs solutions techniques pour le stockage saisonnier de l'énergie. Mais la Suisse manque de lignes directrices claires pour les développer à grande échelle, selon un rapport des Académies suisses des sciences publié lundi.
Le stockage saisonnier de l'énergie est essentiel pour la transition énergétique, selon les Académies. Ces technologies, qui permettent de stocker l'énergie produite en été pendant plusieurs mois et de l'utiliser en hiver, devraient permettre de combler le déficit hivernal.
Dans le système énergétique actuel, les combustibles fossiles tels que le gaz naturel et le mazout jouent le rôle de stockage saisonnier dans les secteurs du chauffage et de la mobilité. Dans le secteur de l'électricité, ce sont principalement les centrales hydroélectriques à accumulation et, certaines années, les importations étrangères qui compensent les fluctuations saisonnières.
Consommation en hiver
Aujourd'hui déjà, la consommation d'électricité est légèrement plus élevée en hiver qu'en été. Cela s'explique principalement par des besoins de chauffage plus importants, l'éclairage et, en partie, les besoins industriels. Avec la progression de l'électrification, c'est-à-dire le remplacement des énergies fossiles par l'électricité dans les secteurs du chauffage et de la mobilité, cette différence va encore s'accentuer à l'avenir.
Dans le même temps, la sortie du nucléaire entraîne la disparition d'un important fournisseur d'électricité en hiver. Les besoins supplémentaires en production d'électricité qui en résultent devraient être compensés principalement par le développement du photovoltaïque. Cependant, celui-ci produit nettement plus d'énergie en été qu'en hiver.
Selon le rapport, l'ampleur du déficit hivernal est difficile à estimer. Dans les scénarios énergétiques pour 2050, celui-ci se situe entre 20 et 35 térawattheures, en fonction des possibilités d'importation et du développement des énergies renouvelables.
Nombreuses possibilités techniques
C'est donc la quantité d'énergie supplémentaire qui devrait être fournie ou stockée en hiver pour couvrir les besoins. Selon les auteurs du rapport, il existe de nombreuses solutions de stockage techniquement abouties.
Les accumulateurs de chaleur sont particulièrement prometteurs. Ils sont techniquement très avancés, relativement peu coûteux et peuvent non seulement transférer l'énergie entre l'été et l'hiver, mais aussi contribuer au refroidissement en été.
Selon les Académies, les accumulateurs chimiques, qui transforment l'électricité excédentaire en hydrogène, en méthane ou en carburant synthétique, offrent également une possibilité de stockage saisonnier.
Problèmes
Reste que les capacités de stockage saisonnier sont encore limitées en Suisse, notent les auteurs. C'est lié aux incertitudes économiques et aux obstacles réglementaires.
Le stockage saisonnier profite de fortes différences de prix saisonnières. Comme l'évolution des prix est incertaine, les risques liés à l'investissement sont grands. Afin de renforcer la compétitivité des solutions alternatives de stockage, le prix des énergies fossiles faciles à stocker devrait être fixé de manière appropriée, par exemple par le biais du prix du CO2.
Des questions en suspens concernant l'aménagement du territoire compliquent actuellement le développement des accumulateurs de chaleur. Des incertitudes réglementaires doivent également être clarifiées en ce qui concerne l'utilisation de l'hydrogène afin d'encourager les investissements et d'accroître la sécurité de la planification.
Il est également nécessaire, selon les chercheurs, de clarifier les accords internationaux. L’accord sur l’électricité avec l’UE aura un impact majeur sur la nature et la quantité nécessaire de stockage saisonnier. La décision relative à l’accord sur l’électricité influencera sans doute aussi l’issue d’autres accords par exemple sur l'hydrogène et le biométhane.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
"Zone calme": les tl face aux incivilités sonores
Face à la recrudescence des nuisances sonores dans les transports publics, les tl déploient des « zones calmes » à l'avant de leurs véhicules. Cette mesure, portée par la commission du personnel, vise à garantir la sécurité et la sérénité des chauffeurs comme des voyageurs.
À l'avant des bus lausannois, un nouvel autocollant bleu fait son apparition : un doigt posé sur les lèvres et un téléphone barré. Ce n'est pas qu'une simple suggestion, mais une réponse directe à un ras-le-bol croissant des collaborateurs et des usagers. François Greinier, conducteur aux tl depuis sept ans et président de la commission du personnel, est à l'origine de cette initiative. Conducteur aux tl depuis sept ans, évoque les incivilités auxquelles il a dû faire face.
Priorité à la sécurité et à la concentration
Pour les chauffeurs, le bruit ambiant n'est pas qu'une question de confort, c'est un enjeu de sécurité routière. « Le fait d'avoir du bruit ambiant, de la nuisance auditive, va amener de l'inconfort, de la fatigue, et à partir de là, accroître tout ce qui touche à la sécurité », explique François Greinier. Les conversations en haut-parleur ou en FaceTime, particulièrement prisées par certains passagers, sont devenues une source de déconcentration majeure.
Le projet a d'abord été testé sur la ligne 9, opérée par les trolleybus à double articulation (TBD). Ces modèles servent de laboratoire pour cette zone de tranquillité qui s'étend désormais jusqu'à la deuxième porte des véhicules. Mais est-ce que ces autocollants permettront vraiment d’apaiser la situation en cas d’incivilités ? La réponse de François Grenier.
« On n'est pas là pour interdire»
La mesure s'intègre dans la campagne de sensibilisation plus large des tl intitulée « Et si on voyageait encore mieux ensemble ». L'objectif est de légitimer l'intervention des conducteurs face aux comportements récalcitrants. « Ces autocollants sont un soutien. On rappelle les règles, mais on n'est pas là pour interdire. On est là pour leur expliquer que ce n'est pas sécuritaire pour nous, ni pour les autres passagers », précise le président de la commission du personnel.
Les retours sont pour l'instant encourageants. Dans 90 % des cas, un simple rappel à la signalétique suffit à calmer le jeu : « Soit les gens se taisent, coupent leur téléphone en s'excusant, soit ils vont à l'arrière du bus parce que leur appel est important ».
Un test sur une année
Le déploiement concerne actuellement l'intégralité de la flotte, soit plus de 200 bus. Les tl se donnent une année pour évaluer l'impact réel de ces zones calmes sur le climat social à bord. Si le succès se confirme, la mesure pourrait devenir une norme pérenne, répondant ainsi aux attentes des seniors et des voyageurs en quête de tranquillité, tout en protégeant la santé des conducteurs face à l'usure du métier.
Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA
Genève
Préavis de grève de la fonction publique pour le 23 avril
La fonction publique genevoise annonce un préavis de grève reconductible pour le 23 avril prochain contre les coupes attendues dans le budget cantonal. L'Assemblée générale du Cartel intersyndical a aussi approuvé jeudi soir l'organisation d'une manifestation dans une semaine.
Le Conseil d'Etat doit présenter fin mars un nouveau projet de budget. Un groupe d'experts avait été mandaté pour proposer des coupes de 500 millions de francs. Certains syndicats redoutent même que celles-ci puissent être plus importantes encore.
Dans la résolution validée à l'unanimité, le personnel dénonce notamment les prévisions erronées ces dernières années dans les finances publiques genevoises. Celles-ci sont utilisées comme des prétextes pour des coupes dans les prestations, ajoute-t-il. De même, les baisses d'impôts successives ont coûté deux milliards de francs par an, affirme-t-il.
Et de déplorer l'insuffisance de postes, l'augmentation des inégalités, la suppression des annuités pour cette année et l'ensemble du plan quadriennal et l'absence d'indexation entière des salaires depuis 2021. La fonction publique fera grève le 23 avril, doublée d'une manifestation. Une reconduction sera discutée alors en Assemblée générale.
Parmi les revendications, outre l'annuité dès cette année, le personnel demande l'indexation des rétributions à 2,5% pour 2026 et celle des rentes. Davantage de postes, le retrait de la suppression du double dernier salaire avant la retraite, une contribution de solidarité demandée aux hauts revenus et aux grandes entreprises sont également exigés.
La résolution souhaite encore une revalorisation salariale pour les plus précaires, dans la santé et le social, de même qu'une amélioration pour les conditions du parascolaire. Et un terme aux attaques, selon le personnel, contre l'aide sociale. Le Conseil d'Etat a récemment décidé une coupe sur cette question.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Personne ne décroche la bonne combinaison à l'Eurodreams
Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Eurodreams jeudi soir. Pour gagner une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans, il fallait jouer les six numéros 2, 9, 20, 23, 35 et 36, ainsi que le numéro "dream" 4, a indiqué la Loterie romande.
Eurodreams est proposé dans huit pays européens. En Suisse, le jeu est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique. Le tirage est effectué les lundis et jeudis soir.
https://jeux.loro.ch/games/eurodreams
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
Des partis pour modifier les règles de l'élection au Conseil d'Etat
Le PLR, le PS, l'UDC du Valais romand et les Vert-e-s veulent de nouvelles règles pour l'élection au Conseil d'Etat. Ils prônent l'élaboration d'un bulletin unique. Egalement acceptée, une autre motion veut supprimer la règle des districts.
Ces deux textes ont été largement soutenus par le Grand Conseil. Plusieurs systèmes pour élire un gouvernement cantonal existent en Suisse. Dans dix cantons, les électeurs reçoivent uniquement un bulletin blanc. Dans neuf autres, le votant a le choix entre diverses listes préimprimées, qu'il peut modifier ou non et une liste blanche. Cinq cantons qui offrent une seule liste avec tous les candidats, avec la possibilité d’en cocher un maximum de 5 ou 7.
Reste deux cas particuliers, ceux d'Appenzell Rhodes-Intérieures qui a conservé une élection en mode Landsgemeinde et du Tessin où ladite élection s'effectue à la proportionnelle.
Réduire les bulletins nuls
Pour les motionnaires, le Valais doit cesser d'élire ces conseillers d'Etat via des listes partisanes et ce dès 2029. Ils prônent la mise en place d'une unique liste, le vote s'effectuant via une croix à côté du nom des candidats choisis (jusqu'à 5 au maximum). Fin 2025, le plénum a choisi de valider ce mode de scrutin pour l'élection au Conseil des Etats dès 2027.
"Le fait que deux modes différents pour un scrutin au système majoritaire coexistent dans la même loi est difficilement justifiable", estiment les partisans du changement. "Avec le système en vigueur pour l'élection au Conseil d'Etat, de nombreux votes doivent être déclarés nuls en raison de la présence de plusieurs listes dans la même enveloppe. Un changement de système permettrait de supprimer cette source de confusion."
Par ailleurs, NEO, le PS, l'UDC du Valais romand et les Vert-e-s ont déposé une motion afin de supprimer la règle des districts, qui veut qu'un seul conseiller d'Etat soit éligible par district. "La Constitution valaisanne prévoit déjà une certaine représentativité puisque sur les cinq conseillers et conseillères d'État élus, les trois régions du canton doivent être représentées", estiment-ils.
Agrandir le gouvernement, c'est non
Toujours sur le même thème et dans une troisième motion, le PS, NEO et les Vert-e-s ont milité pour un passage de cinq à sept membres du gouvernement cantonal. Il "permettrait une meilleure répartition de la charge de travail, ainsi qu'une meilleure représentation des régions, des genres et des forces politiques", ont-ils synthétisé.
"Aujourd'hui, la taille des départements est inégale. Les conseillers d'État sont toujours plus sollicités pour défendre les intérêts du Valais, aux niveaux intercantonal et fédéral, alors que les exigences internes au canton ne cessent de croître", résument-ils.
Le Parlement a finalement choisi de ne pas soutenir cette motion par 51 voix contre 67 et 2 abstentions.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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