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La Suisse accueille l'Europe, 17 ans après

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Alisha Lehmann et ses équipières espèrent faire vibrer tout un pays (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Après 2008, la Suisse organise pour la deuxième fois un championnat d'Europe de football.

L'équipe de la sélectionneuse suédoise Pia Sundhage espère réussir ce que les hommes n'ont pas pu faire il y a 17 ans, à savoir passer l'obstacle de la phase de groupes.

L'été 2008 devait être un été de football endiablé. La jeune équipe de Suisse s'était illustrée deux ans plus tôt lors de la Coupe du monde en Allemagne. Mais la sélection de "Köbi" Kuhn n'a pas su profiter de l'avantage de jouer à domicile et a été éliminée au 1er tour après deux défaites et une victoire, terminant dernière de son groupe derrière le Portugal, la Turquie et la République tchèque.

Malgré ce mauvais résultat final, ces matches sont restés dans les mémoires. Surtout celui d'ouverture avec le drame vécu par le capitaine Alex Frei, blessé très tôt face aux Tchèques. La victoire 2-0 contre le Portugal, déjà qualifié pour les quarts, dans un dernier match certes sans enjeu avait apaisé les esprits.

Tous les projecteurs

Dix-sept ans plus tard, la Suisse remet le couvert. Cette fois, elle ne doit pas partager la scène avec un co-organisateur (l'Autriche en 2008). Tous les projecteurs seront bien braqués sur elle du 2 au 27 juillet pour ce 14e Euro dames.

Trente et un matchs seront disputés pour désigner le successeur de l'Angleterre, sacrée pour la première fois à domicile il y a trois ans, comme les Néerlandaises en 2017 d'ailleurs. Un bon présage pour la Suisse, si ce n'est que les Suissesses ont été éliminées dès le 1er tour lors de leurs deux précédentes participations (2017, 2022).

A cela s'ajoutent les mauvais résultats en Ligue des nations. Mais après huit matches sans victoire - puis un humiliant 7-1 subi face à des juniors lucernois que l'ASF aurait bien voulu cacher -, la troupe de Pia Sundhage a tout de même fêté un succès 4-1 contre la République tchèque lors de son dernier test.

Ceux qui misent sur un titre suisse empocheront très gros en cas de succès. Le pays-hôte est classé en milieu de tableau par les bookmakers, derrière la Norvège, mais devant l'Islande et la Finlande. Par conséquent, les parieurs voient bien la Suisse atteindre la phase à élimination directe.

Une place en quarts de finale n'aurait évidemment rien d'un exploit, malgré les résultats décevants et la relégation en Ligue des nations. Mais les mauvaises performances face la Norvège et à l'Islande, que la Suisse retrouve donc à l'Euro, n'incitent guère à l'optimisme.

Parallèles avec 2008

Le match d'ouverture contre la Norvège revêt forcément une importance toute particulière, d'autant plus à domicile. Un départ réussi pourrait déclencher la vague d'euphorie que les hommes n'avaient pas réussi à provoquer il y a 17 ans avec cette défaite 1-0 contre les Tchèques.

Comme en 2008, le Parc Saint-Jacques accueillera ce match d'ouverture - au total, huit stades accueilleront les parties. Comme en 2008, il est fort possible que l'Espagne triomphe. Les championnes du monde en titre possèdent l'effectif le plus complet, tant en qualité qu'en diversité. L'Angleterre, l'Allemagne et la France font également partie du cercle des favoris.

Records de spectateurs

L'enjeu de cet Euro se situe toutefois au-delà du résultat sportif. Rendre le football féminin encore plus visible et attirer l'attention sur lui, c'est ce que les organisateurs, mais aussi les joueuses, attendent de la phase finale. Avant le tournoi du moins, l'euphorie est grande en Suisse.

De nouveaux magazines ont été lancés, des maillots de supporters ont été produits, des records de spectateurs ont été enregistrés dans la Women's Super League. Plus de 570'000 billets ont déjà été vendus sur un total de 673'000. Le record de 575'000 spectateurs, établi lors du dernier tournoi en Angleterre, devrait donc tomber malgré une capacité d'accueil nettement plus faible.

Des primes à la hausse

Malgré des stades qui devraient être pleins à craquer, l'UEFA s'attend toutefois à un gros déficit. Comme l'a annoncé Nadine Kessler, directrice du football féminin de l'UEFA, à Nyon peu avant le début du tournoi, une perte nette de 20 à 25 millions d'euros est prévue.

Cela s'explique principalement par le montant plus généreux des primes, qui s'élèvent à 41 millions d'euros pour les nations et les joueuses participantes. Contre 16 millions en 2022, et la moitié en 2017. Les équipes recevront chacune 1,8 million d'euros comme prime de départ. Si l'une d'elles remporte tous ses matches et le titre, les gagnantes recevront au total 5,1 millions d'euros.

"Nous investissons davantage, même si nous ne gagnons pas d'argent avec le championnat d'Europe, parce que c'est tout simplement la bonne chose à faire", a souligné Nadine Kessler.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Gennaro Gattuso quitte son poste de sélectionneur de l'Italie

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Gennaro Gattuso a échoué à mener l'Italie à la Coupe du monde 2026. (© KEYSTONE/AP/Fabio Ferrari)

Le ménage se poursuit au sein de la Fédération italienne de football (FIGC). Au lendemain de la démission du président Gabriele Gravina, Gennaro Gattuso quitte à son tour son poste de sélectionneur.

"C'est le coeur lourd, n'ayant pas atteint l'objectif que nous nous étions fixé, que je considère mon expérience à la tête de l'équipe nationale comme terminée", a déclaré l'ancien milieu de terrain dans un communiqué de la FIGC. "Le maillot Azzurro est le bien le plus précieux qui existe dans le football, c'est pourquoi il est juste de faciliter dès maintenant les futures évaluations techniques."

Gattuso avait été nommé en juin 2025 en remplacement de Luciano Spalletti avec l'objectif de qualifier la Nazionale pour sa première Coupe du monde depuis 2014, mais l'Italie s'est inclinée en finale des barrages européens face à la Bosnie-Herzégovine mardi (1-1 ap, 4-1 tab).

"Ce fut un honneur de pouvoir diriger l'équipe nationale, et de le faire avec un groupe de jeunes qui ont fait preuve d'engagement et d'attachement au maillot", a encore dit celui qui avait fait ses débuts en tant qu'entraîneur au FC Sion (2013).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le président de la Fédération italienne Gabriele Gravina démissione

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Gabriel Gravina (à droite) a présenté sa démission après l'échec de l'Italie à se qualifier pour le Mondial 2026. (© KEYSTONE/AP/ALESSANDRA TARANTINO)

Le président de la Fédération italienne de football (FIGC) Gabriele Gravina a présenté sa démission jeudi. Cette décision fait suite à l'échec de l'Italie à se qualifier pour le Mondial 2026.

"M. Gravina a informé les membres du conseil fédéral qu'il avait présenté sa démission du mandat qui lui avait été confié en février 2025 et qu'il avait convoqué une assemblée extraordinaire élective le 22 juin prochain à Rome", a indiqué la FIGC dans un communiqué. M. Gravina, 72 ans, était aux commandes de la FIGC depuis octobre 2018 et avait commencé en février 2025 son troisième mandat. Il est aussi premier vice-président de l'UEFA et proche du président de l'instance européenne, Aleksander Ceferin.

Sous sa direction, l'Italie a remporté l'Euro 2021, mais elle a échoué à se qualifier pour deux Coupes du monde (2022, 2026) et a été éliminée du dernier Euro, en 2024, dès les 8es de finale. Cet ancien chef d'entreprise et ex-président d'un petit club des Abruzzes qui a brièvement évolué en Serie B, était sous pression depuis la défaite de l'Italie mardi en finale des barrages européens contre la Bosnie Herzégovine (1-1 a.p., 4 tab à 1).

Buffon tire également sa révérence

Dans un premier temps, il avait, pour devancer les appels à sa démission, convoqué dès la fin du match contre la Bosnie un conseil fédéral pour "faire le bilan et des évaluations" de son action à la tête de la Fédération italienne. Mais le ministre italien des Sports Andrea Abodi avait demandé son départ dès le lendemain de ce que la presse italienne qualifiait de "troisième apocalypse" du football italien.

Le manager général de la sélection, l'ancien gardien de but Gianluigi Buffon, a lui aussi annoncé quitter son poste dans la foulée. "Maintenant que le président Gravina a choisi de faire un pas en arrière, je me sens libre de faire ce que je ressens comme un acte de responsabilité", a écrit l'ancien gardien de la Juventus Turin et détenteur du record de sélections en équipe d'Italie (176) dans un long message sur Instagram.

Le nom de Giovanni Malago, ancien président du Comité olympique italien et du comité d'organisation des JO-2026 de Milan Cortina, est le plus cité pour prendre la direction d'un football italien en crise. D'ici le 22 juin, le sélectionneur de la Nazionale Gennaro Gattuso, nommé en juin 2025, devrait selon la presse italienne démissionner à son tour.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Ceferin lance un nouvel avertissement à l'Italie

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Aleksander Ceferin menace de retirer l'organisation de l'Euro 2032 à l'Italie (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHER NEUNDORF)

Le président de l'UEFA Aleksander Ceferin a prévenu dans la presse jeudi que l'Italie pourrait ne plus accueillir l'Euro 2032 en raison de l'état de ses stades, "parmi les pires en Europe".

L'Italie doit co-organiser le tournoi avec la Turquie.

"L'Euro 2032 est programmé et aura lieu, c'est une certitude. J'espère que les infrastructures (italiennes) seront prêtes. Si ce n'est pas le cas, le tournoi ne se jouera pas en Italie", a déclaré M. Ceferin dans un entretien à la Gazzetta dello Sport.

Comme il l'avait déjà fait en mai dernier, le patron du football européen a regretté l'état des stades italiens. "Les responsables politiques italiens devraient peut-être se demander pourquoi les infrastructures footballistiques italiennes sont parmi les pires en Europe", a-t-il souligné.

Evoquant également les contre-performances de la Nazionale, éliminée mardi pour la troisième fois consécutive en barrages du Mondial, M. Ceferin a estimé que "l'Italie (était) un des pays les plus importants du football et reviendr(ait) au sommet". Mais, a-t-il prévenu, "le problème le plus important du football italien est le rapport entre les politiques du football et les politiques +normaux+".

Onza candidatures

L'Italie devait initialement désigner en octobre 2026 les cinq stades qui accueilleront des matches de l'Euro 2032. Onze villes/stades ont fait acte de candidature: Rome, Florence, Bologne, Vérone, Milan, Gênes, Bari, Naples, Turin (stade de la Juventus), Cagliari et Palerme.

Mais parmi ces candidatures, deux reposent sur des stades qui doivent encore être construits. A Milan, l'Inter et l'AC Milan ont lancé un projet de construction d'un nouveau San Siro. Le conseil municipal de Rome a donné le mois dernier son feu vert à la construction à partir de 2027 d'un stade par l'AS Rome dans le quartier de Pietralata, dans le nord-est de la capitale italienne.

Ces projets pourraient toutefois être retardés par un long processus administratif, critiqué par les clubs de Serie A et présenté comme un frein à la modernisation d'un parc obsolète de stades.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le ministre des Sports demande la démission du président de la fédé

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Président de la fédération italienne, Gabriele Gravina est prié de s'en aller (© KEYSTONE/EPA ANSA/DANIEL DAL ZENNARO)

Le ministre italien des Sports Andrea Abodi a réclamé mercredi la démission du président de la Fédération italienne.

Abodi a fait cette annonce au lendemain de l'échec de la Nazionale à se qualifier pour la Coupe du monde, comme en 2018 et 2022.

"Il est évident pour tous que le football italien doit être refondé", a écrit Andrea Abodi dans un communiqué au lendemain de la défaite de l'Italie en finale des barrages européens contre la Bosnie (1-1 ap, 4-1 tab). Selon le ministre, "ce processus doit passer par un renouveau au sein de la direction de la FIGC", présidée depuis 2018 par Gabriele Gravina.

A l'issue du match contre la Bosnie à Zenica, ce dernier, pour devancer les appels à sa démission, a convoqué pour la semaine prochaine un conseil fédéral qui devra "faire un bilan", a-t-il expliqué. Il a également reconnu que le football italien vivait "une crise profonde, une crise générale qui nécessite une réflexion globale qui ne revient pas seulement à la Fédération, mais aussi au monde de la politique italienne".

Le patron du football italien a fait à plusieurs reprises référence au gouvernement, pour regretter des blocages, ce qui n'a pas plu au ministre des Sports. "Le gouvernement a concrètement démontré, au cours de ces années, son engagement en faveur de tout le mouvement sportif italien, je considère objectivement incorrect de tenter de nier ses propres responsabilités concernant la troisième non-qualification consécutive à la Coupe du monde en accusant les institutions d'un supposé manquement", a-t-il insisté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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