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Suisse

La Suisse touchée par une première économie d'eau

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Pour l'heure, les réserves d'eau de la Suisse sont suffisantes pour parer aux vagues de chaleur. Des restrictions peuvent néanmoins être appliquées. (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les habitants de Mendrisio (TI), au sud du Tessin, doivent économiser l'eau. A la demande des autorités, ils ne peuvent utiliser l'eau potable que pour le ménage. Le pic de chaleur sera lui normalement atteint mardi selon Météosuisse.

Il est donc interdit d'arroser le jardin, de laver les voitures ou de remplir les piscines avec de l'eau potable, comme l'a fait savoir la commune tessinoise. La raison en est la sécheresse persistante. La radio et télévision de la Suisse italienne (RSI) a fait état de cet appel samedi soir.

Le débit ne suffit plus à alimenter certaines sources, a indiqué la RSI, citant le président de la commune de Mendrisio, Samuele Cavadini. En cas d'infraction, des amendes pouvant aller jusqu'à dix mille francs pourraient être infligées.

Néanmoins, de telles mesures ne devraient pas se multiplier sur le territoire national. Selon les hydrologues de la Confédération, la Suisse dispose de réserves d'eau suffisantes. L'Office fédéral de l'environnement ne s'attend à des pénuries que pour les petites nappes phréatiques locales et les sources.

Les fortes chaleurs ont également poussé les gens à se baigner plus facilement, avec parfois des conséquences dramatiques. A Genève, un quinquagénaire a perdu la vie dans le Rhône dimanche en début d'après-midi. Les recherches ont duré 20 minutes, mais les sauveteurs n'ont pas réussi à réanimer le baigneur, selon la police genevoise.

Dans le lac de Pfäffikon, c'est un homme de 71 ans qui a été retrouvé mort après un accident de baignade samedi. Localisé à l'aide d'un sonar, il a été repêché dimanche par des plongeurs de la police à environ 14 mètres de profondeur, a indiqué la police cantonale zurichoise.

Préalerte canicule

Météosuisse a émis samedi une préalerte canicule pour la Suisse romande et le Tessin. Le pic de chaleur est attendu mardi. A Genève, le mercure pourrait atteindre 38-39 degrés, ailleurs en Suisse romande 36-37 degrés. La région de Bâle est aussi concernée. L'avis couvre pour l'instant la période allant de lundi prochain à 12h00 à mercredi à 20h00, indique Météosuisse sur Twitter.

Selon l'office météorologique, cette situation est liée à l'arrivée d'air chaud en provenance de la péninsule ibérique qui va atteindre les îles britanniques lundi puis la Suisse mardi.

Dimanche, les températures étaient chaudes, mais légèrement en-dessous de celles des derniers jours. Selon Météosuisse, il faisait vers 16h00 33 degrés à Sion, la chaleur a aussi frappé Lugano avec 32,5 degrés. Le thermomètre est monté un peu moins dans les autres villes. Il faisait 30,3 degrés à Genève, 29,9 Bâle ou encore 30 Neuchâtel.

La Suisse se prépare donc à subir une vague de chaleur d'ici mardi et certains records de chaleur pourraient tomber. La SRF a d'ailleurs publié dimanche un historique des canicules en Suisse.

Selon ce document, lorsqu'on évoque les périodes caniculaires en Suisse, on revient inévitablement à "l'été du siècle 2003". C'est à cette époque que le réseau de mesure suisse a enregistré la valeur maximale absolue de 41,5 degrés à Grono (GR). Mais il a aussi fait chaud en juillet 1983 ou en juillet 2015. Par exemple, il a fait 39,7 degrés à Genève le 7 juillet 2015.

Risque d'incendie relevé

Le risque de feux de forêt continue d'inquiéter les autorités. Le Tessin a d'ailleurs classé au niveau quatre le risque de feu de forêt. Une décision également prise dans plusieurs endroits de la vallée du Rhône. Aux Mayens d'Arbaz (VS), un incendie de forêt s'est déclaré dimanche soir sur 100 mètres de long pour 40 de large. Il a pu être maîtrisé en une heure, sans faire de blessés. Deux chalets ont été évacués par précaution.

Victime ces derniers mois de plusieurs incendies de forêts, notamment dans le sud du canton, le Tessin a également émis une interdiction absolue de faire du feu en plein air. C'est ce qu'a indiqué l'application Alertswiss de l'Office fédéral de la protection de la population (OFPP) vendredi dernier.

En raison de la sécheresse et de la chaleur, qui durent déjà depuis longtemps, les cantons d'Argovie et de Thurgovie ont également relevé vendredi le danger d'incendie de forêt à "marqué" - ce qui correspond au niveau 3 sur 5.

Plusieurs cantons avaient déjà mis en garde jeudi contre un risque d'incendie de forêt élevé ou accru. On peut citer notamment le Valais, Fribourg ou Neuchâtel. Les cantons alémaniques ont aussi pris des mesures face à ce danger comme notamment les Grisons, Berne, Bâle-Campagne, Soleure, Zurich et Schaffhouse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Personne ne devine la bonne combinaison de l’Euro Millions

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La loterie transnationale Euro Millions est proposée dans douze pays européens, dont la Suisse. (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Euro Millions vendredi soir. Pour gagner, il fallait jouer les numéros 10, 13, 20, 23 et 24 et les étoiles 6 et 11.

Lors du prochain tirage mardi, 36 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande. Cette loterie transnationale est proposée dans douze pays européens, dont la Suisse et le Liechtenstein.

https://jeux.loro.ch/games/euromillions

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Propriété: le référendum contre la modification de la LDTR a abouti

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Le conseiller national Christian Dandrès (GE/PS) a déposé plus de 1300 signatures pour le référendum contre une modification de loi pour faciliter l'accès des locataires à la propriété de leur logement mais que la gauche et l'ASLOCA considèrent comme une sorte de "congé-vente" (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les Genevois voteront sur une modification de loi pour favoriser l'accès des locataires à la propriété de leur logement. Le référendum lancé par la gauche et l'ASLOCA a abouti, a appris vendredi Keystone-ATS.

Au total, 1333 signatures ont été déposées dans l'après-midi à la Chancellerie, explique le conseiller national Christian Dandrès (PS/GE), juriste à l'ASLOCA. Il en faut 500 pour qu'un scrutin soit organisé.

La majorité de droite au Grand Conseil avait fait approuver en décembre dernier cette modification de la loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d’habitation (LDTR). Actuellement, un locataire peut déjà acheter son logement, mais à des conditions très restrictives. Parmi celles-ci figure l'aval de 60% des locataires de l'immeuble.

Selon le texte voté il y a deux mois, le dispositif est facilité mais l'acheteur doit occuper l'appartement depuis au moins trois ans et s'engager à y rester cinq ans. Le prix est de vente est limité avec un plafond qui correspond au prix moyen des PPE en zone de développement.

Lors de trois précédentes votations ces dernières décennies, les Genevois avaient toujours soutenu la gauche. Un autre texte avait été rejeté par le Grand Conseil en 2023.

La gauche et l'ASLOCA dénoncent une sorte de "congé-vente". Soit un congé donné aux locataires afin de vendre l'appartement pour le gain spéculatif des propriétaires. Les bailleurs s'enquerront des "bons locataires", estime l'ASLOCA. Ils choisiront des personnes, voire leurs proches ou amis, qui ont les moyens d'acheter le logement au terme, par exemple, d'une location de trois ans non renouvelables.

Selon l'association, les baux plus anciens avec loyers abordables seront les plus affectés. "Cette loi ne donne aucun droit au locataire d'acheter son logement. C'est toujours le propriétaire qui décidera s'il souhaite vendre et à qui", estime-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Une partie plaignante demande la récusation des procureurs

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Une partie plaignante demande la récusation de l'ensemble des procureurs en charge du dossier du drame de Crans-Montana, dont la procureure générale adjointe Catherine Seppey, à gauche, et la procureure générale Béatrice Pilloud, à droite (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Une partie plaignante demande la récusation de l'ensemble des procureurs en charge du dossier du drame de Crans-Montana. La requête a été déposée par un avocat d'une des parties, a indiqué vendredi à Keystone-ATS un autre avocat, confirmant une information de la RTS.

"Cette demande de récusation ne pouvait pas ne pas advenir. La multiplication des interrogations et des improbations en est la source. Pour les victimes, nous ne pouvons qu'espérer des décisions rapides des instances judiciaires successives qui vont la traiter", écrit Me Sébastien Fanti, représentant différentes familles, dans un communiqué adressé à l'agence de presse. Il précise que la demande de récusation émane d'un autre "avocat d'une des parties".

Le Ministère public valaisan avait annoncé le 6 janvier dernier qu'il avait mis sur pied un dispositif exceptionnel pour enquêter sur l'incendie du bar "Le Constellation" la nuit du Nouvel An et qui a fait 41 morts et 115 blessés. Il s'agit d'un pool de procureurs composé de quatre femmes, dirigé par la procureure générale adjointe Catherine Seppey. Deux autres procureures de l'Office central complètent ce quatuor.

Selon la RTS, dans les grandes lignes, ladite partie plaignante reproche aux procureures de graves manquements et de graves erreurs dans la conduite de la procédure. Aux yeux du plaignant, ces manquements feraient douter de la volonté des magistrates de mener comme il se doit l'instruction pénale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le tir de l'oiseau harle bièvre, protégé en Suisse, est controversé

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Femelle harle bièvre avec ses petits: comme ces oiseaux se nourrissent de poissons, les commissions parlementaires compétentes souhaitent réglementer leur population afin de protéger les populations de poissons (archives). (© KEYSTONE/DPA/PETER KNEFFEL)

Les harles bièvres, protégés en Suisse, devraient pouvoir être tirés si la protection des poissons est en jeu. La Station ornithologique de Sempach estime que la demande de la Fédération suisse de pêche n'est pas justifiée. Un projet de loi est en cours au Parlement.

Aujourd'hui, le harle bièvre est protégé par la loi. Une régulation comme elle existe pour le loup ou le bouquetin n'est pas possible.

Le conseiller aux Etats tessinois Fabio Regazzi (Centre), à l'origine du projet, demande d'autoriser la régulation de ces oiseaux aquatiques protégés en Suisse. Il justifie sa demande par le nombre croissant de harles bièvres et leur appétit pour les poissons. La commission de l'environnement du Conseil des Etats a établi un projet en ce sens.

La Fédération suisse de pêche soutient le projet. Trois quarts des poissons sont inscrits sur la liste rouge, a indiqué à Keystone-ATS David Bitter, directeur de la fédération. "Il s'agit de la protection des espèces."

Comme les cormorans – qui peuvent être chassés –, les harles bièvres se nourrissent là où les proies sont faciles à attraper, souligne M. Bittner. Au niveau local, ils pourraient ainsi menacer des espèces vulnérables telles que l'ombre commun, la truite lacustre et le hotu.

En effet, pendant la période de frai, de nombreux poissons se rassemblent au même endroit et deviennent ainsi des proies faciles. M. Bittner déplore le déséquilibre en matière de protection: "Contrairement aux réserves ornithologiques, la Suisse ne dispose d'aucune réserve piscicole." Il s'agit là d'une lacune importante dans la législation.

Aucune preuve de dommage

Ce ne sont pas les harles bièvres qui constituent la principale menace pour les poissons, mais les problèmes environnementaux causés par l'homme, selon le porte-parole de la station ornithologique de Sempach Livio Rey. Il n'existe aucune preuve que ces oiseaux causent des dommages aux poissons.

Il n'est pas nécessaire de chasser ou de réguler les harles bièvres, car cette mesure n'aiderait pas les poissons menacés. Selon ses chiffres, la population de harles bièvres a environ triplé depuis 1972. En 2024, on comptait environ 6650 spécimens en Suisse. Mais son expansion est en recul. Cela indique que l'ensemble des zones disponibles seront épuisées, indique M. Rey.

Cet oiseau aquatique, principalement répandu en Amérique du Nord, en Scandinavie et en Sibérie, niche également sur les plans d'eau suisses.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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