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Climat

La tempête "Benjamin" a fortement frappé la Suisse

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Un pylône supportant une ligne à haute tension est tombé à Bière. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La tempête Benjamin a fortement frappé la Suisse jeudi. Le trafic a été perturbé, notamment en Suisse romande. En plusieurs endroits, les rafales ont dépassé les 100 km/h. Elles ont même atteint 148 km/h au Pilate (OW) et145 km/h aux Diablerets (VD).

Les services de police et de pompiers ont été fortement mobilisés dans de nombreuses régions, notamment en Suisse romande. De nombreuses chutes d'arbres ont été signalées et des routes coupées.

Parmi les accidents les plus spectaculaires, un pylône supportant une ligne à haute tension est tombé à Bière (VD) peu avant 11h00. Le câble n'aurait toutefois pas été rompu. Un arbre est par ailleurs tombé sur un bus qui transportait une quinzaine de personnes à Givrins (VD), mais personne n’a été blessé, selon le journal La Côte.

La police vaudoise a recensé 80 interventions. Les pompiers ont reçu 750 appels et procédé à 115 interventions, très majoritairement des chutes d'arbre, branche, panneaux de signalisation.

Dans le canton de Fribourg également, des arbres et des branches ont chuté sur la chaussée. Des matériaux de toiture se sont également envolés. En tout, les services de l'édilité, les pompiers et la police sont intervenus une trentaine de fois, principalement dans les districts de la Gruèyre, de la Broye et de la Sarine, a indiqué la police cantonale fribourgeoise en fin de journée à Keystone-ATS. Une personne a été légèrement blessée à Bulle par une barre d'aluminium qui s'est détâchée de la structure d'un bâtiment.

Sur le Léman, la CGN a annulé la navigation sur toutes les lignes régulières pour l'ensemble de la journée .

Les CFF ont fait part de différentes restrictions de trafic tout au long de la journée. Les lignes entre Payerne (VD) et Chiètres (FR), entre Vevey et Aigle (VD) ainsi qu'entre La Sarraz (VD) et Vallorbe (VD) ont toutes été concernées par des interruptions de trafic. Tout comme celle entre La Chaux-de-Fonds et Besançon (F), dont la perturbation devrait durer jusqu'à 19h00, selon l'horaire en ligne.

Parcs fermés à Genève

Au bout du lac, 78 d'interventions ont été menées par le Service d’incendie et de secours de Genève (SIS) entre 7h00 et 11h00. Elles sont essentiellement dues à des chutes d'arbres, a indiqué le capitaine Nicolas Millot, porte-parole du SIS.

Les communes de la rive droite ont été particulièrement touchées, de même que le centre-ville de Genève. Du personnel de repos a été appelé en renfort, ainsi que des bûcherons.

La ville de Genève avait indiqué mercredi soir qu'elle fermait tous ses parcs jusqu'à nouvel ordre en raison des fortes rafales annoncées.

Remorque renversée

La tempête "Benjamin" a aussi causé d'importants dégâts dans le canton de Berne. Entre 7h00 et 15h00 environ, la police cantonale a reçu 82 signalements, dont la moitié provenait de l'Oberland bernois.

La tempête a notamment déraciné plusieurs arbres le long de la route cantonale reliant Thoune à Blumenstein. Ceux-ci se sont retrouvés accrochés à d'autres arbres, mais les travaux d'évacuation n'ont pas pu avoir lieu dans un premier temps en raison des vents violents.

Dans le canton de Saint-Gall, la remorque d'un véhicule de livraison s'est renversée sur l'A13, près de Rüthi, en raison d'une forte rafale de vent. Les deux voies ont été fermées à la circulation pendant environ deux heures.

Dans le canton de Bâle-Ville, les secours et la police ont reçu environ 25 appels liés à la tempête. Cependant, puisque la tempête a été moins violente que prévu, les opérations ont été menées avec les moyens habituels.

Les pompiers ont été fortement sollicités. Ils ont notamment dû sécuriser et démonter en partie une toiture qui avait été endommagée.

D'un point de vue général, la tempête a été moins violente en Suisse alémanique qu'en Romandie.

Près de 150 km/h en montagne

Plusieurs rafales dépassant les 100 km/h ont été enregistrées en plaine, notamment à 128 km/h au Bouveret (VS), à 125 km/h à Bière (VD) et à 110 km/h à Nyon (VD), indique Météo Suisse. En altitude, le vent a soufflé à 148 km/h au Pilatus (OW), à 145 km/h aux Diablerets (VD), à 140 km/h à La Dôle (VD), à 134 km/h au Moléson (FR) et à 131 km/h au Chasseral (BE).

L'Office fédéral de météorologie avait prévenu qu'un vent "fort à tempétueux" balaierait le pays et avait émis un avertissement de degrés 3 sur 5 concernant sur tout le nord des Alpes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Climat

Zurich, Bâle et Neuchâtel battent des records absolus de chaleur

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La fraîcheur était difficile à trouver samedi à Neuchâtel, qui a battu un record absolu de chaleur. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Zurich, Bâle et Neuchâtel ont enregistré samedi des records absolus de chaleur. Le mercure est grimpé à 39 degrés à Bâle/Binningen, 38,1 degrés à Neuchâtel et 36,2 degrés dans la plus grande ville de Suisse, selon les valeurs mesurées par MétéoSuisse.

Selon les prévisions, un front froid devrait mettre fin à la vague de chaleur lundi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

Nuit tropicale: le mercure bloqué à 28 degrés par endroits

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La nuit de vendredi à samedi n'a apporté qu'un rafraichissement très relatif à plein endroits en plaine (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La Suisse a subi une nouvelle nuit tropicale de vendredi à samedi. La station de St. Chrischona (BS), près de Bâle, a enregistré la température nocturne la plus haute: le mercure n'y est pas descendu en dessous de 28,3 degrés.

A Uetliberg (ZH) et Lugano (TI), le thermomètre a affiché plus de 25 degrés durant toute la nuit, selon les données de MétéoSuisse. L'Office fédéral de météorologie a mesuré une nuit tropicale dans 76 de ses 152 stations. Selon les prévisions de MétéoSuisse, la vague de chaleur devrait atteindre son pic aujourd'hui.

Jusqu’au début du XXIe siècle, il n'y avait pratiquement pas de nuits tropicales en Suisse, selon MétéoSuisse. Elles ne se produisaient que de temps à autre au Tessin. La température augmentant en raison du changement climatique, on observe aujourd’hui presque chaque année des nuits tropicales isolées en plaine dans toute la Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

Les Etats-Unis frappent l'Iran, qui dit avoir répliqué

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Les Etats-Unis ont déployé deux porte-avions dans la région du golfe Persique, dont l'USS Abraham Lincoln (archives). (© KEYSTONE/AP U.S. Central Command)

L'Iran a attaqué des cibles américaines dans la région du golfe Persique en réponse aux frappes des Etats-Unis menées plus tôt vendredi. Il s'agit des premières attaques connues depuis la signature du protocole d'accord entre Washington et Téhéran le 17 juin.

"Si l'agression se répète, notre réponse sera plus large que cela", ont averti les gardiens iraniens de la révolution, cités par la télévision d'Etat Irib.

De son côté, l'armée américaine avait annoncé un peu plus tôt avoir "ciblé des lieux de stockage de missiles et de drones et des sites de radars côtiers en Iran" en réponse "à l'attaque de la veille contre un navire commercial qui transitait par le détroit d'Ormuz".

La télévision d'Etat iranienne a fait état vendredi soir d'une explosion et d'un impact de projectile sur un quai de la ville de Sirik, dans le sud du pays, ainsi que plusieurs tirs d'avertissement visant ce que Téhéran qualifie de "navires en infraction" dans le détroit d'Ormuz.

Menaces de Vance

Le vice-président américain JD Vance a écrit sur le réseau social X que l'Iran avait "signé un accord de cessez-le-feu. Nous l'avons respecté. [Si les Iraniens] ont des désaccords sur la mise en oeuvre du protocole d'accord, ils peuvent décrocher leur téléphone. Mais la violence n'engendrera que la violence".

Plus tôt dans la journée, le président américain Donald Trump a qualifié l'attaque du cargo de "violation stupide" du cessez-le-feu, alors que les deux belligérants sont entrés dans une phase de soixante jours de négociations pour parvenir à un accord final.

"Vous verrez bien", a-t-il répondu de manière évasive aux questions sur une éventuelle réponse militaire américaine.

Des navires ont néanmoins continué vendredi à traverser le détroit d'Ormuz, que l'Iran a rouvert suite au protocole d'accord entre Washington et Téhéran.

Et plusieurs bateaux ont emprunté une route non approuvée par Téhéran, même si l'autorité maritime iranienne avait averti que "tout passage en dehors du cadre défini ne bénéficierait pas des garanties de passage sécurisé".

29 bateaux passent Ormuz

Vendredi, 29 navires commerciaux ont franchi le détroit, selon les données du site de suivi Kpler en fin d'après-midi. Dix-sept ont suivi une route longeant les côtes d'Oman. Après un pic de 57 navires mercredi, 42 étaient passés jeudi.

Suspendu après l'attaque du cargo, le processus d'évacuation des quelque 600 navires, avec 11'000 marins à bord bloqués dans le golfe Persique depuis le début de la guerre, sera relancé dès l'obtention de "confirmations supplémentaires" sur les garanties de sécurité, a expliqué l'Organisation maritime internationale (OMI).

Depuis son lancement mardi, quelque 2500 marins et 115 navires ont été évacués jusque-là, selon l'OMI.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Les agriculteurs face au défi de la canicule

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Les agriculteurs misent sur des solutions de pompage pour sauver leurs cultures, comme ici à Buchillon (FR) dans le Seeland. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les agriculteurs sont inquiets par ces temps de canicule à répétition. Ils redoutent à terme un manque d'eau pour les cultures, même si des solutions de pompage sont souvent mises en place. Pour les maraîchers, les grandes serres offrent une alternative indispensable.

La situation est inquiétante, car la canicule intervient "super tôt" cette année, après un premier coup de chaud en mai, témoigne Jimmy Romanens, à la ferme du Talent, à Chavornay (VD). "On se demande même si ça va être pire qu'en 2003", explique-t-il lors d'une visite de son exploitation familiale avec l'agence Keystone-ATS.

Actuellement, l'agriculteur est en train de pailler sa culture de courges pour essayer de maintenir au maximum la fraîcheur et l'humidité dans les sols. Mais cette année, pour la première fois, Jimmy Romanens a installé des kilomètres de goutte à goutte pour compléter le paillage. Cela permet d'économiser l'eau, surtout depuis les restrictions d'usage.

Dans la plaine de l'Orbe, des limitations ont été décrétées pour les cours d'eau à faible débit depuis quelques jours. La ferme du Talent envisage de pomper l'eau de la nappe phréatique. "L'agriculture c'est un peu le défi, on doit jouer avec cette météo un peu capricieuse", raconte-t-il.

Nuits blanches

A Büchslen (Buchillon, FR), près de Morat, le maraîcher Thomas Lehmann traverse des nuits blanches. "Nous arrosons la nuit, tant qu'il y a encore de l'eau", confie-t-il à Keystone-ATS. Si l'eau venait à manquer, il ne servirait plus à rien de cultiver quoi que ce soit".

Pendant la journée, l'irrigation est difficile à cause du vent et le soir, tout le monde veut arroser en même temps, explique M. Lehmann. Il tire l'eau pour ses cultures maraîchères d'une coopérative des eaux que ses parents avaient autrefois créée.

Lui et d’autres collègues peuvent ainsi acheminer l’eau du lac de Morat et de la Broye vers un grand bassin qui alimente directement les champs par des canalisations souterraines. Cela devrait suffire à surmonter les canicules. Mais ailleurs, le prélèvement d'eau dans les cours d'eau a déjà été restreint, voire interdit, comme dans les cantons de Lucerne et de St-Gall.

La serre, une véritable aubaine

Tout le monde n'est cependant pas logé à la même enseigne. A l'image de Claude Janin, maraîcher à Perly (GE), pour qui cette semaine de canicule se résume "à une semaine et demie d'été un peu chaude à gérer". Ses propos qui tranchent avec ceux des agriculteurs s'expliquent par le mode de production qu'il a choisi.

Toutes ses cultures maraîchères sont sous serres. L'arrosage est certes un petit peu plus intense que d'habitude, mais l'hygrométrie qui règne dans les grandes serres est comparable à une forêt vierge. Des conditions optimales pour les tomates, les aubergines et les melons, témoigne Claude Janin.

"En pleine terre, c'est de la survie"

Les tunnels qui abritent les productions de fraises et de persil souffrent en revanche un peu plus du chaud, du fait d'une végétation moins foisonnante et d'un taux d'humidité plus bas, poursuit le chef d'entreprise. En revanche, les conditions pour les cultures maraîchères en pleine terre sont très difficiles. "C'est de la survie", témoigne-t-il parlant d'un collègue.

Lui-même a abandonné cette production il y a trois ans déjà en raison des aléas de la météo. Son exploitation, d'une trentaine d'employés, se déploie désormais sur trois hectares de grandes serres et 1 hectare de tunnel, à côté de 25 hectares pour le blé, l'orge, le maïs et les tournesols.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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