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Suisse

La vague omicron affecte davantage la région lémanique et le Tessin

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L'incidence d'omicron est plus élevée dans la région lémanique et au Tessin. Les experts de la Confédération ne s'expliquent pas vraiment ces différences géographiques. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La vague omicron stagne à un haut niveau, a estimé Virginie Masserey, cheffe de section à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) mardi devant les médias à Berne. La région lémanique et le Tessin sont les plus touchés par le nouveau variant.

Omicron prédomine à plus de 90%: la vague semble stagner à un haut niveau, a déclaré la responsable de la section Contrôle de l’infection et programme de vaccination, lors du point de presse des experts de la Confédération. Elle ne fait pas de prédiction quant à un "pic". Il est probable que le nombre de cas augmente, mais plus lentement, selon elle.

Le nombre réel d'infections est certainement bien supérieur à celui recensé par les tests et les déclarations, selon la spécialiste. De nombreuses infections sans ou avec peu de symptômes ne sont actuellement pas testées. Les nouveaux cas touchent surtout les jeunes et la population active.

Région lémanique plus affectée

L'incidence varie entre les régions. Les cantons les plus affectés sont ceux de la région lémanique ainsi que le Tessin, avec les incidences les plus élevées sur 14 jours: Genève affiche 6500 cas sur 100'000 habitants. C'est aussi la région lémanique qui voit la plus forte augmentation des hospitalisations.

"On ne s'explique pas vraiment ces différences géographiques et on ne sait pas non plus quelle en sera l'évolution", a dit Mme Masserey. Ces différences entre l'ouest et l'est de la Suisse se reflètent aussi au niveau de l'Europe, relève-t-elle. Avec le variant delta, c'était l'inverse.

Pas de vagues dans les hôpitaux

L'occupation dans les soins intensifs, stabilisée à un haut niveau, reste gérable. Jusqu'ici, il n'y a pas eu de véritable vague de malades dans les hôpitaux, a affirmé au cours du point de presse Rudolf Hauri, président de l'Association des médecins cantonaux de Suisse.

Mais il y a des différences considérables entre les régions. M. Hauri a indiqué qu'il n'y avait pas eu de transferts de patients à grande échelle d'un canton à l'autre.

S'agissant des capacités de dépistage dans les cantons, la charge de travail des autorités sanitaires cantonales reste élevée, et ce malgré la réduction des durées de quarantaines et d'isolement à 5 jours. Pour cette raison, il reste recommandé aux personnes testées positives d'aviser elles-mêmes par SMS leurs contacts les plus proches.

Immunité élevée

Du côté des vaccinations, 60% de la population est complètement vaccinée tandis que 4% des enfants de 5 à 11 ans ont eu une primovaccination. On compte environ 60'000 vaccinations quotidiennes, surtout des troisièmes doses. Plus de 3 millions de personnes ont reçu un rappel, soit 62% des personnes éligibles.

La tranche d'âge 12-15 ans n'a pas encore la possibilité de recevoir la dose de rappel. La Commission fédérale de vaccination prépare pour la fin de cette semaine des recommandations pour ce groupe d'âge, a précisé Virginie Masserey.

Le rappel contribue à réduire la propagation et renforce la durée de protection contre une évolution grave, quel que soit le variant. "Les vaccins spécifiques au variant omicron ne sont pas prêts d'être disponibles", affirme Virginie Masserey.

L'immunité élevée au sein de la population, même si elle ne protège pas d'une infection et d'une maladie bénigne, protège largement contre les hospitalisations, a insisté Mme Masserey. En outre, le variant omicron provoque des évolutions moins graves.

La règle des 2G justifiée

Dans ce contexte, se pose la question de l'utilité des certificats de vaccination et de guérison et de la règle des 2G. "On peut se demander à quoi bon limiter l'accès aux personnes vaccinées ou guéries, puisque ces dernières s'infectent et transmettent également le virus. Nous pensons que les restrictions sont toujours justifiées", déclare Mme Masserey.

Les personnes vaccinées et guéries ont moins de risque de s'infecter que les non-immunes, selon l'experte. Elles sont surtout beaucoup mieux protégées d'une évolution grave, en particulier dans les quatre mois qui suivent la vaccination de rappel ou si l'infection est récente.

Les personnes infectées par le passé avec d'anciens variants sont cependant mal protégées contre omicron, rappelle l'experte de l'OFSP. Il leur est donc recommandé de se faire vacciner, une seule dose étant suffisante.

Quarantaines en hausse

Le nombre de personnes en isolement et en quarantaine a crû par rapport à la semaine dernière, malgré la réduction de la durée de ces mesures. Selon M. Hauri, cela s'explique par le fait que les membres de la famille des personnes infectées doivent continuer à être placés en quarantaine, contrairement aux autres personnes de contact.

Les quarantaines sont aussi en hausse parce que les contaminations restent élevées, a complété Mme Masserey. Au vu de la période d'incubation plus courte d'omicron, la durée de l'isolement et de la quarantaine a été réduite de dix à cinq jours en raison du manque croissant de main-d'½uvre dans de nombreux secteurs professionnels. Sur ce front, une détente ne s'est donc pas encore produite.

Registre long Covid

La question du traitement médical des patients atteints de Covid long a aussi été abordée. Mme Masserey a rappelé que certains hôpitaux universitaires disposaient de consultations spéciales et que les médecins traitants sont par ailleurs spécialement formés pour s'occuper de ces cas de Covid long.

De son côté, M. Hauri a indiqué qu'aucun canton ne prévoyait pour l'instant de créer un centre spécialisé pour les patients de Covid long. Les médecins de famille restent les premiers interlocuteurs de ce type de patients, selon lui.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Lait infantile: enquête pénale à Bordeaux

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Alerte Info (© )

Le parquet de Bordeaux a annoncé jeudi l'ouverture d'une enquête pénale en recherche des causes de la mort d'un nourrisson ayant consommé un lait infantile Nestlé, deux jours après l'annonce d'investigations sanitaires sur ce décès.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : awp / ats / afp

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Économie

Volodymyr Zelensky critique l'Europe à Davos

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est exprimé jeudi à Davos après avoir rencontré son homologue américain Donald Trump. (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky donne un discours critique envers l'Europe à Davos, après s'être entretenu avec Donald Trump. "Une année a passé et rien n'a changé", a-t-il déclaré face à un maigre public réuni au Centre des Congrès.

"L'année dernière, j'ai déclaré que l'Europe doit être capable d'assurer sa propre défense. Un an plus tard, rien n'a changé", a déclaré le dirigeant au Forum économique mondial (WEF) jeudi.

L'Europe semble perdue à essayer de changer le président américain, a-t-il ajouté, décrivant un vieux continent "réactif" qui doit désormais agir. Donald Trump dit adorer l'Europe, mais il ne va pas suivre cette Europe, a déclaré M. Zelensky.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Donald Trump a quitté Davos à destination de l'aéroport de Zurich

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Le président américain est reparti avec son convoi après avoir rencontré son homologue ukrainien. (© KEYSTONE/EPA/LAURENT GILLIERON)

Le président américain Donald Trump a quitté Davos (GR) après avoir rencontré son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky au Forum économique mondial (WEF). Son convoi sécurisé est reparti jeudi après-midi à destination de l'aéroport de Zurich.

Donald Trump a quitté le WEF peu après 15h00 après avoir passé environ 24 heures dans la station grisonne, a observé un reporter de Keystone-ATS sur place.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Une coopérative inédite au Rolliet pour la mobilité et les arcades

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Parmi les prestations proposées par la coopérative du Rolliet, la location de remorques pour les vélos. Ce nouveau quartier de Plan-Les-Ouates propose des alternatives à la voiture individuelle motorisée. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le futur quartier du Rolliet à Plan-Les-Ouates (GE) sera doté d'une coopérative pour gérer les activités d'une partie des arcades du rez-de-chaussée ainsi que les mesures liées à la mobilité. Ce mode de gouvernance inédit vise à créer un quartier vivant pour l'arrivée des premiers habitants en 2027.

La création de la Coopérative du Rolliet, qui réunit notamment les propriétaires et la commune, a été actée officiellement jeudi matin. "On ne voulait surtout pas une cité dortoir, mais un quartier que les habitants auront envie de s'approprier", a indiqué devant la presse Fabienne Monbaron, maire de la commune de Plan-Les-Ouates.

Concrètement, les propriétaires conserveront la gestion locative de leurs immeubles, mais s'appuieront sur la coopérative pour louer et gérer les surfaces dédiées aux activités de vie de quartier (AVQ). Les propriétaires ont ainsi accepté de mettre à disposition 5% de leurs surfaces à la coopérative, ce qui correspond à 5000 m2. Au total, 40% des surfaces de rez-de-chaussée sont ainsi dédiées à ces AVQ.

Ces espaces seront loués à des loyers inférieurs à ceux du marché pour des activités favorisant la vie locale et les rencontres. Il s'agit de trouver des activités à "faible valeur ajoutée économique mais à forte valeur ajoutée sociale". Après des appels à candidatures, près de 60 à 70% des surfaces ont trouvé preneur. Il y aura notamment une épicerie solidaire, un café communautaire, un réparateur de vélo et une crèche.

Moins de voitures

La coopérative s'occupera aussi des "mesures servicielles de mobilité" (MSM), en offrant des alternatives à la voiture individuelle. Il y aura notamment des solutions d'auto-partage, une centrale pour mettre à disposition des vélos-cargos et des remorques pour vélos ou encore des casiers de livraison.

La coopérative gèrera aussi les places de parkings qui sont volontairement limitées à 0,6 place par 100 m2 de logement. Il sera notamment possible d'en réserver. La coopérative a attribué un mandat de gestion globale à une société externe pour l'ensemble de ces tâches. Des employés seront donc sur place pour répondre aux demandes des habitants.

Baisse des charges

Pour assurer son autonomie financière, la coopérative s'appuie sur un apport initial compris dans les plans financiers des opérateurs, soit 20 francs par m2 de surface brute de plancher. La coopérative est ainsi dotée de 2,4 millions de francs. Lorsqu'elle présentera un excédent locatif, celui-ci sera redistribué sous forme de baisses de charges aux habitants, a assuré son président Charles Spierer.

Avec ses 1000 logements, l'écoquartier du Rolliet constitue la première partie du grand projet de développement des Cherpines qui prévoit 3700 logements pour 2500 emplois. Ce nouveau quartier sera desservi par la ligne de tram 15, qui doit être prolongée jusqu'à Saint-Julien-en-Genevois (F), ainsi que par une ligne de bus.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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