Suisse
L'ex-PDG de Lafarge incarcéré pour financement du terrorisme
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2026/04/les-revelations-a-partir-2016-sur-les-arrangements-de-lafarge-avec-des-groupes-jihadistes-en-syrie-etaient-venues-jete-une-ombre-sur-lunion-entre-holcim-et-lafarge-alors-fraichement-consommee-arch-1000x600.jpg&description=L'ex-PDG de Lafarge incarcéré pour financement du terrorisme', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné lundi à six ans de prison avec incarcération immédiate l'ex-directeur général de Lafarge, filiale du zougois Holcim. Bruno Lafont a été reconnu coupable de financement du terrorisme en Syrie en 2013-2014.
Dans un délibéré cinglant de quatre heures, le tribunal correctionnel présidé par la juge Isabelle Prévost-Desprez a estimé que le cimentier français - avalé depuis par son concurrent suisse Holcim - a versé près de 5,6 millions d'euros via sa filiale Lafarge Cement Syria (LCS) à trois groupes jihadistes afin de maintenir l'activité d'une cimenterie à Jalabiya, dans le nord de la Syrie.
Ces versements aux groupes État islamique (EI), Jabhat al-Nosra et Ahrar al-Cham, d'"un montant jamais atteint" dans un dossier de financement du terrorisme devant la justice française, sont d'"une exceptionnelle gravité" et ont "permis de financer des actes terroristes sur zone et projetés à l'extérieur, notamment en Europe", a souligné le tribunal.
Allant au-delà des réquisitions du parquet national antiterroriste (Pnat), le tribunal correctionnel a prononcé une peine de six ans de prison assortie d'un mandat de dépôt à l'encontre de l'ex-directeur général (2007-2015) du groupe Bruno Lafont, 69 ans, fustigeant "sa mauvaise foi" et sa "lâcheté" au cours de la procédure judiciaire. L'ex-dirigeant du CAC 40, qui soutient ne pas avoir été informé des versements aux groupes jihadistes, a été arrêté dans la salle d'audience et aussitôt emmené par des policiers.
Le tribunal a réservé le même sort à son ancien bras droit Christian Herrault, alors directeur général adjoint de la multinationale, qui pour les juges "présidait aux négociations avec l'État islamique afin de signer avec l'organisation terroriste un accord rentable pour l'usine". Il s'est vu infliger cinq ans de prison avec mandat de dépôt.
Dès la sortie de l'audience, les avocates des deux hauts dirigeants incarcérés ont indiqué faire appel de la décision.
"Partenariat commercial"
L'entreprise Lafarge en tant que personne morale a été condamnée à l'amende maximale de 1,125 million d'euros et à payer solidairement avec quatre de ses ex-cadres une amende douanière de 4,57 millions d'euros pour le non-respect des sanctions financières internationales, autre infraction au coeur du procès, la justice estimant qu'elle a établi un "véritable partenariat commercial avec l'EI". Aucune confiscation n'a été en revanche prononcée.
"Les paiements à des entités terroristes ont permis à LCS de maintenir l'activité de l'usine en réduisant les coûts de fonctionnement (...) avec la perspective finale à plus long terme de participer à la reconstruction de la Syrie en disposant d'un quasi-monopole", a déclaré Isabelle Prévost-Desprez.
La tribunal a prononcé des peines allant de 18 mois de prison pour un gestionnaire de sûreté norvégien de Lafarge à sept ans de prison, pour l'intermédiaire syrien en fuite qui gérait les relations et paiements aux groupes jihadistes.
Dans ce dossier à la croisée du monde international des affaires, de la géopolitique et des eaux troubles du renseignement, l'affaire Lafarge raconte la retentissante compromission d'une grande entreprise pour préserver ses intérêts économiques dans une Syrie à feu et à sang, que les autres multinationales avaient quittée.
Durant l'âpre procès en novembre-décembre, la défense a cherché à casser le narratif selon lequel la cimenterie de Jalabiya, investissement flambant neuf de 680 millions d'euros, a été maintenue en activité pour des raisons purement financières, au détriment de la sécurité de son millier de salariés.
Décortiquant échanges de mails, comptes rendus de réunions et relevés bancaires, le tribunal s'est plongé de longues semaines durant dans l'engrenage des paiements de Lafarge, via son intermédiaire syrien Firas Tlass, aux groupes jihadistes. Ce système prévoyait le versement d'argent pour, d'une part, financer l'acquisition d'intrants destinés à la production de ciment, tels que les hydrocarbures ou la pouzzolane, et, d'autre part, assurer des "paiements de sécurité" et permettre aux employés de la cimenterie et aux marchandises de passer les barrages dans la région.
Malgré les millions versés, la cimenterie de Jalabiya est finalement évacuée par Lafarge dans l'urgence et l'impréparation la plus totale le 18 septembre 2014 face à l'avancée de l'EI. Le lendemain, elle tombe aux mains des jihadistes. Dans son jugement, le tribunal correctionnel a jugé recevable les constitutions de parties civiles d'associations de victimes du terrorisme, qui voient dans cette affaire l'un des "rouages" des attentats qui ont ensanglanté la France les années suivantes.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Vaud
Le Canton renforce son dispositif contre les violences domestiques
Le canton de Vaud renforce son dispositif face aux violences domestiques. Il mise sur un suivi accru des auteurs, une augmentation des prestations destinées aux victimes et sur un renforcement du suivi policier, notamment au moyen du bracelet électronique.
En 2024, tous les chiffres en lien avec les violences domestiques ont augmenté, a fait remarquer lundi la conseillère d'Etat Isabelle Moret, devant la presse à Lausanne. "Ces chiffres montrent que la parole se libère, que les victimes osent plus demander de l'aide et que les partenaires sont mieux connus, mais ils impliquent aussi d'adapter nos moyens face aux réalités", a-t-elle ajouté.
Quelque 6,5 millions de francs supplémentaires seront donc alloués à cette problématique dès 2027. Une phase-test de surveillance électronique active 24h/24 aura lieu durant l'automne 2026, tandis qu'un nouveau refuge destiné aux femmes victimes de violences ouvrira dans l'est ou le nord du canton d'ici 2029.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
L'impasse au Moyen-Orient ravive le pétrole
La fin de non-recevoir opposée par le président américain Donald Trump à la réponse iranienne à des propositions de Washington pour mettre fin à la guerre suscitait lundi un rebond des prix du pétrole.
Pour autant, les autres classes d'actifs semblaient désormais immunisées contre les aléas du conflit au Moyen-Orient.
A 10h21, le baril de Brent de la mer du Nord s'appréciait de 2,3% à 103,55 dollars et celui de WTI américain de 1,80% à 97,24 dollars, après une incursion au-delà de la barre des 100 dollars.
A l'exception du Dax allemand et du Cac 40 hexagonal, les principaux indices européens tendaient à prendre de l'embonpoint. Le Swiss Market Index (SMI) s'enrobait ainsi de 0,12% à 13'116 92 points.
"Félicitations mesdames et messieurs, nous venons d'atteindre ce lundi le point auquel les nouvelles du front ne tarabustent plus les investisseurs dans l'intelligence artificielle," s'amuse chez Swissquote Ipek Ozkardeskaya. L'analyste vedette de la banque en ligne glandoise prévient que les conséquences des prix élevés de l'énergie se manifesteront plus tôt que plus tard, alors que les tensions au Moyen-Orient persistent et que les réserves énergétiques de la planète s'épuisent.
"Les marchés semblent désormais considérer que tant que les bénéfices des entreprises liées à l'IA continuent d'accélérer, le scénario central reste celui d'une croissance résiliente, même dans un contexte de pétrole élevé, de tensions persistantes dans le détroit d'Ormuz et de maintien probable de taux d'intérêt élevés plus longtemps que prévu," abonde John Plassard, en charge de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion.
Nonobstant le regain de tensions qui contrarie toujours une réouverture du détroit d'Ormuz, les économistes d'UBS demeurent convaincus d'une issue diplomatique au conflit à terme. "Le chemin vraisemblablement cahoteux qui reste à parcourir renforce l'importance de détenir un portefeuille résilient, à même de résister à la volatilité à court terme," exposent-ils dans une note. Une injonction que la banque aux trois clés traduit par une recommandation pour les emprunts de qualité, l'or et les produits structurés.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Suisse
Le projet de ligne directe vers Londres franchit une nouvelle étape
Les CFF souhaitent relier la Suisse à Londres par une liaison ferroviaire directe. Un protocole d'accord a été signé entre les CFF, la SNCF et Eurostar. Cette ligne sera disponible au plus tôt dans les années 2030.
Londres est considérée comme la destination préférée des Suisses, selon les CFF. Grâce à une liaison directe prévue, les temps de trajet devraient être ramenés à six heures entre Zurich et Londres, cinq heures et demie au départ de Genève et cinq heures au départ de Bâle, ont annoncé lundi les CFF. Ceci pour répondre aux attentes des voyageurs.
Le protocole d'accord qui vient d'être signé constitue une étape importante pour le projet. Il s'appuie sur un accord de coopération signé en mars entre les CFF et la SNCF Voyageurs.
Nombreux obstacles à surmonter
La réalisation de cette liaison nécessite la collaboration de trois entreprises ferroviaires bien établies : les CFF et la SNCF Voyageurs, sur le réseau ferroviaire desquels passerait la liaison, ainsi que la filiale de la SNCF, Eurostar, qui exploite depuis plus de 30 ans les liaisons ferroviaires sous la Manche entre le continent européen et le Royaume-Uni.
Une base politique pour ce train existe déjà : en mai 2025, le conseiller fédéral Albert Rösti et la ministre britannique des Transports Heidi Alexander ont conclu à Londres un accord intergouvernemental en ce sens. La prochaine étape prévue consiste à analyser les horaires et les concepts d’exploitation possibles. Sur la base de ces résultats, les partenaires souhaitent définir les mesures suivantes.
D'autres obstacles doivent encore être surmontés avant la mise en place d'une liaison directe. Il s'agit notamment de l'organisation des formalités d'entrée sur le territoire, de la clarification des infrastructures nécessaires et des accords intergouvernementaux. La disponibilité de trains adaptés et de sillons libres doit également être garantie. La mise en ½uvre de cette offre ne serait donc possible qu'au cours des années 2030 au plus tôt.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Football
Servette Chênois proche de la finale, Beney brille à Manchester
Chaque lundi, Keystone-ATS fait le point sur l'actualité du football féminin, de la Women's Super League aux performances des joueuses de l'équipe de Suisse évoluant à l'étranger.
Women's Super League
PLAY-OFF. Servette Chênois a pris une option sérieuse sur la qualification pour la finale des play-off vendredi au Letzigrund. Les Genevoises se sont imposées 4-0 sur la pelouse du FC Zurich et aborderont le match retour vendredi avec un avantage considérable.
Championnes de Suisses en titre, les joueuses de Young Boys devraient elles aussi être au rendez-vous de la finale. Les Bernoises ont gagné 3-1 à Saint-Gall, repêché sur le tapis vert après la disqualification du FC Bâle au tour précédent.
PROMOTION-RELEGATION. Dans le même temps, Sion et Yverdon se battent pour la promotion dans l'élite. Les deux équipes romandes de LNB sont en lice dans le tour de promotion-relégation avec Lucerne et Thoune, les cancres de Women's Super League.
Après un excellent départ (deux victoires), les Yverdonnoises se sont inclinées dimanche à domicile devant Lucerne (2-1). A mi-parcours, les Nord-Vaudoises sont toujours deuxièmes de ce mini-groupe et pourraient faire un grand pas vers la promotion en cas de succès dimanche contre Thoune.
Battu pour la troisième fois en trois matches (défaite 4-1 samedi dans l'Oberland bernois), Sion a en revanche vu la Super League s'éloigner.
Les Suissesses à l'étranger
ANGLETERRE. Iman Beney a joué un grand rôle dans la qualification de Manchester City dimanche pour la finale de la Coupe d'Angleterre. Entrée en jeu à la 66e alors que les Cityzens étaient menées 2-0 par le Chelsea de Livia Peng (sur le banc), la Valaisanne a délivré deux passes décisives (86e/90e+1) pour arracher les prolongations.
La Jamaïcaine Khadija Shaw, déjà buteuse sur le 2-2, a ensuite inscrit le but de la victoire pour les Mancuniennes à la 103e. Elles affronteront Brighton en finale, le 31 mai à Wembley.
ITALIE. Déjà sacrée championne d'Italie le week-end dernier, l'AS Rome a enchaîné avec une belle victoire à Sassuolo (3-0). La Suissesse Alayah Pilgrim a participé à la fête en inscrivant le troisième but des Louves, sa sixième réussite de la saison toutes compétitions confondues.
ALLEMAGNE. Lydia Andrade est toujours autant en forme avec Cologne en Bundesliga. L'attaquante formée à Zurich a ouvert le score lors de la victoire contre Hambourg (2-1), marquant ainsi son troisième but en trois matches.
Avec le SC Fribourg, Alena Bienz a également trouvé le chemin des filets ce week-end lors d'une défaite 4-2 contre Wolfsburg. A noter également la promotion de Stuttgart, où évolue la Suissesse Julia Glaser, en première division allemande.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
-
SuisseIl y a 13 heures
Participez à la Journée de la Bonne Action avec LFM!
-
LausanneIl y a 1 jour
Les quais d'Ouchy fermés à la circulation le week-end
-
CultureIl y a 2 jours
A la découverte de la Collection d'art de la ville de Lausanne
-
Suisse RomandeIl y a 23 heures
La favorite Canaille sacrée reine des reines des vaches d'Hérens
-
InternationalIl y a 3 jours
Trump annonce un cessez-le-feu de trois jours en Ukraine
-
InternationalIl y a 1 jour
Hantavirus: 94 personnes transférées dimanche aux Canaries
-
LausanneIl y a 1 jour
Observatoire des précarités: bilan "très positif" après 4 ans
-
InternationalIl y a 2 jours
Moscou et Kiev s'accusent de violer le cessez-le-feu


