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Suisse

Le chiffre d'affaires du marché postal en hausse avec le Covid

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La pandémie de coronavirus a engendré un boom des colis (archives © KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La pandémie de coronavirus et le boom des colis qu'elle a engendré ont augmenté le chiffre d'affaires du marché postal suisse de 3% l'an dernier. Les tendances de fond, notamment l'accélération de la numérisation, se sont également renforcées à cette occasion.

Grâce en particulier à la forte croissance du secteur des colis, le chiffre d'affaires du marché postal s'est renforcé à 4,2 milliards en 2020, indique mardi la Commission fédérale de La Poste (PostCom) dans son rapport annuel. Le nombre d'envois a en revanche reculé de 4,5%, à 3,1 milliards.

Cette tendance à la baisse s'explique par l'importante diminution des volumes de lettres, journaux et périodiques acheminés. Avec 37%, la part de marché des lettres par rapport aux recettes totales a atteint son plus bas niveau au cours de l'exercice écoulé. Cinq ans plus tôt, ce chiffre dépassait encore la barre des 50%.

Le chiffre d'affaires du service universel a lui augmenté de 2,8% à 3,3 milliards de francs. Les recettes de La Poste et des opérateurs privés, générées par les colis, ont bondi de 32,5 % pour s’établir à 1,48 milliard de francs. Les revenus liés aux lettres ont eux fléchi de 13,8%.

Impact de la pandémie

La pandémie de coronavirus a contraint La Poste à maîtriser un volume record de colis. Le simple renforcement des effectifs ne suffisait pas, car les tâches qu'il était possible de leur confier étaient limitées par différentes mesures de protection sanitaire. De nombreux processus postaux partiels ont été fortement restreints, voire adaptés.

La Poste a été autorisée par le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) à déroger aux dispositions régissant le service universel pendant la durée de la situation extraordinaire. Elle devait fournir les prestations selon le principe du "meilleur effort".

Par ailleurs, la PostCom a reconnu que plusieurs mois ont été marqués par des événements de force majeure concernant les délais d’acheminement des colis et des lettres. Elle les a donc exclus de la mesure.

Dans ce contexte, 98% des lettres en courrier A et 99,2% des lettres en courrier B sont parvenues à temps chez leur destinataire, dépassant l'objectif de 97%. La Poste a également fait mieux que la valeur de 95% exigée pour les colis, obtenant 95,4% pour les envois Priority et 95,5% pour les envois Economy.

Les tendances de fond se renforcent

Sans son secteur postal, la Suisse aurait eu infiniment plus de difficultés à surmonter les périodes de paralysie dues à la pandémie, ainsi qu'à assurer son approvisionnement, note la PostCom. Quand la crise sanitaire sera terminée, il faudra toutefois revenir sur les situations critiques et identifier les améliorations possibles.

Les tendances de fond du secteur postal se sont poursuivies, relève la Commission. La pandémie a irrémédiablement modifié le comportement des clients, notamment par l'accélération de la numérisation. Cette évolution accroît la pression sur le service universel et son financement.

Du point de vue de la réglementation, La Poste est encore en mesure de supporter les coûts du service universel, note le rapport. Il faut cependant s'attendre à ce que la tendance à la diminution des recettes - en particulier les lettres - se poursuive à l'avenir.

Etude sur les conditions de travail

Début 2021, la PostCom a ordonné une étude de suivi sur les conditions de travail sur le marché postal. Les résultats seront pris en compte dans la révision de l'ordonnance relative aux exigences minimales pour les conditions de travail sur le marché postal, qui doit être revue pour la première fois au 1er janvier 2023.

En 2020, les contrôles effectués par la PostCom indiquent que certaines entreprises ne respectent pas les exigences minimales. Des infractions ont notamment été constatées concernant l'horaire de travail hebdomadaire, le salaire horaire et d'autres obligations liées au droit du travail.

Bonne accessibilité

La poste a rempli ses exigences d'accessibilité dans tous les cantons, se réjouit la PostCom. Dans le canton de Fribourg, la valeur a parfois glissé sous la barre des exigences légales de 90%, en raison des fermetures temporaires. Sur l'ensemble de l'année, la valeur (92,75%) est toutefois conforme.

La PostCom a émis 24 recommandations en 2020 concernant la fermeture ou la transformation d'offices de poste. Elle a aussi défini des critères fixant les conditions auxquelles elle peut approuver le service à domicile comme solution de remplacement lorsqu'un partenaire d'agence ne peut pas être trouvé.

Fin 2020, le réseau postal comptait 902 offices de poste en exploitation propre et 1185 agences postales. Comme les années précédentes, le nombre d’offices de poste a davantage diminué que celui des agences n'a augmenté.

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Vaud

Groupe Minoteries externalise son site de stockage

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Groupe Minoteries va externaliser l’activité de stockage de son site de Safenwil (archives). (© KEYSTONE/DOMINIC FAVRE)

Le meunier industriel vaudois Groupe Minoteries a annoncé jeudi l'externalisation de l'activité de stockage de son site de Safenwil (AG) dès le 1er septembre. Les activités seront reprises par une entreprise de logistique, tandis que le site sera loué.

La décision a été prise "dans le but de simplifier notre structure", indique jeudi le groupe basé à Granges-près-Marnand dans un communiqué. Trois collaborateurs sont touchés par cette décision: "ils seront accompagnés dans leur réorientation et des propositions seront faites au sein du groupe ou auprès des partenaires", poursuit le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Novartis relance sa production de radioligands en Italie et aux USA

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Un troisième site de production de radioligands est en cours d'érection à Indianapolis et doit devenir opérationnel dans le courant de l'an prochain. KEYSTONE / GEORGIOS KEFALAS (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Novartis annonce jeudi avoir relancé la production de radioligands sur ses sites transalpin d'Ivrea et new-jersiais de Millburn, suspendue il y a huit semaines après constatation de "problèmes de qualité potentiels" dans le processus de fabrication.

Le laboratoire précise dans son communiqué avoir également relancé le recrutement de patients pour des études cliniques sur le Pluvicto (lutétium Lu 177 vipivotide tetraxétan) et le Lutathera (lutétium Lu 177 dotatate).

La multinationale reconnaît que ces soucis de production ont affecté patients, proches et soignants, mais assure n'avoir identifié aucun risque pour les patients auxquels ont été administrées des doses produites sur ces sites. La disponibilité des produits risque de demeurer restreinte dans l'immédiat.

Un troisième site de production de radioligands est en cours d'érection à Indianapolis et doit devenir opérationnel dans le courant de l'an prochain.

Les radioligands thérapeutiques combinent un agent de ciblage visant des récepteurs exprimés par les tumeurs à un isotope radioactif endommageant l'ADN des cellules qui les composent. Ce type de traitement inhibe la croissance des tumeurs comme le processus de réplication.

Le portefeuille de Novartis en la matière s'est construit sur la base de l'incubateur de la filiale française Advanced Accelerator Applications (AAA), acquise en 2018 pour près de 4 milliards de dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Implenia se voit mieux parti que prévu en 2022

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Le segment immobilier notamment doit apporter une contribution non négligeable aux gains sur l'année.(KEYSTONE/Michael Buholzer) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

L'entreprise de construction Implenia se fend jeudi d'un avertissement positif sur résultats. Le premier semestre qui s'achève doit déboucher sur un excédent d'exploitation avant charges d'intérêts et impôts (Ebit) sous-jacent d'au moins 80 millions de francs.

La firme de Dietlikon prévoyait jusqu'ici de générer sur l'ensemble de l'année un Ebit d'au moins 120 millions. L'apport non récurrent des effets de la transformation en cours est devisé à moins de 20% et l'Ebit sous-jacent devait ainsi s'établir à au moins 100 millions.

L'amélioration de la rentabilité doit être alimentée par l'ensemble des unités d'entreprise cette année. Le segment immobilier notamment doit apporter une contribution non négligeable aux gains sur l'année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

UBS paie 25 millions de dollars pour régler une procédure de la SEC

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La filiale de l'UBS à Park Avenue à New York (archives). (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

UBS a conclu un accord aux Etats-Unis dans une affaire d'accusation d'escroquerie en relation avec un véhicule de placement complexe nommé YES (Yield Enhancement Strategy). La grande banque a accepté de payer 25 millions de dollars pour mettre fin à la procédure.

Selon la Securities and Exchange Commission (SEC), de février 2016 à février 2017, UBS a commercialisé et vendu des produits YES à environ 600 investisseurs via sa plateforme de conseillers financiers locaux.

La SEC a toutefois constaté que la banque n'avait pas suffisamment instruit et surveillé ses conseillers financiers durant cette période, selon un communiqué diffusé mercredi soir par le gendarme boursier américain.

Bien que la banque ait su que les investissements dans les produits YES étaient liés à d'importants risques, qui étaient documentés, elle n'avait pas transmis ces documents aux conseillers et aux clients. En conséquence, quelques conseillers n'étaient pas conscients des risques et leurs conseils n'étaient pas dans le meilleur intérêt de leurs clients.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

"Suffisamment d'éléments" pour des crimes de guerre, selon Cottier

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Damien Cottier s'est rendu en Ukraine dans le cadre de sa présidence de la commission des questions juridiques et des droits de l'homme du Conseil de l'Europe (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

L'armée russe a commis des crimes de guerre en Ukraine, notamment à Boutcha, affirme le conseiller national Damien Cottier (PLR/NE), qui a enquêté sur place pour le Conseil de l'Europe. "Nous avons suffisamment d'éléments concordants".

"Même s'il faut être prudent et que les tribunaux devront trancher dans chaque cas [...] nous pouvons probablement parler de crimescontre l'humanité", ajoute dans un entretien diffusé jeudi par ArcInfo et Le Nouvelliste M. Cottier, qui préside la commission des questions juridiques et des droits de l'homme du Conseil de l'Europe. Il s'est rendu à Boutcha, Irpin et Kiev avec une petite délégation de l'institution.

"Les populations civiles sont régulièrement attaquées de manière délibérée et ceci est contraire aux Conventions de Genève. Ce ne sont pas des accidents", précise le chef du groupe libéral-radical aux Chambres fédérales.

Exécutions dans les rues

A Boutcha, la délégation du Conseil de l'Europe s'est notamment entretenue avec des habitants. "Ils ont raconté des exécutions dans les rues, sans sommation, alors que les victimes se rendaient simplement au magasin ou chez un voisin", décrit M. Cottier.

A Irpin, "c'était très différent, parce que la ville se trouvait sur la ligne de front". Le PLR neuchâtelois se dit frappé par l'ampleur des destructions. "Ça aurait pu être n'importe quelle ville de Suisse [...] Les bâtiments étaient assez modernes et cossus".

M. Cottier précise qu'il n'est pas un enquêteur, mais un parlementaire, accomplissant "un travail d'analyse sur les conséquences juridiques du conflit". Avec les autres membres de la délégation, ils étudient les questions juridiques relatives au crime d'agression et la possibilité de créer un tribunal international spécial pour juger ce crime.

Ils se penchent également sur les poursuites pénales à mener. La justice ukrainienne, qui se charge de juger les crimes de guerre, a besoin de soutien dans la récolte de preuves, ajoute-t-il. "Elle reçoit des centaines de plaintes tous les jours et [...] en a déjà enregistré plus de 20'000" au total.

La délégation du Conseil de l'Europe s'occupe encore des réparations, précise M. Cottier. "Ce devrait être à l'agresseur de les payer". Une partie des "sommes importantes" d'argent russe gelées dans le monde "pourrait être affectée à la reconstruction de l'Ukraine".

Un rapport doit être remis par la délégation au plus tard en avril 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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