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Suisse

Le Parlement débat mais ne décide quasi rien pour l'égalité

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La gauche s'est illustrée mercredi par une petite action pour revendiquer l'égalité femmes - hommes au début du débat spécial. (© KEYSTONE/Peter Klaunzer)

Salaires inégaux, discrimination, harcèlement: ces questions n'étaient pas seulement dénoncées dans la rue mercredi en Suisse. Le Parlement a aussi tenu un débat spécial à l'occasion de la grève des femmes. Il n'a cependant adopté que quelques petites mesures.

Aujourd'hui, la question de l'égalité n'est toujours pas réglée de l'avis de nombreux élus à Berne. "Le harcèlement est une réalité bien présente dans notre vie quotidienne, dans la rue, dans les entreprises et dans les administrations", a rappelé Valérie Piller Carrard (PS/FR). Il faut agir au sein du monde du travail.

Laurence Fehlmann Rielle (PS/VD) a elle dénoncé les inégalités persistantes dans les salaires. L'égalité salariale ne profiterait pas qu'aux femmes, mais à leur famille, à l'économie et à l'ensemble de la société, a-t-elle souligné.

Pas encore d'égalité de droits

Des mesures ont été prises dans la bonne direction ces 40 dernières années, mais l'égalité des droits n'est toujours pas garantie, a quant à elle relevé Melanie Mettler (PVL/BE). La maternité est par exemple un frein à leur carrière faute de structures adéquates. Il faut continuer à combler les lacunes actuelles.

Pour Marcel Dobler (PLR/SG), l'inégalité salariale basée sur le sexe est inacceptable. Mais selon lui, le problème est plus complexe. Des analyses ont mis en évidence des différences aux dépens des femmes mariées mais pas entre hommes et femmes célibataires. Il faudrait creuser les causes exactes de ces différences.

Nombreuses mesures déjà prises

La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a rappelé au nom du Conseil fédéral que "l'égalité s'inscrit au coeur des droits fondamentaux". Il y a certes encore des efforts à faire dans toutes sortes de domaines, mais les bases légales sont souvent là.

Il y a aussi des mesures proposées comme celle de quantifier la "taxe rose", qui sont difficilement réalisables. Thomas Aeschi (UDC/ZG) n'a pas pu s'empêcher de lui demander s'il y avait encore un problème d'inégalité entre hommes et femmes en Suisse. "On ne peut pas du tout affirmer qu'il n'y a pas de problème d'égalité", lui a rétorqué la conseillère fédérale.

Trois propositions acceptées

Au final, sur les huit interventions débattues, le National n'en a accepté que trois, toutes déposées par la droite. Le postulat de Marcel Dobler demande une analyse du Conseil fédéral sur l'impact de la maternité, de l'interruption de travail, de l'état civil ou de l'expérience professionnelle sur le salaire des femmes.

Les députés ont aussi adopté la motion de Melanie Mettler qui demande des mesures pour mettre fin à la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle. En 2019, le Tribunal fédéral a conclu qu'il n'était pas contraire à la loi de ne pas engager quelqu'un en raison de son orientation sexuelle. En clair, il est permis de ne pas engager une lesbienne. La Bernoise veut corriger ce biais.

Enfin, le conseil a donné suite à un postulat de Marianne Binder (Centre/AG) qui charge le Conseil fédéral d'examiner la valeur du travail familial. En Suisse, les activités domestiques représentent quelque 6,5 milliards d'heures de travail, soit près de 75% du volume total de travail non rémunéré. Pour elle, la sous-estimation du travail familial est anormale du point de vue fiscal aussi.

Gauche bredouille

Exit en revanche les motions de la gauche pour contraindre les entreprises de 50 travailleurs au moins à effectuer une analyse de l'égalité des salaires. Même sort pour une autre qui demandait que la prévention contre le harcèlement sexuel au travail soit ancrée dans la formation professionnelle et la maturité gymnasiale.

Le National ne veut rien entendre non plus d'une analyse sur les différences de prix entre produits et services destinés aux femmes et aux hommes, ni sur une réduction du temps de travail. Au Conseil des Etats, toutes les interventions déposées dans le cadre de ce débat ont été rejetées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

L'équipe d'Alina Pätz rejoint le CC3C Genève

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Alina Pätz et son équipe rejoignent le CC3C Genève. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'équipe d'Alina Pätz rejoint le CC3C Genève, a annoncé le club vendredi. Elle vise l'or aux JO de 2030 après avoir conquis l'argent au tournoi olympique de Cortina en février.

Après les annonces de départ à la retraite de Silvana Tirinzoni et de Carole Howald à la mi-avril, la skip Pätz sera accompagnée des nouvelles recrues Renée Frigo et Stéfanie Berset, ainsi que de Selina Witschonke. A Genève, elles vont retrouver l'équipe de Yannick Schwaller, médaillée de bronze aux JO 2026.

"Nous sommes très heureuses de rejoindre le CC3C Genève. Nous voulons représenter Genève au plus haut niveau et viser l’or en France 2030", a déclaré la Zurichoise de 36 ans, sextuple championne du monde, citée dans le communiqué du club.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Fondation Gianadda: Auguste Rodin et Rainer-Maria Rilke à l'honneur

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La nouvelle exposition de la Fondation Pierre Gianadda est à découvrir jusqu'au 22 novembre (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La Fondation Pierre Gianadda de Martigny a verni sa nouvelle exposition, vendredi soir. Intitulée "Rodin selon Rilke, elle fait la part belle au sculpteur français Auguste Rodin et au poète Rainer Maria Rilke, décédé, il y a 100 ans, après avoir vécu à Sierre.

Jusqu'au 22 novembre, les visiteurs pourront découvrir les oeuvres du sculpteur (1840-1917) - mis en lumière pour la quatrième fois à Martigny -, via les descriptions de l’un des plus grands poètes de langue allemande du XXe siècle. L’exposition, rythmée de plusieurs chapitres et réalisée par le musée Rodin de Paris, propose un itinéraire poétique des oeuvres de l’artiste sous la plume de Rilke disparu en 1926, précise la Fondation Gianadda, dans un communiqué de presse.

Rainer Maria Rilke naît à Prague en 1875. Après le baccalauréat, il étudie la littérature et publie ses premiers poèmes, en 1896. Six ans plus tard, il reçoit d’un éditeur allemand la commande d’une monographie dédiée à Auguste Rodin.

"Un texte fondateur"

Pour écrire la monographie de Rodin, Rilke passe du temps à Meudon, lieu de résidence du sculpteur. En mars 1903, l’ouvrage est publié et se révèle un véritable hymne au génie de Rodin.

"Cette monographie s’impose comme un texte fondateur et compte parmi les ouvrages consacrés au sculpteur parmi les plus traduits dans le monde", souligne la Fondation Gianadda. Rodin en reçoit un exemplaire, qu’il se fait traduire. A sa lecture il découvre le talent du poète et lui témoigne sa reconnaissance.

Rilke revient à Paris en 1905 et Rodin l’héberge chez lui à Meudon. Rodin lui confie un peu de secrétariat pour l’aider financièrement. Durant toute sa vie, le poète nourrira une véritable admiration pour celui qui est considéré comme le père de la sculpture moderne.

A la découverte du "Penseur"

A partir de "morceaux choisis" parmi les écrits de Rilke et plusieurs chefs-d’½uvre de Rodin, l’exposition à voir dans le Bas-Valais propose un itinéraire poétique des sculptures de l’artiste à travers les mots du poète austro-hongrois.

En outre, les visiteurs pourront découvrir au milieu du temple gallo-romain de la Fondation, "Le Penseur, monumental", sculpture la plus emblématique et la plus connue de l'oeuvre du Français.

Sierrois durant cinq ans

De nombreux documents d'archives, une importante correspondance entre les deux hommes et la fameuse édition de la monographie que le poète publie sur le sculpteur, en 1903, sont à découvrir à Martigny. La plupart des citations utilisées dans le parcours de l’exposition en sont extraites.

Pour clore ce dialogue inédit entre le sculpteur et le poète ,un espace dédié aux années valaisannes de Rainer Maria Rilke. Le poète vivra de 1921 à 1926 au château Muzot, à Sierre. Il est enterré à Rarogne (VS).

Plus de 40'000 visiteurs

Pendant cette période de cinq ans, il écrit "les Quatrains valaisans" et "Vergers". L'exposition permet également de découvrir une lettre manuscrite de Rilke à Eduard Korrodi, enseignant zurichois puis rédacteur en chef du supplément culturel de la NZZ, acquise par Léonard Gianadda et offerte à la Fondation Rilke, en 2021.

L'exposition "de Manet à Kelly, l'art de l'empreinte" s'est, elle, conclue le 14 juin. Elle aura attiré 40'317 visiteurs, soit une moyenne de 218 visiteurs par jour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Un incendie se déclare dans une chambre des HUG à Genève

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A l'arrivée des sapeurs-pompiers aux HUG, le feu était maîtrisé (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Un incendie s'est déclaré vendredi après-midi dans une chambre des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Une personne a été emmenée aux urgences pour un contrôle, a indiqué vendredi soir le Service d'Incendie et de Secours (SIS).

Le feu a été détecté automatiquement, ce qui a déclenché la fermeture des portes coupe-feu de l'unité concernée, située au deuxième étage. Le personnel soignant a maîtrisé le départ de feu à l'aide d'un dévidoir avant l'arrivée des pompiers. Les patients ont également été évacués.

A leur arrivée, les équipes du SIS ont traité les fumées restantes et effectué divers contrôles. La chambre où le sinistre a débuté a subi d'importants dégâts.

Au total, 19 personnes, patients et membres du personnel, ont été examinées sur place. Vingt sapeurs-pompiers professionnels et cinq véhicules ont été mobilisés pour cette intervention.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Non en commission à une taxe pour désengorger les urgences

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La commission de la santé du Conseil des Etats ne veut pas introduire une nouvelle taxe pour désengorger les urgences (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les patients se rendant aux urgences sans délégation médicale ne devraient pas être taxés. Contrairement au National, la commission de la santé du Conseil des Etats a refusé d'entrer en matière sur un projet parlementaire ayant pour but de désengorger les urgences.

Le projet prévoit de donner aux cantons la possibilité d'augmenter de 50 francs au maximum la quote-part de l'assuré si celui-ci se rend aux urgences sans y avoir été envoyé à la demande écrite d'un médecin, d'un centre de télémédecine ou d'un pharmacien. Ce supplément doit être appliqué dès que la personne assurée a atteint sa franchise annuelle, indépendamment du montant de la quote-part déjà payé.

Les femmes enceintes et les enfants jusqu'à 18 ans doivent être exclus de cette mesure. De même que les personnes envoyées aux urgences par l'intermédiaire d'un numéro d'urgence cantonal ou emmenées par les services de transport de patients et de sauvetage. La surtaxe doit s'appliquer uniquement aux personnes assujetties à l'assurance obligatoire des soins.

"Inefficace, voire contreproductif"

La commission comprend la volonté de désengorger les urgences, indiquent vendredi les services du Parlement. Mais "la solution retenue est inefficace, voire contreproductive".

Le but est de réorienter les patients vers d'autres formes de prise en charge. Toutefois, cela suppose que les soins de bases nécessaires soient effectivement disponibles. Or, dans les régions périphériques, en dehors des heures ouvrables et durant les week-ends, les urgences hospitalières sont souvent l'unique recours en cas d'urgence, selon la commission.

Celle-ci souligne encore des charges administratives supplémentaires pour de nombreux acteurs du système de santé. En outre, le risque que certaines consultations nécessaires soient retardées, voire n'aient pas lieu, pourrait compromettre la santé des patients. A terme, cela pourrait engendrer une augmentation des coûts.

La commission privilégie des solutions alternatives. Elle cite l'amélioration des dispositifs de triage, la promotion et la valorisation de l'offre médicale de premier recours ainsi que le développement des compétences en matière de santé des personnes assurées.

La commission a pris sa décision à l'unanimité. Le Conseil fédéral est aussi opposé au projet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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