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Économie

L'arc jurassien durement frappé par les droits de douane américains

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De nombreuses entreprises jurassiennes sont actives dans l'horlogerie (image symbolique). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

L'économie de l'arc jurassien souffre particulièrement des droits de douane imposés par les Etats-Unis. Le recours au chômage partiel est important.

Dans le canton du Jura, depuis début septembre, plus de 100 entreprises, employant 4000 personnes, ont déposé des demandes de chômage partiel. Cela concerne environ 10% de la population active du canton.

Ces chiffres sont cités par les journaux de Tamedia, qui se sont entretenus avec le ministre jurassien de l'économie Stéphane Theurillat (Centre). Le conseiller d'Etat met en garde contre le risque de dommages irréparables pour l'économie si des solutions rapides ne sont pas trouvées par rapport à la situation douanière.

Interrogé par l'agence de presse Keystone-ATS, le service de communication du canton confirme que des entreprises ont demandé le chômage partiel pour environ 4000 personnes. Mais toutes ne sont pas actuellement en chômage partiel.

Branches exportatrices

L'économie jurassienne est fortement touchée parce qu'une grande partie de ses entreprises sont actives dans l'horlogerie, la technologie ou l'industrie des machines, expliquent les journaux de Tamedia. Ces secteurs étaient déjà sous pression avant l'augmentation des droits de douane américains, notamment à cause de la baisse de la demande chinoise, de la faiblesse de la conjoncture chez d'autres clients ou de la force du franc suisse.

L'économie francophone bernoise est touchée "avec la même intensité" que les entreprises jurassiennes et neuchâteloises, explique à Keystone-ATS le directeur de la Chambre d'économie publique Grand Chasseral Patrick Linder. Il ne dispose toutefois pas de chiffres relatifs au Jura bernois, qui sont noyés dans les statistiques cantonales.

Pour l'ensemble du canton de Berne, 102 entreprises ont déposé des demandes de chômage partiel durant le mois d'août, pour un total de 2347 personnes. S'y sont ajoutées 22 autres entreprises entre le 1er et le 11 septembre, avec 510 collaborateurs concernés, détaille la Direction de l'économie, de l'énergie et de l'environnement.

Lorsque l'annonce des droits de douane américains est tombée, certains secteurs comme l'horlogerie connaissaient des difficultés depuis plus d'une année. Comme dans le canton du Jura, ces entreprises devaient déjà faire face à la baisse de la demande chinoise et à la faiblesse de la conjoncture.

La décision du Conseil national d'approuver jeudi un projet parlementaire visant à verser les indemnisations en cas de chômage partiel durant 24 mois - contre 12 mois extensibles à 18 mois aujourd'hui - constitue "le minimum attendu", selon Patrick Linder. Mais d'autres mesures devront être prises.

Soutien du Seco demandé

Stéphane Theurillat cherche de son côté à discuter avec le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) afin d'obtenir plus de moyens pour l'assurance-chômage et les offices régionaux de placement. Le système dans le canton est "à la limite de la surcharge".

Le service de communication du canton du Jura confirme vouloir contacter le Seco pour voir si un soutien supplémentaire est possible pour les entreprises, au-delà du chômage partiel.

Chute des exportations

Depuis le 1er août, les exportations suisses vers les Etats-Unis se voient imposer des droits de douane de 39%. Le mois dernier, la baisse drastique de la demande américaine a fait chuter d'un cinquième les exportations vers ce pays, selon les chiffres du Département fédéral des finances (DFF) et de l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF) publiés jeudi.

La contraction américaine, qui ramène les exportations vers ce pays au plus bas niveau enregistré depuis 2020, est avant tout à mettre sur le compte de la chimie-pharma et des montres.

Au début du mois, le Seco avait toutefois souligné ne pas encore avoir constaté d'évolution dramatique sur le marché du travail suisse en rapport avec les droits de douane américains. En août, le chômage partiel avait même légèrement baissé. Ce mois-là, la plupart des entreprises ont encore justifié leurs demandes par des difficultés conjoncturelles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le National empoigne le sensible dossier du Mercosur

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Le vote sur la proposition de Martin Haab (UDC/ZH) (ci-dessus) de compenser le secteur agricole à hauteur de 880 millions de francs sera décisif (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Les agriculteurs vont-ils avoir gain de cause? Le National empoigne mercredi l'accord avec le Mercosur, un sujet sensible pour les agriculteurs qui craignent de se faire concurrencer par le marché latino-américain. Ils demandent 880 millions en compensation.

L'accord conclu l'année dernière entre l'AELE, dont fait partie la Suisse, et le bloc sud-américain Mercosur doit permettre des économies de 150 millions de francs par année en droits de douane. Une économie et une diversification des échanges particulièrement bienvenues dans le contexte d'incertitude avec les Etats-Unis.

Là où les voix s'élèvent, c'est sur les contingents sud-américains que la Suisse doit importer en contrepartie. Davantage de viande et de vin d'Argentine, du Brésil, d'Uruguay et du Paraguay se retrouveront sur sol helvétique. De quoi faire craindre aux agriculteurs pour leur activité et aux défenseurs de l'environnement pour le climat.

Pression de l'USP

L'Union suisse des paysans (USP) est montée au créneau ces dernières semaines. Elle appelle à accepter une proposition de l'un de ses membres, le conseiller national Martin Haab (UDC/ZH).

Il veut débloquer un crédit d'engagement de 880 millions de francs pour les années 2028 à 2035 à titre de mesures d'accompagnement. Sans cela, l'USP menace de déposer un référendum.

Le gouvernement a tenté de satisfaire la branche en annonçant une aide ponctuelle de 158 millions. Une initiative qui a fait chou blanc.

Des majorités à chercher au centre

La branche paysanne du Parlement va tenter de chercher des alliances au centre. Mais l'issue des tractations reste incertaine. La proposition avait été rejetée en commission. Plusieurs de ses membres, notamment du Centre, veulent éviter une "politique de l'arrosoir" en débloquant des fonds à tout va.

Des alliances pourraient aussi voir le jour avec la gauche, également très critique vis-à-vis de l'accord. Elle craint des répercussions néfastes pour le climat.

La gauche n'est pas opposée à des alliances avec les agriculteurs. "Mais il nous faut aussi quelque chose en retour", avait indiqué Laurence Fehlmann Rielle (PS/GE) à Keystone-ATS.

Règlement européen sur le balan

Le camp rose-vert tient particulièrement à l'article forçant le Conseil fédéral à suivre le règlement européen sur la déforestation. Ce point a été accepté de justesse en commission. D'autres propositions visant à protéger le climat et la population autochtones sont sur la table.

Les Vert-e-s ont déjà brandi la menace du référendum depuis longtemps. Le vote de l'UDC sera aussi particulièrement observé. Le parti soutient l'accord. Plusieurs de ses membres se sont toutefois montrés très réticents.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Départ du directeur de l'aéroport de Sion

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La Ville de Sion confirme le départ du directeur de l'aéroport (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

L'aéroport de Sion n'a plus de directeur. Annoncé il y a quelques jours par le Nouvelliste, le départ du directeur actuel, Christophe Chollet, a été confirmé lundi par la Ville de Sion.

Les deux parties ont mis fin "d'un commun accord" à leurs relations de travail au 31 août 2026, indique le chef-lieu valaisan. Son bref communiqué ajoute que Christophe Chollet "n'exercera plus ses fonctions opérationnelles à compter de ce jour". La Ville de Sion ne souhaite pas faire d'autres commentaires.

L'aéroport traverse une période de turbulences depuis plusieurs mois. Une enquête de Rhône FM avait notamment révélé, l'automne dernier, un climat de tension. Les autorités communales n'avaient pas souhaité prendre position, confirmant toutefois l'ouverture d'un audit externe.

Au niveau politique, cantonal cette fois, le projet de loi visant à créer une société de gestion et d'exploitation du site a été validé en mars dernier par le Grand Conseil. Un référendum contre cette cantonalisation de l'aéroport, porté notamment par les Vert-e-s, est toutefois sur le point d'aboutir.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Les nuitées hôtelières toujours en repli en mai

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En mai, l'hôtellerie suisse était toujours à la peine, selon les chiffres de l'OFS. (archive) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

En mai, l'hôtellerie suisse était toujours à la peine, selon les chiffres de l'OFS. Le nombre de nuitées a continué de diminuer, et même davantage qu'en avril.

Le nombre de nuitées dans l'hôtellerie suisse a baissé de 1,2% sur un an en mai, relève lundi l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans sa première estimation. Le recul s'inscrivait à 0,6% en avril.

Le nombre de touristes étrangers a davantage diminué que celui des hôtes indigènes. Le fléchissement s'est ainsi affiché à 0,5% pour les Suisses et à 1,8% pour les étrangers.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

UniCredit contre-attaque, accuse Commerzbank de semer la confusion

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L'établissement transalpin s'offusque d'insinuations de manipulation de la part de sa cible rétive allemande. (archive) (© KEYSTONE/EPA/DANIEL DAL ZENNARO)

UniCredit a annoncé lundi avoir saisi le superviseur financier allemand BaFin dans le cadre de son offre hostile sur Commerzbank.

La banque italienne accuse sa concurrente allemande de "semer la confusion" sur l'offre d'achat qui doit se clôturer mardi soir, sauf prolongation.

Commerzbank "choisit de se concentrer sur des allégations infondées avec l'intention, apparemment, de perturber l'intégrité de l'offre, semant la confusion parmi les parties prenantes", a accusé la direction d'UniCredit dans un communiqué.

"Cela détourne l'attention de l'opportunité stratégique de bâtir un champion bancaire européen plus solide et plus compétitif, créateur de valeur pour tous", selon UniCredit.

La banque italienne a demandé à la BaFin "d'examiner les circonstances entourant ces déclarations, leur exactitude et leur intention apparente de perturber l'intégrité de l'offre".

Commerzbank, qui avait déjà saisi la BaFin, accuse UniCredit de gonfler artificiellement l'impression de succès de son offre.

UniCredit communique régulièrement sur le taux d'acceptation de son offre sur Commerzbank: il était de 11,86% vendredi, s'ajoutant à une participation de 26,7% acquise au moment de lancer début mai son offre de reprise sur sa rivale allemande, valorisée 35 milliards d'euros.

La banque italienne y ajoute 13,19% du capital détenu via des dérivés en espèces et 3,22% via des dérivés en actions.

Selon la direction de Commerzbank, les actions apportées à l'offre proviennent quasi exclusivement de banques et d'institutions financières dans l'écosystème d'UniCredit, notamment comme contreparties sur des produits dérivés.

En d'autres termes, pas des actionnaires de Commerzbank convaincus par l'offre, qui ne serait du reste pas attractive car valorisant la banque allemande en dessous de son cours boursier actuel.

Le comité central d'entreprise de Commerzbank a d'ailleurs chargé vendredi son président de déposer une plainte contre X pour suspicion de manipulation de marché et d'information trompeuse.

UniCredit continue de "rejeter fermement les allégations et insinuations concernant ses déclarations et le processus d'offre".

"À aucun moment UniCredit n'a regroupé ni confondu les différentes catégories qui doivent être déclarées en vertu de la réglementation applicable; la confusion entre ces catégories provient à plusieurs reprises de la direction de Commerzbank, et non d'UniCredit, apparemment dans le but de monter un récit trompeur", a accusé lundi la banque italienne.

UniCredit souligne par ailleurs que sa participation dépasse désormais "confortablement" le seuil de 30% qu'elle s'était fixé. La banque serait ainsi en mesure de "nommer l'ensemble des représentants des actionnaires au sein du conseil de surveillance" pour mettre en place sa stratégie.

"Toute suggestion selon laquelle un seuil plus élevé serait requis pour ces mesures de gouvernance est incorrecte", a martelé la banque. "Les seules décisions nécessitant une majorité de 75% en assemblée générale seraient une fusion ou d'autres opérations de réorganisation de la société", ce qui n'est envisagé que dans un deuxième temps par UniCredit avec sa filiale allemande HypoVereinsbank.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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