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Suisse

Le Parlement approuve le budget 2024

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Le budget 2024 a fait l'objet de vifs débats au Parlement (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Le Parlement a bouclé le budget 2024. Suivant le Conseil des Etats, le National a accepté jeudi la proposition de la conférence de conciliation. Elle prévoit notamment un compromis sur l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).

Le National voulait couper 20 millions de francs dans l'UNRWA. La conférence a retenu la proposition du Conseil des Etats de réduire de 10 millions le budget pour les actions humanitaires sans préciser où l'argent doit être économisé. Le Conseil fédéral est libre de choisir. Les conditions d'octroi des fonds ont toutefois été précisées.

Les contributions à l'aide humanitaire au Proche-Orient seront versées par tranche et les commissions de politique extérieure consultées avant le versement. Les fonds devront profiter exclusivement à la population civile.

Un autre point de divergence concernait la politique régionale. Les sénateurs voulaient maintenir la contribution de 25 millions au Fonds de développement régional, les députés la biffer. C'est finalement une solution de compromis qui a été retenue avec une coupe de 12,5 millions. Cette option avait déjà été proposée par le Conseil des Etats.

Les Chambres étaient d'accord pour compenser les dépenses excédentaires par une coupe dans le Fonds d'infrastructure ferroviaire (FIF). Suite aux adaptations effectuées, le Conseil des Etats a donné son feu vert à un montant de 38 millions.

Pas de croissance plus rapide pour l'armée

Les dépenses de l'armée figurant dans le plan financier 2025-2027 divisaient aussi les Chambres. Le Conseil des Etats souhaitait qu'elles croissent plus vite que ce que le Conseil fédéral a décidé et atteignent 1% du PIB en 2030 et non 2035, en accord avec une motion avalisée par le Parlement. Le National s'y était opposé. Il a eu gain de cause.

L'UDC était opposée à la proposition de la conférence de conciliation. Elle n'est pas équilibrée, mais biaisée. Toutes les propositions du Conseil des Etats y sont reprises, a dénoncé Lars Guggisberg (UDC/BE).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Salaire minimum vaudois: les partisans partent en campagne

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Le comité unitaire favorable au salaire minium vaudois a présenté ses arguments à la presse, lundi matin à Lausanne. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Les partisans du salaire minimum vaudois, soumis au peuple le 14 juin, lancent leur campagne. Ils font l'éloge de cet "outil de politique sociale" qui permet de lutter contre la pauvreté, réduit les dépenses de l'Etat et fait ses preuves à Neuchâtel et Genève.

Le salaire minimum vaudois a été calculé à 23 francs l'heure selon le coût de la vie en 2023, et se monterait à 23,60 francs aujourd'hui en tenant compte de l'inflation. Il profiterait à environ 23'000 personnes dans le canton - soit près de 5% des emplois - qui gagnent actuellement moins que ce salaire, a relevé Samuel Bendahan, lundi matin devant la presse à Lausanne.

Ce salaire minimum doit surtout profiter à certains secteurs (restauration, soins à domicile, coiffure, nettoyage, etc), et souvent à des postes occupés par des femmes. "Ces personnes travaillent à 100% et ne peuvent pas vivre dignement", a affirmé le conseiller national socialiste.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

L'IA pour mieux détecter la douleur chez les souris de laboratoire

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L'évaluation du stress dans l'expérimentation animale: un nouveau système développé par l'EPFZ utilise l'IA pour lire les modifications dans l'expression du visage et la posture des souris de laboratoire (image symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L'IA permet de mieux détecter les signes de souffrance chez les souris de laboratoire. Un système de surveillance développé par l'EPFZ reconnaît grâce aux algorithmes les modifications causées par le stress ou la douleur dans l'expression du visage des rongeurs.

Le nouveau système baptisé "Grimace" standardise la surveillance des animaux de laboratoire, indique lundi l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Il utilise la vision et l'apprentissage automatiques pour évaluer l'expression du visage et la posture des souris. L'observation est immédiate, douce et objective, selon les chercheurs.

Le système consiste en une caisse munie de deux caméras, une en haut et une face à la souris, comparable à un photomaton pour les photos d'identité. Les deux caméras permettent de détecter les signes subtils de douleur et de malaise qui se manifestent souvent dans l'expression du visage des rongeurs: yeux plissés, renflement du nez et des joues, modification de la position des oreilles ou de l'orientation des moustaches.

Un algorithme évalue ensuite les expressions faciales de la souris en temps réel. Ce système permet d'évaluer rapidement et précisément si les animaux souffrent et s'il faut éventuellement leur administrer des analgésiques supplémentaires.

Ordinateur vs oeil nu

La surveillance de la douleur et du bien-être est indispensable pour l'expérimentation animale. Mais jusqu'à présent, l'évaluation est subjective et souvent insuffisante. Les scientifiques observent les animaux depuis le bord de leur cage et comparent l'expression de leur visage avec des photos, ce qui s'avère souvent difficile. L'observation par les humains peut en outre provoquer chez les animaux un stress supplémentaire.

Les chercheurs de l'EPFZ ont testé le système "Grimace" pour évaluer le bien-être chez des souris avant et après une opération de cerveau. Les évaluations par l'ordinateur concordent avec celles des experts humains. Elles ont surtout l'avantage d'être constantes et standardisée, alors que le jugement concernant le niveau de douleur diffère selon les experts. Ces résultats ont été publiés dans le magazine spécialisé Lab Animal.

Kit open source

L'ensemble du système, y compris le logiciel, a été développé par des collaborateurs du hub 3R de l'EPFZ compétent pour l'expérimentation animale selon les trois principes "remplacer, réduire et affiner". Il est désormais partagé avec le monde entier sous forme de kit open source.

Des approches automatisées de reconnaissance faciale existaient déjà mais il manquait un système de bout en bout entièrement standardisé, explique Oliver Sturman, directeur du hub 3R, cité dans le communiqué. "Grimace" suscite déjà un large intérêt à l'international: les chercheurs prévoient de développer cette technologie tandis les questions du brevet et de la commercialisation restent ouvertes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Violences domestiques: la lutte doit se poursuivre

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"Le message que nous envoyons aujourd'hui est clair: les violences domestiques et sexuelles sont inacceptables", a déclaré le conseiller fédéral Beat Jans. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La lutte contre les violences domestiques doit encore se poursuivre, selon les cantons et le Conseil fédéral. Ils tiraient lundi le bilan des mesures prises jusqu'à présent, à quelques jours de la mise en service du numéro d'urgence spécialisé 142.

Le numéro court pour les victimes de violences domestiques sera actif dès vendredi. Sa mise en service avait été retardée pour des raisons techniques alors que le nombre de féminicides est en hausse.

En 2025, 22'066 infractions liées aux violences ont été enregistrées, soit une hausse de 4,4% par rapport à l'année précédente, a rappelé le conseiller d'Etat valaisan Matthias Reynard, président de la Conférence des directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS), devant la presse.

Cantons et Confédération ont lancé il y a cinq ans des travaux pour lutter contre les violences domestiques et sexuelles. Le bilan est bon, a déclaré le ministre de justice et police Beat Jans. Mais des mesures sont encore nécessaires. Les places d'accueil pour les victimes doivent par exemple être renforcées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Swatch: ISS recommande de voter pour le candidat dissident Wood

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ISS, qui apporte son soutien à la candidature de Steven Wood au conseil d'administration de Swatch Group, juge l'influence de la famille Hayek trop importante au sein du conseil d'administration de l'horloger biennois dirigé par Nick Hayek, ici à l'image (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La société de conseil ISS recommande aux actionnaires du groupe horloger Swatch Group de voter en faveur du candidat dissident Steven Wood lors de l'assemblée générale le 12 mai. L'horloger rejette la candidature de l'investisseur américain et ses propositions.

Dans une analyse publiée mardi, ISS souligne que les performances de Swatch Group ont baissé ces dernières années, et que "l'entreprise a perdu la position dominante qu'elle occupait autrefois face à ses concurrents nationaux".

ISS estime qu'il est difficile de dissocier ce recul de la famille Hayek: "à l'heure actuelle, le CEO et le président du conseil d'administration sont des membres de la famille Hayek, et deux autres administrateurs sur les sept que compte le conseil sont des proches, ce qui démontre leur influence sur l'orientation de l'entreprise".

"La société est confrontée à une détérioration de ses résultats opérationnels et à de graves lacunes en matière de gouvernance d'entreprise. Il aurait donc été logique qu'elle présente un candidat capable de s'attaquer à l'un de ces problèmes, voire aux deux, mais elle ne l'a pas fait", ajoute ISS.

Ce contexte a mené Greenwood Investors, société fondée par Steven Wood et qui détient selon elle 0,5% du capital-actions du groupe Swatch, à proposer la candidature de l'investisseur activiste, soutient-elle. Elle recommande ainsi aux actionnaires de voter en faveur de M. Wood en tant que représentant des actionnaires au porteur au conseil d'administration.

Contrebalancer le poids des Hayek

"Bien que le candidat dissident ne dispose pas d'une expérience pertinente dans le secteur horloger, il apporterait le point de vue d'un actionnaire indépendant. Cela est d'une importance capitale à ce stade, car le conseil d'administration a besoin d'une voix incontestablement indépendante pour contrebalancer l'influence de la famille fondatrice", souligne ISS.

"De plus, il possède une expertise des marchés financiers et une expérience au sein de conseils d'administration de sociétés cotées dans plusieurs juridictions européennes, ce qui serait précieux pour aider à restaurer la confiance des investisseurs et à mettre en oeuvre les améliorations indispensables en matière de gouvernance".

Aux yeux d'ISS, le vote en faveur de Steven Wood constitue "une étape constructive vers l'amélioration de la surveillance et le rétablissement de la confiance des investisseurs". Et cela, même s'il n'a pas échappé à la société de conseil que la composition finale du conseil d'administration est déterminée par un vote de l'assemblée générale, soit l'ensemble des actionnaires.

Vote de contestation

Ainsi, "il semble donc que même si le candidat dissident obtient le soutien majoritaire des détenteurs d'actions au porteur, son élection au conseil d'administration puisse être bloquée par le pool de la famille Hayek."

Le groupe Swatch a fait savoir s'opposer fermement à la candidature de M. Wood, dont les revendications iraient au-delà des dispositions du code des obligations, selon lui. La représentation de l'actionnaire majoritaire au sein du conseil d'administration deviendrait donc minoritaire au regard des statuts, ce qui entraînerait également des risques financiers et économiques considérables pour Swatch, argumente-t-il.

Le 12 mai, il proposera l'ancien conseiller d'Etat bernois Andreas Rickenbacher comme nouveau membre du conseil d'administration.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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