Économie
L'économie helvétique cale au 2e trimestre
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L'évolution du produit intérieur brut (PIB) helvétique s'est avérée nulle au second trimestre, note lundi le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco). Les évènements sportifs n'ont pas contribué à l'évolution de l'économie helvétique entre avril et fin juin.
Si le coup de frein entre le premier et le deuxième partiel était largement anticipé par les économiques sondés par l'agence AWP, le coup d'arrêt constitue une petite surprise. Les pronostics s'échelonnaient entre +0,1% et +0,3% en comparaison trimestrielle.
La croissance annualisée hors grands rendez-vous sportifs a, elle, été divisée par trois par rapport au trimestre précédent à 0,5%.
La création de valeur dans l'industrie notamment a fléchi de 2,9% en glissement trimestriel. Le secteur chimico-pharmaceutique (-2,3%) peine à renouer avec ses cadences de croissance enregistrées entre 2015 et 2022, relèvent les économistes fédéraux dans leur point de situation. La contagion de l'accès de faiblesse à d'autres branches a eu pour corollaire un tassement de 1,2% des exportations de marchandises.
La construction (-0,7%) n'a pas été épargnée, avec un recul des chiffre d'affaires dans l'ensemble des secteurs du bâtiment comme du génie civil.
Consommation publique (+0,1%) et privée (+0,4%) ont permis de contenir le ralentissement. L'hôtellerie-restauration (+5,2%) a tiré l'essor des revenus des services. Si le commerce de détail accuse un ralentissement de 0,4%, l'essor du commerce de gros et les ventes d'automobile permettent au segment de boucler le partiel sur un gain de 2,1%.
La contribution du commerce extérieur à l'évolution du PIB est demeurée positive, l'érosion des exportations de marchandises ayant été compensée par l'essor de celles de services d'une part et l'étiolement de 3,7% des importations de biens et de services de l'autre.
Les observateurs font preuve d'un certain fatalisme. "La petite économie ouverte helvétique est bien trop dépendante des aléas de l'étranger", rappelle Thomas Gitzel, économistes en chef chez VP Bank. Même si la Suisse demeure relativement épargnée par l'inflation, le renchérissement fait planer des doutes sur le maintien de la consommation intérieure, au vu de surcroît de la perspective de hausses de loyers pour de nombreux ménages, poursuit l'expert.
Le net recul des importations confirme pour Arthur Jurus, d'Oddo BHF Suisse, un affaissement de la demande intérieure, susceptible de déboucher sur une nouvelle stagnation de l'économie au troisième trimestre. L'économiste n'attend aucun assouplissement pour relancer la croissance de la part de la Banque nationale suisse (BNS), occupée à combattre une inflation sous-jacente toujours vive.
Le Seco avait déjà prévenu en juin que la croissance helvétique en 2023 ne tiendrait pas la comparaison avec sa cadence de croisière habituelle. Les experts fédéraux misaient néanmoins alors sur une progression du PIB de 0,8%, devant accélérer à 1,8% en 2024.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Fonds propres: exigences strictes et dures à respecter pour UBS
Le renforcement des exigences en matière de fonds propres pour l'UBS prévu par le Conseil fédéral est sous pression. Des critiques politiques émergent depuis la fin de la procédure de consultation.
Le Conseil fédéral souhaite que les banques d'importance systémique actives à l'échelle internationale doivent désormais couvrir intégralement leurs filiales étrangères avec des fonds propres. Actuellement, cette exigence s'élève encore à environ 60%.
Face à cette nouvelle réglementation, les réactions sont contrastées: "cette mesure est disproportionnée et affaiblit la place financière suisse", écrit l'UDC. Le PVL estime lui qu'il est "problématique que la couverture en fonds propres des participations étrangères dans la maison mère soit isolée et présentée avant la conclusion des autres paquets de réglementation bancaire".
Les cantons disent "oui mais", insistant sur la nécessité d'une réglementation mesurée. Plusieurs grands cantons rejettent complètement le projet.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Nouveaux vols annulés par Swiss en raison des intempéries
La compagnie aérienne Swiss a dû annuler de nouveaux vols en raison des conditions météo en Europe. Douze vols sont concernés pour la seule journée de samedi. A Genève, aucun vol n'a dû être annulé.
Les annulations concernent des vols aller-retour depuis Zurich vers Nice, Francfort, Düsseldorf, Londres, Milan et Luxembourg, a indiqué un porte-parole de la compagnie aérienne à Keystone-ATS. Swiss prévoit également un retard moyen d'une heure et demie pour tous les vols arrivant samedi à Zurich-Kloten. La situation peut encore évoluer.
Le dégivrage des avions, nécessaire en raison des conditions météo actuelles, contribue à ces retards, selon un porte-parole de Swiss.
"Nous sommes en contact étroit avec Meteo Suisse et suivons attentivement la situation au quotidien pour chaque destination", indique la compagnie aérienne. Face à l'augmentation de la charge de travail, du personnel supplémentaire a été déployé.
Si un vol doit être annulé, les passagers sont réacheminés rapidement. Swiss rembourse également le billet si le passager en fait la demande via l'application ou le service clientèle de la compagnie.
Depuis le début de l'année et jusqu'à samedi matin, 93 vols de Swiss ont dû être supprimés en raison des conditions météo, concernant environ 10'000 passagers, selon la filiale de Lufthansa.
Contacté par Keystone-ATS, le porte-parole de Genève Aéroport Ignace Jeannerat n'a pas connaissance de vols annulés à Cointrin.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
L'emploi américain a terminé 2025 sans feu d'artifice
Le marché du travail américain a été nettement plus mou en 2025 qu'un an plus tôt, mais le chômage est resté contenu, selon les données officielles publiées vendredi.
Les Etats-Unis ont créé 50'000 emplois en décembre, quand les analystes en attendaient davantage (autour de 73'000, d'après le consensus publié par MarketWatch).
Fait notable, le secteur de la distribution a détruit des emplois sur la période, alors que les fêtes de fin d'année sont traditionnellement porteuses.
En moyenne en 2025, la première économie mondiale a créé seulement 49'000 emplois chaque mois, soit bien moins que l'année précédente (168'000), est-il souligné dans le rapport du ministère du Travail.
Sur ce plan, c'est la "pire année" qu'aient connue les Etats-Unis depuis 2003, hors période de récession, observe Heather Long, économiste pour la banque Navy Federal Credit Union.
"Les rares embauches ont principalement concerné le secteur de la santé, qui est en constante expansion pour répondre aux besoins d'une population vieillissante. Sans ce secteur, 2025 serait une année marquée par des pertes d'emplois", ajoute-t-elle.
Cette situation d'anémie sur le marché du travail contraste avec la croissance du pays - +4,3% en rythme annualisé au 3e trimestre - tirée par les énormes investissements dans l'intelligence artificielle (IA).
"Ce boom dépourvu de créations d'emplois est un scénario idéal pour Wall Street, mais crée un certain malaise dans la population", estime Mme Long.
Temps partiel subi
Le chômage a graduellement progressé au cours de 2025. Il s'établissait à 4% en janvier et atteignait 4,4% en décembre. Il était toutefois légèrement plus élevé en novembre, à 4,5% (taux révisé en baisse).
Actuellement, 7,5 millions de personnes sont au chômage.
Mais 5,3 millions de personnes sont en situation de temps partiel subi, soit que leur employeur ait réduit leur nombre d'heures, soit qu'elles ne parviennent pas à trouver un emploi à temps plein. Elles étaient un million de moins en décembre 2024.
Il s'agit du premier rapport sur l'emploi complet et publié en temps et en heure depuis trois mois, une longue paralysie budgétaire ayant suspendu le travail des services statistiques pendant l'automne aux Etats-Unis.
Le document signale une dégradation des données pour les mois d'octobre et novembre. La révision est particulièrement négative pour octobre, l'économie ayant finalement détruit 173'000 emplois sur cette période (contre 105'000 précédemment rapportés).
Dans l'ensemble, le marché du travail reste "fragile", considère Gregory Daco, économiste chez EY.
Les entreprises donnent selon lui "la priorité à la maîtrise de leurs coûts devant une incertitude persistante", générée notamment par les vagues de droits de douane mis en place, et partiellement atténués, au cours de l'année par le président Donald Trump.
Pour 2026, Gregory Daco s'attend à ce que les embauches continuent d'être anémiques au premier semestre, avec 25'000 créations d'emplois en moyenne par mois, et un taux de chômage qui grimpe vers 4,8%.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
Brésil: inflation ralentie en décembre à 4,26% sur un an
Le Brésil a de nouveau enregistré un ralentissement de son inflation en décembre à 4,26% en glissement annuel, la plaçant à l'intérieur de la fourchette cible fixée par les autorités monétaires brésiliennes, selon des données officielles publiées vendredi.
La banque centrale du Brésil vise 3% d'inflation, avec une marge de tolérance de plus ou moins 1,5 point de pourcentage.
En décembre, les prix à la consommation ont augmenté de 0,33% sur un mois.
Le résultat de décembre sur un an, qui marque une forte décélération de la hausse des prix par rapport aux 4,83% observés sur un an en décembre 2024, représente un soulagement pour le gouvernement du président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva, qui a affronté pendant une grande partie de l'année 2025 des critiques liées à l'augmentation du coût de la vie.
Selon l'institut de statistiques brésilien IBGE, ce ralentissement de l'inflation provient principalement de la baisse des prix des denrées alimentaires de base, grâce à une offre accrue après les difficultés climatiques qui avaient affecté les récoltes en 2024.
Toutefois, les tarifs de l'électricité ont exercé une pression à la hausse, en raison de réajustements qui ont renchéri les factures des consommateurs.
Ce ralentissement de l'inflation pourrait ouvrir la voie à un assouplissement de la stricte politique monétaire de la banque centrale brésilienne.
En décembre, l'institution avait décidé de maintenir son taux directeur à 15%, malgré un ralentissement déjà observé de l'inflation. Ce taux, qui est l'un des plus élevés au monde, est en place depuis juillet, après sept hausses consécutives.
Depuis son arrivée au pouvoir en 2023, le président Lula a réclamé à plusieurs reprises une baisse du taux directeur pour stimuler l'activité économique du géant sud-américain.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
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