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Économie

Les actionnaires d'UBS confirment Colm Kelleher à la présidence

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"La transaction représente la première fusion de deux banques d'importance systémique mondiale. Son exécution, loin d'être facile, comporte un risque énorme", a averti le président d'UBS, Colm Kelleher. (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

L'assemblée générale d'UBS s'est tenue mercredi à Bâle dans le calme. Rassurant face aux incertitudes liées à la reprise de l'éternel rival, le président du numéro un bancaire helvétique, Colm Kelleher, a obtenu la confiance des actionnaires.

Le directeur général sortant Ralph Hamers, remettant son mandat au vétéran Sergio Ermotti, a lui été chaleureusement applaudi.

Dans son allocution introductive, Colm Kelleher s'est attelé à mettre les 1125 actionnaires présents dans la halle St-Jacques en confiance devant la lourde et périlleuse tâche que consiste l'absorption du rival Credit Suisse. En bon commerçant, l'Irlandais a assuré que le programme de rachats d'actions, en cours au moment de l'annonce de la transaction et suspendu en raison de cette dernière, reprendra dès que possible.

Une partie des actions déjà rachetées par UBS doit être utilisée en vue de l'échange de titres prévu pour acquérir de Credit Suisse, a confirmé M. Kelleher. La transaction, orchestrée par la Confédération et annoncée dans l'urgence le 19 mars, accorde aux actionnaires du numéro deux bancaire helvétique une action UBS contre 22,48 titres Credit Suisse en leur possession. En attendant, les rachats d'actions sont temporairement suspendus et reprendront "le plus rapidement possible", a dit M. Kelleher.

"La transaction représente la première fusion de deux banques d'importance systémique mondiale. Son exécution, loin d'être facile, comporte un risque énorme", a reconnu Colm Kelleher, qui préside UBS depuis avril 2022, ayant alors succédé à Axel Weber. Mais il s'agit aussi "d'un nouveau départ pour la banque combinée et l'ensemble de la place financière suisse, qui offre aussi de grandes opportunités", a souligné le banquier irlandais qui a oeuvré 30 ans durant pour le géant américain Morgan Stanley.

Stratégie claire

La stratégie d'UBS est claire et ne sera pas affectée par l'acquisition de Credit Suisse, a-t-il souligné. Même si l'intégration représente désormais la priorité du conseil d'administration et de la direction de l'établissement, cela ne signifie pas que les autres initiatives de croissance seront mises en veilleuse, a-t-il complété.

M. Hamers a mis en exergue les opportunités qu'offre la reprise de Credit Suisse: une banque disposant au total de 5000 milliards de dollars d'avoirs sous gestion dans la gestion de fortune et d'actifs va voir le jour et UBS renforcera encore son assise. "A cela s'ajoutent les deux banques suisses. De ce fait, la reprise apporte encore plus de fonds de clients, encore plus de collaborateurs, encore plus de clients - et donc aussi plus de responsabilités", a poursuivi le Néerlandais. "Je suis sûr qu'UBS assumera cette responsabilité avec soin".

Reconnaissant le lourd défi que constitue la fusion entre UBS et Credit Suisse, Ralph Hamers a déclaré que la banque aux trois clefs a déjà démontré son savoir-faire face aux changements. Dans ce contexte, le conseil d'administration a cherché un autre profil pour mener la banque, portant à la surprise générale son choix sur l'ancien patron de la banque entre 2011 à 2020, Sergio Ermotti.

"J'ai - comme vous le savez - offert ma démission dans l'intérêt de l'entreprise et de ses parties prenantes, dans l'intérêt de la Suisse et de son secteur financier", a rappelé M. Hamers. "Je suis confiant dans le fait que le nouveau CEO Sergio Ermotti, fort de ses succès et de son expérience, conduira la banque en toute sécurité à travers cette prochaine phase".

L'emploi inquiète

Désigné il y a une semaine, le Tessinois âgé de 62 ans a pris ses fonctions à l'issue de l'assemblée générale, son prédécesseur quittant les siennes sous les applaudissement. Parmi les actionnaires, la fondation Ethos, par la voix de son directeur Vincent Kaufmann, a averti des risques que planent sur l'emploi, la presse ayant récemment évoqué jusqu'à 30'000 suppressions de postes.

M. Kaufmann a réclamé le maintien d'autant d'emplois que possible et la mise en place de plans sociaux généreux. La banque aux trois clés employait fin 2022 quelque 73'000 personnes au niveau mondial, alors que son concurrent malheureux en comptait près de 50'000. En Suisse, les deux établissements emploient respectivement environ 16'000 salariés.

Après avoir largement accepté les comptes de l'exercice 2022 et le rapport sur les rémunérations, les propriétaires ont accordé leur confiance à l'ensemble des administrateurs. Colm Kelleher a été réélu à une majorité de 89,9% des voix. Les autres administrateurs ont eux été confirmés avec plus de 94% des voix chacun, la meilleure élection revenant au vice-président Lukas Gähwiler avec un score soviétique de 97,2%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

"Pas de Suisse à 10 millions!": les opposants craignent le chaos

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Une large alliance politique et économique a mis en garde lundi à Berne contre les conséquences désastreuses de l'initiative de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions!" (photo d'illustration". (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'alliance interpartis "Non à l'initiative du chaos" a alerté sur les menaces qui risquent de peser sur le pays si la population accepte le 14 juin l'initiative de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions!". Elle dénonce un texte aux conséquences "très concrètes" sur la vie quotidienne des Suisses dès 2031, notamment au niveau de la santé.

L'initiative "Pas de Suisse à 10 millions ! (initiative pour la durabilité)" demande que la population résidante permanente de la Suisse ne dépasse pas dix millions de personnes d'ici 2050. Le Conseil fédéral et le Parlement devraient prendre des mesures dès que la population dépasse les 9,5 millions.

Un plafond rigide qui inquiète une alliance, qui regroupe le PLR, le Centre, le PVL, le PEV ainsi que des acteurs économiques. Les opposants se sont montrés unanimes lundi devant la presse: le texte de l'UDC conduirait la Suisse au "chaos d'ici trois à quatre ans".

Rappelant les droits de douane américains, la guerre au Moyen-Orient ou encore la situation tendue à Taïwan, le coprésident du PLR Suisse Benjamin Mühlemann estime que les Suisses ne peuvent pas se permettre un "chaos dont nous serions nous-mêmes responsables".

Pénurie de main-d'oeuvre

Pour les opposants, le marché du travail helvétique serait l'un des grands perdants si le texte de l'UDC venait à être accepté. Selon eux, la Suisse a besoin d'immigration pour pallier la pénurie de mains-d'oeuvre qualifiée, notamment dans le domaine de la santé, des services ou de l'hôtellerie-restauration.

Le conseiller national Patrick Hässig (PVL/ZH) craint que l'initiative ne crée de nouveaux obstacles lors du recrutement des employés. "Dès que le plafond démographique fixé sera atteint, il faudra décider quels secteurs auront le droit d'engager des travailleurs étrangers qualifiés. Cela risque d'entraîner une concurrence entre les domaines."

Infirmier diplômé, Patrick Hässig souhaite éviter à la Suisse une évolution similaire à celle du Royaume-Uni. "En Angleterre, la diminution du nombre d'infirmiers qualifiés issus de l'UE après le Brexit a entraîné près de 1500 décès supplémentaires par an."

Outre la main-d'oeuvre, les opposants craignent aussi que les PME helvétiques ne prennent du retard au niveau de l'innovation et de la recherche. Patron d'une entreprise valaisanne qui exporte des machines textiles hautement spécialisées, Pierre-Yves Bonvin a expliqué que son entreprise menait actuellement des projets de coopération avec plusieurs universités en Europe.

"Ilot à visas"

Si l'initiative venait à être acceptée, elle mettrait en danger les accords de libre-échange conclut par la Suisse. Les opposants citent principalement les Bilatérales I et II, qui remettraient en question les accords de Schengen/Dublin.

Sur le plan sécuritaire, la Suisse perdrait donc accès au système d'information Schengen. "Sans lui, la police suisse ne pourra plus lutter efficacement contre les cambrioleurs, les clans et les trafiquants d'êtres humains", explique Alexander Ott, ancien chef de la police des étrangers à Berne. "La police et les services de renseignements deviendraient sourds et aveugles", abonde la conseillère nationale Jacqueline de Quattro (PLR/VD).

Sur le plan du tourisme, la Vaudoise craint que la Suisse ne devienne un "îlot à visas" si les accords de Schengen/Dublin sont rompus. "Nous perdrons en attractivités, notamment pour la clientèle internationale. Les Américains ou les Asiatiques préféreront séjourner chez nos voisins, Megève plutôt que Verbier."

AVS en danger

L'alliance met aussi en exergue les risques qui pèsent sur l'AVS si le texte de l'UDC vient à passer l'épreuve des urnes. Pour elle, l'initiative fait fi de la réalité démographique du pays, d'autant que chaque année, plus de 20'000 personnes quittent le marché du travail sans être remplacés.

Directeur d'un EMS, Lukas Kurmann estime que "les régions périphériques seront les grandes perdantes" . "Les coûts augmenteront et ce sera aux contribuables et aux assurés d'en payer le prix", conclut-il.

Interrogés sur l'absence de la gauche, aussi opposée au texte, à leurs côtés lundi, les opposants ont d'abord semblé empruntés par la question. "Ce n'est pas une réunion de partis, mais plutôt des représentants de secteurs qui s'inquiètent des conséquences de cette initiative", a déclaré Jacqueline de Quattro. "La gauche donnera ses arguments quand elle communiquera", a conclu Patrick Hässig.

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Économie

Le patron d'UBS Sergio Ermotti empoche 14,9 millions en 2025

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Le flamboyant banquier tessinois avait repris en 2023 le gouvernail du paquebot aux trois clés UBS pour piloter la reprise de feu la goélette à deux mâts en perdition Credit Suisse. (archive) (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

Le directeur général de la banque UBS, Sergio Ermotti, a vu sa rémunération stagner l'année dernière, recevant tout de même un montant total de 14,9 millions de francs.

Le salaire du Tessinois qui a repris les rênes au printemps 2023, au moment du rachat de la rivale en déroute Credit Suisse, se compose d'une partie fixe de 2,8 millions et d'une part variable de 12,1 millions, selon le rapport annuel du numéro un bancaire helvétique publié lundi.

Le conseil d'administration "reconnaît les excellentes performances" dont M. Ermotti "a continué à faire preuve en 2025", soulignant ses "solides résultats financiers". "Sous sa direction, UBS a réalisé d'importants progrès dans l'une des intégrations les plus complexes de l'histoire bancaire", le conseil citant notamment la migration d'environ 85% des 1,1 million de comptes clients enregistrés en Suisse.

En février dernier, un porte-parole de la banque a confirmé que M. Ermotti doit rester en poste au moins jusqu'à début 2027.

L'ensemble de la direction, qui comptait quinze membres à fin décembre, a perçu au titre de l'année écoulée une rétribution totale de 145,3 millions, après 143,6 millions en 2024. La part fixe s'est réduite à 26,5 millions après 29,3 millions en 2024.

Colm Kelleher, le président du conseil d'administration, a perçu une part fixe de 5,5 millions de francs, répartis en 2,75 millions en espèces et autant en actions UBS, soit 83'525 titres au prix de 32,924 francs chacun.

Le vice-président Lukas Gähwiler a obtenu 1,9 million, dont 1,5 million de part fixe. Ce dernier ne se représentera pas lors de l'assemblée générale annuelle du 15 avril prochain. Les autres membres ont été rémunérés entre 350'000 et 1 million de francs, portant le total à une somme de 13,3 millions, en deçà des 14 millions de 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Réchauffement relatif du climat de consommation en février

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Nonobstant une certaine embellie en février, le climat de consommation ne prête toujours guère à la réalisation de transactions d'envergure. (archive) (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLA)

Les Helvètes sont demeurés parcimonieux au mois de février, nonobstant une modeste embellie du climat de consommation en glissement annuel. Les craintes pour la situation économique à venir se sont nettement atténuées.

L'indice du climat à la consommation s'est établi à -30,4 points le mois dernier, contre -30,1 points en janvier et -33,8 points en décembre 2025, indique vendredi le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco).

Le rétablissement sur un an repose sur l'ensemble des variables observées. L'appréciation de la situation économique générale à venir a regagné près de sept points pour s'afficher à -30,6%, tandis que la situation financière passée récupère plus de quatre points à -38,6 points.

L'évaluation de la situation financière à venir a grappillé 1 gros point à -25,6%, tout comme la propension à procéder à de grosses acquisitions, à -26,6 points.

Pour calculer les indices susmentionnés, le Seco a sondé le mois dernier 2368 personnes âgées d'au moins 16 ans. L'enquête se déroule en continu et est réalisée en ligne, précise le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Le Conseil d'Etat présente sa loi cantonale pour l'aéroport de Sion

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Les députés diront, jeudi matin, s'ils souhaitent cantonaliser l'aéroport de Sion ou non (photo d'illustration). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Comme il s'y était engagé lors de la session du Grand Conseil de mars 2025, le Conseil d'Etat a présenté, lundi au Parlement, une loi en lien avec le financement et le fonctionnement de l'aéroport de Sion. L'infrastructure deviendrait ainsi une compétence cantonale.

Cette loi sur la société de gestion et d’exploitation de l’aéroport de Sion (LSGEAS) vise à créer une structure capable d’atteindre l’équilibre entre l'utilité publique, la viabilité économique et la durabilité environnementale. Dans la vision cantonale, la société de gestion et d’exploitation reprendra l’ensemble des collaborateurs de l’aéroport de Sion en son sein.

Selon les statuts de la société, le canton du Valais détiendra au moins 34% du capital-actions et la commune de Sion, 20%. En réalité, le canton prendra à sa charge 80% du capital-actions à la création de la société. De son côté, la Ville de Sion a également décidé de mettre à disposition de la future société les terrains et bâtiments sous forme d'un droit de superficie (DDP).

Recherche d'un parfait équilibre

La nouvelle société ne pourra gérer et exploiter l’aéroport qu’à partir du moment où elle sera titulaire de la concession d’exploitation délivrée par le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). Elle devra proposer des mesures visant à limiter l’impact de ses activités sur l’environnement et les riverains par ex. par la pose de panneaux solaires, l’assainissement énergétique de ses bâtiments ou la limitation du bruit.

Le projet de loi vise à créer une structure capable d’atteindre l’équilibre entre utilité publique, viabilité économique et durabilité environnementale. Dans la vision cantonale, la société de gestion et d’exploitation reprend l’ensemble des collaborateurs de l’aéroport de Sion en son sein.

Fortes retombées économiques

L’aéroport de Sion représente 37’000 vols pour 22’000 passagers par an. En mars 2005, deux motions des partis de droite représentés au Grand Conseil - largement approuvées - avaient rappelé vouloir le développer pour des motifs économiques et touristiques.

"Il s’agit davantage qu’une simple piste d’atterrissage, c’est un pilier de notre économie et une infrastructure majeure pour le tourisme. Chaque année, il génère plus de 70 millions de francs de retombées économiques pour le Valais (ndlr : 74,9 millions de francs selon le canton)", avait alors souligné la députée Claire-Lise Bonvin (Le Centre).

Une volte-face

En 2024, le Conseil d’Etat avait lancé l’idée de cantonaliser l’aéroport de Sion, la concession pour les vols civils actuellement détenue par la Ville se terminant le 31 août 2031. Au terme d’une période de consultation mitigée, l’Exécutif cantonal avait décidé de lâcher l’affaire. A la suite de l'acceptation de deux motions de mars 2025, le gouvernement avait repris le dossier en main.

Conformément à la loi sur les transports publics et la mobilité douce quotidienne, l’Etat du Valais finance actuellement, comme la Ville de Sion, 50% des charges, déficit d’exploitation inclus et la moitié des investissements. Il est proposé que l'engagement du canton atteigne 70% dès le transfert de la concession fédérale d’exploitation à la société, contre 20% à la Ville de Sion et 10% aux autres communes du canton.

Un changement de paradigme

Créé en 1934 pour les besoins de l'aviation civile, l'aéroport de Sion est devenu un site à usage mixte civil et militaire à la suite d'un contrat signé le 22 décembre 1956. En 2013, la Confédération a annoncé envisager un retrait progressif de ses forces aériennes.

L’accord sur le futur du site de 2016 entre la Ville de Sion, le canton du Valais et la Berne fédérale marque un changement de paradigme: avant 2018, l’aérodrome de Sion était un aérodrome militaire avec une activité civile minoritaire. Depuis 2018, l’aérodrome de Sion est devenu un aéroport civil avec des activités militaires dites prioritaires.

"Un projet pragmatique"

Lundi, le Grand Conseil a accepté l'entrée en matière sur cette nouvelle proposition de loi par 117 oui et 9 non (issus des rangs écologistes). "La création d'une société anonyme d'économie mixte de droit privée et La solution", a résumé, la Centriste Claire-Lise Bonvin. "Il s'agit d'un bon projet, pragmatique et ancré dans le réel", a ajouté Swen Luyet (PLR).

"Le projet tel que présenté risque de générer une surtension voire une surchauffe dangereuse des finances publiques qui sont déjà passablement mises à mal", a pour sa part tempéré le Socialiste Blaise Carron. Pour son collègue écologiste Jérémy Savioz, "le projet ne contient que du kérozène et des nuisances."

La lecture de détails aura lieu jeudi matin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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