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Économie

Les employeurs suisses se montrent plus prudents à embaucher

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Le climat d'embauche se dégrade dans presque toutes les régions du pays, avec le recul le plus marqué en Romandie (-32%), où l'horlogerie et les services haut de gamme demeurent au coeur de l'économie. (© KEYSTONE/TIL BUERGY)

Les employeurs suisses prévoient une baisse significative des intentions d'embauche au quatrième trimestre 2025. Le climat d'embauche se dégrade dans toutes les régions du pays, mais c'est la Suisse romande qui enregistre la baisse la plus marquée.

Au quatrième trimestre 2025, les perspectives nettes d'emploi (PNE) ont baissé de 7 points de pourcentage par rapport à la même période de l'an dernier pour s'établir à 26%, indique le rapport trimestriel de Manpower publié mercredi. Ce net ralentissement reflète l'impact de la volatilité du commerce mondial, de la hausse des coûts et des pressions démographiques sur la planification des effectifs.

Les entreprises suisses font de plus en plus appel à des travailleurs temporaires et à des consultants afin de maintenir leur compétitivité, notamment pour les postes spécialisées et le soutien opérationnel. Près d'un employeur sur trois (32%) recourt à des collaborateurs fixes pour répondre à des besoins saisonniers ou ponctuels, tandis que 27% font appel à du personnel temporaire et 15% à des consultants.

Pour des missions spécialisées de courte durée, les employés fixes représentent 35% des effectifs, les travailleurs temporaires 25% et les consultants 16%, soulignant le rôle croissant de ces modèles de travail flexibles.

"La demande de professionnels hautement qualifiés demeure, en particulier dans les domaines technologiques et les fonctions spécialisées. Toutefois, le recul observé d'une année à l'autre dans presque tous les secteurs et régions traduit un ralentissement économique général", explique Eric Jeannerod, directeur régional de Manpower pour la Suisse, cité dans le communiqué.

Recul le plus marqué en Suisse romande

Le climat d'embauche se dégrade dans presque toutes les régions du pays, avec le recul le plus marqué en Romandie (-32%), où l'horlogerie et les services haut de gamme demeurent au coeur de l'économie.

Le Tessin, en revanche, montre les premiers signes de reprise. Après plusieurs trimestres de stagnation liés aux difficultés économiques et aux incertitudes entourant la révision de la convention de double imposition avec l'Italie, les entreprises y affichent pour le trimestre à venir des PNE de 40%, soit une progression de 46 points de pourcentage par rapport à la même période de l'an dernier.

L'exception du secteur de l'énergie

Sur un an, la plupart des grands secteurs enregistrent une baisse des intentions d'embauche, à une exception notable: l'énergie et les services publics, en hausse de 56 points de pourcentage. Le fort rebond des embauches dans ce domaine est porté par les politiques publiques, les choix stratégiques des entreprises et la transition énergétique en cours.

A l'opposé, la santé et les sciences de la vie ont enregistré la plus forte baisse, soit -26 points de pourcentage, reflétant la pression croissante sur les coûts et les pénuries de compétences.

Dans le domaine de la santé, l'augmentation des dépenses continue de peser sur des budgets salariaux et de recrutement déjà restreint. Les effectifs représentent 62% des coûts d'exploitation des hôpitaux, aggravant ainsi les pressions financières.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Modeste hausse du nombre d'emplois en Suisse au 1er trimestre

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Dans la construction le volume de l'emploi a fait du surplace (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le marché du travail en Suisse a enregistré des variations ténues au premier trimestre, indique jeudi l'Office fédéral de la statistique (OFS). La pénurie de main d'oeuvre qualifiée a quelque peu faibli par rapport au dernier partiel 2025.

Le nombre d'emplois atteint 5,54 millions, en légère progression de 0,5% sur un an, précise l'OFS dans un communiqué.

Les femmes occupaient 46,8% des postes en Suisse. Le nombre d'emplois à temps partiel s'élevait à 2,3 millions, dont 69,3% étaient dévolus à des femmes, précise le communiqué.

Les statisticiens fédéraux communiquent également le volume de l'emploi calculé en équivalent plein temps, qui a atteint 4,32 millions de postes, stable sur un an (+0,3%). Sur ce total, les femmes ne représentaient plus que 40,8%.

Dans le secteur secondaire, soit l'industrie et la construction, le volume de l'emploi a fait du surplace (+0,1%) à 1,13 millions. Une hausse plus marquée (+0,6%) est constatée pour le tertiaire (services), à 4,41 millions.

Sur la base de chiffres désaisonnalisés, l'effectif des entreprises a grappillé 0,4% sur trois mois, les secteurs secondaire (+0,1%) et tertiaire (+0,5%) évoluant différemment.

Les entreprises ont annoncé 98'200 postes vacants au premier trimestre, en augmentation de 5,0% en rythme annuel et couvrant 1,7% du volume de l'emploi en Suisse. Cette progression a davantage affecté le secondaire (+6,8%) que le tertiaire (+4,5%).

Par ailleurs, la pénurie de spécialistes s'est légèrement atténuée selon les chiffres de l'OFS, qui a enregistré une baisse de 2 points de pourcentage à 34,3% de la proportion d'entreprises rencontrant des difficultés à recruter du personnel qualifié. La situation n'a que peu varié pour le secteur secondaire (-0,5 point), contrairement au tertiaire (-2,4 points).

Les perspectives s'avèrent plutôt favorables pour les mois à venir, puisque les entreprises qui prévoient d'accroître leurs effectifs représentaient 11,0% de l'emploi total, contre 10,1% au trimestre précédent. Les sociétés qui anticipent de couper dans leur masse salariale couvrent 4,8% des emplois totaux (5,2% précédemment). L'indicateur des prévisions d'évolution de l'emploi a ainsi pris 0,8% à 1,03 point.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Adecco anticipe une stagnation des salaires en Suisse cette année

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La capitale économique de la Suisse est en moyenne plus intéressante financièrement pour les salariés (archives). (© KEYSTONE/TIL BUERGY)

En moyenne, les salaires en Suisse devraient croître au niveau de l'inflation en 2026, soit entre 1,5 et 2,0%, selon un sondage publié jeudi par le spécialiste du placement de personnel Adecco.

Parmi les grandes tendances dégagées dans le cadre du "LHH Switzerland Salary Guide" figure la propension des entreprises à recruter de manière ciblée au détriment de l'expansion généralisée des effectifs, indique un communiqué. Les profils de niche, plus difficiles à trouver sur le marché du travail, devraient ainsi profiter de l'effet de rareté.

Cette situation implique des disparités en termes d'évolution salariale, qui demeure modérée pour la majorité des fonctions, mais qui grimpe plus fortement pour les spécialistes.

L'analyse basée sur les données de plus de 15'000 entretiens d'embauche démontre que les personnes spécialisées dans la transformation d'entreprise, que ce soit en termes de durabilité (ESG) ou d'intelligence artificielle, tirent leur épingle du jeu. "La progression salariale est également plus étroitement liée à la contribution concrète aux projets et aux résultats qu'au niveau hiérarchique", affirme Adecco.

La pénurie de compétences de pointe demeure un problème, renforcé par le départ à la retraite des baby-boomers.

Les disparités subsistent également au niveau régional, la "prime zurichoise" sur les salaires restant une réalité. Les employés travaillant dans et autour de la capitale économique de la Suisse sont payés entre 5000 et 10'000 francs au-dessus de la moyenne nationale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Zone euro: des marchés "ordonnés", mais exposés à une correction

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Pandémie, guerre en Ukraine, tensions énergétiques, crise des banques régionales américaines ou encore faillite de Credit Suisse: ces chocs n'ont pas causé d'"accident important en matière de stabilité financière dans la zone euro". Mais des vulnérabilités persistent. (© KEYSTONE/AP/Eugene Hoshiko)

Les marchés financiers de la zone euro évoluent encore dans un cadre "ordonné", mais restent exposés à une possible "correction brutale" si les scénarios actuellement très favorables venaient à être démentis, a averti mercredi la Banque centrale européenne (BCE).

L'évolution récente des conditions sur les marchés de la dette publique et privée est "restée ordonnée", avec des écarts "contenus" entre les taux d'emprunt (spreads), mais cette situation masque des fragilités dans un contexte géopolitique et budgétaire incertain, a averti le vice-président de la BCE, Luis de Guindos, lors de la présentation du rapport semestriel de l'institution sur la stabilité financière.

Les rendements obligataires progressent actuellement en zone euro, reflétant la hausse des primes exigées par les investisseurs et le retour des craintes inflationnistes, une évolution qui accentue la pression sur les finances, notamment publiques. Les investisseurs misent néanmoins sur la désescalade géopolitique, la maîtrise de l'inflation et l'absence de récession en zone euro. "Or, tout cela peut évoluer", a prévenu M. de Guindos.

Les valorisations d'actifs sont encore "élevées au regard des normes historiques", mais cela "laisse les marchés vulnérables à une correction brutale", a-t-il martelé. Effectuant sa dernière semaine à la BCE après huit ans de mandat, le banquier central espagnol a également souligné la résilience du système bancaire européen face aux chocs de la dernière décennie.

Pandémie, guerre en Ukraine, tensions énergétiques, crise des banques régionales américaines ou encore faillite de Credit Suisse: ces chocs n'ont pas causé d'"accident important en matière de stabilité financière dans la zone euro", a-t-il souligné. Mais des vulnérabilités persistent, mises en lumière dans le rapport.

La guerre au Moyen-Orient "pourrait accroître la volatilité des marchés et compliquer le service de la dette, dans un contexte de coûts de financement en hausse et de croissance plus faible", a expliqué M. de Guindos en préambule. Or, "la marge de manoeuvre budgétaire est limitée en Europe", a-t-il insisté devant la presse, alors que les Etats doivent déjà financer la transition énergétique, gonfler leurs dépenses de défense et tenter de limiter l'impact pour les ménages et les entreprises du choc énergétique en cours.

La BCE met également en garde contre les risques des fonds de crédit privé - qui accordent des prêts aux entreprises sans être des banques -, même si l'exposition des institutions européennes reste limitée. D'éventuelles pertes toucheraient probablement davantage les assureurs et les fonds de pension que les banques, selon l'institution.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

France: le moral des ménages s'est encore dégradé en mai

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L'institut statistique observe une stabilisation des opinions des ménages concernant leur capacité à épargner et le solde d'opinion associé est bien supérieur à sa moyenne de longue période (40 en mai, contre 19 en moyenne de janvier 1987 à décembre 2025). (© KEYSTONE/AP/PAVEL GOLOVKIN)

Le moral des ménages français s'est encore dégradé en mai, et l'indicateur qui le mesure atteint son plus bas niveau depuis mars 2023. La dégradation intervient dans un contexte de fortes tensions géopolitiques liées à la guerre au Moyen-Orient.

L'indicateur qui mesure la confiance des ménages a perdu 2 points en mai à 82, après s'être déjà fortement replié le mois précédent à 84, ce qui l'éloigne encore plus de sa moyenne de longue période (100 entre janvier 1987 et décembre 2025), a indiqué mercredi l'Institut national de la statistique (Insee). Comme en avril, l'opinion des ménages estimant qu'il est opportun, dans la situation économique actuelle, de faire des achats importants s'est nettement dégradée.

Sur ce point, le solde d'opinion, c'est-à-dire la différence entre la proportion de répondants ayant exprimé une opinion positive et la proportion de répondants ayant exprimé une opinion négative, perd cinq points. Les ménages craignent également une baisse de leur niveau de vie, selon l'Insee, qui note que le solde d'opinion en la matière se détériore fortement. Il perd sept points et atteint son plus bas niveau depuis juillet 2022.

L'institut statistique observe une stabilisation des opinions des ménages concernant leur capacité à épargner et le solde d'opinion associé est bien supérieur à sa moyenne de longue période (40 en mai, contre 19 en moyenne de janvier 1987 à décembre 2025). La proportion de ménages qui estiment que les prix vont accélérer au cours des douze prochains mois s'est repliée en mai avec un solde en recul de huit points.

Celui-ci se maintient cependant toujours largement au-dessus de sa moyenne de longue période, après deux fortes hausses consécutives en mars (+30 points) et en avril (+9). Les craintes des ménages vis-à-vis du chômage diminuent légèrement en mai, après une forte aussi en avril, mais le solde (54) demeure bien au-dessus de sa moyenne de longue période (33, en moyenne de janvier 1987 à décembre 2025).

Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus elle traduit une opinion favorable des ménages concernant la situation économique. L'enquête de l'Insee est réalisée mensuellement auprès de quelque 2.000 ménages interrogés par téléphone.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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