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Économie

Les exportations helvétiques stagnent en novembre

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Le commerce extérieur suisse n'échappe pas au ralentissement mondial et voit ses exportations se replier. (Archives) (© KEYSTONE/DPA/MARCUS BRANDT)

Le commerce extérieur suisse n'échappe pas au ralentissement mondial. Les exportations se sont stabilisées en termes désaisonnalisés, tandis que les importations ont progressé en novembre sur un mois. Les envois vers l'Amérique du Nord et l'Asie ont fléchi.

La balance commerciale a bouclé le mois de novembre avec un excédent de 2,01 milliards de francs, son plus bas niveau sur les douze derniers mois, selon le communiqué de l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF) paru mardi.

Les exportations désaisonnalisées ont fait du surplace, avec un recul de 0,5% en termes nominaux (non corrigés des variations de prix) mais un gain de 1,8% en termes réels, après leur plongeon du mois précédent. Elles esquissent depuis le début de l'année une tendance légèrement baissière.

En revanche, les importations se sont accrues de 7,2% en termes nominaux. En termes réels, soit corrigés de l'évolution des prix, la hausse atteint 1,7%. "Celles-ci poursuivent ainsi leur stagnation enregistrée depuis ce printemps", notent les douanes.

Concernant les envois à l'étranger, quatre groupes de marchandises ont reculé, pendant que sept affichaient une croissance. Si le chiffre d'affaires du secteur phare, les produits chimiques et pharmaceutiques, a globalement stagné, les médicaments (+1,1 milliard de francs) ont toutefois partiellement compensé leur chute du mois précédent (-2,0 milliards), poursuivant une "évolution très volatile observée depuis plusieurs mois".

Les exportations horlogères se sont accrues de 1,4%. Après son envol du mois précédent, le secteur des véhicules a reculé, plombé par l'aéronautique, qui a par ailleurs subi un second revers consécutif.

Les envois vers les USA au plus bas depuis 2019

Les exportations vers l'Amérique du Nord (-12,1% ou -521 millions de francs) et l'Asie (-3,5%) ont diminué, alors que celles vers l'Europe ont gonflé de 3,4%, soutenues notamment par la Slovénie, l'Autriche et l'Espagne (hausse cumulée: 767 millions).

Les envois vers les Etats-Unis ont plongé d'un dixième, retombant ainsi à leur plus bas niveau depuis octobre 2019. Le revers asiatique (-168 millions de francs) est à chercher du côté de Singapour, de la Chine et de la Turquie.

Au cours du mois sous revue, l'évolution des importations a principalement reposé sur les produits chimiques et pharmaceutiques, et en particulier sur celles de médicaments. Celles-ci ont bondi de 65% (+1,7 milliard de francs), après leur contraction d'un cinquième le mois précédent.

"Si les entrées de la bijouterie et joaillerie ainsi que du secteur textile, habillement et chaussures ont progressé, celles des huit autres groupes de marchandises ont stagné ou reculé", d'après le document. Parmi ces derniers, le secteur des véhicules a peiné, avec des livraisons de voitures de tourisme qui se sont détériorées pour le quatrième mois consécutif (-10,9%).

Les importations en provenance d'Amérique du Nord (+11,2%), dont une hausse de 165 millions de francs rien pour les Etats-Unis, ont gagné du terrain, comme celles venant d'Europe (+7,9% ou +1,0 milliard). Les livraisons de la Slovénie ont doublé (+773 millions) pendant que celles d'Italie et d'Allemagne fructifiaient au total de 300 millions de francs. A l'inverse, celles d'Asie se rétractaient de 2,6%, à l'exception du Japon, avec une hausse de 71 millions de francs.

L'OFDF précise que les importations de Russie ont atteint 59 millions de francs en novembre, dont 56 millions de francs résultant de livraisons d'or (974 kilogrammes) d'origine russe en provenance du Royaume-Uni. "Ces arrivages d'or remplissaient les conditions applicables au moment de leur importation", d'après le communiqué. Les exportations vers la Russie se sont inscrites à 197 millions de francs, dont 157 millions ont émané de la chimie-pharma.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Concordia enregistre une hausse de ses recettes de primes en 2025

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L'assureur maladie Concordia a augmenté ses recettes de primes d'assurance maladie au cours de l'exercice 2025. (archive) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'assureur maladie Concordia a augmenté ses recettes de primes d'assurance maladie au cours de l'exercice 2025. Les frais administratifs ont continué de baisser.

L'an dernier, Concordia a vu ses recettes de primes, tous secteurs confondus, augmenter de 10% à 3,7 milliards de francs, rapporte lundi le groupe lucernois dans un communiqué.

L'assurance de base a connu une hausse particulièrement marquée, de 12% à 3,1 milliards, grâce à la progression des primes et à la croissance de la clientèle ces dernières années. Elle a clôturé l'année 2025 avec un bénéfice de 40 millions, après une perte de 91 millions en 2024, en partie due à des dépréciations d'actifs.

Les autres branches d'assurance ont dégagé un excédent de 44 millions. La bonne tenue des investissements a contribué positivement aux résultats.

Les frais d'administration ont continué de baisser et se sont élevés, pour chaque franc de prime, à 4,1 centimes, contre 4,3 centimes l'année précédente.

Par ailleurs, Concordia se considère comme bien capitalisée, ses fonds propres s'élevant à 1,4 milliard de francs suisses, soit un ratio de fonds propres de 39%.

Au 1er janvier 2026, l'assureur comptait quelque 703'000 assurés dans l'assurance de base.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Fed: soutien clef à la nomination de Warsh par un sénateur

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Le sénateur républicain Tom Tillis a annoncé dimanche qu'il allait soutenir la nomination de Kevin Warsh à la présidence de la Fed (archives). (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Le sénateur républicain Thom Tillis a annoncé dimanche qu'il soutiendrait la nomination de Kevin Warsh à la présidence de la banque centrale américaine (Fed) après l'abandon de l'enquête visant l'actuel patron de la Fed, dont il faisait une condition.

Il s'agissait du dernier obstacle majeur à un vote de confirmation avant la fin du mandat de Jerome Powell, le 15 mai.

"L'enquête criminelle sur le président (Jerome) Powell était une menace sérieuse à l'indépendance de la Fed", a écrit le sénateur de Caroline du Nord sur le réseau social , "et elle devait être clôturée avant que je puisse soutenir la confirmation de Kevin Warsh".

Ces investigations portaient sur la gestion par Jerome Powell des travaux de rénovation du siège de la Réserve fédérale, à Washington, dont le budget est désormais estimé à 2,5 milliards de dollars contre 1,9 initialement.

Le président de la Fed avait révélé l'existence de cette enquête début janvier, y voyant une "menace" de Donald Trump et de son gouvernement pour pousser l'institution à abaisser son taux directeur.

Enquête pas vraiment close

Vendredi, la procureure fédérale de Washington, Jeanine Pirro, nommée par le président américain, a annoncé la fin de l'enquête.

Elle a indiqué avoir diligenté l'Inspecteur général de la Fed, Michael Horowitz, afin qu'il prenne le relais et mène ses propres investigations, procédure classique relevant d'une enquête administrative et non criminelle.

Thom Tillis avait prévenu qu'il voterait contre la désignation de Kevin Warsh par la commission bancaire du Sénat, étape cruciale du processus de nomination.

En faisant obstruction, le sénateur républicain aurait mis le nombre des sénateurs opposés au choix de Kevin Warsh à égalité avec celui des partisans, bloquant de fait le scrutin. Vendredi, Jeanine Pirro a néamoins laissé la porte ouverte à une réouverture de l'enquête "si les faits le (justifiaient)".

Samedi, Donald Trump a refusé d'acter la fin de cette saga judiciaire, affirmant qu'il avait "obligation de découvrir" pourquoi le prix des rénovations avait explosé.

Dimanche, Thom Tillis a écrit avoir réçu des "assurances" que le dossier pénal ne serait rouvert que si les conclusions de l'Inspecteur général le justifiaient.

Kevin Warsh "est un candidat formidable", a-t-il ajouté, "et il est temps que la Réserve fédérale mette de côté cette disgression et concentre de nouveau son attention sur sa mission".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Journée contre le bruit 2026: le bruit, un risque pour la santé

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Les nuisances sonores liées au trafic affectent en Suisse des centaines de milliers de personnes (image symbolique). (© KEYSTONE/DPA/PAUL ZINKEN)

Le bruit émis par le trafic routier entraîne chaque année entre 1000 et 2000 décès prématurés en Suisse. Le bruit est donc bien plus qu'une simple nuisance, il constitue un véritable risque pour la santé, rappelle la Ligue suisse contre le bruit.

Ce chiffre est plus élevé que les estimations précédentes, souligne la ligue en vue de la Journée contre le bruit 2026, qui aura lieu mercredi. L'organisation s'engage depuis 70 ans pour des espaces de vie moins bruyants et plus sains en Suisse.

Selon la dernière surveillance nationale du bruit, publiée en juillet dernier, plus de 850'000 personnes étaient exposées en 2021 à des bruits nuisibles ou incommodants liés au trafic. La part du lion revient au trafic routier, de jour comme de nuit, qui affectait 740'000 personnes. Le trafic aérien touchait 80'000 personnes, surtout la nuit, et le trafic ferroviaire 33'000 personnes. Ce monitoring est réalisé tous les cinq ans.

Ces chiffres sont en nette baisse par rapport à 2015, notamment grâce à des mesures concrètes comme le revêtement phonoabsorbant ou les réductions de vitesse sur la route ou, pour le rail, l'interdiction des véhicules bruyants à sabots de fonte grise.

Ronflement

La chaîne de centres auditifs Neuroth souligne quant à elle les effets néfastes du bruit nocturne sur la santé. Nous passons environ un tiers de notre vie à dormir. Pendant cette période, le corps se régénère, le cerveau traite les impressions et les informations et élimine le stress, rappelle-t-elle.

Cependant, le bruit ambiant peut perturber considérablement ce processus de récupération: la circulation routière, des voisins bruyants ou même un partenaire qui ronfle peuvent fortement influencer la qualité du sommeil, avec des conséquences notables sur la concentration, la résistance au stress et la clarté mentale au quotidien.

Neuroth cite une étude récente menée par la faculté de médecine de Mainz (D), qui montre que même un bruit faible a des conséquences mesurables: un niveau sonore compris entre 41 et 44 décibels – soit un bruit ambiant très faible – peut déjà déclencher des réactions de stress immédiatement mesurables.

En comparaison, le ronflement, par exemple, peut atteindre 60 à 70 décibels, ce qui est presque aussi fort qu'un aspirateur. A long terme, le bruit nocturne est nocif pour l'ouïe. La valeur indicative recommandée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est de 40 décibels en moyenne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Google va investir 40 milliards de dollars dans Anthropic

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Sur les 40 milliards annoncés, Google va en investir 10 de suite (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/AP/Thibault Camus)

Google va investir 40 milliards de dollars au capital de la start-up d'intelligence artificielle (IA) Anthropic, a indiqué vendredi cette dernière à l'AFP, pour soutenir sa croissance.

La filiale d'Alphabet va injecter immédiatement 10 milliards sur la base de la valorisation actuelle d'Anthropic, soit 350 milliards de dollars, le versement du solde de 30 milliards dépendant de critères de performance.

Les groupes les plus avancés dans la course à l'IA sont engagés dans une frénésie de dépenses pour s'assurer des capacités suffisantes au développement et à l'utilisation de leurs modèles.

Début février, Anthropic a annoncé avoir levé 30 milliards de dollars, opération parmi les plus colossales dans l'histoire des sociétés non cotées.

Lundi, Amazon s'est officiellement engagé à remettre 5 milliards de dollars au pot, après avoir déjà contribué précédemment à trois tours de table pour un total de 8 milliards. Le groupe de Seattle (Etat du Washington) envisage d'acquérir, à plus long terme, pour 20 milliards de dollars d'actions supplémentaires.

Diversification

Si Amazon et sa filiale d'informatique à distance (cloud) Amazon Web Services (AWS) sont les partenaires historiques d'Anthropic, le géniteur de l'interface d'IA Claude cherche à diversifier ses relations d'affaires et noue des accords avec d'autres prestataires.

Fin octobre, il s'est ainsi entendu avec Google pour lui louer, pour plusieurs dizaines de milliards de dollars, des services d'informatique à distance pour élargir ses approvisionnements en puissance de stockage et de calcul.

Après avoir craint une bulle de l'IA, le marché s'inquiète désormais de voir certains des fleurons du secteur handicapés dans leur développement commercial par une insuffisance de ressources informatiques, la demande d'intelligence artificielle continuant d'augmenter en flèche.

De son côté, le grand rival d'Anthropic, OpenAI, voit encore plus grand que son concurrent et table sur environ 600 milliards de dollars de dépenses d'ici 2030.

Anthropic et OpenAI sont des start-up qui ne prévoient pas d'être rentables avant plusieurs années, à la diffénce de Google ou Meta, autres prétendants de l'IA dont l'activité principale dégage des bénéfices massifs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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