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Suisse

Les Franches-Montagnes ne doivent pas payer pour d'autres races

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Albert Rösti, le président de la Fédération d'élevage de la race des Franches-Montagnes, est arrivé en calèche tirée par quatre chevaux à l'Office fédéral de l'agriculture où il a remis la réponse à la procédure de consultation contestée. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le soutien à toutes les races indigènes menacées sur le modèle de la prime que reçoit le cheval Franches-Montagnes ne doit pas se faire sur le dos de ce dernier. Parmi les 22 ordonnances en consultation, celle qui étend la prime de préservation est la plus contestée.

La Fédération d'élevage de la race des Franches-Montagnes a mis en scène sa réponse à la procédure de consultation de l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) qui se termine lundi. Une délégation composée d'un attelage à quatre chevaux escorté d'une demi-douzaine de cavaliers la lui a apportée à son siège à Berne. Elle a été remise en mains propres au directeur de l'OFAG Christian Hofer par le président de la fédération d'élevage et conseiller national Albert Rösti (UDC/BE).

Donnant suite à des interventions parlementaires, cette ordonnance veut introduire une prime de préservation pour les races suisses en situation critique ou qui sont menacées. Elle sera versée par animal sur le modèle de ce qui se fait aujourd'hui pour la seule race de chevaux des Franches-Montagnes, qui sera dorénavant encouragée par l’intermédiaire de cette mesure, écrit l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG).

Cela se fera par une "légère réaffectation des moyens issus de la promotion classique de l'élevage", environ 3 millions, soit près de 10% du crédit consacré à l'élevage, et par l'utilisation des moyens actuels pour la prime de conservation du cheval des Franches-Montagnes", a précisé Florie Marion, porte-parole de l'OFAG à Keystone-ATS.

Comme davantage de races menacées sont désormais soutenues, la prime de maintien pour le cheval des Franches-Montagnes diminue. Alors que 853'000 francs ont été dépensés pour la prime de maintien du cheval des Franches-Montagnes en 2021, l'estimation à l'avenir est de 320'000 francs, précise l'OFAG.

Augmenter l'enveloppe

Pour les éleveurs de la seule race de chevaux originaire de Suisse, la survie de la race des Franches-Montagnes serait ainsi grandement mise en péril. Selon la Fédération d'élevage de cette race, si cette ordonnance devait être validée telle quelle par le Conseil fédéral, le montant des primes pour les chevaux FM serait diminué par moitié et le nombre de chevaux ayant droit à la prime réduit des deux tiers.

Les éleveurs ont le soutien du Parlement jurassien, qui a adopté à l'unanimité une résolution ce printemps: "L'exécutif fédéral met en péril la dernière race chevaline indigène, la seule ayant résisté à la mécanisation agricole au cours du 20e siècle". L'Etat jurassien précise bien qu'il n'est pas opposé à ce que des contributions soient versées à toutes les espèces menacées, mais il faut aussi augmenter l'enveloppe pour maintenir la prime au même niveau.

L'Union suisse des paysans (USP) ne dit rien d'autre: la faîtière souhaite que le budget alloué à la promotion prévue des races d’animaux de rente menacées soit augmenté sans qu’en pâtissent les programmes de promotion déjà existants, comme celui de la race des Franches-Montagnes.

Compenser l'armée

Ce n'est pas la première fois que les éleveurs et les autorités jurassiennes montent au créneau pour défendre ce soutien fédéral à "leur" cheval déjà remis en question par le passé. Régulièrement les conseillers fédéraux sont venus au Marché-Concours de Saignelégier pour les rassurer.

C'est d'ailleurs lors de l'édition de l'an 2000 que le ministre de l'économie d'alors, Pascal Couchepin, leur avait annoncé la bonne nouvelle de l'introduction d'une prime. Cette subvention annuelle devait alors compenser en partie la prime de garde versée par l'armée et supprimée au milieu des années 90.

Ces 22 ordonnances, 18 du Conseil fédéral, trois du Département de l'économie et une de l’OFAG, seront probablement adoptées par le Conseil fédéral en novembre 2022. Les nouvelles dispositions devraient entrer en vigueur, pour une grande partie d’entre elles, le 1er janvier 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Une flottille pour Gaza en marge du G7 sur le Léman

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Les manifestants ont allumé des fumigènes aux couleurs de la Palestine. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Une vingtaine de bateaux ont navigué samedi à la mi-journée sur le Léman en soutien à Gaza, en marge du sommet du G7 à Evian. A côté des voiles flottaient plusieurs dizaines de drapeaux palestiniens.

L’action, pacifiste, a démarré vers 12h00 au large de Lausanne. Réunies côte à côte, les embarcations ont fait face à la cité thermale, qui accueillera le G7 dès lundi.

Petit à petit, les embarcations se sont parées de leurs drapeaux et banderoles. "Stop complicity, stop genocide", "Resist Fascism" ou encore "NoG7", pouvait-on lire sur plusieurs d’entre elles.

Des fumigènes aux couleurs palestiniennes ont également été allumés sur certains bateaux. Les cris des manifestants résonnaient en parallèle sur le lac: "Free free Palestine" et "Nous sommes tous les enfants de Gaza".

Le but de l'opération consistait à "afficher, face à Evian et au G7, la colère face à la complicité des Etats dans le génocide en cours en Palestine", ont affirmé les organisateurs dans un communiqué. Et de dénoncer plus particulièrement "l'aide militaire" à Israël."

Plusieurs figures romandes

Selon les organisateurs, une centaine de personnes issues d'une quinzaine de pays ont participé à la mobilisation, dont la conseillère nationale vaudoise Léonore Porchet. Citée dans le communiqué, l'écologiste a justifié sa présence "parce que les pays du G7 et la Suisse sont complices du génocide en cours à Gaza."

Et d'ajouter: "mon rôle de parlementaire, à Berne comme dans l'espace public, est de rappeler le Conseil fédéral à l'ordre."

Les noms de l'ancien maire de Genève Rémy Pagani - qui avait participé aux récentes flottilles pour Gaza en Méditerranée - et des élus Hadrien Buclin et Joëlle Minacci, membres du Grand Conseil vaudois pour Ensemble à Gauche, ont eux aussi été évoqués par les organisateurs. Tout comme ceux de Julia Steinberger, de l'avocate Irène Wettstein ou encore du cinéaste Jacob Berger.

Des bateaux de la gendarmerie ont été aperçus sur le lac à proximité de la flottille. Ils semblaient avant tout veiller au respect de la zone interdite à la navigation en vigueur devant Evian du 11 au 17 juin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Elisabeth Baume-Schneider rappelle les blessures des enfants placés

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Pour Elisabeth Baume-Schneider, le travail de mémoire sur les enfants placés doit être transmis dans les musées, les universités, les manuels d'histoire et les écoles (image d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Environ 750 anciens enfants placés en institution ou en foyer se sont réunis samedi à Langenthal (BE). La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider y a rappelé les profondes blessures que les placements hors du foyer familial ont laissées à la société.

La Fondation Guido Fluri a organisé une fête estivale nationale pour les anciens enfants placés. Ces personnes "méritent une clarification historique et une réflexion honnête sur ce qui s'est passé", a déclaré Elisabeth Baume-Schneider, invitée d'honneur de cette année. Ce qui leur est arrivé est une injustice.

La Suisse a entamé le travail de mémoire sur ces événements, qui demande de la patience et du courage. "Il faut poser toutes les questions, y compris et surtout celles qui dérangent", a soutenu Mme Baume-Schneider.

Il reste encore trop de zones d'ombre, en particulier concernant la persécution des Yéniches et des Sintis. Ce travail de mémoire doit être transmis dans les musées, les universités, les manuels d'histoire et les écoles.

Derniers témoins en vie

Les personnes invitées samedi comptent parmi les derniers témoins encore en vie d'un chapitre sombre de l'histoire sociale suisse, a de son côté relevé Guido Fluri, auteur de "l'initiative sur la réparation".

"Elles ont subi de graves maltraitances et abus dans des foyers et des fermes, dans le cadre de placements ou dans un contexte religieux. Leurs biographies et leurs souvenirs font aujourd'hui partie de l'histoire suisse", indique-t-il, cité dans un communiqué.

La Fondation Guido Fluri s'est fait connaître en 2014, en lançant l'initiative sur la réparation. Celle-ci avait pour objectif d'obtenir une réparation financière pour les enfants placés et les victimes de mesures de protection de l'enfance ainsi que de mener un travail de mémoire scientifique. En 2015, les Chambres fédérales ont adopté un contre-projet reprenant les points essentiels du texte.

Violence psychologique et maltraitance

Jusqu'en 1981, des dizaines de milliers d'enfants et d'adultes ont été touchés en Suisse par des mesures de protection de l'enfance ou des placements hors du foyer familial. Les enfants placés à la ferme étaient exploités comme main-d'½uvre bon marché, ont subi des violences physiques et psychologiques massives et ont souvent été victimes d'abus sexuels.

Les victimes étaient des enfants placés à la ferme ou en institution, des gens du voyage, des Yéniches et des enfants adoptés de force, mais aussi des personnes internées dans des établissements fermés – les "personnes sous régime administratif".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Elisabeth Baume-Schneider rappelle les blessures des enfants placés

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La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider et Guido Fluri posent à Langenthal devant les près de 800 anciens enfants placés. (© Handout/Guido Fluri Stiftung)

Environ 800 anciens enfants placés en institution ou en foyer se sont réunis samedi à Langenthal (BE). La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider y a rappelé les profondes blessures que les placements hors du foyer familial ont laissées à la société.

La Fondation Guido Fluri a organisé une rencontre nationale pour les anciens enfants placés en foyer et autres victimes de mesures de coercition à des fins d'assistance. Ces personnes "méritent une clarification historique et une réflexion honnête sur ce qui s'est passé", a déclaré Elisabeth Baume-Schneider, invitée d'honneur de cette année. Ce qui leur est arrivé est une injustice.

La Suisse a entamé le travail de mémoire sur ces événements, qui demande de la patience et du courage. "Il faut poser toutes les questions, y compris et surtout celles qui dérangent", a soutenu Mme Baume-Schneider.

Il reste encore trop de zones d'ombre, en particulier concernant la persécution des Yéniches et des Sintis. Ce travail de mémoire doit être transmis dans les musées, les universités, les manuels d'histoire et les écoles.

Derniers témoins en vie

Les personnes invitées samedi comptent parmi les derniers témoins encore en vie d'un chapitre sombre de l'histoire sociale suisse, a de son côté relevé Guido Fluri, auteur de "l'initiative sur la réparation".

"Elles ont subi de graves maltraitances et abus dans des foyers et des fermes, dans le cadre de placements ou dans un contexte religieux. Leurs biographies et leurs souvenirs font aujourd'hui partie de l'histoire suisse", indique-t-il, cité dans un communiqué.

La Fondation Guido Fluri s'est fait connaître en 2014, en lançant l'initiative sur la réparation. Celle-ci avait pour objectif d'obtenir une réparation financière pour les enfants placés et les victimes de mesures de protection de l'enfance ainsi que de mener un travail de mémoire scientifique. En 2015, les Chambres fédérales ont adopté un contre-projet reprenant les points essentiels du texte.

Violence psychologique et maltraitance

Jusqu'en 1981, des dizaines de milliers d'enfants et d'adultes ont été touchés en Suisse par des mesures de protection de l'enfance ou des placements hors du foyer familial. Les enfants placés à la ferme étaient exploités comme main-d'½uvre bon marché, ont subi des violences physiques et psychologiques massives et ont souvent été victimes d'abus sexuels.

Les victimes étaient des enfants placés à la ferme ou en institution, des gens du voyage, des Yéniches et des enfants adoptés de force, mais aussi des personnes internées dans des établissements fermés – les "personnes sous régime administratif".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Grande collecte de sang aux HUG le vendredi 19 juin

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Une grande collecte de sang aura lieu le vendredi 19 juin aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) organisent vendredi 19 juin une grande collecte de sang à l'occasion de la journée mondiale des donneurs, qui tombe le 14 juin. L'objectif est de sensibiliser la population à l'importance de donner son sang, surtout avant les vacances où l'approvisionnement en sang est plus compliqué.

En Suisse, chaque jour 700 dons de sang, dont 50 à Genève, sont nécessaires pour faire face aux besoins des patients, indiquent les HUG dans un communiqué. Ces dons sont en majorité utilisés pour des prises en charge oncologiques et chirurgicales complexes, lors d'accouchements difficiles et à la suite d'accidents.

La grande collecte aura lieu de 07h30 à 15h00 au Centre de transfusion sanguine (CTS) des HUG. Un petit déjeuner et des collations seront offerts aux donneuses et donneurs. Il est recommandé de prendre rendez-vous en ligne. Le CTS reste ouvert pendant toute la durée du G7.

https://www.hug.ch/don-du-sang/rendez-vous-ligne

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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