Suisse
Les Franches-Montagnes ne doivent pas payer pour d'autres races
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Le soutien à toutes les races indigènes menacées sur le modèle de la prime que reçoit le cheval Franches-Montagnes ne doit pas se faire sur le dos de ce dernier. Parmi les 22 ordonnances en consultation, celle qui étend la prime de préservation est la plus contestée.
La Fédération d'élevage de la race des Franches-Montagnes a mis en scène sa réponse à la procédure de consultation de l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) qui se termine lundi. Une délégation composée d'un attelage à quatre chevaux escorté d'une demi-douzaine de cavaliers la lui a apportée à son siège à Berne. Elle a été remise en mains propres au directeur de l'OFAG Christian Hofer par le président de la fédération d'élevage et conseiller national Albert Rösti (UDC/BE).
Donnant suite à des interventions parlementaires, cette ordonnance veut introduire une prime de préservation pour les races suisses en situation critique ou qui sont menacées. Elle sera versée par animal sur le modèle de ce qui se fait aujourd'hui pour la seule race de chevaux des Franches-Montagnes, qui sera dorénavant encouragée par l’intermédiaire de cette mesure, écrit l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG).
Cela se fera par une "légère réaffectation des moyens issus de la promotion classique de l'élevage", environ 3 millions, soit près de 10% du crédit consacré à l'élevage, et par l'utilisation des moyens actuels pour la prime de conservation du cheval des Franches-Montagnes", a précisé Florie Marion, porte-parole de l'OFAG à Keystone-ATS.
Comme davantage de races menacées sont désormais soutenues, la prime de maintien pour le cheval des Franches-Montagnes diminue. Alors que 853'000 francs ont été dépensés pour la prime de maintien du cheval des Franches-Montagnes en 2021, l'estimation à l'avenir est de 320'000 francs, précise l'OFAG.
Augmenter l'enveloppe
Pour les éleveurs de la seule race de chevaux originaire de Suisse, la survie de la race des Franches-Montagnes serait ainsi grandement mise en péril. Selon la Fédération d'élevage de cette race, si cette ordonnance devait être validée telle quelle par le Conseil fédéral, le montant des primes pour les chevaux FM serait diminué par moitié et le nombre de chevaux ayant droit à la prime réduit des deux tiers.
Les éleveurs ont le soutien du Parlement jurassien, qui a adopté à l'unanimité une résolution ce printemps: "L'exécutif fédéral met en péril la dernière race chevaline indigène, la seule ayant résisté à la mécanisation agricole au cours du 20e siècle". L'Etat jurassien précise bien qu'il n'est pas opposé à ce que des contributions soient versées à toutes les espèces menacées, mais il faut aussi augmenter l'enveloppe pour maintenir la prime au même niveau.
L'Union suisse des paysans (USP) ne dit rien d'autre: la faîtière souhaite que le budget alloué à la promotion prévue des races d’animaux de rente menacées soit augmenté sans qu’en pâtissent les programmes de promotion déjà existants, comme celui de la race des Franches-Montagnes.
Compenser l'armée
Ce n'est pas la première fois que les éleveurs et les autorités jurassiennes montent au créneau pour défendre ce soutien fédéral à "leur" cheval déjà remis en question par le passé. Régulièrement les conseillers fédéraux sont venus au Marché-Concours de Saignelégier pour les rassurer.
C'est d'ailleurs lors de l'édition de l'an 2000 que le ministre de l'économie d'alors, Pascal Couchepin, leur avait annoncé la bonne nouvelle de l'introduction d'une prime. Cette subvention annuelle devait alors compenser en partie la prime de garde versée par l'armée et supprimée au milieu des années 90.
Ces 22 ordonnances, 18 du Conseil fédéral, trois du Département de l'économie et une de l’OFAG, seront probablement adoptées par le Conseil fédéral en novembre 2022. Les nouvelles dispositions devraient entrer en vigueur, pour une grande partie d’entre elles, le 1er janvier 2023.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
Crans-Montana: Nicolas Féraud face à la population du Haut-Plateau
Le président de Crans-Montana, Nicolas Féraud, a fait le point sur le drame du bar "Le Constellation", lors de l'assemblée primaire communale de mardi qui a réuni 378 citoyens. L'élu n'avait plus pris la parole publiquement depuis la conférence de presse, le 6 janvier.
"Au nom du Conseil communal, je présente nos excuses, aux familles, aux victimes et à leurs proches pour la douleur et le deuil qu'elles affrontent", a précisé Nicolas Féraud, avant de passer à une minute de silence, en début d'assemblée.
"Tous les établissements publics seront contrôlés avant la fin de l'année. Il s'agit de la réponse du Conseil communal aux lacunes constatées", s'est, de son côté, engagé Patrick Clivaz, le municipal en charge de la sécurité et prévenu du drame, comme Nicolas Féraud. Cinquante-six contrôles ont déjà été effectués.
Lors du temps des questions, un habitant s'est questionné si les citoyens ne devaient pas s'exprimer sur le maintien de certains conseillers, en poste (ndlr: les deux prévenus). Un autre a appelé le président à démissionner. Ce dernier a refusé.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Parmelin parle avec Starmer à Evian des négociations commerciales
Le président de la Confédération Guy Parmelin a parlé à Evian (F) avec le Premier ministre britannique Keir Starmer des négociations pour un accord de libre-échange global avec Londres. Il s'est rendu dans la ville française pour le dîner de gala du sommet du G7.
"C'est important que nous puissions discuter un moment", a affirmé mardi soir M. Parmelin au chef du gouvernement britannique au début de la rencontre qui a duré environ une demi-heure. "Si nous pouvions conclure stratégiquement les négociations pour un accord de libre-échange, ce serait un signal fort", a-t-il ajouté. "C'est pour cette raison que je voulais vous parler", a répondu M. Starmer, en difficulté sur la scène politique dans son pays.
Selon M. Parmelin, les discussions vont dans la bonne direction mais "c'est toujours les derniers kilomètres" qui sont les plus difficiles. "Je ne pense pas qu'il y ait de problème, il faut seulement réduire les divergences. Je pense que tout ira bien", a renchéri de son côté le Premier ministre britannique.
Après le Brexit, les deux pays avaient conclu en 2019 un arrangement commercial pour préserver les droits et obligations réciproques. Depuis, ils souhaitent aboutir à un accord de libre-échange global et les négociations avaient débuté en 2023.
Cinq ans jour pour jour après avoir accueilli le président américain d'alors Joe Biden et son homologue russe Vladimir Poutine à Genève pour leur sommet bilatéral, M. Parmelin s'est à nouveau retrouvé au plus près des plus grands dirigeants mondiaux réunis pour le G7. Même si la Suisse n'était pas formellement invitée à cette rencontre d'Evian.
Le président de la Confédération a salué brièvement le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio et a pu dialoguer pendant quelques minutes avec le chancelier allemand Friedrich Merz, avant le dîner auquel il était convié.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Sans-abris: pourquoi certains choisissent la rue ?
Il y a quelques semaines, des images de sans-abri dormant dans le passage souterrain de la gare de Lausanne ont marqué les esprits. Si beaucoup choisissent les structures d'accueil , d'autres font le choix de rester dehors. C'est ce qu'ils confient à l'Équipe mobile d'urgences sociales d'Unisanté. Marie Dubois, travailleuse sociale et responsable adjointe à l'EMUS, décrypte les réalités du terrain.
Vous avez vu ces images il y a quelques semaines. Des sans-abris qui dorment dans un des passages sous-terrain de la gare de Lausanne, comme dans d'autres lieux. Si certains choisissent de se rendre dans des hébergements d’urgence, d’autres préfèrent rester en rue. C’est ce qu’ils confient à l’Équipe Mobile d’Urgences Sociales d’Unisanté, une équipe de seize personnes déployées sur le terrain dans le canton de Vaud. Leurs missions : prendre en charge des personnes en situation de vulnérabilité, de détresse sociale ou de crise psycho-sociale.
La vie en collectivité, un frein à l'hébergement
Pour les collaborateurs de l'Équipe mobile d'urgences sociales (EMUS) d'Unisanté, le refus d'intégrer une structure d'accueil est une réalité bien connue. La vie collective, les horaires stricts ou encore l'impossibilité de loger les couples sous un même toit figurent parmi les freins les plus fréquemment rapportées par les sans-abris:
«Les hébergements d'urgence sont des structures collectives. Il faut accepter de dormir avec plusieurs personnes qui se retrouvent aussi avec de multiples difficultés, sociales et psychiques.»
Face à cette problématique, des réflexions sont actuellement menées par la Ville de Lausanne afin d'organiser l'ouverture d'un établissement d'accueil exclusivement réservé aux femmes, permettant ainsi de garantir leur sécurité et de répondre à une demande de non-mixité souvent exprimée sur le terrain.
Seize professionnels sur le terrain vaudois
Pour aller à la rencontre de cette population qui échappe parfois aux structures traditionnelles, l'EMUS s'appuie sur une équipe de 16 personnes. Ces professionnels interviennent en binômes, toujours composés d'un travailleur social et d'un infirmier, afin d'offrir une réponse globale, à la fois sociale et sanitaire.
Lorsque l'équipe n'est pas directement appelée, elle fait des patrouilles. Un travail de prévention indispensable sur le terrain, comme l'explique Marie Dubois.
« L'objectif des patrouilles, c'est de chercher des personnes qui sont en rue, qui dorment à l'extérieur, qui sont installées. L'objectif, c'est de savoir si ces personnes connaissent le réseau (...) et de savoir quels sont leurs besoins.»
Pour l'EMUS, l'efficacité de ce réseau repose aussi sur la centralité des infrastructures. L'équipe rappelle qu'il est essentiel que les structures d'accueil destinées aux personnes sans-abris soient facilement accessibles et impérativement situées au centre-ville pour maintenir ce lien de proximité.
Un «mille-feuille» de difficultés psychosociales
Les équipes d'Unisanté sont quotidiennement confrontées à des situations de grande vulnérabilité où s'entremêlent précarité matérielle, trajectoires de vie brisées et atteintes à la santé. Différentes problématiques au caractère indissociables, souligne Marie Dubois.
"C'est de toute façon un mille-feuille de problématiques qui s'accumulent et qui ont amené à la situation dans laquelle ils se trouvent actuellement."
L'EMUS collabore activement avec le réseau sanitaire vaudois, notamment la psychiatrie du CHUV. Sur le plan pratique, l'équipe rappelle également des règles fondamentales mais parfois méconnues: les hébergements d'urgence sont gratuits, ouverts sept jours sur sept, et les chiens y sont acceptés. Les accueils sont inconditionnels. La priorité est donnée au personnes bénéficiant un titre de séjours, aux femmes, aux personne de plus de 65 ans et si la situation de santé l'exige.
Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA
Vaud
Affichage publicitaire: autonomie des communes vaudoises renforcée
Le Grand Conseil vaudois s'est prononcé mardi en faveur d'une plus grande autonomie des communes en matière de d'affichage publicitaire. Elles pourront par exemple refuser des affiches publicitaires commerciales sur leur territoire, exception faite à l'affichage politique en période d'élections ou de votations.
Cette réforme soumise au Parlement par le Conseil d'Etat était une réponse à une motion du député écologiste David Raedler, acceptée en mars 2023. Elle modifie de facto la loi sur les procédés de réclame (LPR), datant de 1988 et qui contraignait notamment les communes à octroyer un emplacement pour l'affichage publicitaire si elles en recevaient la demande du Canton.
"Il faut redonner aux communes, les plus proches du terrain, leur autonomie sur l'affichage publicitaire", a plaidé l'élu. Cette révision supprime par exemple leur obligation d'autoriser au minimum un ou plusieurs emplacements d'affichage publicitaire. Elle donne aux communes qui le souhaitent la liberté de bannir totalement la publicité de leur territoire, sur le domaine public, mais aussi sur le domaine privé visible depuis le domaine public.
Distinction tiers/propre
Avec cette précision: la motion Raedler et le projet gouvernemental concernent la publicité pour compte de tiers, c'est-à-dire une publicité pour un produit, une destination, une activité, etc, qui n'est pas en lien avec le lieu sur lequel est donnée la prestation.
En clair, l'enseigne d'un commerce (soit la publicité pour compte propre) sera toujours autorisée, avec des limites de taille, de protection du paysage et du milieu bâti. Vendre sa marque car le commerce a une activité à cet endroit-là ne pourra ainsi pas être interdit.
Par ailleurs, en période d'élections ou de votations, les communes doivent autoriser un ou plusieurs emplacements, réservés à l'affichage lié à l'exercice des droits politiques.
Impacts sur la faune
Ces adaptations législatives permettent par ailleurs de mettre la LPR en conformité avec la loi sur la protection du patrimoine naturel et paysager. L'objectif est d'encadrer davantage l'impact des publicités lumineuses sur la faune et les atteintes au patrimoine naturel et paysager.
Pour rappel, la possibilité de limiter l'affichage commercial avait été jugée légale par le Tribunal fédéral (TF). Selon un arrêt rendu en mars 2021 dans le cadre de l'initiative communale "Genève Zéro pub" - refusée en votation -, le TF avait relevé que les libertés économiques et d'expression étaient garanties par d'autres moyens de communication, notamment sur internet.
A noter qu'un deuxième débat, non demandé directement après la première lecture, sera encore nécessaire prochainement pour valider définitivement le vote du jour.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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