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Suisse

Un froid entre les comités opposés à l'e-ID suisse

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Le deuxième essai d'identité électronique ne convainc pas (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le dépôt jeudi des signatures contre la nouvelle identité électronique (e-ID) a jeté un froid entre les trois comités référendaires. Une partie des signatures ont été déposées à la Chancellerie, manifestement sans le consentement des autres organisations.

Un comité composé des Amis de la Constitution, de Aufrecht Schweiz et de Verfassungsbündniss Schweiz a déposé 26'000 signatures à la Chancellerie. Il a également déposé 20'000 paraphes du Parti pirate, respectivement de l'association "Référendum e-ID 2.0".

"Appropriation des signatures"

Contacté par Keystone-ATS, le président du Parti pirate Jorgo Ananiadis a indiqué ne pas être au courant de ce dépôt. Il a parlé "d'appropriation des signatures" par d'autres cercles.

Selon un document en possession de Keystone-ATS, les deux membres du parti responsables du référendum, Nicole Rüegger et Jonas Sulzer, ont été démis de leurs fonctions il y a deux semaines. Les deux membres ont informé de manière incomplète ou pas du tout des activités du comité principal, indique le Parti pirate.

Selon les informations actuelles, Mme Rüegger et M. Sulzer ont déposé jeudi les 20'000 signatures du Parti pirate à la Chancellerie fédérale. Mais sans que le comité directeur ne soit au courant, explique le Parti pirate dans un communiqué.

Parole contre parole

Ce n'est pas tout. Le mouvement Mass-Voll se sent également floué. Il a exigé de la Chancellerie fédérale qu'elle lui rende immédiatement ses signatures. Pour son président Nicolas Rimoldi, des formulaires récoltés par Mass-Voll ont été déposés sans son accord. "C'est illégal", a-t-il indiqué à Keystone-ATS. Ses juristes étudient une plainte pénale contre les Amis de la Constitution.

Interrogé par l'agence de presse, Remko Leimbach, président de Aufrecht Schweiz, a contredit cette version. Les 20'000 signatures récoltées par Mass-Voll et envoyées à son comité pour être certifiées en paquet n'ont pas encore été déposées.

Pas de consensus sur la forme de dépôt

La situation est confuse. Il semble clair que plus de 40'000 signatures contre la loi e-ID ont été déposées à la Chancellerie fédérale. Pour que le référendum soit valable, il faut 50'000 signatures certifiées qui, dans le cas présent, doivent être déposées jusqu'à mardi prochain à la Chancellerie fédérale à Berne.

Selon les indications écrites des Amis de la Constitution, plus de 63'000 signatures ont pu être récoltées jusqu'à présent dans toute la Suisse. "Un dépôt commun des signatures était prévu pour mardi prochain", a déclaré M. Rimoldi à l'agence de presse. Les 20'000 signatures manquantes seront déposées mardi prochain.

Deuxième votation possible

Les arguments avancés par les divers opposants contre l'e-ID sont quelque peu relégués au second plan en raison des désaccords autour du dépôt des signatures. Plusieurs organisations revendiquent le référendum.

Reste à savoir si la lutte contre l'e-ID sera couronnée de succès une deuxième fois. Dès la semaine prochaine, la Chancellerie fédérale vérifiera les signatures et indiquera si le référendum a formellement abouti. Dans l'affirmative, le Conseil fédéral fixera ensuite la date de la votation.

La première tentative d'introduction de l'e-ID avait échoué dans les urnes en mars 2021. Le projet prévoyait de confier l'établissement de documents d'identité électroniques à des privés. Les préoccupations liées à la protection des données ont fait pencher la balance en faveur du non.

En décembre dernier, le Parlement a approuvé la nouvelle loi sur l'identité électronique et a stipulé que la Confédération introduirait la preuve d'identité électronique reconnue par l'Etat. Sous réserve du référendum, cela devrait être le cas au plus tôt au troisième trimestre 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

Nouvelle double voie Morges–Perroy: le tracé a été validé par Berne

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Le projet prévoit la création d’une nouvelle double voie d'environ 13 kilomètres entre Morges et Perroy, dont 10 km de tunnel. (© CFF)

Une étape-clé est franchie pour la double voie ferroviaire de Morges-Perroy. Les CFF et l'Office fédéral des transports (OFT) ont validé et arrêté son tracé définitif. Il fera 13 km, dont 10 km en tunnel. Sa mise en service est envisagée au plus tôt à l'horizon 2043.

A la suite du mandat confié par l'OFT en septembre 2024, les CFF ont analysé une trentaine de variantes et identifié un tracé de référence pour la poursuite de l'avant-projet en vue de la construction de la nouvelle ligne Morges–Perroy. Le choix de ce tracé a été validé par l'OFT jeudi dernier. Cette décision constitue une étape déterminante dans le développement de cette infrastructure, indiquent mardi l'OFT et les CFF dans un communiqué.

Le projet prévoit la création d’une nouvelle double voie d'environ 13 kilomètres entre Morges et Perroy. Il y aura une section à l'air libre d'environ 2 kilomètres au départ de la gare de Morges en direction de Genève jusqu'au Boiron, puis le tunnel d'environ 10 kilomètres depuis la zone du Boiron jusqu'au lieu-dit du Chêne, à Perroy, et ensuite une section à l'air libre d'environ 1 kilomètre à Perroy, détaillent les deux parties prenantes.

"Ce tracé présente deux avantages majeurs. Il permet de limiter l'impact sur les zones habitées, les terres agricoles et le bâti environnants. Le tunnel couvre en effet environ 75% du tracé et ses accès sont situés dans des lieux éloignés des concentrations urbaines. Enfin, il offre les meilleures conditions pour maintenir l'exploitation de la ligne actuelle durant la phase travaux sur un des axes les plus fréquentés du pays", expliquent-elles.

Amélioration des cadences

La nouvelle voie Morges–Perroy est un des éléments nécessaires pour pouvoir poursuivre le renforcement progressif de l'offre sur l'axe Genève–Lausanne. Elle permettra des bénéfices significatifs pour la clientèle, rappellent l'OFT et les CFF.

Et de citer une cadence des RegioExpress et InterCity Genève–Lausanne au quart d'heure (contre une demi-heure aujourd'hui), une cadence à la demi-heure systématisée dans toutes les gares du RER Vaud Lausanne–Morges–Allaman, ainsi qu'une capacité du transport de marchandises améliorée sur l'axe Lausanne–Genève.

Ces améliorations d'offre sont également tributaires d'autres projets d'augmentation de la capacité sur l'axe (notamment la transformation et la modernisation des gares de Genève et de Morges), est-il souligné.

Gros travail avant l'enquête publique

"Le choix du tracé de référence est une étape intermédiaire mais importante de la phase d'avant-projet. Les prochaines années seront consacrées à affiner le tracé, définir les méthodes de construction, poursuivre les études environnementales, consolider les coûts et élaborer les plans détaillés", relèvent encore l'OFT et les CFF.

"Les procédures d'autorisation, de mise à l'enquête publique et de consultation permettront également d'associer les communes concernées, les partenaires institutionnels et toutes les parties prenantes", ajoutent-ils.

Le projet Morges–Perroy se déroule selon le calendrier prévu jusqu'ici, assure-t-on. La phase d'avant-projet en cours va se poursuivre jusqu'en 2029, tandis que la mise à l'enquête publique est attendue en 2033. La mise en service du nouvel ouvrage est envisagée "à ce stade au plus tôt à l'horizon 2043".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Les bouchons des autoroutes suisses ont considérablement augmenté

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L'année dernière, les embouteillages se sont multipliés sur les axes principaux, comme par exemple sur l'A1 à Ittigen, près de Berne(Photo d'illustration). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

La Confédération a enregistré environ 68'000 heures d'embouteillages sur les routes nationales en 2025. Par rapport à l'année précédente, cela représente une augmentation d'un cinquième, annonce mardi l'OFROU.

Les axes principaux A1, A2 et A3 ont été particulièrement touchés par l'aggravation des embouteillages, a indiqué l'Office fédéral des routes (OFROU). Sur des tronçons importants, le réseau n'était plus saturé uniquement aux heures de pointe, mais souvent en permanence.

Selon le communiqué, l’augmentation d’environ 20% du nombre d’heures d’embouteillage est principalement due à des surcharges générales du trafic (89%). Moins de 4% étaient imputables aux chantiers.

Au total, les véhicules ont parcouru environ 30 milliards de kilomètres sur le réseau routier national, 1,4% de plus qu'en 2024. Presque 45% de l’ensemble des kilomètres ont été parcourus sur les autoroutes, alors que celles-ci ne représentent qu’environ 3% du réseau routier.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Les PME plus optimistes pour les exportations

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Les PME sondées tablent sur une hausse des exportations sur les six prochains mois et sur "une évolution positive" sur l'ensemble de 2026 (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les PME sont un peu plus optimistes quant à leurs perspectives à l'export. Si les craintes portant sur les droits de douane américains diminuent, le conflit au Moyen-Orient a chamboulé la situation au niveau des prix de l'énergie et de l'approvisionnement.

Le baromètre mesurant le moral des petites et moyennes entreprises (PME) à l'international s'est établi fin juin à 64,4 points, en hausse par rapport aux 63,5 points mesurés fin janvier et "toujours clairement au-dessus du seuil de croissance à 50 points", a souligné mardi l'organisation de promotion économique Switzerland Global Enterprise.

Les sociétés sondées tablent sur une hausse des exportations sur les six prochains mois et sur "une évolution positive" sur l'ensemble de 2026. Les exportateurs semblent s'être "arrangés avec un environnement de plus en plus difficile", marqué notamment par la guerre au Moyen-Orient.

"La plus grande difficulté des PME exportatrices demeure la force du franc", a martelé Switzerland Global Enterprise dans un communiqué. La hausse des prix de l'énergie et des matières premières, ainsi que les interruptions dans les chaînes d'approvisionnement, en raison du blocus du détroit d'Ormuz, ont également un impact sur les sociétés helvétiques.

Concernant les droits de douane, Berne continuera d'être traitée dans le cadre de la clause de la nation la plus favorisée. Les droits de douane supplémentaires ne doivent pas dépasser les limites convenues dans la déclaration commune, soit 15% au total. Mais face aux incertitudes juridiques et politiques, les entreprises suisses ont adopté des contre-mesures, allant des hausses de prix à la recherche de nouveaux marchés.

Les Etats-Unis n'en demeurent pas moins le premier marché d'exportation hors Union européenne. L'Allemagne reste, elle, le premier pays destinataire des biens et services helvétiques. L'Asie gagne cependant en importance, notamment l'Inde, la Corée du Sud et le Japon.

Le commerce extérieur suisse continue d'être solide. En mai, les exportations ont progressé de 13,4% sur un mois et en valeur nominale (non corrigé de l'inflation) à 25,42 milliards de francs, la balance commerciale bouclant sur un excédent mensuel de 5,64 milliards (+71,7%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Les syndicats font front pour défendre les salaires minimaux

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Selon les référendaires, les secteurs où les salaires sont bas, comme l'hôtellerie-restauration ou le nettoyage, seraient touchés par la décision parlementaire prise lors de la session d'été (photo d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Un comité composé de syndicats et de partis politiques a lancé mardi sa campagne contre "l'attaque" des salaires minimaux cantonaux votée par le Parlement. Il s'agit d'une atteinte aux salaires féminins et au fédéralisme, a déclaré le comité.

La nouvelle législation, adoptée par le Parlement lors de la session d'été, prévoit que les conventions collectives de travail (CCT) primeront sur les lois cantonales en matière de salaire minimal.

Selon les référendaires, ce sont précisément les secteurs à bas salaires, tels que l’hôtellerie-restauration ou le nettoyage, qui seraient touchés. Le comité qualifie cette décision "d’attaque contre les salaires féminins", rappelant que près des deux tiers des personnes touchant un salaire minimum sont des femmes.

Le comité estime que cette mesure contourne les décisions populaires prises dans plusieurs cantons et villes, comme Genève, Neuchâtel, Zurich ou Winterthour. Elle y voit également une atteinte au fédéralisme.

Le Conseil fédéral rejette le projet, qu'il avait élaboré à la demande du Parlement. Il estime en effet qu'il entre en conflit avec la compétence des cantons, inscrite dans la Constitution, de fixer des salaires minimaux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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