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Suisse

Lignes claires réclamées pour les écoles sur les sujets délicats

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Dagmar Roesler demande de faire confiance à l'école pour aborder des thèmes polémiques avec les enfants sans jugement de valeur et de manière neutre (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La présidente du syndicat des enseignants alémaniques (LCH) veut des directives claires pour les écoles sur les crises et les guerres. L'école a le devoir de comprendre les événements politiques, mais, pour cela, elle a besoin d'un soutien politique, dit-elle.

Le plan d'études 21 donne des directives, mais il faut définir plus clairement ce qui est du ressort de l'école et ce qui ne l'est pas, déclare Dagmar Rösler dans un entretien diffusé dimanche par la SonntagsZeitung.

Elle appelle les politiciens à s'engager fermement pour permettre aux écoles d'aborder les sujets délicats avec les élèves "et que l'école, y compris les enseignants, soit soutenue et protégée dans cette démarche".

Faire confiance à l'école

Selon Mme Rösler, les écoles courent le risque de ne plus aborder des sujets polémiques, parce qu'elles sont accusées d'endoctrinement. "Il faut aussi faire confiance à l'école pour aborder ces thèmes avec les enfants sans jugement de valeur et de manière neutre".

Elle prône un renforcement de l'éducation civique dans tous les domaines du système éducatif, avec un meilleur ancrage dans les programmes scolaires. L'éducation politique au sens large doit être enseignée dès l'école primaire et maternelle, indique Mme Rösler.

Samedi dans la Schweiz am Wochenende, le président du Conseil national Eric Nussbaumer (PS/BL) avait également demandé un renforcement de l'éducation civique, à l'école et en dehors. Le Conseil fédéral n'a pas fait assez d'efforts dans ce sens, avait-il déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sport

Super-G de Crans-Montana: Malorie Blanc s'impose!

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La joie de Malorie Blanc en voyant du vert à Crans-Montana (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Magnifique Malorie Blanc. La Valaisanne a remporté le Super-G de Coupe du monde à Crans-Montana et signé sa première victoire à ce niveau.

Des cris de joie, un public qui gronde, des drapeaux qui s'agitent et une Malorie Blanc les bras au ciel. Devant son public, dont plus de 200 membres de son fans club, la skieuse d'Ayent s'est sentie pousser des ailes. Très rapide sur le haut, Malorie Blanc n'a pas fait tout tout juste, mais cela a suffi. "Je fonctionne à l'instinct, a réagi la Valaisanne au micro de la RTS. Je savais que sur cette piste, il n'y aurait pas besoin de faire la course parfaite pour gagner."

Brillante deuxième de la descente de St-Anton, la Valaisanne a devancé Sofia Goggia de 0''18 et Breezy Johnson de 0''36. Elle a eu quelques chaleurs, notamment lorsque Laura Pirovano est descendue avec un meilleur temps intermédiaire dans le dernier mur. Mais l'Italienne a manqué l'avant-dernière porte.

Les autres Suissesses sont bien plus loin. Jasmina Suter a pris la 16e place. Pour Corinne Suter, cette course était l'occasion d'accumuler des kilomètres après avoir manqué un mois de compétition en raison d'une blessure. Sans une faute sur le bas qui lui a fait perdre de la vitesse, la Schwytzoise aurait certainement fait mieux que son 23e rang. Trois autres Helvètes ont marqué quelques points: Priska Ming-Nufer (28e), ainsi que le duo Janine Schmitt/Joana Hählen, 29es ex aequo.

Victime d'une grosse chute vendredi lors de la descente finalement annulée après son passage dans les filets, Lindsey Vonn n'a logiquement pas pris le départ à une semaine de la descente olympique, son principal objectif.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Lisa Mazzone mobilise les Vert-e-s pour le fonds climat

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Selon Lisa Mazzone, l'ensemble de la population profiterait de la création d'un fonds climat (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Dans un discours prononcé samedi à Coire, la présidente des Vert-e-s Lisa Mazzone a mobilisé les délégués pour la campagne sur l'initiative pour un fonds climat, soumise au vote le 8 mars. L'ensemble de la population et l'économie en profiteraient, selon elle.

Avec un fonds climat, la Suisse deviendra plus indépendante, plus robuste et plus durable, a déclaré la Genevoise. "La dépendance extrême vis-à-vis de la Chine pour la transition énergétique et des Etats-Unis pour la technologie numérique représente un danger géopolitique direct. L'importation de gaz liquéfié de Russie est également en contradiction avec notre soutien à l'Ukraine contre la guerre d'agression", a poursuivi la présidente des Vert-e-s.

Lisa Mazzone considère la politique des Vert-e-s comme tournée vers l'avenir, tandis que le Conseil fédéral et les autres partis ont tendance à "revenir vers le passé" avec leurs projets. "La transition énergétique est sabotée par ces derniers, qui rêvent de nouvelles centrales nucléaires, selon la Genevoise: des milliards sont investis dans l'armée, les autoroutes et l'énergie nucléaire". Le fonds climat représente à l'inverse un projet d'avenir, estime-t-elle.

S'adapter à la crise climatique

Ces investissements aident concrètement la population à devenir climatiquement neutre et à s'adapter aux conséquences extrêmes de la crise climatique. La promotion de la rénovation énergétique des bâtiments améliore par exemple la qualité de vie par temps froid et chaud et réduit les coûts de chauffage. Le fonds permettrait également de mettre en place des trains de nuit et des liaisons ferroviaires internationales abordables, a-t-elle argumenté.

L'économie suisse en profiterait également. "Investir en Suisse plutôt que de dépenser chaque année 8 milliards de francs à l'étranger pour les énergies fossiles créerait des emplois et renforcerait la durabilité", a souligné Mme Mazzone.

L'initiative sur le fonds pour le climat, lancée par les partis de gauche, exige des versements annuels de la Confédération à hauteur de 0,5 à 1% de la performance économique de la Suisse, soit de quatre à huit milliards de francs. Cet argent doit servir à promouvoir la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l'efficacité énergétique, le développement des énergies renouvelables, ainsi que le captage et le stockage du CO2 et la protection de la biodiversité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Un week-end de projections documentaires à Lausanne

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"Ciné au Palais" propose un week-end de projections documentaires gratuites (archives). (© KEYSTONE/FABRICE COFFRINI)

Ciné au Palais revient pour une douzième édition. Le week-end de projections documentaires propose treize films récents dédiés aux sciences, à l'archéologie, à la nature et aux grands enjeux contemporains. Rendez-vous les 7 et 8 février au Palais de Rumine.

Le programme s'adresse autant aux familles qu'aux adultes. Par exemple, "Le secret du loup d'Ethiopie" dévoile le comportement étonnant d'un canidé qui lèche le nectar des fleurs, comme des sucettes. Le long métrage d'animation "Mary Anning, chasseuse de fossiles" raconte la jeunesse de la paléontologue britannique.

Dans un autre registre, "La gare des papillons" questionne l'avenir de l'ancienne gare de triage de Bâle devenue réserve naturelle: doit-elle servir de plaque tournante pour les marchandises ou pour les animaux et les plantes? Faut-il choisir le transfert modal ou la biodiversité?

Entrée libre

Le festival retient aussi "Tautavel, vivre en Europe avant Néanderthal" qui explore les origines de l'Humanité. Ce film qui a reçu plusieurs récompenses ouvre une fenêtre à la fois réaliste et rêvée sur la Préhistoire lointaine.

Avec Ciné au Palais, la bibliothèque et les musées du Palais de Rumine veulent rendre les savoirs scientifiques accessibles au plus grand nombre. Les projections s'accompagnent d'échanges avec les équipes des films et avec des spécialistes. L'entrée est libre.

Des visites guidées de l'exposition "Destination archéologie. 1798-Futur" sont proposées les deux jours. Le samedi 7 février à 14h00, les équipes du Naturéum organisent une visite thématique de l'exposition de photographies [Moving Pictures], qui aborde des enjeux environnementaux et humanitaires majeurs, notamment la protection des orangs-outans à Bornéo.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

A Lausanne, Marina Xenofontos sème le double

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L'exposition est visible à l'Espace projet du MCBA (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Au moyen de sculptures, d'objets trouvés, d’écrits et de films, Marina Xenofontos interroge les manifestations matérielles de la mémoire et de l'histoire. Pour son exposition Play Life, l'artiste chypriote explore la question du double. A découvrir dès vendredi prochain à l'Espace Projet du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA), à Lausanne.

Le coeur de l'exposition est constitué par le jeu vidéo "Twice upon a while" dont le public est partie prenante. Le personnage principal, nommé Twice et modélisé d'après l'artiste, évolue dans un monde aux apparences banales qui bascule constamment dans un univers onirique fait de choix, d'impasses, de boucles et de désorientations.

Dans ce jeu vidéo de rôle, il n'y a pas de récit linéaire. La scène originelle est revisitée à l'infini sous l'impulsion des visiteurs. S'ouvre ainsi, une démultiplication de doubles, Twice devenant le reflet des joueurs, explique le musée.

Sculptures

Les sculptures présentées dans l'exposition peuvent aussi se lire comme des formes de doubles. "To the knees", par exemple, est composé de segments de tubes en aluminium en rotation: il renvoie au monde industriel par ses matériaux et par le son qu'il produit.

Chez Marina Xenofontos, même vidés de leur fonction première, les éléments physiques portent la mémoire de leur usage initial, tout en ouvrant vers de nouvelles significations. A l'image de l'échelle de chantier de "Found construction site ladder", un objet trouvé qui pose la question du passage d'un espace à un autre.

Qu'ils soient statiques ou en mouvement, les objets de l'artiste chypriote sont en transition. Ce sont des objets qui en répliquent d'autres ou qui en sont des doubles non conformes, l'artiste leur conférant un poids nouveau.

Née en 1988 à Chypre, Marina Xenofontos vit et travaille entre Athènes, en Grèce, et Limassol, à Chypre. Elle a étudié à New York et à Londres et représentera Chypre à la prochaine Biennale de Venise. L'exposition lausannoise est visible jusqu'au 2 août.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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