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Suisse

Nez Rouge renonce à raccompagner les conducteurs fêtards

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Pour la première fois depuis 30 ans, Nez Rouge Suisse renonce à organiser les traditionnels raccompagnements. (Image d'archive - ©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD))

On ne pourra pas se faire raccompagner par Nez Rouge cette fin d’année. En raison de la pandémie de coronavirus, les bénévoles de l’association ne ramèneront pas les automobilistes trop avinés chez eux durant les Fêtes 2020.

Nez Rouge a choisi la sécurité. Celle de ne pas organiser ses traditionnels raccompagnements. En raison du contexte sanitaire, les bénévoles de l’association ne ramèneront pas les automobilistes trop avinés chez eux cette fin d’année. La prise de position de Nez Rouge Suisse était attendue, elle est désormais officielle. La Fédération recommandait déjà fin septembre à toutes les antennes régionales de renoncer à prendre la route cette année en raison de la pandémie. Finalement, Nez Rouge Suisse renonce aux raccompagnements. Christel Sommer, directrice opérationnelle :

Christel Sommer
Directrice opérationnelle Nez Rouge Suisse
Christel SommerDirectrice opérationnelle Nez Rouge Suisse

Derrière cette décision aussi, le fait qu'il y ait un nombre important de prescriptions à strictement tenir pour respecter le plan de protection sanitaire et les nombreux chauffeurs faisant partie des catégories à risque. Autre point important pour Nez Rouge, l’anonymat promis n’aurait pas pu être respecté en cas de nécessité de traçage.

Christel Sommer
Directrice opérationnelle Nez Rouge Suisse
Christel SommerDirectrice opérationnelle Nez Rouge Suisse

30 ans que le service Nez Rouge existe et seules des conditions météo extrêmes avaient, ici et là, stoppé les raccompagnements. Jamais une telle annulation n’avait eu lieu. Un crève-coeur pour les bénévoles.

Christel Sommer
Directrice opérationnelle Nez Rouge Suisse
Christel SommerDirectrice opérationnelle Nez Rouge Suisse

Pour autant, l’opération Nez Rouge reste, elle, d’actualité puisque la campagne de sensibilisation routière se poursuit et va même être renforcée.

Christel Sommer
Directrice opérationnelle Nez Rouge Suisse
Christel SommerDirectrice opérationnelle Nez Rouge Suisse

On rappelle les recommandations de l’association: désigner au préalable un chauffeur apte à la conduite, et, si on se retrouve sans conducteur capable de prendre le volant, appeler un proche, prendre un taxi ou les transports communs, ou encore dormir sur place.

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Culture

Des photographies signées Pedro Almodovar exposées à Sion

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"BACKGROUNDS IN MOVEMENT 2" est l'une des photographies exposées à Sion. (© Pedro Almodovar)

On connaît Pedro Almodovar surtout pour ses films. Depuis quelques années, le réalisateur espagnol se consacre aussi à la photographie et à la peinture. Une sélection de ses images est présentée à la Maison du diable à Sion dès le 25 septembre.

Les quelque cinquante photographies en couleur occuperont jusqu'au 9 janvier 2022 les deux étages de la Maison du diable à Sion, espace culturel porté par la Fondation Fellini pour le cinéma. Elles sont tirées de deux projets artistiques, Vida detenida (La Vie en suspens) et Waiting for the Ligth (En attendant la lumière), précise à Keystone-ATS Nicolas Rouiller, directeur de la fondation et commissaire de l'exposition.

Almodovar réalise ses photos dans sa maison à Madrid où il met en scène des objets. Ses compositions se réfèrent au genre de la nature morte. Dans le catalogue de l'exposition, le cinéaste indique "imiter la peinture et non la photographie, sans recourir à aucune technique particulière".

Il apprécie "toutes les variations offertes par un vase et une fleur. "J'ai découvert la perfection des oeufs, des pommes, des tomates et des grenades, et même des kiwis, un fruit que je n'aurais jamais considéré comme photogénique ou pictural", note-t-il.

Après Madrid et New York

Présentées pour la première fois en Suisse, les photographies d'Almodovar ont été exposées uniquement en 2018 à Madrid (Vida detenida) et en 2019 à New York (Waiting for the Light), précise Nicolas Rouiller. Les premières sont "plus calmes, très proches de la peinture", les secondes "plus flamboyantes plus proches de ses films".

Pedro Almodova ne sera pas présent physiquement à Sion pour le vernissage de l'exposition, mais il n'est pas exclu qu'il fasse le déplacement dans le chef-lieu valaisan d'ici au 9 janvier. La décision de l'Espagnol de présenter ses oeuvres à Sion n'est sans doute pas étrangère au grand intérêt qu'il porte à l'oeuvre de Fellini mais aussi à celle de David Lynch, réalisateur dont les lithographies étaient au coeur d'une exposition en automne 2018.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Deux jours pour débarrasser la Suisse des déchets sauvages

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Récolte de déchets exposée à Lucerne en septembre 2020. (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

La pandémie a accru la quantité d'ordures abandonnées dans la nature en Suisse. Pour y remédier, des dizaines de milliers de bénévoles participent vendredi et samedi au "Clean-Up Day".

Enfants et personnes âgées, élèves et enseignants, membres d'associations et employés des administrations communales prennent notamment part à cette action, a indiqué la Communauté d’intérêts pour un monde propre (IGSU), à l'origine de l'initiative.

Cette action de nettoyage nationale est organisée depuis 2013 par l'IGSU et mobilise tous les ans des dizaines de milliers de participants. Cette journée a aussi lieu samedi au niveau mondial. Plus de 180 pays y participent.

Afin de protéger la santé des participants, l'IGSU a préalablement fourni aux organisateurs des recommandations relatives au Covid-19. Cette journée d'action est soutenue par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

Condamnations au plus haut niveau après les incidents à Berne

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Le directeur de la sécurité de la Ville de Berne Reto Nause estime que l'intervention de la police a empêché un éventuel assaut sur le Palais fédéral. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'opposition aux mesures de lutte contre la pandémie a pris une nouvelle dimension avec la manifestation jeudi soir à Berne. Le président de la Confédération Guy Parmelin et les deux présidents des Chambres fédérales condamnent les violences.

Le cortège des opposants au certificat et aux mesures anti-Covid, non autorisé, a réuni jeudi soir entre 3000 et 4000 personnes. Pour protéger le Palais fédéral des débordements, la police a dû avoir recours à un canon à eau, et elle a fait usage de balles en caoutchouc et gaz irritant.

"Je condamne sans réserve tous les actes de violence contre les personnes, les biens privés ou publics", a déclaré Guy Parmelin. "Il faut être clair: nous disposons de tous les instruments démocratiques pour faire valoir ses opinions", a-t-il ajouté devant la presse en réponse à une question d'un journaliste.

Dans un tweet commun, le président du Conseil national Andreas Aebi (UDC/BE) et le président du Conseil des Etats Alex Kuprecht (UDC/SZ) ont également condamné vendredi les affrontements devant le Palais fédéral. "Le comportement de ces manifestants violents n'est pas suisse", ont-ils écrit dans leur message.

"Nous ne pouvons vaincre le virus que si nous faisons tous partie de la solution", ont-ils ajouté. A l'ouverture de la session, le président du Conseil des Etats Alex Kuprecht avait déjà appelé les opposants aux mesures sanitaires à renoncer à l'usage de la violence et aux manifestations.

Ligne rouge

Le conseiller municipal en charge de la sécurité Reto Nause a écrit jeudi soir sur twitter que la police cantonale bernoise a empêché un possible assaut sur le Palais fédéral.

Vendredi, il a estimé qu'une ligne rouge a été franchie. Jusqu'ici, il pensait les bâtiments fédéraux "sacrés". D'après les réseaux sociaux, on sait que certains opposants aux mesures contre le coronavirus ont idéalisé l'assaut sur le Capitole à Washington en début d'année, a indiqué le municipal sur la radio alémanique SRF et dans le quotidien Berner Zeitung.

Le porte-parole de la police Christoph Gnägi a précisé vendredi sur la SRF qu'il n'y avait à sa connaissance pas d'éléments concrets sur l'existence d'un plan d'attaque. La police constate toutefois que le climat lors de ces manifestations devient toujours plus agressif.

Balles en caoutchouc

Jeudi soir, la police cantonale bernoise est intervenue quand des manifestants isolés ont commencé à secouer le grillage dressé sur la Place fédéral pour protéger le Palais fédéral. Elle leur a d'abord intimé l'ordre d'arrêter. Comme ces manifestants n'ont pas obtempéré, elle a fait usage de la force.

Des manifestants ont également lancé des objets et allumé des pétards en direction du Palais fédéral et des forces de l'ordre. Le recours aux balles en caoutchouc et aux gaz irritants a été limité et en petites quantités, a précisé à Keystone-ATS le directeur de la sécurité Reto Nause.

Boulons

Après la manifestation, la police a constaté que des boulons du grillage de protection avaient été dévissés. On ne peut les dévisser qu'avec des outils, a relevé vendredi le responsable de la communication Christoph Gnägi. Il faut donc en conclure qu'ils ont été enlevés volontairement.

Ce grillage existe depuis des décennies, a poursuivi le porte-parole. Mais il n'a pas toujours eu la même orientation. La police bernoise décide au cas par cas de l'installer ou pas.

La police a indiqué sur twitter qu'une personne avait été blessée lors d'affrontements entre plusieurs groupes. Pour des raisons de sécurité, plusieurs rues avaient dû être fermées.

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Climat

Climat : nouveau projet de loi d'ici la fin de l'année sans taxes

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Le nouveau projet du Conseil fédéral pour la politique climatique devrait miser surtout sur les incitations et les aides financières (Archives © KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le Conseil fédéral tire les leçons du rejet de la loi sur le CO2 le 13 juin dernier. Un nouveau projet de loi définissant la politique climatique de la Suisse sera déposé d'ici la fin de l'année. Il ne devrait pas proposer de nouvelles taxes.

Le Conseil fédéral maintient ses objectifs: la Suisse doit d'ici 2030 réduire ses émissions de moitié par rapport à 1990. Mais il s’agit de renoncer aux mesures qui ont mené à l'échec de la loi. Le gouvernement a chargé vendredi le Département fédéral de l'environnement (DETEC) d'élaborer un nouveau projet ralliant une base aussi large que possible.

La loi sur le CO2 en vigueur doit définir des objectifs de réduction pour la période après 2020. Il s'agira de mettre l’accent sur des mesures qui permettent à la population de réduire au quotidien ses émissions de CO2 et qui soutiennent les efforts des différents secteurs.

Incitations et aides

Le projet s'appuiera sur l’actuelle loi sur le CO2. Il devrait miser sur des incitations et ne pas proposer de nouvelles taxes. Si des moyens supplémentaires sont nécessaires dans le secteur des bâtiments, le DETEC examine la possibilité d’adapter temporairement l’affectation de la taxe sur le CO2.

Différentes incitations financières seront créées afin d’éviter des investissements inopportuns. Par exemple, le futur acquéreur d’un camion à hydrogène devra savoir combien de temps les modes de propulsion alternatifs seront exonérés de la RPLP.

Les fonds dégagés par différents instruments de la politique climatique devraient en principe bénéficier aux secteurs dont ils ressortent.

Bâtiments, mobilité, transports publics

Des mesures de soutien supplémentaires accompagneront la population et les secteurs concernés. Dans le secteur des bâtiments, des aides financières devraient contribuer au remplacement des anciens chauffages à mazout ou à gaz.

En matière de mobilité, il s’agit de promouvoir le développement des infrastructures destinées aux voitures électriques. Un ajustement des valeurs cibles de CO2 concernant l’importation de véhicules devrait venir compléter ces mesures.

Dans les transports publics, le privilège fiscal accordé aux bus diesel doit être progressivement supprimé. Les recettes supplémentaires ainsi générées doivent être affectées à l’acquisition de bus électriques.

Entreprises pas oubliées

Des entreprises supplémentaires devraient pouvoir être exemptées de la taxe sur le CO2, à condition qu’elles s’engagent en contrepartie à réduire leurs émissions. L’exemption ne concerne actuellement que certains secteurs. Dans le secteur de l’aviation, des pourcentages de mélange pour les carburants durables doivent être introduits, et éventuellement encouragés par des incitations financières.

Selon le Conseil fédéral, ces différentes pistes combinées aux progrès technologiques et au tournant que les secteurs ont déjà entamé d'eux-mêmes, devraient permettent de maintenir l’objectif de réduction de 50% d’ici 2030. Il reste à déterminer le pourcentage exact de compensations en Suisse et à l’étranger. Plusieurs accords bilatéraux ont déjà été signés en ce sens.

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Suisse

Mesures transitoires pour la participation à Horizon Europe

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Horizon Europe entend accélérer la transition verte et numérique (archives). (© KEYSTONE/DPA/JULIAN STRATENSCHULTE)

Les chercheurs suisses devraient pouvoir participer à des projets individuels dans le cadre d'Horizon Europe. Le Conseil fédéral a chargé vendredi le Fonds national suisse de mettre en oeuvre des solutions transitoires.

Le projet sera en main du Parlement lors de la session d'hiver. La Suisse est considérée comme un pays tiers non associé pour la participation au programme-cadre de recherche et d'innovation de l'UE "Horizon Europe" et aux programmes qui y sont liés.

Ce statut permet aux chercheurs suisses de participer à la plupart des projets collaboratifs, soit environ deux tiers du programme. Ils restent toutefois exclus des appels à propositions pour des projets individuels.

Exclus des bourses prestigieuses

Ils ne peuvent pas postuler pour les bourses prestigieuses du Conseil européen de la recherche et du Conseil européen de l'innovation. Certaines actions Marie Sklodowska Curie leur sont également inaccessibles.

Les mesures transitoires doivent pallier l'impossibilité de participer aux mises au concours 2021 des bourses "advanced grants" du Conseil de la recherche et des "postdoctoral fellowships" Marie Curie. Ces bourses s'adressent aux chercheurs confirmés et encouragent leur carrière et leur mobilité, a précisé la secrétaire d’Etat à la formation Martina Hirayama.

Les mesures s’appliqueront aussi aux "Starting Grants" et aux "Consolidator Grants" de 2022, si les chercheurs helvétiques ne sont pas autorisés à déposer des propositions de projet lors des appels correspondants.

Ces mesures, évaluées à 290 millions, n'auront aucun impact budgétaire, a précisé le conseiller fédéral Guy Parmelin. Elles seront financées par les crédits déjà adoptés.

Plus de six milliards

Berne aspire à une pleine participation à l’ensemble du paquet Horizon avec le statut d’Etat associé. "Nous sommes conscients que la situation est difficile. Nous travaillons d'arrache-pied pour trouver des solutions. Mais elles ne pourront pas remplacer l'association à Horizon Europe", a poursuivi le ministre de la recherche. Les mesures visent à faire la transition au mieux.

L'UE continue à examiner l'association de la Suisse dans le contexte global des relations entre la Suisse et l’UE. Les négociations ne sont cependant pas possibles pour l’instant.

En décembre, le Parlement a adopté un montant de 6,15 milliards pour sept ans à cette fin, a rappelé M. Parmelin. Il couvre les contributions obligatoires présumées (5,423 milliards de francs), ainsi qu'une réserve (614 millions) au cas où les contributions obligatoires seraient supérieures aux estimations.

Si une pleine association se révélait provisoirement ou durablement impossible, les crédits d’engagement pourraient être utilisés pour financer au cas par cas les partenaires suisses dans des projets européens.

Le programme "Horizon Europe" s’étend de 2021 à 2027. Il est doté d’un budget global d’un peu plus de 95 milliards d’euros, ce qui en fait le programme de recherche et d’innovation le mieux doté au monde.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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