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Suisse

Niveau record de faillites en 2023

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En 2023, 15'447 procédures de faillites ont été ouvertes en Suisse, 438 cas de plus que l'année précédente, selon les chiffres de l'OFS. (archives) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le nombre de procédures de faillites a continué d'augmenter en 2023 pour la troisième année consécutive, a indiqué mardi l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans un communiqué. Du jamais vu.

Parallèlement, le nombre de commandements de payer a également pris l'ascenseur, atteignant presque un niveau record.

L'an dernier, 15'447 procédures de faillites ont été ouvertes en Suisse. C'est 438 cas de plus que l'année précédente, selon les chiffres de l'OFS. Il s'agit d'un nouveau pic après ceux enregistrés en 2021 (14'081 cas) et 2022 (15'009) et de la première période de hausse ininterrompue sur trois ans depuis le début de la série. Le rythme de croissance (+2,9%) a toutefois indéniablement ralenti en 2023 par rapport à celui observé ces deux dernières années (+9,1% en 2021 et +6,6% en 2022).

Effet de sursis

"Grâce aux mesures du Conseil fédéral prises au début de la pandémie, le nombre de faillites en 2020 a été plus bas qu'en 2018 et qu'en 2019. Mais ces mesures n'ont eu qu'un effet de sursis", analyse Chantal Guggenbühl, responsable de la statistique des poursuites et faillites à l'OFS.

Au niveau régional, la plus forte augmentation a été enregistrée dans la région lémanique, avec 284 cas en plus par rapport à l'année précédente, tandis que la baisse la plus significative a été enregistrée au Tessin (159 cas de moins).

Le nombre de commandements de payer a brusquement augmenté de 10,7% en 2023 pour se situer à plus de 3 millions, soit un niveau proche du record enregistré en 2019. Tous les cantons enregistrent une hausse, avec des taux de variations allant de 5,1% pour Appenzell Rhodes-Extérieures à 34,4% pour Glaris. A titre de comparaison, pendant les années Covid (2020-2022), le nombre de commandements de payer s'était établi aux environs de 2,7 millions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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La RTS ouvre les portes de son site d'Ecublens: 15'000 visiteurs

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Une vue du studio de Couleur 3 sur le site RTS de Lausanne-Ecublens (Archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Plus de 15'000 personnes ont afflué ce week-end sur le nouveau site de production de la RTS à Lausanne-Ecublens. La RTS prévoit de prolonger l'expérience en y proposant des activités et autres découvertes au public tout au long du mois de juin.

Des personnes faisaient déjà la queue avant l’ouverture samedi sur le campus de l'EPFL, par exemple pour la vente des vinyles venant des archives de la radio à la Sallaz, écrit la RTS dimanche dans un communiqué. Elles étaient curieuses de découvrir son nouveau site de production, les coulisses de l’information et de la création audiovisuelle. De nombreuses familles avec enfants se sont rendues sur place, précise-t-elle.

Durant ces journées, le public a pu plonger au c½ur des métiers de la RTS grâce à une série d’ateliers interactifs et immersifs. Parmi les expériences les plus appréciées, la RTS cite la visite des cars-régie, la possibilité de lire un prompteur comme un journaliste, de tester la réalisation de la descente de ski ou de présenter la météo.

Prolongement

Les visiteurs ont aussi eu la possibilité d’assister au direct des émissions radio ou à l’enregistrement de podcasts en public, des événements qui ont fait salle comble au grand studio 1. Ils ont bien sûr pu se promener dans les coulisses. La RTS dit nourrir sa réflexion éditoriale de ces échanges avec le public, invité notamment à partager ses attentes et ses habitudes de consommation.

La RTS prévoit un prolongement de ce week-end avec des activités ouvertes au public tout au long du mois de juin. Sur inscription, il sera possible de continuer à explorer les métiers, les contenus et les valeurs du service public SSR, précise la RTS.

Au-delà, l'éducation aux médias, très demandée et plébiscitée, passera dès l'an prochain de 300 à 400 ateliers par année (pour la plupart gratuits, à disposition des écoles et du grand public). Au total, entre visites et ateliers, la RTS prévoit d'accueillir 10'000 personnes par année sur son nouveau site de Lausanne-Ecublens. Ce dernier remplace le bâtiment de la Sallaz-Lausanne ainsi que plusieurs infrastructures de Genève comme le studio 4, le bâtiment des sports et le garage des cars de production de Meyrin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La hausse de la TVA pour l'armement ne convainc pas

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Martin Pfister risque d'avoir de la peine à convaincre sur son projet d'augmentation de la TVA pour financer l'armée (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'augmentation de la TVA proposée par le Conseil fédéral pour financer les dépenses de l'armement est plutôt mal accueillie. Presque tous les partis critiquent le projet, selon les avis émis dans le cadre de la procédure de consultation qui s'est achevée samedi.

Seul Le Centre, le parti du ministre de la défense Martin Pfister, soutient sans réserve les plans du Conseil fédéral visant à augmenter la TVA de 0,8 point de pourcentage pour une durée limitée à dix ans afin de financer les dépenses d'armement.

Le PLR dit certes oui à un fonds pour financer les dépenses d'armement de l'armée. Mais il refuse catégoriquement que celui-ci soit alimenté par une hausse de la TVA. L'UDC s'oppose aussi à l'augmentation de la TVA et souhaite plutôt procéder à une réaffectation des moyens.

Le PVL souhaite lui allouer moins de moyens et les Vert-e-s ne veulent aucune augmentation du budget de l'armée. Le PS s'oppose également à l'augmentation de la TVA et réclame d'autres options.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Un village No G7 autorisé à Annemasse

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Les collectifs anti-G7 prévoit de rassembler 3000 personnes à Annemasse (image d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La ville d'Annemasse pourrait accueillir un village d'opposants au G7 les 13 et 14 juin prochains. La préfecture de Haute-Savoie a confirmé au collectif No G7 qu'elle n'interdirait pas leur village associatif et syndical au parc de la Fantasia.

Dans un communiqué publié jeudi et relayé par plusieurs médias, la préfète demande aux organisateurs de déposer "dans les tout prochains jours un dossier sérieux, comportant toutes les garanties de sécurité qui incombe à l'organisateur de l'évènement".

Elle rappelle aux membres du collectif No G7 qu'il est de leur entière responsabilité de garantir la sécurité des personnes et des biens. A défaut, la préfète "indique que le village serait interdit si les conditions de sécurité requises, et à la charge des organisateurs, n'étaient pas satisfaites", souligne le texte. Le collectif prévoit de rassembler 3000 personnes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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EPFL: Sascha Nick défend une vision durable du territoire

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Sascha Nick, chercheur au Laboratoire d'économie urbaine et de l'environnement de l'EPFL, plaide pour un changement de cap drastique en matière de transition énergétique. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Sascha Nick travaille au Laboratoire d'économie urbaine et de l'environnement de l'EPFL. Depuis longtemps, le chercheur s'inquiète du poids que fait peser notre mode de vie sur les écosystèmes. Ses travaux l'amènent à plaider pour un changement de cap drastique. Ses efforts portent notamment sur le réaménagement du territoire.

L'urgence est là et il n'est plus temps d'attendre. Si l'on ne fait rien et que l'on continue à tout voir sous le prisme de la croissance économique, alors "nous nous dirigeons vers un effondrement certain", explique Sascha Nick à l'agence Keystone-ATS. La destruction de l'environnement se poursuivra, menaçant l'avenir de l'humanité.

"Je crains notamment une défaillance de production alimentaire qui se produirait sur deux ou trois continents simultanément", avertit le scientifique, qui est physicien de formation. Les conséquences d'un tel phénomène seraient terribles, avec l'apparition de famines, de guerres et des déplacements forcés de populations.

"Il y a de quoi se faire du souci, mais cela ne doit pas nous empêcher d'agir", insiste toutefois Sascha Nick. Alors que des solutions pour réduire le trafic aérien, par exemple, nécessiteraient des discussions internationales, d'autres mesures pourraient parfaitement être mises en oeuvre localement.

Critère d'accessibilité

En ce moment, Sascha Nick et son équipe travaillent sur un modèle d'aménagement du territoire en Suisse qui permettrait de limiter les longs déplacements. Un indicateur mesurant l'accessibilité a été développé. Allant de 0 à 100, il varie en fonction de la distance à parcourir pour accéder depuis chez soi à 10 services essentiels.

Pour l'ensemble de la population suisse, l'accessibilité moyenne est actuellement de 40. Elle est très bonne dans les grandes et petites villes, où elle tourne autour de 80. En revanche, elle est très mauvaise ailleurs, oscillant entre 0 et 10. Dans ces lieux, il est impossible d'éviter de fastidieux trajets, souvent motorisés.

L'ambition du chercheur serait de "transformer toute la Suisse" en concevant des quartiers d'habitations où tout serait accessible à 8 minutes à pied maximum, soit un score supérieur à 60. "C'est un enjeu majeur d'inclusion sociale, de santé et d'écologie", note-t-il. En matière de coûts, la société serait également gagnante.

Rénovation toute

Selon Sascha Nick, cette transformation pourrait se faire sans construire un seul nouveau bâtiment. Elle serait réalisable en misant uniquement sur la rénovation et la reconfiguration des constructions. Pour loger plus de personnes, il faudrait par exemple offrir plus de parties communes dans les immeubles d'habitation.

En s'occupant chaque année de 6% du parc immobilier, "le pays serait rénové en 15 ans", souligne le chercheur. Si l'on repensait l'aménagement d'une commune comme Confignon (GE) avec ces critères, l'indicateur d'accessibilité bondirait de 48 à 78. Pour le canton de Genève, on pourrait arriver à 78, au lieu de 59 aujourd'hui.

Ce programme de recherche est soutenu par l'Office fédéral de l'énergie. Des immeubles mieux isolés, des déplacements moins longs, c'est aussi une manière de renforcer la sécurité énergétique de la Suisse en réduisant sa dépendance aux importations d'énergies fossiles.

Se passer des énergies fossiles

S'il devait faire une recommandation, Sascha Nick prendrait des mesures radicales. "Je fixerais un cap clair: une sortie des énergies fossiles d'ici à 10 ans", indique-t-il. Une échéance couperet qui devrait inciter à la construction d'installations d'énergies renouvelables. "Refuser des éoliennes impliquerait d'accepter une consommation d'énergie plus faible, surtout en hiver".

Le chercheur décréterait aussi un moratoire sur toutes les nouvelles constructions. Une façon de pousser les métiers du bâtiment à se concentrer sur les rénovations et les isolations d'immeubles existants. Au niveau alimentaire, il préconiserait une sortie rapide des méthodes de production agroindustrielles.

La nouvelle société imaginée par le chercheur serait moins mondialisée, moins mobile, "tout en atteignant une meilleure qualité de vie, plus de santé et plus de résilience". Aux yeux de Sascha Nick, les besoins humains sont plutôt sociaux. Mieux y répondre augmenterait le bien-être de tous.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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