Suisse
Ouverture de Muzoo: fusion d'un zoo et d'un musée
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Muzoo, fusion entre le zoo du Bois du Petit-Château et le Musée d'histoire naturelle, sera inauguré ce week-end à La Chaux-de-Fonds (NE). L'exposition de référence aborde la crise de la biodiversité sur un ton décalé, en rupture avec les scénographies classiques.
"Le mariage entre un musée vieux de 142 ans et un zoo est quelque chose de fort et d'original", a déclaré vendredi Théo Bregnard, conseiller communal. Le bâtiment de l'Ancien-Stand, à côté du zoo, a été transformé pour accueillir le musée, clos depuis 2014. Muzoo s'étend sur un total de 35'000 mètres carrés.
"La fréquentation du site, qui se monte actuellement à 150'000 visiteurs par an, devrait se renforcer. On attend 50'000 entrées payantes et un total d'environ 175'000 personnes", a expliqué Xavier Huther, directeur de Muzoo.
Le Bois du Petit-Château restera gratuit, tout comme l'accès au nouveau restaurant, à la terrasse et à la boutique. Seul le vivarium, clos depuis 2020 et qui a subi une transformation, et le musée seront payants.
De façon ludique
La surface d'exposition permanente du musée se montera à 600 m2 et la temporaire à 130 m2. L'exposition de référence du musée, nommée "Plan B", porte sur la crise de la biodiversité à l'aube de la 6e extinction de masse. Elle veut aborder un thème grave et complexe sur un ton simple et ludique. Il a été choisi de limiter les textes pour favoriser une approche intuitive.
La traduction en allemand et en anglais est en cours, a déclaré Nicolas Margraf, conservateur. En entrant, le visiteur verra une sculpture montrant un humain en train de scier la branche sur laquelle il est assis. La scénographie a utilisé les volumes et notamment la hauteur des plafonds pour percher les animaux empaillés, y compris les plus gros comme l'éléphant, sur des arbres.
"L'exposition fait appel aux sens. Le visiteur devra chercher les animaux qui sont installés hors des vitrines", a ajouté Nicolas Margraf. En prenant de la hauteur sur la mezzanine, la personne sera au niveau des animaux et pourra porter un autre regard sur les collections. A cet endroit, le visiteur découvrira aussi un espace ludique et interactif dédié au Parc du Doubs.
Sur une petite scène, qui donne une vue magnifique sur le zoo, un show veut sensibiliser à la diversité et la richesse des espèces et faire prendre conscience que la Terre est peut-être en train de vivre une nouvelle grande extinction. Depuis 1500, 900 espèces ont disparu.
Dans la traversée, le visiteur pourra prendre conscience des menaces qui pèsent sur la biodiversité, avec en point de mire l'humain et son influence sur les écosystèmes. Au bout du couloir, il pourra exprimer ses émotions et ses préoccupations sur des cartons colorés qui sont suspendus.
L'exposition temporaire "La grande migration" retrace la mue et le déménagement du Musée d'histoire naturelle. Pendant la fermeture de l'établissement au public de près de dix ans, le photographe Pablo Fernandez a arpenté les couloirs et documenté la migration par des images. Au total, 100'000 éléments ont dû quitter l'Hôtel des Postes en direction de l'Ancien-Stand, où se trouve Muzoo.
Mue du vivarium
Le vivarium, fermé depuis mars 2020, sera à nouveau ouvert au public depuis samedi. Quatre pavillons ont été entièrement rénovés pour donner de meilleures conditions aux animaux. "Il y a davantage de place pour chaque espèce, de luminosité et de végétal", a expliqué Yasmine Ponnampalam, responsable du zoo.
Le nombre d'espèces a aussi été réduit à 35 pour un total d'une cinquantaine d'individus. Le 5e pavillon du vivarium, qui contient le crocodile, doit encore être finalisé et sera ouvert au public courant de l'année 2023.
La création du Muzoo a coûté 5,7 millions de francs, dont 3,4 millions à charge de la commune. Environ 2,3 millions ont été fournis par des donateurs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
L'école vaudoise s'attaque aux troubles du comportement
L'école vaudoise veut soutenir le corps enseignant face aux troubles du comportement dans les classes. Elle a dévoilé lundi un plan d'action qui mise sur le développement d'un espace ressources dans tous les établissements scolaires d'ici à 2028 pour mieux encadrer les comportements perturbateurs.
"L'école a toujours fait cas des problèmes de comportement, mais aujourd'hui, elle en fait une priorité pour construire une nouvelle réponse face à l'augmentation de leur nombre et de leur complexité", a déclaré la directrice générale adjointe de l'enseignement obligatoire, Nathalie Jaunin, devant les médias réunis à Lausanne.
Ces comportements, qui constituent selon elle un "défi majeur", peuvent aller du refus de faire un exercice à des crises, des insultes ou des violences envers les adultes ou les autres élèves. Ils peuvent ou non se cumuler à des besoins spécifiques liés à des troubles du spectre autistique, de la dyslexie ou encore des situations de décrochage scolaire.
Tous gagnants
Tous les établissements scolaires devront mettre sur pied un protocole de crise ainsi qu'un espace ressources destiné à désamorcer les situations de débordement. "Il s'agit d'un lieu dédié à la prise en charge temporaire des élèves dont les comportements perturbent la classe. La majorité des établissements en possède déjà un", précise Nathalie Jaunin.
Chaque établissement pourra créer cet espace comme il l'entend, en fonction de sa taille, de sa répartition sur un ou plusieurs sites et en fonction de l'âge des élèves. Les élèves concernés pourront le fréquenter en fonction de leurs besoins spécifiques, soit sur une base régulière, soit de façon ponctuelle suite à une crise.
Bien que ces mesures puissent sembler individualisées, "elles doivent bénéficier à l'ensemble de la classe, y compris au corps enseignant", souligne le directeur général de l'enseignement obligatoire, Cédric Blanc. En effet, un élève dont les besoins sont bien pris en charge perturbera moins le collectif qui pourra ainsi mieux travailler.
Classes pour les besoins psy
Les enseignants bénéficieront en outre de quatre séances de formation continue pour apprendre à mieux faire face à ces comportements problématiques. "Les bons réflexes à adopter seront proposés via une série de conférences en ligne accompagnées de documents de référence", précise le canton dans un communiqué.
L'Etat de Vaud entend également créer des "classes pédago-thérapeutiques", destinées aux élèves en proie à des difficultés psychologiques, a annoncé Nathalie Jaunin. Celles-ci doivent voir le jour dans les établissements au plus tôt à l'horizon 2028. Les élèves concernés pourraient les fréquenter à temps complet ou partiel, là aussi en fonction de leurs besoins.
Présent à la conférence de presse, le chef du Département de l'enseignement et de la formation professionnelle (DEF), Frédéric Borloz, a tenu à relativiser le nombre d'élèves qui ont besoin de mesures renforcées à l'école. "Au niveau international, il s'agit de 5% des élèves. En moyenne suisse, ce chiffre est de 4,2% et dans le canton de Vaud il est de 3,9%", a-t-il souligné en s'appuyant sur des chiffres de l'Office fédéral de la statistique. A noter encore que 80% des élèves vaudois n'ont aucun besoin spécifique.
Mesures saluées
La Société pédagogique vaudoise (SPV) a salué ces mesures mardi dans un communiqué, soulignant qu'elle alertait "depuis plus de dix ans" les autorités sur "la nécessité d'améliorer l'accompagnement des élèves présentant des comportements particulièrement difficiles". Elle précise qu'elle demeurera "attentive à leur déploiement et à leur efficacité concrète".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Les entreprises suisses doivent aider davantage l'Ukraine
Les entreprises suisses doivent participer davantage à la reconstruction de l'Ukraine. Le National a accepté lundi, par 148 voix contre 9, un accord en ce sens entre la Suisse et le pays en guerre. Le dossier part au Conseil des Etats.
La Suisse et l'Ukraine s'étaient déjà accordées sur cette participation l'année dernière. Le document sert de base légale pour sa mise en oeuvre.
L'accord bilatéral prévoit une aide financière non remboursable. Et l'Ukraine pourra définir les biens et services suisses dont elle a besoin.
Le président de la Confédération Guy Parmelin avait reçu, lors du WEF de cette année, une liste des entreprises actives dans le secteur énergétique qui pourraient être utiles aux Ukrainiens. Le pays a été touché par de graves pénuries d'électricité pendant l'hiver.
Eviter de concurrencer le marché ukrainien
Le gouvernement ukrainien est clairement favorable, a déclaré M. Parmelin devant les députés. Et l'accord évite une concurrence avec les entreprises locales.
La gauche voulait aller encore plus loin en rajoutant comme condition le respect des recommandations internationales sur l'aide liée afin de protéger le marché ukrainien. La proposition a été rejetée par 118 voix contre 76.
Ce complément irait en contradiction directe avec l'objectif de l'accord, a indiqué le ministre de l'économie. Cela reviendrait à transformer une "soft low" en droit dur. Ses arguments ont convaincu.
Obstacles supprimés
La participation du secteur privé à la reconstruction du pays en guerre contre la Russie depuis quatre ans constitue l'un des axes clés du programme national pour l'Ukraine 2025-2028. Un montant de 1,5 milliard de francs est prévu sur cette période. Au total, cinq milliards de francs sont prévus entre 2025 et 2036.
Le National a dans la foulée accepté à l'unanimité d'actualiser l'accord de libre-échange avec l'Ukraine. Le document supprime certains obstacles techniques au commerce. Le Conseil des Etats avait validé ce changement en mars déjà.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Oui à la primauté des CCT sur les salaires minimaux cantonaux
Les conventions collectives de travail (CCT) primeront sur les lois cantonales en matière de salaire minimal. Le National a rejoint lundi le Conseil des Etats sur un dernier point de ce projet combattu par la gauche et le PVL. Le Conseil fédéral était aussi contre.
Actuellement, une CCT ne peut être étendue que si elle ne contient rien de contraire au droit fédéral ou cantonal. Le projet prévoit de changer la pratique actuelle.
Le Conseil des Etats a ajouté des garanties, afin que les cantons de Genève et de Neuchâtel, qui ont déjà décidé que leurs salaires minimaux cantonaux prévalaient, puissent maintenir ce régime. Les cantons du Jura, du Tessin et de Bâle-Ville, qui ont aussi introduit un salaire minimum, ne sont pas concernés parce que, dans leur cas, les CCT de force obligatoire ont déjà la priorité.
La Chambre des cantons a aussi exclu toute baisse salariale qui réduirait le salaire à un niveau inférieur à celui du salaire minimum actuellement en vigueur. Celle du peuple s'est pliée à cette décision.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Distributeur automatique de billets dynamité à Tramelan (BE)
Un bancomat a été dynamité lundi peu après 3h25 à Tramelan, dans le Jura bernois. Le souffle de la déflagration a brisé les vitrines de plusieurs magasins. Les auteurs de cette attaque à l'explosif sont en fuite.
L'explosion a non seulement éventré un distributeur de la banque Clientis mais également brisé les vitrines d'une boucherie, d'une boulangerie et d'une librairie, a constaté Keystone-ATS. Des riverains ont communiqué que deux explosions ont retenti, a indiqué la police bernoise.
"Des mesures de recherche à grande échelle ont été mises en place. Selon les informations dont nous disposons actuellement, plusieurs inconnus ont fait exploser le distributeur automatique de billets, installé dans un bâtiment, et a pris la fuite, probablement en direction des Reussilles. Le distributeur automatique a été entièrement détruit et un butin a été dérobé", a précisé la police.
La circulation a dû être complètement interrompue pendant plusieurs heures. La Grand-Rue a été rouverte en milieu de matinée. Des employés de la voirie ont enlevé les derniers débris de verre qui jonchaient sur le trottoir. La commune de Tramelan est située à une vingtaine de kilomètres de la frontière française.
La police cantonale bernoise, en collaboration avec fedpol, mène les investigations sous la direction du Ministère public de la Confédération (MPC). Dans ce contexte, un appel à témoins est lancé.
Systèmes de protection
Depuis 2019, ce type d’explosions a fortement augmenté en Suisse, sous l’impulsion de réseaux criminels organisés. La coopération accrue entre autorités et le renforcement des dispositifs de sécurité ont toutefois permis d’infléchir la tendance.
En 2025, 24 attaques ont été recensées, soit deux fois moins que l’année précédente et le niveau le plus bas enregistré depuis 2019 grâce à l’amélioration des systèmes de protection mis en place par les banques et les exploitants de distributeurs. Des établissements bancaires ont aussi renoncé à exploiter des distributeurs d'argent.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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