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Suisse

Retour de la Chaîne de sauvetage suisse du Venezuela

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Arrivée au Venezuela vendredi dernier, la Chaîne suisse de sauvetage a terminé sa mission mercredi avant d'atterrir jeudi après-midi à l'aéroport de Zurich (archives). (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

La Chaîne suisse de sauvetage au Venezuela a terminé sa mission. Active sur les lieux des séismes depuis vendredi dernier, elle est rentrée en Suisse jeudi. La Confédération poursuit son aide d’urgence et envoie des spécialistes du Corps d’aide humanitaire.

Les 80 spécialistes, dont 22 militaires, de la Chaîne suisse de sauvetage ont atterri jeudi après-midi à l'aéroport de Zurich. "Nous avons travaillé jour et nuit", a témoigné Sebastian Eugster, chef de l'équipe d'intervention, devant les médias réunis sur place.

Les secouristes suisses ont travaillé par rotation dans la chaleur et l'humidité. Malheureusement, ils n’ont retrouvé que des corps de personnes décédées sous les décombres, écrit le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). "Nous n'avons pu annoncer aucune bonne nouvelle aux proches", souligne Sebastian Eugster.

Une semaine après la catastrophe, le bilan des deux puissants séismes qui ont frappé le Venezuela ne cesse de s’alourdir. Les autorités dénombrent plus de 1450 décès, 3150 blessées et plus de 12’700 familles affectées. Selon les Nations unies, 50’000 personnes sont toujours portées disparues. Au moins 2’500 infrastructures ont subi des dommages, dont 38 hôpitaux et plus de 700 bâtiments.

Travail "très dur"

Le travail des secouristes était "très dur": "Je suis heureux que nous soyons tous rentrés au pays en bonne santé", relève le chef d'équipe. Les sauveteurs suisses et leurs huit chiens étaient l'une des premières équipes internationales arrivées au Venezuela. Près d’une trentaine de pays ont envoyé des équipes de recherche et de sauvetage.

La Chaîne suisse de sauvetage a installé sa base des opérations à La Guaira, en coordination avec les autorités locales. La ville côtière a été l’une des plus gravement touchées par la catastrophe. Le seuil fatidique des 72 heures après la catastrophe étant largement dépassé, la mission des secouristes suisses s'est terminée mercredi soir.

Ils ont atterri à Zurich-Kloten avec deux heures de retard. Leurs proches les ont accueillis dans le hangar de la Rega après que les pompiers de l'aéroport les ont applaudis à leur descente de l'avion. Deux véhicules extincteurs ont aussi salué leur retour avec des jets d'eau formant un arc.

Aide humanitaire envoyée jeudi soir

La Suisse poursuit son assistance pour les survivants de la catastrophe, indique le DFAE. Jeudi soir, cinq spécialistes du Corps suisse d'aide humanitaire devaient s'envoler pour le Venezuela, envoyés par la Direction du développement et de la coopération (DDC) pour appuyer les autorités au Venezuela.

Leur engagement concernera notamment l’accès à l’eau potable et l’assainissement dans les sites qui abritent les nombreux rescapés des séismes. L’ambassade de Suisse à Caracas est en contact étroit avec les autorités locales afin de coordonner l’aide humanitaire helvétique. Au total, la DDC consacre 2,5 millions de francs répondre aux besoins des populations affectées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse Romande

Séisme au Venezuela: Jean-Marc Richard explique à quoi sert l'aide Suisse

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Un homme marche devant des immeubles détruits après les tremblements de terre à La Guaira, Venezuela (EPA/Ronald Pena R)

Les violents séismes qui ont frappé le Venezuela la semaine dernière ont plongé le pays dans une crise humanitaire, coûtant la vie à au moins 2295 personnes et faisant 11 267 blessés selon le dernier bilan. Sur place, les infrastructures sont dévastées. Face à l'immensité des besoins, qui vont des abris provisoires à la nourriture, en passant par l'eau potable et les soins médicaux, la Chaîne du Bonheur organise ce jeudi une journée de mobilisation. Point de situation avec Jean-Marc Richard.

Jean-Marc Richard

Afin de garantir l'efficacité de l'aide, la fondation collabore étroitement avec des organisations non gouvernementales suisses déjà solidement implantées sur le terrain, telles que Caritas, l'EPER, Save the Children ou la Croix-Rouge suisse. Jean-Marc Richard tient à rassurer les donateurs sur la traçabilité des fonds.

« L'argent ne passe ni par les gouvernements, ni par des associations localement difficiles à identifier »

Les besoins ayant été rigoureusement identifiés, l'aide se déploie de manière très concrète, aussi en cash, parce qu'il faut que les gens puissent s'acheter ce dont ils ont besoin. Devant cette tragédie, la population suisse fait preuve d’une solidarité remarquable. A 16h, la collecte franchissait déjà la barre des 6 millions de francs de promesses de dons.

« C’est une des plus belles collectes de ces dernières années, effectivement, en argent, en témoignage de solidarité »

Ce résultat impressionnant repose avant tout sur une multitude d'engagements individuels, qui compensent la baisse des contributions des entreprises et des collectivités publiques. Pour Jean-Marc Richard, chaque geste compte, quelle que soit sa taille.

« Même si des gens ont peu de moyens, ils tiennent à témoigner de leur solidarité. Il n’y a pas de petits dons à la Chaîne du Bonheur ».

Cette journée de mobilisation s'inscrit dans une histoire longue et profonde. La Chaîne du Bonheur célèbre en effet ses 80 ans d'existence, huit décennies durant lesquelles la population a toujours répondu présent pour soutenir les victimes de catastrophes, en Suisse comme à l'étranger.

« Pour la plupart de celles et de ceux qui ont été touchés par cette catastrophe, au-delà de perdre des proches, et bien c’est la perte d’une maison, d’un logement, d’un toit »

La collecte de dons se poursuit activement. Le public peut enregistrer ses promesses de dons par téléphone jusqu'à 23h00 en composant le numéro gratuit 0800 87 07 07. Les contributions restent également possibles à tout moment sur le site internet de la fondation, par l'application Twint ou directement aux guichets postaux. « Allez sur le site internet bonheur.ch, parce qu'on vous donne des informations sur comment cet argent est et sera utilisé », conclut Jean-Marc Richard.

Entretien réalisé par Benjamin Smadja
Adaptation web avec IA

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Climat

La canicule, un signe du changement climatique, admet Albert Rösti

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Le conseiller fédéral Albert Rösti a souligné la nécessité de mesures d'adaptation pour faire face aux vagues de chaleur en Suisse (archive). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Selon Albert Rösti, la vague de chaleur est un "signe évident de l'évolution du climat". Il est nécessaire de créer davantage d’espaces verts dans les villes, a cité en exemple le ministre en charge de l'Environnement dans une interview à la radio SRF.

"Il ne faut pas conclure systématiquement à une crise climatique à chaque intempérie", a déclaré le conseiller fédéral. "Mais cette vague de chaleur doit être considérée comme un signe clair de cette crise", a-t-il déclaré sur les ondes de la radio alémanique.

Même s’il ne faut pas tomber dans l’alarmisme, la canicule doit être perçue comme un danger majeur pour l’homme et l’environnement, relève-t-il. Il a admis ne pas s’être distingué comme un grand défenseur de la politique climatique lors de son mandat de conseiller national.

La tâche des cantons et des villes

M. Rösti a souligné la nécessité de mesures d’adaptation dans l'espace public. Les cantons et les villes sont en première ligne concernant les aménagements à prendre, telles que la végétalisation des villes. Pour lui, la Confédération peut apporter son aide à titre subsidiaire.

Au niveau fédéral, selon M. Rösti, il s’agit de poursuivre la sortie des énergies fossiles. Il se dit grand partisan des énergies renouvelables telles que le solaire, l’éolien et l’hydroélectricité, mais ne souhaite pas pour autant exclure l’énergie nucléaire comme option.

Sa mission prioritaire est de garantir l’approvisionnement en électricité du pays. Pour des "raisons pragmatiques", M. Rösti n’est pas très favorable à des mesures radicales telles qu’une augmentation drastique des prix de l’essence et du fioul.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Novartis décroche dans l'UE un feu vert pour un coûteux traitement

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Le traitement est déjà autorisé depuis novembre dernier aux Etats-Unis à un prix de référence de 2,59 millions de dollars, a confirmé à AWP le géant pharmaceutique. (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Novartis a obtenu de la Commission européenne l'homologation d'une version de sa thérapie génique contre l'amyotrophie spinale destinée aux enfants, adolescents et adultes. Aux Etats-Unis, le prix de ce traitement (Itvisma) dépasse 2,5 millions de dollars.

Administrable en une seule et unique fois, l'Itvisma (onasémnogène abéparvovec par voie intrethécale) doit permettre aux patients concernés de se passer de traitements chroniques, souligne Novartis jeudi. Il s'agit de la première thérapie de remplacement génique approuvée pour la population susmentionnée dans l'Union européenne.

Itvisma est spécialement conçu pour s'attaquer à la cause génétique sous-jacente de l'amyotrophie spinale, remplaçant le gène SMN1 et améliorant ainsi la fonction motrice du patient en une seule prise, précise le communiqué.

Le traitement est déjà autorisé depuis novembre dernier aux Etats-Unis à un prix de référence de 2,59 millions de dollars, a confirmé à AWP le géant pharmaceutique.

Une porte-parole du groupe n'a pas souhaité articuler de prix dans l'Union européenne, arguant que les décisions relatives à la tarification et au remboursement sont prises au niveau des pays membres. Novartis base son évaluation "en fonction de la valeur qu'elle apporte aux patients, aux systèmes de santé et à la société". "Notre approche consiste à commercialiser nos médicaments à des prix qui reflètent cette valeur, tout en veillant à ce qu'ils restent accessibles et viables", selon elle.

Aux Etats-Unis, le prix de l'Itvisma est inférieur de 35 à 46% au coût sur dix ans des traitements modificateurs actuellement disponibles contre cette maladie chronique, a expliqué la porte-parole.

L'agence sanitaire américaine (FDA) avait donné son feu vert en 2019 la commercialisation d'une première version (onasémnogène abéparvovec-xioi) de ce traitement, à l'intention des enfants de moins de deux ans. Le Zolgensma était alors devenu le traitement le plus cher de l'histoire, affichant un prix officiel de 2,125 millions de dollars. En 2020, Novartis avait même défrayé la chronique en organisant un "tirage au sort" pour offrir à cent bambins une dose de Zolgensma, dans les pays ou celui-ci n'était encore pas homologué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

L'inflation amorce sa décrue en juin

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Le principal poste de dépenses des ménages suisses, le loyer, a une nouvelle fois enregistré une progression de 1,4% comparé à juin 2025, alors que les produits pétroliers ont encore bondi de 15,4% en raison des effets sur les prix de la guerre au Moyen-Orient, après une accélération de 18% en mai. (© KEYSTONE/DPA-Zentralbild/ARNO BURGI)

Les prix à la consommation en Suisse ont entamé leur décrue en juin, grâce à un repli dans le secteur de l'alimentation et des boissons qui a partiellement compensé l'accélération des tarifs des produits pétroliers.

L'inflation a augmenté pendant la période sous revue de 0,5% sur un an. Comparé au mois précédent, les prix ont même fait du surplace, a indiqué jeudi l'Office fédéral de la statistique.

Ces données marquent un ralentissement des prix à la consommation, ces derniers ayant accéléré en mai de 0,6% sur un an et de 0,2% sur un mois.

Les chiffres de juin sont par ailleurs conformes aux attentes des économistes interrogés par l'agence AWP, les experts ayant tablé sur une inflation entre 0,4% et 0,5% sur un an. La variation mensuelle était attendue entre 0,0% et 0,1%.

Le principal poste de dépenses des ménages suisses, le loyer, a une nouvelle fois enregistré une progression de 1,4% comparé à juin 2025, alors que les produits pétroliers ont encore bondi de 15,4% en raison des effets sur les prix de la guerre au Moyen-Orient, après une accélération de 18% en mai.

Le coût de la santé a par contre reculé de 0,4% et celui de l'alimentation et des boissons de 1,2%. Le prix du café a ainsi décru de 3,3%.

Effet bénéfique du franc

Pour l'ensemble de l'année, la majorité des économistes table sur une inflation entre 0,5% et 0,7% et de 0,6% à 0,8% en 2027. A ce niveau, les prix se situent dans la fourchette des 0% à 2% défendue par la Banque nationale suisse (BNS) et qu'elle assimile à la stabilité des prix. L'institut d'émission n'aura donc pas, à priori, à intervenir les prochains mois sur son taux directeur.

"La Suisse ne fait pas face à un problème d'inflation généralisée, mais à quelques ajustements sectoriels très localisés", le logement demeurant le principal moteur des prix, a commenté Arthur Jurus, directeur des investissements à la banque Oddo BHF Suisse.

Protégée grâce à la force du franc de l'inflation dite importée, les prix à la consommation dans la Confédération sont nettement plus bas que dans la zone euro qui a enregistré une inflation à 2,8% en juin. Ils sont également largement en dessous du taux enregistré aux Etats-Unis qui a culminé en mai à 4,2% (CPI) sur un an.

Le franc continue en effet "de jouer son rôle d'amortisseur macroéconomique", une appréciation de 10% de la monnaie helvétique réduisant l'inflation d'environ un point de pourcentage avec un décalage de plusieurs trimestres, a expliqué M. Jurus.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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