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Suisse Romande

Abus dissimulés au sein de l'Eglise catholique: enquête ouverte

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L'enquête a été ordonnée après qu'une lettre a accusé des membres de l'Eglise catholique d'avoir dissimulé des abus sexuels (archives). (© KEYSTONE/DPA/DAVID-WOLFGANG EBENER)

La Conférence des évêques suisses a ordonné l'ouverture d'une enquête préliminaire suite à des accusations de dissimulation d'abus sexuels. L'évêque de Coire, Mgr Joseph Bonnemain, a été désigné pour diriger l'enquête, qui devrait être terminée à la fin de l'année.

Des accusations ont été formulées dans une lettre "à l'encontre de plusieurs membres émérites et en exercice de la Conférence des évêques suisses ainsi que d'autres membres du clergé dans la gestion des cas d'abus sexuels", écrit la conférence dans un communiqué diffusé dimanche. La missive dénonce également des abus sexuels commis par certains membres par le passé.

La lettre, datée de la fin mai, était adressée au nonce apostolique en Suisse, Martin Krebs. L'enquête a été ordonnée le 23 juin, précise le communiqué. Elle porte principalement sur l'accusation de dissimulation de cas d'abus.

Les enquêtes sur des délits sexuels présumés relèvent en premier lieu de la compétence de la police et des ministères publics, qui ont été informés des cas mentionnés dans la lettre, ajoute le texte.

"Vérifier les faits"

La conférence épiscopale a envoyé le communiqué après que le SonntagsBlick a rendu les accusations publiques. "J'aurais préféré refuser le mandat de Rome", déclare Mgr Bonnemain interrogé dans le journal alémanique. Même s'il se sent lié aux autres évêques, il dit vouloir "essayer de découvrir la vérité de manière complète et précise".

Son enquête vise à déterminer si les responsables ont réagi correctement ou s'ils ont manqué à leur devoir d'information. "Je n'enquête pas sur quelqu'un. Il s'agit de vérifier des faits", précise l'évêque, qui a été, de 1989 à 2021, l'official de l'évêché de Coire chargé de diriger ce type d'enquêtes et de procédures pénales.

D'après ce que sait Mgr Bonnemain, les personnes concernées par les accusations exercent toujours leur ministère. "Même si aucune condamnation n'a été prononcée, nous devons examiner très sérieusement si quelqu'un peut être à nouveau engagé dans l'action pastorale". La protection des mineurs et des adultes en quête d'aide doit primer sur tout le reste, souligne-t-il.

La Conférence des évêques suisses précise dans son communiqué qu'elle ne peut pas donner d'autres informations en raison de la procédure en cours. Une fois l'enquête préliminaire terminée, un rapport sera transmis au dicastère pour les évêques à Rome. Le dicastère décidera alors de la suite à donner à ce rapport.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Drame du "Constellation": pas de procureur extraordinaire nommé

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La procureure général du canton du Valais, Beatrice Pilloud, va pouvoir continuer de gérer le dossier de l'incendie du 1er janvier à Crans-Montana (photo d'archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le bureau du Ministère public (MP) du canton du Valais a refusé de nommer un procureur extraordinaire dans l'affaire de Crans-Montana. La démarche de Me Garen Ucari, agissant pour la famille d'une victime du drame, n'a pas trouvé l'écho favorable souhaité.

Le 9 février 2026, Me Garen Ucari avait requis la désignation d’un ou de plusieurs procureurs extraordinaires hors du canton du Valais pour instruire de la cause. Le bureau du Ministère public, composé des chefs des offices régionaux, a rejeté cette demande par décision du 15 avril.

"Le drame de Crans-Montana est un événement extraordinaire, avec une composante internationale, un très important retentissement médiatique pour lequel la responsabilité pénale d’élus et d’employés de l’administration cantonale ou communale peut être mise en cause. Le cahier des charges de l’Office central prévoit que ce genre d’affaires lui soit attribué", a souligné le bureau dans sa décision communiqué à la presse, jeudi. "De plus, cet office a été renforcé avec des ressources humaines supplémentaires."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Portes ouvertes à la CGN ce week-end

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Des mini-croisières seront proposées à bord du "Rhône" (archives). (© KEYSTONE/JEAN-GUY PYTHON)

La Compagnie générale de navigation sur le lac Léman (CGN) organise samedi et dimanche ses traditionnelles journées portes ouvertes au chantier naval de Lausanne-Ouchy. Le public pourra grimper à bord de trois bateaux Belle-Epoque stationnés à quai et effectuer de mini-croisières sur le "Rhône", un vapeur avec roues à aubes.

Les visiteurs plongeront dans les coulisses de la préservation de ce patrimoine lacustre. Ils découvriront divers ateliers de maintenance, comme celui dédié à la fabrication des parties métalliques des bateaux, celui chargé de la peinture, de l'électricité ou de la menuiserie, pour le mobilier en bois et les ponts des bateaux.

Trois embarcations emblématiques seront accessibles à Ouchy. La CGN présentera la machine à vapeur du "Savoie", qui reprendra du service le 25 avril avec le lancement de la saison de printemps. Le "Vevey" dévoilera son groupe moteur diesel-électrique, ses roues à aubes récemment rénovées et son pont supérieur en cours de travaux.

Le public pourra monter à bord de "La Suisse", l'un des plus grands bateaux de la flotte Belle-Epoque. Le vapeur est actuellement en rénovation suite à une avarie survenue en 2025. La CGN profite de cette immobilisation pour effectuer une remise en état de la coque.

Des mini-croisières de 45 minutes sont proposées à bord du "Rhône", un bateau de 1927 qui reprend la navigation à l'occasion de ces portes ouvertes. Cinq départs par jour sont prévus au prix de 15 francs pour les adultes, 5 francs pour les enfants. Au programme également diverses animations et une petite restauration.

La CGN espère attirer quelque 5000 personnes. L'affluence avait dépassé les 7000 personnes en 2024, après l'accident du bateau le "Simplon" fortement endommagé durant une tempête.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Première en Valais: une session inclusive au Grand Conseil

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Pour la première fois, le Parlement valaisan a ouvert ses portes jeudi pour une session inclusive du Grand Conseil. (© KEYSTONE/NOEMI CINELLI)

Pour la première fois en Valais, une session inclusive au Grand Conseil est organisée jeudi à Sion. En binôme avec des députés, des personnes en situation de handicap partagent leurs expériences, discutent des droits politiques et préparent des interventions communes.

Quelque 28 binômes participent à cette journée inédite, 24 du Valais romand et 4 du Haut-Valais. L'objectif est clair: renforcer la participation politique des personnes en situation de handicap.

Accuellies dès 13h15 et une fois formées, les pairs profiteront d'un moment convivial pour faire connaissance, avant de discuter de pétitions. Les échanges, qui se transforment ensuite en débats en plénum, s'articulent autour de deux thématiques: le droit de vote pour toutes et tous, ainsi que la participation des personnes concernées au sein des partis politiques.

"Leur voix n'a pas moins de valeur qu'une autre, mais elles ont parfois besoin de soutien pour pouvoir l'exprimer", explique à Keystone-ATS Viviane Bérod Pinho, responsable du Bureau pour les droits des personnes en situation de handicap, qui coordonne l'événement. "Etre privé des droits civiques est durement ressenti par les personnes concernées", relève-t-elle.

Situation discriminatoire

En Suisse, les personnes considérées comme durablement incapables de discernement et placées sous une curatelle de portée générale sont, en principe, exclues du droit de vote et d'éligibilité, rappelle la faîtière Inclusion Handicap. Or, la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées - ratifiée par la Suisse - garantit ces droits politiques et la possibilité de les exercer.

"Assimiler curatelle de portée générale et incapacité à se forger une opinion est erroné et va à l'encontre des obligations internationales en matière d'égalité des droits pour les personnes en situation de handicap", note Viviane Bérod Pinho. "L'exclusion quasi automatique doit faire place à une évaluation concrète et individuelle." En Valais, près de 700 personnes sont encore concernées, chiffre-t-elle.

A cet égard, Genève a été le premier canton à satisfaire aux exigences internationales. A 74,77% des voix, les citoyennes et citoyens genevois avaient accepté une réhabilitation des droits politiques des personnes en situation de handicap en 2020.

Vaud, en revanche, a refusé fin 2025 d'accorder automatiquement le droit de vote aux personnes sous curatelle de portée générale. Une proposition de modification de la Constitution avait été balayée dans les urnes à plus de 71%.

Une première en Romandie en 2024

Menée en collaboration avec la présidente du Grand Conseil Patricia Constantin, le président du Conseil d'Etat Mathias Reynard et le Service de l'action sociale, la session inclusive organisée jeudi à Sion vise ainsi à "mettre en lumière une inégalité" et "donner la parole à celles et ceux qui en sont souvent privés", souligne Viviane Bérod Pinho.

Si le projet est organisé conjointement aux autorités politiques, il n'est pas officiellement instauré comme peut l'être celui du Parlement des jeunes, intégré à la législation cantonale depuis 2022. La séance est organisée sur le modèle de ce qui avait déjà été fait à Neuchâtel en juin 2024.

Le premier événement du genre en Suisse romande avait réuni une trentaine de binômes, et donc près de 60 personnes dans la salle du Grand Conseil neuchâtelois. Après la séance, certains élus avaient repris les idées de discussion thématisées sous forme de postulat, constate Viviane Bérod Pinho. "Nous espérons que cette dynamique se reproduira au Grand Conseil valaisan."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Drame de Crans-Montana: quatre inculpations supplémentaires

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Le nombre de personnes inculpées passe de 9 à 13 en lien avec le drame de Crans-Montana (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La liste des inculpés en lien avec le drame de Crans-Montana s'allonge. Ils sont désormais au nombre de treize. Quatre personnes supplémentaires seront auditionnées en mai et juin, a appris jeudi Keystone-ATS d'une source proche du dossier.

L'actuel conseiller communal en charge de la sécurité de la commune de Crans-Montana est convoqué pour le 11 mai. L'actuel adjoint au chef de service de la sécurité publique de la commune sera, lui, auditionné le lendemain, toujours au campus Energypolis à Sion.

Ancien président de la commune de Chermignon (2009-2016), Jean-Claude Savoy devra répondre le 13 mai aux questions du pool des procureures et des avocats. Enfin, l'ex-municipal en charge des constructions (2013-2016) est convoqué pour le 3 juin.

Quant à Jacques Moretti, gérant du bar "Le Constellation", il est reconvoqué pour le vendredi 5 juin.

Dans cette affaire, les désormais 13 prévenus doivent tous répondre d'homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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