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Suisse Romande

Achat d'alcool par des mineurs en Valais: trop peu de contrôles

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L'alcool demeure encore trop facilement accessible dans les bars valaisans à une tranche d'âge qui ne devrait légalement pas en consommer (photo d'illustration). (© KEYSTONE/OLIVIER MAIRE)

Près de 60% des établissements publics valaisans continuent de négliger de demander la carte d'identité à leurs jeunes clients. Le constat émane de la campagne d'achats-tests 2025, effectuée par Promotion santé Valais.

Selon l'étude réalisée l'an dernier, seuls quatre établissements sur dix ont demandé une pièce d’identité aux jeunes testeurs (41% pour l’alcool et 42% pour les produits nicotinés). "Ces résultats appellent à un renforcement de la régulation et à des contrôles plus systématiques afin de mieux protéger la jeunesse", a estimé Promotion santé Valais, lors d'une conférence de presse, ce mardi.

Plus globalement, les résultats de l'an dernier montrent que 76% des établissements publics contrôlés ont respecté la limite d'âge en vigueur pour la vente d'alcool et 74% pour les produits nicotinés.

En 2024, les taux atteints avaient été respectivement de 88 et 85%. La campagne s’était alors déroulée dans quatre régions, soit celles de Nendaz, Rarogne-Oriental, Savièse-Ayent et dans le Val de Bagnes, via la visite des mineurs accompagnés d’un professionnel de Promotion santé Valais. "La différence se situe dans la sensibilité des établissements à la thématique qui peut varier d'une année à l'autre", a résumé l'association.

Progrès encore insuffisants

Au total, 29 tests ont été réalisés pour l’alcool et 43 pour les produits nicotinés, incluant notamment les vaporettes jetables et le snus, très prisés par les jeunes. La campagne 2025 s'est déroulée dans 32 communes de la région Anniviers, Chalais et Chippis et dans celle de Fully, Leytron, Riddes et Saxon (Deux Rives). Des tests ont également été effectués dans les régions de Loèche et de Rarogne occidental, dans le Haut-Valais.

"Malgré les efforts de sensibilisation, une part non négligeable des établissements continue de vendre ces produits à des mineurs", a souligné Promotion santé Valais. Ce constat souligne la nécessité de renforcer non seulement la sensibilisation, mais également la répression.

A proximité des cycles d'orientation

La campagne 2025 a bouclé un cycle de cinq années de tests (2018, 2019, 2023, 2024 et 2025) ayant couvert l’ensemble du canton du Valais. Au total, 81% des 192 établissements testés ont respecté la loi en refusant la vente d’alcool aux jeunes acheteurs tests et 78% des 241 commerces ont respecté la législation sur les produits nicotinés.

"Après 17 ans d’efforts en matière de sensibilisation et de prévention, un plafond d’environ 20% de ventes illégales persiste. Les nouvelles bases légales fédérales relatives aux achats-tests arrivent donc à point nommé", a encore avoué Promotion santé Valais. "Elles permettront notamment, dans le cadre d’une nouvelle campagne de trois ans, de sanctionner les établissements n’ayant pas formé leur personnel de manière adéquate".

Les commerces situés à proximité des 37 cycles d’orientation seront testés entre 2026 et 2028, à raison de 40 tests alcool et 40 tests produits nicotinés par an.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Arrêts de bus pour handicapés: crédit de près de 25 mios accepté

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En Suisse, les personnes en situation de handicap doivent pouvoir emprunter les transports publics facilement et de manière autonome, indique la loi fédérale sur l'élimination des inégalités frappant les personnes handicapées (LHand) (archives). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Le Canton de Vaud va pouvoir accélérer la mise en conformité des arrêts de bus pour les personnes handicapées. Le Grand Conseil a accepté mardi à la quasi-unanimité un crédit de 24,7 millions de francs pour rattraper son retard dans ce domaine. Les communes seront aussi soutenues dans les travaux de mise aux normes de leur compétence.

L'urgence d'intervenir, le retard pris dans ce domaine par rapport aux normes fédérales et l'impatience des communes ont été des arguments très largement reconnus dans l'hémicycle. Le vote final n'a d'ailleurs enregistré qu'une voix contre.

Près de 17 millions de francs sont destinés à mettre aux normes les arrêts de bus situés le long des routes cantonales hors traversée de localité qui seront jugés prioritaires et proportionnés. Près de huit millions sont, eux, mis à disposition des communes sous forme de subvention pour les inciter à mettre en conformité les arrêts dont elles sont propriétaires. Le Canton leur fournira aussi un appui technique et des conseils.

Seuls 9% des arrêts de bus conformes

Pour rappel, les personnes en situation de handicap doivent pouvoir emprunter les transports publics facilement et de manière autonome, indique la loi fédérale sur l'élimination des inégalités frappant les personnes handicapées (LHand). Ces adaptations bénéficient aussi aux personnes à mobilité réduite, par exemple les personnes âgées, les personnes accompagnées de jeunes enfants, blessées ou avec un bagage lourd. Environ 10% de la population est concernée.

Entrée en vigueur en 2004, cette loi donnait 20 ans pour mettre en conformité les infrastructures de transports publics. Si le matériel roulant a été globalement bien adapté, la mise en oeuvre est moins avancée pour les infrastructures, en particulier les arrêts de bus, reconnaît le Canton. A ce jour, seuls 9% des arrêts de bus sont conformes à la LHand, soit environ 200 sur 2300.

Quelque 400 arrêts de bus sont situés sur les routes cantonales en dehors des localités, dont 30 seulement sont conformes. Des critères ont permis d'effectuer une priorisation, comme le nombre de montées par jour aux arrêts et leur proximité avec des établissements accueillant des personnes à mobilité réduite, tels que des hôpitaux et des EMS, précise le Canton.

L'objectif est aussi de pouvoir offrir au moins un arrêt conforme à la LHand par localité. Cette priorisation a permis d'identifier quelque 80 arrêts à mettre aux normes ces prochaines années.

Délai de quatre ans

Les communes sont, elles, responsables de 1900 arrêts, dont seulement environ 180 sont conformes Les crédits demandés vont permettre d'accorder des subventions à hauteur de 30% des coûts des travaux et pour un montant maximal de 15'000 francs par quai.

Ce programme d'impulsion soutiendra la mise aux normes d'environ 250 arrêts sous responsabilité des communes. Les deux crédits doivent être engagés dans un délai de quatre ans après leur entrée en vigueur. Les arrêts ferroviaires ne sont pas compris dans les aides financières proposées par le Conseil d'Etat. Ils sont en effet de la responsabilité des entreprises de transport qui les exploitent.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Un crédit de 24 millions de francs pour des interfaces de type P+R

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Le parking relais P+R de Vennes sur les hauts de Lausanne avait vu sa capacité augmenter de 400 à 1200 places en 2010 (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les députés du Grand Conseil vaudois ont accepté mardi à l'unanimité un crédit-cadre de 23,9 millions de francs, destiné à financer la participation de l'Etat aux études et à la réalisation des interfaces de transport de type P+R. Il fait suite à un premier crédit de 20,5 millions de francs, adopté en 2019 pour mettre en oeuvre la stratégie des interfaces.

"On a densifié les transports publics, il faut maintenant permettre l'intermodalité", a fait valoir la conseillère d'Etat en charge des infrastructures, Nuria Gorrite, devant le plénum. Elle a souligné que ces projets d'interface, qui incombent souvent aux communes, sont complexes et onéreux à mener. Le gouvernement a donc intérêt à les aider puisqu'ils servent la stratégie cantonale d'interconnexion des modes de transport.

Les interfaces de transport ont pour objectif de permettre aux personnes peu ou mal connectées aux transports publics dans leur lieu de domicile, de déposer leur véhicule privé, - voiture, moto, scooter ou vélo -, pour continuer leur trajet en transports publics. Il existe deux types de parking d'échange: les P+R (Park and Ride) destinés aux véhicules à moteur et les B+R (Bike and Ride) destinés aux vélos.

Tarification dégressive

Afin de délester au maximum le réseau routier et de réduire les émissions de gaz à effet de serre, l'objectif consiste à faire en sorte que les personnes déposent au plus vite leur véhicule pour continuer en transports publics. Une tarification dégressive est donc prévue et consiste à rendre les P+R excentrés moins chers que ceux proches des grands centres.

La commission recommandait à l'unanimité l'entrée en matière sur cet objet. Tant les socialistes, que les Vert-e-s et les libéraux-radicaux avaient appelé à le soutenir. Ils ont été entendus. En vote final, le projet a été adopté à l'unanimité par 119 voix.

A noter encore que le premier crédit de 20,5 millions de francs, adopté en 2019, a été engagé à 100% entre 2019 et 2023. Il a servi à cofinancer des études et à réaliser 65 arrêts de bus, 1100 places de parc P+R et 1300 places B+R. Pas tous les projets n'ont encore été menés à bien.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Jobs d'été: droite et patrons veulent déroger au salaire minimum

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Le président de l'Union des associations patronales genevoises (UAPG) Pierre-Alain L'Hôte estime que les syndicats acceptent déjà des exceptions au salaire minimum pour les étudiants dans les branches où ces dérogations ont été prévues (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La faîtière des patrons genevois et plusieurs représentants de la droite insistent sur l'importance d'exceptions au salaire minimum cantonal pour relancer davantage d'emplois d'été étudiants. Ils ont dévoilé mardi leurs arguments à Genève pour ce projet de loi approuvé fin octobre mais soumis en votation le 8 mars prochain.

La droite avait formulé ce texte qui diminuerait le salaire des jobs d'été étudiants de 25%. Les jeunes qui travaillent tout au long de l'année ne seraient eux pas affectés par ce dispositif limité à des contrats de 60 jours.

Ce projet veut "corriger la rigidité du système de salaire minimum en vigueur", a expliqué à la presse le rapporteur de la majorité au Grand Conseil, le PLR Jacques Béné. "La question est avant tout de savoir si nous souhaitons conserver" la possibilité d'emplois pour les jeunes pendant l'été, a renchéri son collègue de Libertés et Justice sociale (LJS) Vincent Canonica.

Selon la droite, l'entrée en vigueur du salaire minimum à Genève en novembre 2020 avait eu pour conséquence de raréfier les emplois d'été dès 2021. Un sondage de la Fédération des entreprises romandes (FER) allait dans ce sens, mais il est contesté par la Communauté genevoise d'action syndicale (CGAS) qui parle d'une "propagande patronale".

Actuellement à 24,59 francs par heure, la rémunération minimale peut déjà être contournée pour les emplois d'étudiants. Mais seulement si cette exception est prévue par une convention collective de travail (CCT) ou par une commission paritaire.

"Discriminatoire" selon la gauche

Une situation qui pousse le président de l'Union des associations patronales genevoises (UAPG) Pierre-Alain L'Hôte à s'en prendre aux opposants. "Il est inexact de dire que les syndicats seraient contre un salaire dérogatoire", estime-t-il. "Ils l'acceptent depuis des années dans un certain nombre" d'activités.

Au moment de lancer leur campagne en décembre dernier, la gauche et les syndicats avaient dénoncé une manoeuvre pour "profiter des étudiants" qui seraient encore plus précarisés. Ils estimaient ce projet "discriminatoire" parce qu'il considérait un statut et non le travail abattu.

Au Grand Conseil, le projet de loi venu du PLR, du Centre, de l'UDC et de LJS avait été accepté par 64 voix contre 30 (Vert-e-s et PS). Comme la droite veut pouvoir l'appliquer dès l'été prochain, elle l'avait assorti d'un référendum obligatoire par le biais d'un amendement.

Il y a une semaine, le Département de l'économie et de l'emploi (DEE) avait dévoilé le dernier rapport d'une étude sur les effets du salaire minimum. Celui-ci confirme que les jeunes sans formation sont pénalisés par les bas salaires dans le canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Le loup a moins tué l'an dernier en Valais

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Quelque 318 animaux de rente ont été tués en Valais l'an dernier par le loup, en baisse par rapport à 2024 et 2023 (image symbolique). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le loup a tué 318 animaux de rente en Valais l'an dernier, contre 341 en 2024 et 401 en 2023. En matière de régulation, 27 loups ont été abattus entre le 1er juin 2025 et le 31 janvier 2026.

Sur les 318 animaux de rente tués, 191 l'ont été dans le Haut-Valais (pour 48 attaques) et 127 dans le Valais romand (pour 33 attaques), indique mardi le Service de la chasse, de la pêche et de la faune (SCPF), au moment de dresser un bilan 2025 sur le grand prédateur.

Ces attaques ont donné lieu à une régulation dite "réactive" avec trois loups abattus entre le 1er juin et le 31 août dans les régions de Goms-Aletsch, Sonnenberge-Lötschental et du Mattertal. Puis, dans le cadre de la régulation "proactive" entre le 1er septembre et le 31 janvier, 24 loups ont été prélevés.

Les autorités valaisannes rappellent qu'elles avaient obtenu le feu vert de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) pour éliminer complètement trois meutes, à savoir celles du Chablais, du Salentin et du Simplon. Le canton avait également demandé une régulation de base de trois meutes (Réchy-Anniviers, Nendaz-Isérables et Posette-Trient), ce qui permettait de prélever deux tiers des jeunes animaux nés cette année.

Sur les 24 loups abattus, 19 tirs ont été réalisés par les gardes-faune professionnels, accompagnés par un groupe de soutien chasse (GSC), composé de chasseurs spécialisés sous la responsabilité du SCPF. Les chasseurs autorisés ont, eux, réalisé 5 tirs dans le cadre de leurs activités de chasse ordinaire.

Onze meutes identifiées

En 2025, 75 loups (61 en 2024) ont été formellement identifiés par des analyses ADN, dont 57 nouveaux individus. En tout, 11 meutes (4 transfrontalières) ont été confirmées.

Parmi ses autres statistiques, le SCPF indique que le montant des indemnisations pour des animaux de rente tués s'élève à plus de 170'000 francs en 2025, contre 227'000 francs un an plus tôt. Toujours en 2025, 13'390 heures de travail ont été consacrées à la gestion du loup et à sa régulation, contre 16'400 heures en 2024.

Dans le cadre de la nouvelle convention programme 2025-2028 de la Confédération, 3,2 postes équivalents plein-temps ont pu être obtenus pour appuyer le service dans la gestion du loup.

"Le canton du Valais va poursuivre la régulation réactive (de juin à août) et proactive (de septembre à janvier) afin de permettre la coexistence durable de l'être humain et du loup, et de réduire les conflits survenant entre l'agriculture de montagne, le gibier et le grand prédateur", conclut le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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