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Suisse Romande

Attaque à l'acide: agresseur condamné à six ans de prison

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L'agresseur est en détention à Bellechasse (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le jeune homme, qui avait attaqué une jeune femme à l'acide en février 2021 à Neuchâtel, a été condamné mardi à six ans et trois mois de prison. Le tribunal a renoncé à expulser le prévenu du territoire suisse. L'accusé va faire recours de sa condamnation.

"Le prévenu est coupable de lésions corporelles graves car la défiguration de la victime est grave et permanente et celle-ci souffre dans sa santé psychique. Il n'y a pas besoin que ce soit encore plus grave pour que l'infraction soit réalisée", a déclaré Bastien Sandoz, président du Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers.

La jeune femme, ex-petite amie de l'agresseur, avait été frappée à la tête avec un objet solide, avant d'être aspergée d'acide au visage dans un garage collectif souterrain de Neuchâtel. La victime avait pu se réfugier chez un voisin, qui l'avait douchée toute habillée, limitant les dégâts causés par l'acide.

Les conséquences auraient pu être encore plus graves, si la victime avait ingéré de l'acide, a ajouté Bastien Sandoz. Le tribunal a estimé que le prévenu avait fait preuve "d'une énergie criminelle considérable car il a effectué des préparatifs, fait une première tentative et persisté dans son entreprise criminelle en imaginant un stratagème". La méthode utilisée est particulièrement "odieuse".

Aussi un brigandage à Bienne

Quelques jours avant le drame, l'accusé, originaire d'Afghanistan et âgé de 21 ans, avait en effet déjà tenté de s'en prendre physiquement à elle, en se faisant passer pour un livreur de pizzas. La jeune femme, âgée de 24 ans au moment des faits, avait été méfiante et n'avait pas ouvert la porte.

Lors de l'audience du 13 décembre, le prévenu avait expliqué qu'il s'en était pris à la victime pour l'empêcher d'avorter. Il pensait que si elle devait se faire hospitaliser, il serait trop tard à sa sortie pour un avortement. Ce mobile n'a pas convaincu le tribunal. "Il y avait une volonté de nuire" à la victime.

Le jeune homme a été aussi reconnu coupable d'avoir frappé un homme avec une barre de fer en janvier 2020 à Bienne (BE) et de lui avoir volé 1900 francs, soit l'argent qui correspondait à la recette de son établissement. Le tribunal a retenu l'accusation de brigandage.

L'accusé conteste les faits biennois et va donc faire recours contre le jugement. Pour le tribunal, beaucoup d'éléments, comme par exemple l'ADN ou la géolocalisation du prévenu, sont à charge. "Il y a un faisceau d'indices consistants et nombreux", a ajouté Bastien Sandoz.

Pas d'expulsion du territoire

Comme le risque de récidive est important, en lien avec le vécu traumatique de l'accusé, le tribunal a ordonné un traitement psychiatrique ambulatoire, que le prévenu suit déjà depuis qu'il est en détention, soit depuis deux ans. Le président Bastien Sandoz a expliqué que la cour renonce à expulser le prévenu puisqu'il n'est pas possible de le renvoyer en Afghanistan.

En prononçant une mesure d'expulsion inexécutable, la société serait davantage "mise en danger" car l'effet "criminogène" serait plus important, a expliqué Bastien Sandoz. Le prévenu entrerait alors dans la catégorie des sans-papiers, ne pourrait plus suivre de traitement et ne pourrait plus être intégré dans la société.

"La décision de renoncer à l'expulsion est un miracle", a déclaré aux journalistes, Gilles de Reynier, avocat de la défense. Cela évite de placer le prévenu "dans une dynamique épouvantable" à sa sortie de prison et lui permettra de poursuivre son traitement. La procureure Sylvie Favre avait requis une expulsion du territoire suisse de dix ans et une peine de sept ans et quatre mois de prison.

L'accusé devra verser 1000 francs au restaurateur biennois et 13'185 francs de dommages et intérêts, ainsi que 35'000 francs d'indemnité pour tort moral à la jeune victime.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Genève

Genève interdit aux élus les signes religieux dans les parlements

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L'interdiction des signes religieux pour les élus dans les parlements a été acceptée par le peuple à Genève (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Genève interdit aux élus cantonaux et municipaux d'arborer des signes religieux ostentatoires lors des séances plénières. Le peuple a accepté dimanche à une courte majorité une modification constitutionnelle en ce sens.

A la mi-journée, les résultats anticipés basés sur le dépouillement des votes par correspondance donnaient le oui gagnant de justesse. Les votes à l'urne n'ont finalement pas inversé la tendance: le oui l'emporte par 51,37% avec un taux de participation de 51,47%.

La mesure portée par la droite (UDC, PLR, Centre et MCG) au nom de la laïcité était soumise à un référendum obligatoire. La gauche et Libertés et justice sociale (LJS) étaient opposés à cette interdiction qui touche selon eux aux libertés fondamentales. Pour les opposants, les miliciens du parlement ne sont pas des agents de l'Etat, mais des représentants élus par le peuple.

L'interdiction concernait de facto tous les signes (voile, kippa ou croix) sans viser une religion en particulier. Mais des collectifs féministes et antiracistes dénonçaient un harcèlement systématique des femmes musulmanes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Début de la manifestation contre le G7 à Genève

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C'est parti pour la manifestation anti-G7 à Genève. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

A Genève, plusieurs milliers de personnes ont rejoint dimanche la manifestation contre le sommet du G7, qui s'ouvre lundi à Evian. Le cortège, sous haute sécurité, a quitté le parc Mon Repos peu avant 15h15.

Les manifestants se sont réunis à l'appel de la coalition No G7, qui rassemble une soixantaine d'organisations. Le cortège est divisé en plusieurs blocs, à savoir féministe, pro-palestinien, révolutionnaire, kurde ou encore syndical.

"Genève se soulève!", peut-on notamment entendre dans la foule, parmi les banderoles et slogans clamant une "riposte" anti-fasciste, anti-impérialiste et anti-capitaliste.

Le tracé, limité à la rive droite de la rade, doit passer par les quais et remonter la rue des Alpes pour éviter la proximité du pont du Mont-Blanc. Il empruntera ensuite la rue de la Servette, l'avenue Giuseppe-Motta et la place des Nations pour revenir au point de départ. Le rassemblement devra être dissous à 22h30.

Il aura fallu aux autorités genevoises et à la coalition No G7 des mois de passes d'armes par médias interposés, puis de discussions, pour aboutir au tracé. Les militants ont fini par s'en accommoder, préférant une manifestation autorisée à une interdiction qui inquiétait tout le monde pour des raisons sécuritaires.

Forte présence policière

Un millier de policiers genevois et des renforts d'autres polices cantonales sont prêts à répondre à d'éventuels casseurs. Genève reste traumatisée par les déprédations de 2003 en marge du G8 d'Evian. De nombreux commerces du centre-ville, autant sur la rive gauche que sur la rive droite, ont installé des palissades de protection.

Dans son catalogue de revendications, la coalition demande notamment la dissolution du G7 et proteste face à la situation des civils dans la bande de Gaza. Les Etats-Unis de Donald Trump et Israël sont au centre de leurs reproches internationaux.

Les militants demandent aux Etats occidentaux de ne pas laisser utiliser les bases américaines sur leur sol pour bombarder l'Iran et d'interrompre leurs relations commerciales avec l'Etat hébreu.

Revendications multiples

Plus largement, la coalition a dévoilé des revendications sociales. Elle exige que les pays du G7 sécurisent le droit de grève, renforcent la protection sociale, garantissent des salaires minimaux et soulagent les travailleurs face aux situations climatiques.

S'en prenant encore au président américain, les opposants réclament une défense internationale du droit à l'avortement. Ils souhaitent un plan contre les violences sexistes et sexuelles et la condamnation de tout acte contre les personnes LGBTIQ, de même que des soins transformatifs remboursés par les caisses maladie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Vaud introduit le salaire minimum dans sa Constitution

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Les syndicats et la gauche, ici avec Arnaud Bouverat, co-président du comité unitaire, ont réussi à faire passer l'une des deux initiatives sur le salaire minimum. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le canton de Vaud a rendu dimanche un verdict contrasté sur l'introduction d'un salaire minimum. La population a accepté d'ancrer ce principe dans la Constitution, mais refusé les projets de lois associés.

Les votants ont suivi la gauche et les syndicats en acceptant l'initiative constitutionnelle avec 49,1% des suffrages, contre 45,8% de refus et plus de 5% de votes blancs. Ils ont, en revanche, recalé l'initiative législative qui prévoyait notamment l'introduction d'un salaire minimum de 23 francs l'heure.

Le contre-projet du Conseil d'Etat, qui reprenait le même salaire, mais en faisant primer les conventions collectives de travail (CCT) et en prévoyant plusieurs exceptions, n'a pas davantage convaincu. Il a échoué d'un rien, avec 46,20% de votes favorables et 46,76% de refus. Le taux de participation s'est élevé à 54%.

Nouvelle loi à élaborer

L'initiative législative et son contre-projet ayant été refusés, il reviendra donc au Conseil d'Etat de concocter une base légale afin de respecter ce nouvel article constitutionnel.

Co-président du comité de soutien aux initiatives, Arnaud Bouverat a salué "une première victoire symbolique", même si elle n'amène encore "rien de concret" aux salariés. Avec son introduction dans la Constitution, le salaire minimum est désormais "gravé dans le marbre", a-t-il déclaré à Keystone-ATS.

Le syndicaliste et député socialiste a ajouté que le comité d'initiative était désormais "ouvert" à la négociation avec le Conseil d'Etat, notamment sur les délais d'adaptation pour les branches conventionnées et les exceptions au salaire minimum.

Le Conseil d'Etat a, lui, dit "regretter" que son contre-projet ait été refusé de justesse. Dans un communiqué, il indique qu'il souhaite d'abord analyser les motifs des refus des textes législatifs, puis réunir les partenaires sociaux. Il s'agira alors d'examiner "les voies possibles" pour concrétiser la nouvelle norme constitutionnelle et élaborer "un projet susceptible de réunir un large consensus."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Genève: suspens pour l'interdiction les signes religieux aux élus

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Le suspense est entier à Genève au sujet de l'interdiction d'arborer des signes religieux dans les parlements (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le suspens est entier à Genève au sujet de l'interdiction pour les élus d'arborer des signes religieux dans les parlements. Selon des résultats anticipés, le oui l'emporterait de justesse avec 51,90% des voix.

Il faudra attendre le milieu d'après-midi pour en avoir la confirmation. Selon des résultats basés sur 95% des bulletins, l'interdiction des signes religieux au sein du Grand Conseil et des conseils municipaux serait approuvée. Cette modification constitutionnelle était portée par la droite au nom de la laïcité.

La gauche et Libertés et justice sociale (LJS) étaient opposés à cette interdiction qui touche selon eux aux libertés fondamentales. Pour les opposants, les miliciens du parlement ne sont pas des agents de l'Etat, mais des représentants élus par le peuple.

L'interdiction concerne de facto tous les signes (voile, kippa ou croix) sans viser une religion en particulier. Mais des collectifs féministes et antiracistes dénonçaient un harcèlement systématique des femmes musulmanes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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