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Suisse Romande

Audition de confrontation entre Jacques et Jessica Moretti

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Jacques et Jessica Moretti sont arrivés vendredi matin à Sion pour une audience dite "de confrontation" devant les procureures en charge de l'enquête sur le drame de Crans-Montana. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Jacques et Jessica Moretti sont entendus vendredi par le Ministère public valaisan sur le mode dit de la "confrontation" pour l'enquête sur l'incendie du "Constellation" à Crans-Montana. Le couple est arrivé dans la même voiture vers 8h au campus Energypolis à Sion.

C'est la première fois que les co-propriétaires du bar sont entendus conjointement par le pool de procureures en charge de l'affaire. Cette séance se déroule en présence des avocats des différentes parties qui pourront, eux aussi, interroger le couple.

"Je crois que c'est la dernière occasion que les époux Moretti ont pour démontrer qu'ils veulent participer activement à l'instruction et donner des réponses aux victimes sur tous les points qui demeurent obscurs ou nébuleux", a déclaré Romain Jordan. L'avocat genevois qui défend plusieurs familles dit attendre "la vérité".

A ses côtés, une maman d'un jeune décédé dans l'incendie du Nouvel An: "aujourd'hui, je suis là pour lui, mais aussi pour son frère parce qu'il vit avec les conséquences de ce drame. Chaque jour, on vit avec ces conséquences, en tant que parent, frère, soeur, grand-parent, tante." Et d'ajouter que tous ont besoin de "réponses".

"Everest de la collusion"

La date de l'audience du jour, programmée cinq mois après le tragique incendie du Nouvel An interroge parmi les avocats. "Je ne suis pas sûr que ce sera le lieu de la spontanéité, mais nous verrons, s'est exprimé l'avocat vaudois Gilles Antoine Hofstetter. On a l'Everest de la collusion: c'est tout à fait légitime de partir de l'idée que les deux parties impliquées échangent compte tenu de leurs relations personnelles."

"Ils seront présents les deux et c'est une bonne chose. Cela étant, ils ont bien pu préparer leurs auditions, il faut être réaliste", a abondé dans ce sens l'avocat vaudois Didier Elsig. "On espère, du côté des familles, qu'ils vont cesser de reporter la faute sur les autres, que ce soit sur le mystérieux vendeur de mousse, l'invisible contrôleur communal ou même leurs fidèles employés, qu'ils assument leurs responsabilités sans se défausser", a-t-il poursuivi.

"J'espère juste être agréablement surpris par de nouvelles preuves, et qu'on arrête de faire Roland-Garros en Valais, où tout le monde se renvoie la balle, a lancé l'avocat valaisan Sébastien Fanti. Maintenant, il est temps que l'on puisse déterminer ce que chacun a fait ou n'a pas fait et qu'on puisse avancer."

Sécurité renforcée

Sur place, le dispositif de sécurité a été renforcé: des barrières et bannières de la police cantonale valaisanne encerclent désormais l'entrée de la salle d'auditions. Plus d'une dizaine de policiers ont également été aperçus à proximité du bâtiment avant le début de la séance. Toujours sur le site, une dizaine de caméras sont à l'affût.

Les gérants du "Constellation" ont chacun été entendus deux fois par les procureures depuis le début de l'enquête. Jacques Moretti aurait, lui, dû être interrogé pour la troisième fois en avril, mais son audition avait été reportée pour raison médicale.

Le couple avait été auditionné pour la première fois en qualité de prévenu le 9 janvier, à la suite de quoi Jacques Moretti avait été placé en détention provisoire, avant d'être libéré sur caution le 23 janvier. Les deux gérants avaient ensuite été questionnés tour à tour les 11 et 12 février.

Ce dernier rendez-vous avait généré d'importants remous. Le couple avait été pris à partie par des proches des victimes, bousculé et encerclé à son arrivée au campus Energypolis. A la suite de cet épisode, la police cantonale avait annoncé renforcer son dispositif de sécurité.

Quatorze prévenus

Les Moretti, comme l'ensemble des prévenus dans l'affaire (14 en tout), doivent répondre d'homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence à la suite du drame qui a fait 41 morts et 115 blessés durant la nuit du Nouvel an.

Mercredi, un ancien municipal en charge des constructions de la commune de Chermignon, en fonction entre 2013 et 2016, a lui aussi été entendu par le Ministère public. Un nouveau round d'auditions doit avoir lieu en juillet, sans que le calendrier n'ait encore été précisé par les procureures.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Genève

GIAP: avancées mais insuffisantes selon les syndicats

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Les grèves du parascolaire ont abouti à des avancées sur deux questions parmi les revendications du personnel (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les négociations à Genève entre les dirigeants du Groupement intercommunal pour l'animation parascolaire (GIAP) et le personnel ont abouti à quelques avancées. Mais rien encore sur la classe salariale, ont déploré vendredi les syndicats.

Après plusieurs journées de grève, des pourparlers ont été lancés fin mai. Mardi soir, le personnel a approuvé en Assemblée générale les propositions du comité du GIAP sur le taux d'encadrement et sur l'accompagnement des enfants qui ont des besoins différenciés.

Sur la première question, le Syndicat interprofessionnel de travailleurs et de travailleurs (SIT) dénonce depuis des années l'approche de 10 enfants par éducateur calculée de manière hebdomadaire. Les variations peuvent aboutir à une affluence plus importante certains jours, rendant plus difficile de garantir la sécurité et la qualité des prestations, dit-il.

"Le GIAP a finalement lâché", explique encore le SIT. Une proposition sera soumise aux communes genevoises pour calculer ce dispositif de manière journalière. Des équipes seront renforcées.

Pour les enfants qui ont des besoins différenciés, le comité va embaucher 30 éducateurs. Des discussions vont avoir lieu avec le Département des institutions et du numérique (DIN) pour obtenir des assistants en intégration scolaire additionnels au GIAP.

Mais les mouvements de protestation vont se poursuivre à la rentrée. Le GIAP refuse de discuter d'une augmentation immédiate de la classe salariale, explique le SIT. Ni de celle du temps de travail et de l'amélioration des conditions de travail du personnel non permanent, dont le salaire horaire approche du salaire minimum et la protection est moins importante.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

La colère des altermondialistes de 2003 a muté mais reste intacte

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Olivier de Marcellus, ici en 2003, était une figure de proue de la mobilisation anti-G8 lors du précédent sommet à Evian (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

G8 à Evian en 2003, G7 en 2026: en 23 ans, ce sommet suscite toujours autant d'indignation. Mais la colère des altermondialistes de 2003 se décline désormais en d'autres formes et se focalise sur d'autres thématiques, souvent plus individuelles.

A 83 ans, Olivier de Marcellus, altermondialiste et cofondateur du collectif Breakfree, est un adepte de la désobéissance civile non violente. En 2003, il était en première ligne des manifestations contre le G8. La contestation était alors principalement structurée autour de l'opposition au libre-échange.

De grande ampleur, les rassemblements à travers le monde s'en prenaient à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et aux institutions financières, comme le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale. "On était alors au sommet du cycle altermondialiste", se souvient le militant.

La préparation de la manifestation à Genève contre le G8 en 2003 rassemblait des centaines de personnes "dans des salles bondées", se souvient M. de Marcellus. "Les militants étaient non-violents mais très déterminés", rappelle celui qui dénonce inlassablement "les investissements climaticides". Quelques années plus tard, l'altermondialisme est tombé en désuétude.

Marqueurs générationnels

Ce mouvement social qui était très fort au niveau international a laissé place à d'autres luttes, souligne Teo Frei, jeune militant de 28 ans, membre de SolidaritéS et de la coalition NoG7. Cette réactualisation du mouvement social a permis d'amener de nouvelles personnes dans la contestation, selon lui.

Dans les années 2010, le mouvement climat et le mouvement féministe dans la foulée de #MeToo étaient au coeur des conversations, souligne Teo Frei, qui s'est politisé à ce moment. Il considère ces deux thématiques comme "des marqueurs pour sa génération".

"L'actualité internationale n'était alors pas au premier plan de nos préoccupations", ajoute-t-il. En 2018, galvanisé par la grève pour le climat de Greta Thunberg, "on avait vraiment l'impression que le mouvement climat pouvait changer le système de manière radicale".

Mais la pandémie a mis un coup de frein à cet élan. Et c'est finalement le contexte international avec la guerre d'Israël contre Gaza qui a relancé le mouvement contestataire chez les jeunes. "Le génocide à Gaza" a été un déclencheur pour une vaste mobilisation d'abord estudiantine et ensuite beaucoup plus large dans la société, selon Teo Frei.

Choix personnels

Marco Giugni, professeur au Département de science politique et relations internationales de l'Université de Genève (UNIGE) constate aussi que l'altermondialisme, axé sur la justice globale, a perdu en intensité. Les questions qui touchent au quotidien des gens ont pris le dessus, relève-t-il en ajoutant qu'"on reste dans une phase potentiellement de forte mobilisation".

Ce spécialiste des mouvements sociaux, qui faisait partie de la commission d'enquête extraparlementaire appelée à faire la lumière sur les dérives de la manifestation de 2003, insiste sur la transformation des modalités de participation. La contestation passe davantage par des choix personnels pour essayer de résoudre une situation.

Cette tendance est importante, selon M. Giugni. Mais est-ce que cela va enlever des forces aux mobilisations dans la rue? C'est une hypothèse, analyse-t-il, mais il se peut aussi que les formes d'opposition soient complémentaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Genève doit être une vitrine lors du salon européen Velo-city 2028

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Le Grand Conseil veut que Genève améliore ses infrastructures cyclables en vue la conférence Velo-city 2028. L'événement annuel de la Fédération européenne des cyclistes aura lieu du 13 au 16 juin 2028 au bout du lac (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Grand Conseil veut que Genève améliore ses infrastructures cyclables en vue la conférence Velo-city 2028. L'événement annuel de la Fédération européenne des cyclistes aura lieu du 13 au 16 juin 2028 au bout du lac, où quelque 1200 participants de plus de 60 pays sont attendus.

A une très large majorité, le Grand Conseil a adopté jeudi soir en urgence une motion qui invite le Conseil d'Etat à profiter de cet événement international pour mettre davantage en avant les infrastructures cyclables, tant pour les participants et le public que pour la population. "L'idée n'est pas de lancer de nouveaux projets, mais de s'assurer que Genève dispose d'un réseau lisible, sûr et fonctionnel", a relevé la députée PLR Céline Zuber-Roy.

Cet événement est organisé chaque année depuis 1980, a rappelé le Vert Cédric Jeanneret, auteur de la motion. "Il va contribuer au rayonnement de la région genevoise, qui est adaptée à la pratique du vélo. Genève sera la capitale temporaire du vélo et devra l'assumer", a-t-il plaidé.

Planifier le réseau cyclable

"Nous avons deux ans pour réaliser une série d'aménagements et pour concrétiser le contreprojet à l'initiative 'piétonne', en bonne intelligence avec les communes", a salué le conseiller d'Etat Pierre Maudet, en charge du Département de la santé et des mobilités. Ce contreprojet prévoit notamment d'améliorer la signalétique piétonne.

Compte tenu de l'entrée en vigueur de la loi fédérale sur les voies cyclables, qui impose aux cantons de planifier un réseau cyclable cohérent d'ici fin 2027, la motion demande également au gouvernement de présenter son plan dans le cadre de la conférence. Elle l'invite enfin à soutenir les événements culturels et festifs dédiés à la promotion du vélo organisés durant la conférence.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Fonctionnaires genevois: troisième jour de grève et de manif

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A Genève, la fonction publique est une nouvelle fois descendue dans la rue pour protester contre les coupes budgétaires annoncées. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, la fonction publique et le personnel du secteur subventionné sont descendus jeudi dans la rue pour le troisième jour consécutif. A l'appel du Cartel intersyndical, le mouvement de grève vise à protester contre les coupes annoncées.

"Fonctionnaires en colère!" ont scandé les manifestants qui étaient plus d'un millier, selon un décompte de Keystone-ATS, pour ce dernier jour de mobilisation, sous la pluie. Parti de la Plaine de Plainpalais, le cortège a passé par les rues basses pour rejoindre l'Hôtel-de-Ville, où le Grand Conseil tenait sa séance plénière.

La mobilisation se poursuivra dans la foulée des prochaines annonces du Conseil d'Etat sur des mesures d'économies. Une nouvelle journée de grève a été décidée par l'assemblée du personnel, selon Terence Wenger, co-président du Cartel.

Les syndicats et le personnel de l'Etat dénoncent notamment le blocage des annuités pour 2026 ainsi que le gel de l'indexation. Dans le viseur du Cartel également, le catalogue de mesures d'économies élaboré par un groupe d'experts mandaté par le Conseil d'Etat. Les annonces du gouvernement sont précisément attendues avant cet été sur la base de ce document.

"Austérité préventive"

Parmi les mesures envisagées, la suppression du pont de fin d'année, l'augmentation du temps de travail hebdomadaire ou encore la hausse du nombre d'élèves par classe au cycle d'orientation. Autant de mesures qui ont été huées lors du rassemblement. Une manifestante a déploré une "austérité préventive" malvenue.

Les grévistes ont aussi dénoncé un projet de loi qui prévoit une augmentation des cotisations du personnel à la Caisse de prévoyance de l'Etat de Genève (CPEG). Ce texte, qui était discuté au même moment au Grand Conseil, a finalement été renvoyé en commission. "C'est une demi-victoire", selon Terence Wenger.

La violence de la casse sociale impactera toute la population et fortement les personnes les plus vulnérables, selon le Cartel intersyndical. La fonction publique genevoise est mobilisée depuis novembre dernier face aux mesures d'économies prévue dans le projet de budget 2026 bis, qui doit encore être débattu au Grand Conseil.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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