Suisse Romande
Crans-Montana: la fondation sera validée par les députés jeudi
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Les députés valaisans sont unanimement entrés en matière lundi sur la création d'une fondation en faveur des victimes de l'incendie de Crans-Montana et de leurs proches. Les parlementaires sont prêts à doter ce fonds de 10 millions de francs.
Les élus du Grand Conseil devront se prononcer jeudi sur une série d'amendements. Ils valideront alors la création de la fondation, la dotant d'un capital initial d'un million de francs.
A cette occasion, l'ensemble des partis acceptera d'allouer 10 millions de francs issus du ménage cantonal, afin d'alimenter ce fonds. A ce stade, les promesses de dons se montent à environ 24 millions de francs. Des sommes issues de collectivités publiques, de personnes privées et d'autres organismes. La commune de Crans-Montana a promis de verser un million de francs et le Canton de Vaud sept millions de francs.
Les débats de jeudi devraient se cristalliser autour de la question de l'égalité de traitement pour des personnes, qui ont été ou seront victimes d'un drame comparable à celui du "Constellation".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Le Cirque de Noël se déplacera à Chêne-Bougeries cette année
Le Cirque de Noël se déplacera cette année à Chêne-Bougeries (GE) en raison de la venue de La Revue genevoise à Plainpalais en raison de rénovations au Casino Théâtre. Il reviendra dès 2027 à une période différente de celle-ci.
"Le Cirque de Noël sera à Chênes-Bougeries", a affirmé lundi à la presse la conseillère administrative de la Ville de Genève Joëlle Bertossa. Une rencontre pour finaliser la convention entre tous les acteurs a eu lieu dans l'après-midi.
Il y a deux mois, le Conseil municipal avait voté des crédits pour près de 25 millions de francs liés à la rénovation du Casino Théâtre, site habituel de La Revue genevoise.
L'un d'entre eux prévoyait le soutien à une structure provisoire sur la Plaine de Plainpalais pendant les travaux prévus de cette année à 2028. Celle-ci sera opérationnelle de mi-août à mi-janvier. Il a fallu ensuite trouver une solution pour le Cirque de Noël entre les différentes parties de cette affaire.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
La Ville de Genève veut décloisonner et innover d'ici 2030
La conseillère administrative de la Ville de Genève Joëlle Bertossa veut décloisonner la culture, consolider cet écosystème et innover. Elle a dévoilé lundi à Genève la feuille de route du Département de la culture et de la transition numérique (DCTN) jusqu'en 2030.
"C'est une partition", "ce n'est pas un plan d'action", a affirmé l'édile à la presse. Elle a rappelé le contexte financier difficile avec les coupes budgétaires et le "désarroi généralisé" face à la situation internationale actuelle. La culture doit avoir sa place, a-t-elle ajouté. Et d'observer toutefois que "Genève est assez préservée" pour le moment contre les attaques culturelles.
Parmi les chantiers, Mme Bertossa souhaite offrir aux acteurs culturels des ressources pérennes en soutenant plus longtemps certains artistes ou certains projets. "On a beaucoup augmenté les moyens, mais cela n'a pas changé la précarité", dit-elle.
Des ateliers pourraient être octroyés pour dix ans au lieu de trois. Mais il faut aussi régler l'inadéquation entre le nombre de personnes qui sortent d'écoles d'art et la possibilité de les subventionner. Plus de 50% des demandes doivent être refusées.
Autre politique, il faut favoriser les savoir-faire existants mais aussi renouveler les équipements. Mme Bertossa espère que le Canton honorera les 200'000 francs annuels qu'il a promis au Grand théâtre, aux côtés du soutien de la Ville. La rénovation de la Bibliothèque de Genève, puis celle du Musée d'art et d'histoire (MAH) seront d'importants défis. ll faut "valoriser", "sublimer" et "mutualiser", explique Mme Bertossa. La Fête de la musique sera plus sobre.
IA à utiliser
Pour investir l'espace public, la conseillère administrative veut associer la culture au territoire. Un aménagement culturel entre les différents établissements au fil du Rhône doit être pensé. Une réflexion sur l'occupation des Halles de l'île et du secteur Praille-Vernets-Acacias (PAV) doit être menée.
Mme Bertossa veut aussi que des rencontres soient provoquées. Une "rade d'été" avec des activités ponctuelles sera lancée dès 2027. Mais la conseillère administrative veut également que les musées pensent sur dix ans leur approche multidimensionnelle.
Malgré des salaires "non concurrentiels" avec le privé, elle veut attirer les futurs collaborateurs, alors que 20% des effectifs devront être renouvelés. L'intelligence artificielle (IA) doit aussi être utilisée. Des millions de pièces muséales seront numérisées avec, une première, des liens vers les recherches sur chacune d'entre elles. Et une innovation permettra de voir toutes les interventions liées à un terme au Conseil municipal.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Pétition pour demander un retrait des subventions à la CICAD
Un collectif veut que les collectivités publiques genevoises mettent un terme aux subventions de la Coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation (CICAD). Il a lancé lundi une pétition qui souhaite également que cette entité ne puisse plus intervenir dans le cadre scolaire. La CICAD déplore "une stigmatisation traditionnelle".
Pour justifier ses revendications, le Collectif pour la défense des droits humains (CDDH) reproche à la CICAD son amalgame entre antisémitisme et antisionisme qui figure même dans ses statuts. C'est un "discours fallacieux", a affirmé à la presse l'ancienne députée Jocelyne Haller, de Solidarités.
Selon elle, "de fait, la CICAD se fait l'avocate de la politique de l'Etat d'Israël". L'organisation occulte le fait "qu'une grande partie des juifs sont critiques" de la politique menée par le Premier ministre Benjamin Netyanahu contre les Palestiniens, ajoute-t-elle. Et d'ajouter que la pétition souhaite sortir des affrontements personnels des derniers mois pour mettre l'accent sur le soutien des collectivités.
Les pétitionnaires, dont font partie une dizaine de mouvements comme le Parti du travail ou Urgence Palestine, considèrent que la CICAD n'est "plus fiable comme partenaire dans la lutte antiraciste". Ils lui reprochent de ne pas tolérer la critique contre l'Etat d'Israël et ils estiment "inadmissible" que son discours soit relayé dans le cadre scolaire.
Pour autant, il n'est pas question de demander d'interdire la CICAD, précise l'ancien conseiller national Pierre Vanek. Selon lui, celle-ci a droit "d'exprimer ses opinions abominables", mais c'est le soutien étatique qui lui est attribué qui est remis en cause. La subvention municipale dépasse 100'000 francs cette année.
Radicalisation pour la CICAD
De son côté, la CICAD déplore une "stigmatisation traditionnelle" portée par certains "fondamentalistes" contre elle et qui "veulent sa peau". Son secrétaire général Johanne Gurfinkiel dénonce une "LFIsation" en Suisse romande où les attitudes deviennent plus "radicales". "On n'est plus dans le débat d'idées. On est dans la vindicte permanente", a-t-il affirmé à Keystone-ATS.
Selon lui, ces pétitionnaires ont l'habitude "d'expliquer à des organisations représentatives ce que devrait être l'antisémitisme" et à des victimes "à quel moment elles peuvent être victimes". Alors que le nombre d'actes et de signalements antisémites ne cesse d'augmenter depuis quelques années, ce type d'initiative "participe à alimenter un climat délétère", ajoute M. Gurfinkiel. Mais il se réjouit aussi d'un soutien politique face aux défis.
Et d'insister sur le fait qu'"on peut critiquer n'importe quelle politique". Mais des slogans ou des déclarations vont au-delà et ne sont pas acceptables, selon lui. Sur la subvention, il estime que les autorités reconnaissent l'importance de la question de l'antisémitisme et le rôle public de la CICAD. "Il n'y a pas d'autres structures" pour honorer ce mandat, dit-il.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Le Conseil d'Etat présente sa loi cantonale pour l'aéroport de Sion
Comme il s'y était engagé lors de la session du Grand Conseil de mars 2025, le Conseil d'Etat a présenté, lundi au Parlement, une loi en lien avec le financement et le fonctionnement de l'aéroport de Sion. L'infrastructure deviendrait ainsi une compétence cantonale.
Cette loi sur la société de gestion et d’exploitation de l’aéroport de Sion (LSGEAS) vise à créer une structure capable d’atteindre l’équilibre entre l'utilité publique, la viabilité économique et la durabilité environnementale. Dans la vision cantonale, la société de gestion et d’exploitation reprendra l’ensemble des collaborateurs de l’aéroport de Sion en son sein.
Selon les statuts de la société, le canton du Valais détiendra au moins 34% du capital-actions et la commune de Sion, 20%. En réalité, le canton prendra à sa charge 80% du capital-actions à la création de la société. De son côté, la Ville de Sion a également décidé de mettre à disposition de la future société les terrains et bâtiments sous forme d'un droit de superficie (DDP).
Recherche d'un parfait équilibre
La nouvelle société ne pourra gérer et exploiter l’aéroport qu’à partir du moment où elle sera titulaire de la concession d’exploitation délivrée par le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). Elle devra proposer des mesures visant à limiter l’impact de ses activités sur l’environnement et les riverains par ex. par la pose de panneaux solaires, l’assainissement énergétique de ses bâtiments ou la limitation du bruit.
Le projet de loi vise à créer une structure capable d’atteindre l’équilibre entre utilité publique, viabilité économique et durabilité environnementale. Dans la vision cantonale, la société de gestion et d’exploitation reprend l’ensemble des collaborateurs de l’aéroport de Sion en son sein.
Fortes retombées économiques
L’aéroport de Sion représente 37’000 vols pour 22’000 passagers par an. En mars 2005, deux motions des partis de droite représentés au Grand Conseil - largement approuvées - avaient rappelé vouloir le développer pour des motifs économiques et touristiques.
"Il s’agit davantage qu’une simple piste d’atterrissage, c’est un pilier de notre économie et une infrastructure majeure pour le tourisme. Chaque année, il génère plus de 70 millions de francs de retombées économiques pour le Valais (ndlr : 74,9 millions de francs selon le canton)", avait alors souligné la députée Claire-Lise Bonvin (Le Centre).
Une volte-face
En 2024, le Conseil d’Etat avait lancé l’idée de cantonaliser l’aéroport de Sion, la concession pour les vols civils actuellement détenue par la Ville se terminant le 31 août 2031. Au terme d’une période de consultation mitigée, l’Exécutif cantonal avait décidé de lâcher l’affaire. A la suite de l'acceptation de deux motions de mars 2025, le gouvernement avait repris le dossier en main.
Conformément à la loi sur les transports publics et la mobilité douce quotidienne, l’Etat du Valais finance actuellement, comme la Ville de Sion, 50% des charges, déficit d’exploitation inclus et la moitié des investissements. Il est proposé que l'engagement du canton atteigne 70% dès le transfert de la concession fédérale d’exploitation à la société, contre 20% à la Ville de Sion et 10% aux autres communes du canton.
Un changement de paradigme
Créé en 1934 pour les besoins de l'aviation civile, l'aéroport de Sion est devenu un site à usage mixte civil et militaire à la suite d'un contrat signé le 22 décembre 1956. En 2013, la Confédération a annoncé envisager un retrait progressif de ses forces aériennes.
L’accord sur le futur du site de 2016 entre la Ville de Sion, le canton du Valais et la Berne fédérale marque un changement de paradigme: avant 2018, l’aérodrome de Sion était un aérodrome militaire avec une activité civile minoritaire. Depuis 2018, l’aérodrome de Sion est devenu un aéroport civil avec des activités militaires dites prioritaires.
"Un projet pragmatique"
Lundi, le Grand Conseil a accepté l'entrée en matière sur cette nouvelle proposition de loi par 117 oui et 9 non (issus des rangs écologistes). "La création d'une société anonyme d'économie mixte de droit privée et La solution", a résumé, la Centriste Claire-Lise Bonvin. "Il s'agit d'un bon projet, pragmatique et ancré dans le réel", a ajouté Swen Luyet (PLR).
"Le projet tel que présenté risque de générer une surtension voire une surchauffe dangereuse des finances publiques qui sont déjà passablement mises à mal", a pour sa part tempéré le Socialiste Blaise Carron. Pour son collègue écologiste Jérémy Savioz, "le projet ne contient que du kérozène et des nuisances."
La lecture de détails aura lieu jeudi matin.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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