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Deux itinéraires en Ville de Genève rendent hommage aux saisonniers

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De 1945 jusqu'en 2002, des milliers d'hommes et de femmes sont venus travailler à Genève pour répondre au besoin de main-d'oeuvre: leurs conditions de vie et de travail étaient rudes et leur statut précaire (archives d'illustration). (© KEYSTONE/PHOTOPRESS-ARCHIV/STR)

Deux itinéraires mémoriels rendent hommage aux travailleurs saisonniers et font découvrir leur histoire en Ville de Genève. Des témoignages et des commentaires historiques mettent en lumière les rudes conditions de vie et de travail réservées à ces personnes qui ont contribué à la prospérité du canton.

"C'est une façon pour la Ville de Genève de leur exprimer sa reconnaissance", a relevé le conseiller administratif Alfonso Gomez, cité dans un communiqué. Présentés à la fois sous la forme d'un dispositif visuel et sonore et d’une plateforme numérique, les deux itinéraires sont composés sept étapes.

Le parcours "La vie de saisonnier et de saisonnière" présente leurs conditions de vie ainsi que les difficultés auxquelles ils et elles ont dû faire face. Il commence à la place du Reculet, derrière la gare Cornavin, pour passer ensuite par la place des Grottes, le chemin Annie-Jiagge, le parc Saint-Jean, la place Lise-Girardin, la rue du Mont-Blanc et la place des Alpes.

Immeubles vétustes

C'est l'occasion de se replonger dans les années 1980. En octobre 1986, le conseiller d’Etat en charge de l'instruction publique, Dominique Föllmi, accompagnait en personne une élève clandestine à l'école, alors qu'elle devait être expulsée de Suisse avec ses parents. Le DIP ouvrait ainsi la voie à la scolarisation des enfants sans statut légal.

Dans les années 1960 et 1970, le quartier des Grottes comptait de nombreux immeubles vétustes destinés à la démolition. Dans ces immeubles étaient logés de nombreux saisonniers qui vivaient dans des conditions souvent insalubres et se trouvaient séparés de leur famille. Une saisonnière arrivée en 1981 livre son témoignage.

L’itinéraire "Le statut de saisonnier et son histoire" évoque les luttes politiques et sociales auxquelles ce statut indigne a donné lieu jusqu’à sa suppression en 2002. Il débute à l’île Rousseau, puis passe par le Jardin anglais, la promenade de la Treille, la place de Neuve, le parc du 14-juin, le parc des Bastions et la rue des Chaudronniers.

Pas de regroupement familial

Ces deux itinéraires poursuivent le travail de mémoire qui avait déjà été présenté lors d'une exposition en 2019 "Nous, saisonniers, saisonnières...Genève 1931-2019". Cette exposition donnait la parole aux saisonniers et à leurs proches.

Le statut de saisonnier avait été créé en 1931 pour répondre aux besoins économiques de la Suisse. L'autorisation de séjour et de travail était de neuf mois au maximum à des conditions très restrictives. Le regroupement familial était interdit tout comme le changement d'employeur ou de canton de résidence.

Comme l'exposition de 2019, ces deux itinéraires ont été créés par les Archives contestataires, le Collège du travail et le collectif d'artistes Rosa Brux à l'initiative de la Ville de Genève. La plateforme numérique a été développée par la Bibliothèque de Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Incendie au Fief-de-Chapitre à Lancy: un suspect arrêté

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Les pompiers sont intervenus mardi dans un immeuble de Lancy pour un incendie qui a ravagé deux cabines d'ascenseur (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Un homme âgé de 42 ans a été arrêté suite à l'incendie qui s'est déclaré mardi matin dans un immeuble situé au chemin du Fief-de-Chapitre à Lancy, annonce jeudi le Ministère public genevois. Une femme de 48 ans, qui avait été retrouvée inanimée dans un ascenseur, est toujours hospitalisée avec un pronostic vital fortement engagé.

L'individu a été interpellé peu après les faits, selon un communiqué du Ministère public. Entendu mercredi, il a admis être à l'origine de l'incendie. Le quadragénaire, qui est présumé innocent, est prévenu de tentative de meurtre et d'incendie intentionnel. Il a été mis en détention provisoire.

A l'arrivée des pompiers sur place mardi matin, l’incendie était en plein développement. Des dommages importants ont été constatés dans les couloirs de l’immeuble et les deux cabines d'ascenseur ont été complètement détruites. La femme, qui a été grièvement blessée, était prise au piège dans une des cabines en flammes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Plusieurs avancées pour l'employabilité à Genève

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Julien Garda est le nouveau directeur de l'Office cantonal de l'emploi (OCE) à Genève. Il est en poste depuis trois mois. (© Keystone/GAETAN BALLY)

Plusieurs avancées ont été observées à Genève dans l'employabilité des personnes en recherche d'emploi. Le canton a dévoilé jeudi les premiers effets de son plan directeur, alors que le taux de chômage moyen a augmenté de 4,2 à 4,7% l'année dernière.

Au total, 50 millions de francs ont été injectés dans 156 mesures auxquelles peuvent recourir les demandeurs d'emploi. "Ce n'est pas rien. On investit beaucoup", affirmé à la presse la conseillère d'Etat Delphine Bachmann.

Parmi les indicateurs, le nombre de personnes qui ont pu entamer une reconversion professionnelle grâce à une allocation de formation a progressé en 2025. Au total, 61 de plus de 30 ans ont démarré un CFC, contre 47 l'année précédente.

Les emplois de solidarité, lancés en 2008 pour mieux réintégrer dans le marché du travail les personnes en fin de droit, ont été repensés. Avec un taux de retour au travail de moins de 25% en 15 ans, "on estime que les objectifs n'ont pas été entièrement atteints", ajoute la cheffe du Département de l'économie, de l'emploi et de l'énergie (DEE).

Parmi les innovations, le recours à l'intelligence artificielle (IA) offre des analyses personnalisées pour les demandeurs. L'objectif du canton est de rendre leur profil professionnel davantage compatible avec les besoins des entreprises. D'autant plus que certaines branches font face à une pénurie de main d'oeuvre.

Davantage de collaborateurs

L'Office cantonal de l'emploi (OCE) veut aussi être davantage à l'écoute des chômeurs. Des ateliers ont été menés avec 50 d'entre eux pour comprendre leurs attentes à l'égard de leur conseiller.

"Nous voulons mener une politique plus humaine", insiste le nouveau directeur général Julien Garda. "Nous avons entendu les critiques", insiste-t-il, ajoutant toutefois ne pas avoir observé d'"agressivité" à l'égard du personnel.

Une augmentation de 15% des effectifs a été décidée. Chaque conseiller doit prendre en charge environ 150 personnes. "C'est trop", ajoute M. Garda. Le nombre va être ramené près du chiffre optimal de 130. Autre chantier, la collaboration avec les entreprises est renforcée.

La situation de l'emploi continue de se détériorer dans le canton. La restauration et le nettoyage et le commerce de détail restent les plus affectés.

Amélioration avec l'outil du SECO

L'augmentation la plus significative du chômage en 2025 a toutefois été observée dans l'horlogerie, l'hôtellerie et les banques. Environ 200 employés de la Genève internationale seulement se sont annoncés à l'OCE.

Un demandeur sur deux retrouve une activité dans les six mois. Et près de la moitié des personnes sorties des statistiques de l'OCE l'année dernière ont dit avoir retrouvé un emploi. Ces chiffres montrent que le chômage n'est pas une "fatalité", estime Mme Bachmann.

La situation s'améliore avec l'outil informatique du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). "On espère qu'on aura d'ici juin quelque chose qui fonctionne de manière opérationnelle", précise la conseillère d'Etat.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une campagne pour réduire la fumée passive sur les terrasses

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Une campagne est lancée à Genève pour réduire la fumée passive sur les terrasses des bistrots (image d'illustration). (© KEYSTONE/YANNICK BAILLY)

Une campagne de sensibilisation a été lancée jeudi à Genève afin de limiter la fumée passive sur les terrasses des bistrots. Les professionnels du secteur vont diffuser des messages de prévention et de respect à leur clientèle.

"En terrasse, avant de fumer, demandez à vos voisins, cela peut tout changer". Tel est le slogan choisi par le Département de la santé et des mobilités (DSM), la Société des cafetiers, restaurateurs et hôteliers de Genève (SCRHG) et le Groupement professionnel des restaurateurs et hôteliers (GPRH) qui participent à cette démarche.

Tous ont signé une charte affirmant leur volonté de promouvoir des terrasses "plus agréables, inclusives et respectueuses de chacun". La campagne se déclinera avec des affiches et des flyers disposés sur les tables des établissements.

"Nous avons voulu faire confiance aux milieux concernés pour ne pas mettre sous pression un secteur déjà fragilisé", a indiqué jeudi devant la presse Pierre Maudet, chef du DSM. "C'est un pari du vivre ensemble, mais pas niais, ni béat", a-t-il ajouté en précisant qu'une évaluation sera faite à l'issue de cette campagne d'une année.

Cette démarche fait suite à une motion du Grand Conseil acceptée en octobre dernier. Issu du Centre, ce texte demandait notamment d'interdire les cigarettes sur les terrasses des restaurants à l'heure des repas pour des raisons de santé publique. La réponse du Conseil d'Etat, soit une démarche non coercitive, sera soumise aux députés lors d'une prochaine session du Grand Conseil.

Ne pas opposer

En attendant la suite du débat parlementaire, qui pourrait déboucher sur un durcissement du cadre légal, Laurent Terlinchamp, président de la SCRHG se réjouit de la voie pragmatique suivie par le DSM. "On laisse une chance à quelque chose de faisable, entre personnes de bonne volonté, sans passer par des interdictions", a-t-il indiqué.

Anthony Castrilli, président du GRPH ajoute qu'il ne faut "pas opposer fumeurs et non-fumeurs. "C'est une bonne opportunité de lancer un message: faisons attention l'un à l'autre". Mais il n'est pas question de noyer le message, selon M.Terlinchamp.

Et le médecin cantonal Alessandro Cassini était présent jeudi pour le marteler: la fumée est nocive pour la santé. Et de rappeler que 9500 décès sont recensés chaque année en Suisse en lien avec la fumée. En matière de santé publique, l'objectif est donc d'inciter à modifier les comportements et arrêter de fumer. La campagne rappelle aussi les aides en place pour décrocher.

Mais la convivialité et la protection de la santé ne sont pas forcément opposées, selon le médecin cantonal. Selon lui, cette campagne de sensibilisation permet de "garder le bon sens".

Une tendance

En Suisse aucun canton n'a interdit la fumée sur les terrasses. Mais il existe une tendance générale qui va dans ce sens. Milan, Barcelone, Singapour et le Canada ont ainsi déjà prohibé la fumée dans les espaces publics.

Suite à un vote populaire, Genève a interdit la cigarette dans les restaurants en 2009. Cette interdiction a été étendue en 2023 aux aires de jeux et aux arrêts de bus, notamment. Mais cette dernière mesure peine à être appliquée sur le terrain. Pierre Maudet s'est ainsi montré sceptique sur la mise en oeuvre d'une interdiction de fumer sur les terrasses.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Secondaire II: Genève simplifie sa formation préqualifiante

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La conseillère d'Etat genevoise Anne Hiltpold promet un système de formation préqualifiante plus lisible pour les jeunes Genevois (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le canton de Genève a dévoilé une nouvelle formation préqualifiante pour le secondaire II dès 2026-2027. L'objectif est de garantir un accompagnement adapté à chaque élève et diminuer le décrochage scolaire.

Le nouveau règlement remplace celui du centre de formation professionnelle, après deux ans de préparation. Selon le Conseil d'Etat, quelque 1500 jeunes de 15 à 18 ans sont concernés. Ceux terminant le cycle d'orientation sans pouvoir accéder directement à une formation certifiante et aussi ceux engagés dans une filière, en situation de fragilité ou de décrochage.

Le nouveau règlement validé mercredi par le Conseil d'Etat entre dans le cadre de l'obligation constitutionnelle de formation jusqu'à 18 ans, en vigueur depuis 2018. Celle-ci a permis de diminuer le décrochage scolaire à Genève de 4,7 à 0,2%.

Mais à Genève, le taux de certification à 25 ans est le plus bas de Suisse, à moins de 85%. "On aimerait faire monter ce taux de 95%" comme le prévoit l'objectif de la Confédération et des cantons, a précisé à la presse la conseillère d'Etat Anne Hiltpold. Il faudra un peu de temps avant d'évaluer les améliorations, dit-elle.

Selon elle, "des faiblesses ont été identifiées" dans le système qui prévalait jusqu'à présent. Elles allaient du manque de lisibilité pour les jeunes et les parents, à une organisation trop cloisonnée en passant par un suivi inéquitable.

Fermeture à Lullin

L'approche sera plus modulable et durera deux ans. Un tronc commun de deux jours par semaine est accompagné par des options au semestre, en considérant les projets de l'élève et non son niveau. L'élève pourra choisir entre stages, découverte de métiers et préparation à l'école de culture générale (ECG), à l'école de commerce ou à l'apprentissage dans les centres de formation professionnelle.

Dès octobre dernier, des centaines d'entretiens ont été menés auprès des jeunes pour anticiper le dispositif. Un nouveau service de la formation préqualifiante sera établi dès la rentrée 2026.

Autre innovation dévoilée, des classes préparatoires seront rattachées directement aux centres de formation professionnelle. Et conséquence, l'établissement Lullin fermera ses portes. Des parcours intermédiaires dans d'autres sites poursuivront cet accompagnement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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