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Genève

Inspection générale des services: 10,9% d'enquêtes en plus en 2024

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A Genève, l'Inspection générale des services est chargée des enquêtes pénales touchant les policiers cantonaux et communaux ainsi que l'Office cantonal de détention (photo d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Service unique en Suisse, l'Inspection générale des services, chargée des enquêtes pénales visant les collaborateurs des polices genevoises et de l'Office cantonal de la détention, rend pour la première fois publique une synthèse de son rapport d'activité. Elle révèle qu'en 2024, une hausse de 10,9% des nouvelles enquêtes a été enregistrée avec 143 cas ouverts contre 129 en 2023. Dix l'ont été pour corruption.

Si les allégations d’usage abusif de la force ou d’un moyen de contrainte restent la majorité des cas traités par l’IGS l’année passée, le nombre de nouvelles enquêtes pour ce motif a vu une légère baisse (-3,7%). Sur les 52 cas recensés, 42 cas concernent la police cantonale, 10 l’OCD. Aucun cas ne concerne les 17 polices municipales ainsi que les autres services, a indiqué l'IGS jeudi dans un communiqué.

S’agissant des autres motifs d’enquête, une diminution est observée pour la violation du secret de fonction (7 cas contre 10 en 2023 et 11 en 2022). En revanche, les cas de corruption ont connu une hausse en 2024, avec le traitement de 10 nouvelles enquêtes par l’IGS (contre 2 en 2023 et en 2022). Les contrôles préliminaires en cas de suspicion ont, eux, baissé de 11,6%.

3% de condamnations

Sur les 250 enquêtes menées par l'IGS en 2021 et 2022, ayant donné lieu à l'ouverture d'une procédure pénale et dont les décisions dépendent du Ministère public genevois, 209 ont connu un épilogue judiciaire. La grande majorité des décisions rendues a abouti à une ordonnance de non-entrée en matière (63%) ou à une ordonnance de classement (14%).

Les ordonnances pénales rendues, lesquelles comprennent également les infractions commises hors service, se sont montées à 20% et les condamnations devant les tribunaux à 3%.

Les chiffres livrés dans le rapport n'ont pas mis en lumière l'existence d'une problématique systémique de violences policières ou pénitentiaires au sein des offices concernés, relève l'IGS. Elle se dit cependant bien consciente de ne pas être avisée de la survenance de chaque cas ou à même de prouver, dans certaines circonstances, la véracité des faits allégués.

Diverses missions

À teneur de la loi sur la police (LPol), l’IGS est indépendante des services de police et de leur hiérarchie, sous réserve de son rattachement administratif à la commandante de la police. La synthèse de son rapport d’activité sera désormais publiée annuellement.

Sous la conduite du procureur général, sa mission première est de garantir la légalité et le respect de la déontologie dans les pratiques des fonctionnaires dotés de pouvoir d’autorité. Chargée des enquêtes ouvertes suite à des allégations d’usage disproportionné de la force ou d'un moyen de contrainte, l’organe enquête également sur l’ensemble des infractions contre les devoirs de fonction et les devoirs professionnels, ainsi que sur les problématiques de corruption, rappelle le communiqué.

L'IGS mène par ailleurs des enquêtes portant sur les infractions commises dans un cadre privé pour les seuls policiers cantonaux, ainsi que toute autre enquête qui lui est transmise par le procureur général. En mai 2025, le service était composé de quinze enquêteurs issus des différents corps et unités de la police.

Saisie par tout un chacun

L’IGS peut être saisie par tout justiciable s’estimant lésé ou victime d’une action commise par un ou des fonctionnaires compris dans son champ d’activité. Elle peut également être saisie par le Ministère public, par les hiérarchies ou les collaborateurs des services, ainsi que par toute autre personne souhaitant porter un fait à son attention.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Forces motrices: entrée libre à la répétition générale de Svatbata

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Le Bâtiment des Forces motrices (BFM) accueillera le 9 mai la répétition générale de Svadbata, la nouvelle création du chorégraphe espagnol Marcos Morau. L'entrée sera libre pour le public (photo d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Ballet du Grand Théâtre de Genève et le chorégraphe espagnol Marcos Morau convient le public à la répétition générale de la création mondiale "Svatbata". L'entrée sera libre et ouverte à tous le 9 mai à 13h30 au Bâtiment des Forces Motrices (BFM).

Avec "Svatbata" qui signifie mariage en bulgare, Marcos Morau poursuit sa réflexion sur les rites, déjà amorcée dans ses précédentes créations Sonoma, Hermana, Folkå et Totentanz. S'inspirant de la Bulgarie, carrefour entre Orient et Occident, le chorégraphe souhaite convoquer, à travers cette nouvelle création, l'époque lointaine où l'on partageait plus volontiers les similitudes que les différences.

Un travail qui fait écho à un présent où les individus tendent à mettre en exergue leurs identités et leurs singularités.

La première officielle est prévue le 19 mai. La répétition publique du 9 mai sera l'occasion d'entrevoir, en avant-première, la rencontre entre le langage chorégraphique singulier de Marcos Morau et les danseurs et danseuses d'exception du Ballet du Grand Théâtre de Genève.

Figure incontournable de la danse contemporaine, Marcos Morau a collaboré avec de nombreuses compagnies internationales et s'est produit dans des événements de référence tels que le Festival d'Avignon et la Biennale de Venise. Couronné du prix du Meilleur chorégraphe 2023 par le magazine Tanz, il est reconnu pour son esthétique surréaliste, mêlant images fortes, précision du mouvement et atmosphères rituelles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Mapping Festival: créer à l'ère des systèmes automatisés

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La 22e édition du Mapping Festival aura lieu à Genève du 7 au 17 mai (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Ce qui relevait autrefois du fantasme - des machines capables de produire, générer ou créer à la place de l'humain - s'inscrit désormais dans le quotidien. La 22e édition du Mapping Festival, prévue du 7 au 17 mai à Genève, se déploiera autour de la place de la création dans cette nouvelle réalité.

Une machine ne pense pas seule: elle prolonge une intention humaine, elle calcule, elle exécute, elle transforme. Face à ces outils, une question demeure: que signifie encore percevoir, créer, imaginer? Le Mapping Festival propose d'explorer ces mutations.

La manifestation investira plusieurs lieux emblématiques: la Fonderie Kugler, le Musée d'art et d'histoire, le Jardin des Nations et Syllepse, l'Ecomusée de l'API, le Groove, Downtown Studio ou encore Base Window.

Au programme, des expositions, installations, performances immersives, projections 360°, DJ sets, live coding, workshops et rencontres professionnelles. Artistes locaux et internationaux y présenteront des projets qui interrogent les relations entre technologies, perception et création contemporaines.

Scène indienne

Parmi eux, Martin Messier, Azu Tiwaline & SMUNDLAY, Elsewhere in India, Horma & Azael Ferrer, ou encore les projets issus de l'ECAL. Leurs propositions incarnent la diversité des approches, de la performance audiovisuelle aux installations participatives, en passant par les pratiques immersives et le live coding.

Cette édition est également marquée par un partenariat avec la scène indienne, à travers un échange avec EyeMyth Festival. Ce programme d'échanges, soutenu par Pro Helvetia, favorise la circulation des artistes, des pratiques et des imaginaires entre la Suisse et l'Inde.

Depuis 2005, le Mapping Festival explore les liens entre arts numériques et technologies. Il s'attache à créer des espaces de rencontre et de partage, où les ½uvres deviennent des expériences et les publics des acteurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Projet d'autoroute Machilly-Thonon: les opposants se mobilisent

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Le projet de liaison autoroutière A412 doit relier Machilly à Thonon (ici sur la photo) dans le Chablais français (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Opposé au projet de liaison autoroutière entre Machilly et Thonon dans le Chablais français, le collectif StopA412 a organisé samedi une mobilisation transfrontalière. Les manifestants ont fustigé "un ouvrage anachronique" qui "menace 180 hectares de terres naturelles et agricoles".

Partis de Genève et des environs, des cortèges de vélos et de tracteurs ont convergé vers Brecorens en passant par Machilly et Bons-en-Chablais. Cette mobilisation intervient alors que l'enquête publique sur le projet autoroutier s'est ouverte en France le 20 avril. Cette procédure se termine le 3 juin.

Ce projet d'infrastructure a récemment fait l'objet d'observations très critiques de la part du Conseil national de la protection de la nature (CNPN). Cet organisme a relevé des atteintes majeures à la biodiversité et des mesures insuffisantes pour compenser les impacts écologiques.

Genève aussi opposée

Pour le collectif, cet ouvrage est "loin des promesses de décongestion avancées par le concessionnaire". La création de cette autoroute engendrerait un trafic et une urbanisation accrus. Il insiste sur les alternatives existantes pour se déplacer, dont le Léman Express.

Opposée depuis le début à ce tronçon d'autoroute, la Ville de Genève a annoncé avoir "renforcé et élargi son action contre ce projet". Elle participera à la procédure de consultation ouverte par le Canton dans le cadre de la Convention d'Espoo qui impose à la France de consulter la Suisse quand des projets sont susceptibles d'avoir des effets environnements transfrontaliers.

Le Conseil administratif veut aussi déposer une nouvelle demande d'abrogation de la déclaration d'utilité publique auprès du Premier ministre français. En cas d'échec, un recours sera formé devant le Conseil d'Etat français. La Ville de Genève va aussi se lancer dans une action indemnitaire contre l'Etat français. Un premier recours de la Ville avait été rejeté.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Existences queers: une campagne pour dire non aux postures réacs

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Dans sa campagne 2026, la Ville de Genève invite la population à se mobiliser contre la recrudescence des discours de haine contre les personnes LGBTIQ+ (photo d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Sous le slogan "Exister/résister", la Ville de Genève va lancer sa campagne 2026 de lutte contre les discriminations LGBTIQ+. Prévue du 7 au 17 mai, cette édition invite la population à se mobiliser contre la recrudescence des discours de haine et la normalisation des postures réactionnaires.

Le dispositif, présenté par le maire chargé de l'égalité et de la diversité, Alfonso Gomez, s'articule autour d'une campagne d'affichage public reprenant des slogans historiques des cinq dernières décennies. Aujourd'hui encore, les réalités qu'ils dénoncent persistent, écrit la Ville de Genève dans un communiqué.

En réactivant ces messages de lutte, la Ville entend rappeler que les violences et l'invisibilisation des personnes queers demeurent une réalité contemporaine, que ce soit dans l'espace public, au travail ou sur internet.

Au-delà de l'affichage, un programme riche en ateliers, expositions et rencontres publiques a été élaboré en collaboration avec le tissu associatif local. Ces événements visent à mettre en lumière les stratégies de survie, d'entraide et d'épanouissement développées par les communautés LGBTIQ+.

Le point d'orgue de cette mobilisation sera la commémoration officielle du 17 mai, journée internationale de lutte contre l'homophobie, la biphobie et la transphobie, en hommage aux victimes de ces discriminations. La Ville et le canton honoreront notamment la mémoire de Bartholomé Tecia, collégien de 15 ans exécuté le 10 juin 1566, il y a 460 ans, à Genève pour "crime de sodomie".

www.17mai-geneve.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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