Économie
Un collectif a occupé un immeuble des Pâquis vide depuis deux ans
A Genève, des militants pour le droit au logement ont brièvement occupé jeudi un immeuble des Pâquis qui est, selon eux, laissé à l'abandon depuis deux ans. La police a évacué le bâtiment dans l'après-midi, procédant à l'interpellation de vingt personnes.
Les militants ont forcé une entrée jeudi matin pour investir les quatre étages du bâtiment décrépi situé au 8 rue Royaume. "Par cette occupation, le collectif souhaite retirer cet immeuble de la spéculation immobilière et lutter contre la gentrification du quartier", ont indiqué des militants lors d'une conférence de presse.
Ils voulaient créer des espaces d'habitation collectifs ainsi que des locaux ouverts pour des activités communautaires et solidaires. "Cette contestation s'inscrit dans la lutte pour le droit à la ville et pour le droit au logement", a indiqué une militante masquée, qui portait aussi une perruque pour ne pas être identifiée.
Précarité
Le collectif des occupantsExs du 8 rue Royaume a rappelé l'histoire de cet immeuble qui a été ravagé par un incendie au début janvier 2021. Ce sinistre avait dévoilé les conditions de vie tragique des 46 personnes qui habitaient dans l'immeuble, principalement des sans-papiers. Selon le collectif, qui a évoqué des enquêtes de plusieurs médias, le propriétaire profitait de leur situation précaire. Il ferait l'objet d'une procédure pénale toujours en cours.
Une grande banderole portant le slogan "Votre ruine sera notre royaume" a été déployée le long de la façade. Des fumigènes colorés ont été allumés depuis les fenêtres. Les forces de l'ordre se sont rapidement déployées jeudi matin dans le périmètre.
Vingt interpellations
Une quarantaine de personnes rassemblées devant l'immeuble pour soutenir le collectif ont été sommées à la mi-journée de quitter les lieux. S'en est suivi, un jeu du chat et de la souris entre les forces de l'ordre et les manifestants dans un climat assez tendu. Ces opérations ont perturbé le trafic.
Suite au dépôt d'une plainte pénale pour violation de domicile et dommage à la propriété, la police genevoise a procédé à l'évacuation de la quinzaine d'occupants qui s'étaient retranchés au rez-de-chaussée et entre le 1er et le 2e étage. Au total, vingt personnes ont été interpellées.
Violences
Le collectif a immédiatement dénoncé "cette évacuation sur ordre du Conseil d'Etat". Il relève dans un communiqué que "la police a violemment dispersé les sympathisants rassemblés devant le bâtiment avant de s'acharner sur le matériel de cuisine et les tables entreposées sur place". Le collectif demande la libération de tous les sympathisants et l'abandon des poursuites à leur encontre. Un député d'Ensemble à Gauche, Jean Burgermeister, venu en soutien au collectif, affirme avoir été matraqué par la police.
Reporter sans frontières Suisse a dénoncé pour sa part la violence de la police à l'encontre d'un photographe de la Tribune de Genève qui couvrait la manifestation. Ce photographe a reçu deux coups de matraque. Un policier lui a arraché sa carte de presse et l'a jetée par terre, précise RSF Suisse, qui s'insurge contre ces gestes inadmissibles à l’encontre d’un professionnel de l'information en exercice.
En Vieille-Ville aussi
Une autre action pour dénoncer la spéculation immobilière a eu lieu jeudi en Vieille-Ville à l'initiative des représentants de la Liste d'Union populaire (LUP). Ils ont aussi déployé une banderole sur les échafaudages d'un immeuble qui serait laissé à l'abandon depuis 1996. Selon la LUP, les autorités ne font rien pour pousser le propriétaire à rénover le bâtiment.
Rémy Pagani, député d'Ensemble à Gauche et membre de la LUP a annoncé le dépôt d'un projet de loi qui doit permettre aux autorités de réquisitionner les appartements vides et de les forcer à agir automatiquement "contre ces abus manifestes du droit de propriété". Selon le collectif des occupantsExs du 8 rue Royaume, l'immeuble de la Vieille-Ville appartient au même propriétaire que celui des Pâquis.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Repli des nuitées hôtelières en août
Les hôtels helvétiques ont vu leur fréquentation baisser en août. Le nombre de nuitées s'est contracté de 2,05% sur un an, selon l'OFS. Suisse Tourisme évoque pour sa part une saison estivale mitigée, les régions de montagne ayant cependant bénéficié de la canicule.
Sur le mois sous revue, tant les nuitées générées par les hôtes étrangers que celles des visiteurs locaux ont diminué, note mardi l'Office fédéral de la statistique (OFS) à la faveur de sa première estimation dans le cadre de ses statistiques expérimentales. La fréquentation indigène a fléchi de 1,9%, alors que celle des étrangers a diminué de 2,18%. De janvier à fin juillet, l'hôtellerie suisse a accusé une baisse de fréquentation de 0,5% à 25,3 millions de nuitées.
La canicule attire les touristes à la montagne
Tirant mardi le bilan de la saison estivale, Suisse Tourisme fait part de deux tendances opposées. Le besoin de sécurité et de stabilité, ainsi que les vagues de chaleur répétées, ont soutenu la demande de vacances en Suisse chez les clients suisses, européens et américains. En revanche, la guerre en Iran a entraîné de fortes baisses de fréquentation en provenance des pays du Golfe et d'Asie.
Les régions de montagne ont particulièrement tiré profit de la canicule estivale. Dans les Grisons, de nombreux touristes suisses auraient fui la chaleur des plaines pour se réfugier en montagne, tant pour des nuitées que pour des excursions d'une journée. Interlaken s'est également imposée comme une destination de choix pour la fraîcheur estivale, ajoute Suisse Tourisme.
L'OFS dévoilera sa 2e estimation des nuitées hôtelières le 22 septembre prochain. Les résultats définitifs suivront le 5 octobre.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Climat
Martigny: le pont de la Bâtiaz peut désormais être surélevé
Le pont de La Bâtiaz à Martigny bénéficie désormais de vérins hydrauliques. Ce dispositif permettra, en cas de risque de crue, de surélever l'ouvrage de 48 cm, en une quinzaine de minutes, afin de limiter les risques d'embâcles.
"Le choix d'effectuer ces travaux a été décidé après les crues de 2000 et de 2006", a rappelé, mercredi, la présidente de la Ville de Martigny, Anne-Laure Couchepin Vouilloz.
Concernant l'emblématique pont de la Bâtiaz, créé au XIXe siècle, quatre vérins hydrauliques ont désormais vu le jour sous l'ouvrage. Chacun est capable de soulever 100 tonnes, pour un total de 400 tonnes, sur une hauteur de 48 centimètres. Ce rehaussement temporaire permet d'éviter que des troncs d'arbres ou d'autres matériaux charriés par les eaux ne viennent s'encastrer sous le pont.
Réduire le risque d'inondation
"En période d'intempéries, les embâcles représentent l'un des principaux dangers. Si le pont venait à être obstrué, il pourrait agir comme un barrage, provoquer une montée rapide des eaux en amont et augmenter considérablement le risque d'inondation", a souligné Anne-Laure Couchepin Vouilloz. "Grâce à ce nouveau dispositif, le passage des matériaux flottants est facilité, réduisant ainsi le risque de blocage."
Concrètement, l'activation des vérins qui prend une quinzaine de minutes sera décidée par l'Etat-major de conduite de Martigny (EMC), qui suit en permanence l'évolution des conditions météorologiques lors des épisodes de fortes précipitations.
Circulation interdite
"Cette décision reposera sur une analyse globale de la situation, comme les prévisions météo, le radar des précipitations, ou encore l’évolution attendue des cours d'eau et non sur un seuil de débit prédéfini", a précisé Dorian Farquet, le conseiller municipal en charge des travaux publics.
Par ailleurs, lorsque le pont est surélevé, il restera fermé à toute circulation. Le système de vérinage représente un investissement de 520'000 francs. Les travaux bénéficient d'un taux de subvention de 85% de la part de la Confédération et du canton. Le solde est à la charge des communes de Martigny et de Martigny-Combe.
Travaux terminés, chantiers en cours
La pose des vérins constitue l'une des nombreuses mesures prévues dans le cadre du programme de sécurisation et de renaturation de la Dranse. Plusieurs interventions importantes ont déjà été réalisées, notamment la sécurisation et la renaturation du secteur situé en aval du pont CFF ainsi que l'approfondissement du lit de la rivière et le renforcement des pieds de digues, jusqu'au secteur des Glariers.
A l'heure actuelle, les travaux se poursuivent avec le curage des matériaux accumulés en amont du barrage filtrant. Le rehaussement progressif des murs de digues entre le pont de La Bâtiaz et la passerelle de la Bourrigne est également programmé. D'autres interventions suivront ces prochaines années, parmi lesquelles l'adaptation de plusieurs ponts, la construction de nouvelles berges, ainsi que des aménagements complémentaires dans le lit de la Dranse, en aval du barrage filtrant et au niveau du seuil de la Condémine.
L'ensemble des travaux coûtent à 34 millions de francs et devraient s'achever, fin 2029.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Attractivité économique: Genève pénalisé par sa fiscalité
Selon un nouvel indicateur d'attractivité économique développé par l'Institut CREA, Genève se place au septième rang parmi les 26 cantons. La compétitivité fiscale et budgétaire constitue le principal handicap du canton, indique une étude présentée mardi.
"Ce diagnostic va susciter le débat", a indiqué devant la presse Gilbert Ghostine, président de la Fondation pour l'attractivité du canton de Genève (FLAG). Créée par des entrepreneurs, la FLAG a mandaté l'Institut d'économie appliquée CREA de l'Université de Lausanne afin de pouvoir "poser un constat basé sur des chiffres concrets".
Premier enseignement: Genève s'appuie sur des fondamentaux solides avec un marché du travail parmi les plus innovants du pays, un tissu économique innovant et des exportations à forte valeur ajoutée. Mais le canton pointe à la dernière place au niveau de la compétitivité fiscale et budgétaire. "C'est le point de fragilité de Genève", selon le professeur Mathieu Grobéty, directeur de l'Institut CREA.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Les USA doivent cesser de se préparer à une guerre dans l'espace
La Chine a pressé les Etats-Unis mardi de "cesser de se préparer à une guerre dans l'espace" après que l'armée américaine a confirmé pour la première fois que les Etats-Unis disposaient d'armes déployées en orbite.
"Nous pressons la partie américaine de cesser le déploiement de ses capacités militaires et de se préparer à une guerre dans l'espace", a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Guo Jiakun lors d'un point presse, mettant en garde contre "une course aux armements" dans l'espace.
L'US Space Force, la branche des armées américaines dédiée à l'espace, a annoncé lundi disposer "de systèmes de contrôle spatial armés en orbite capables de défendre la force interarmées contre des actions hostiles d'adversaires".
Des capacités qui "peuvent être employées à des fins offensives comme défensives", a-t-elle précisé, arguant que ses deux principaux rivaux géopolitiques, la Chine et la Russie, considéraient également l'espace comme un potentiel théâtre d'affrontements.
La Chine, a souligné l'US Space Force, "développe et met en oeuvre des capacités spatiales et de contre-espace dans le cadre d'une stratégie de modernisation militaire", tandis que la Russie "considère l'espace comme un domaine de combat et estime que la suprématie spatiale sera un facteur décisif dans les futurs conflits".
Traité
Mardi, le ministère des Affaires étrangères chinois a mis en garde contre "la militarisation de l'espace extra-atmosphérique, sa transformation en champ de bataille", par la voix de son porte-parole.
La militarisation de l'espace est presque aussi ancienne que la conquête spatiale elle-même: dès le lancement de Spoutnik en 1957, Washington et Moscou ont exploré différentes façons d'armer les satellites et de neutraliser ceux de l'adversaire.
La principale inquiétude concernait autrefois les armes nucléaires dans l'espace. En 1967, les superpuissances, rejointes par d'autres Etats, ont signé le Traité sur l'espace extra-atmosphérique, qui interdit le déploiement d'armes de destruction massive en orbite.
Depuis lors, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et l'Inde ont étudié des moyens de mener des opérations de combat dans l'espace non couverts par ce traité, notamment en ciblant les satellites de leurs rivaux, essentiels aux communications militaires, à la surveillance et à la navigation.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp
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