Rejoignez-nous

Économie

La pierre de Salvan: une pierre unique au monde

Publié

,

le

Particulièrement résistante aux intempéries, la pierre de Salvan peut être employée partout, en haute montagne comme à la mer. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Résistante au gel, à la pluie et au soleil, la pierre de Salvan - parfois dite "vert des glaciers" - a aussi la particularité de venir uniquement "de chez nous". Elle continue de servir sur plusieurs chantiers, notamment pour le futur centre sportif de Verbier.

La pierre de Salvan, ce conglomérat à ciment siliceux très dur, "ne se trouve qu'ici", explique Benoni Chapellu, directeur de l'entreprise Capinat, qui exploite la carrière de la Plane au-dessus de Martigny. "Il n'y a pas encore de copie dans le monde entier, seulement des matériaux avec une structure similaire".

Cette roche sédimentaire s'est constituée il y a plus de 290 millions d'années, avant la formation des Alpes. Particulièrement résistante aux intempéries, "elle peut être employée partout, en haute montagne comme à la mer", relève le Valaisan d'adoption.

L'entrepreneur italien, originaire de la Vallée d'Aoste, a repris en main la carrière de la Plane au printemps 1997. Le conglomérat était déjà exploité depuis les années 1950, mais selon "les méthodes de l'époque".

On y "employait des explosifs, ce qui engendrait beaucoup de bruit et de poussière", raconte son fils géomètre Mirko Chapellu. Le chapitre "Capinat" du site ne démarre réellement qu'en 2011, lorsque le patriarche propose de construire un tunnel pour accéder plus facilement au site, situé dans le parc régional de la vallée du Trient.

Après plusieurs aléas administratifs et politiques, la commune et la bourgeoisie de Salvan accordent une convention à la société valaisanne. Celle-ci lui donne le droit d'exploiter la carrière jusqu'à la fin de l'année 2026, sous conditions.

Grâce à une machine munie de son câble de sciage perlé de diamants qui tranchent la roche et cisaillent les blocs, il n'y a presque pas de nuisances, constate Mirko Chapellu.

"Pas là pour défricher la montagne"

Avant de les tailler, il s'agit de trouver ses repères au sein de la pierre. Pour ce faire, les trois ouvriers que compte l'exploitation se munissent d'un tuyau d'arrosage et d'eau. C'est comme ça que se révèlent les "noisettes" blanches qui tachent le gris de la roche, ses failles et autres particularités "données par la nature".

"On fait tout sur la base de la demande", souligne le plus jeune Chapellu. "On n'est pas là pour défricher la montagne ou pour faire des montagnes de blocs". Forts de leurs quelque 20 tonnes, les agglomérats parfaitement rectangulaires rejoignent ensuite la plaine à bord de camions.

Chaque finition viendra ensuite raviver "l'aspect brillant de la pierre". Car le "vert" de Salvan trouve son éclat de l'autre côté de la frontière, en Italie, au sein d'ateliers spécialisés dans la transformation de pierres, alors polies à la demande du client.

Une pierre qui s'exporte

Parmi les chantiers helvétiques emblématiques colorés par la pierre valaisanne figurent la place centrale de Martigny et son avenue de la Gare, achevées en 2011, ou encore les bains de Saillon, inaugurés en 2017. S'y ajoutent plusieurs bâtiments situés à Lausanne, Nyon ou encore Genève.

Plus de 300 mètres cubes de roche doivent aussi habiller les murs du futur centre sportif de Verbier d'ici à 2028. Pensé avec des matériaux locaux, le projet - qui a débuté cet été - est devisé à 69 millions de francs.

"La plus belle réalisation" de l'entreprise Capinat reste celle du Centre de police et de justice de Zurich. Achevé en 2022, l'édifice s'est offert quelque 17'000 m2 de vert des glaciers pour ses façades extérieures et intérieures.

Mais le "gros" du commerce se joue principalement du côté de Vérone, où les produits sont revendus en Europe pour devenir des plans de travail, des fontaines, des piscines ou encore des allées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Économie

Le projet de surveillance des télécommunications sera revu

Publié

le

La révision prévue par le Conseil fédéral en janvier 2025 touche aussi les prestataires de services qui fournissent des services de messageries, de VoIP, de VPN, de cloud ou de mail. C'est par exemple le cas de Whatsapp, ou des entreprises suisses Threema ou Protonmail (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le Conseil fédéral doit revoir son projet de révision partielle de deux ordonnances d'exécution de la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication. En consultation, le projet a été largement rejeté. Le gouvernement s'est déjà mis au travail.

Le Conseil fédéral a mis en consultation fin janvier 2025 une révision partielle de deux ordonnances d'exécution. Il voulait définir plus clairement les obligations de collaboration des entreprises de télécommunications, par exemple lors de surveillances autorisées par les autorités dans le cadre d'une procédure pénale.

Le projet a reçu une volée de bois vert. Quasiment tous les partis l'ont rejeté. Les entreprises de messagerie sont également montées au front. Le Parlement a également demandé au gouvernement de remanier son projet.

L'opposition portait avant tout sur le risque de voir la Suisse évoluer vers une société de surveillance de masse. Le Conseil fédéral avait déjà engagé des travaux en ce sens. Une société externe effectue une analyse d’impact de la réglementation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Rénovations énergétiques: les professionnels valident une charte

Publié

le

Les professionnels de l'immobilier genevois s'engagent à "limiter autant que possible" les résiliations en cas de rénovations (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les professionnels genevois de l'immobilier formalisent leur approche en cas de grands travaux liés à des rénovations énergétiques. Ils ont approuvé récemment une charte, en pleine polémique après la résiliation d'une centaine de baux au boulevard Carl-Vogt à Genève.

L'ensemble des membres de la branche locale de l'Union suisse des professionnels de l'immobilier (USPI) ont validé ce texte le 2 février dernier. Cette charte a été établie dans le cadre de l'accord pour la rénovation énergétique du parc bâti genevois, signé en 2024 par tous les partenaires. "Y compris l'ASLOCA", affirme le secrétaire général Simon Reichen dans un entretien publié mercredi par la Tribune de Genève.

La charte précise les bonnes pratiques à appliquer. Elle recommande de "limiter autant que possible les résiliations de baux" dans le cadre de "grands travaux" dont les contours sont également expliqués, ajoute le secrétaire général.

Des dispositifs d'accompagnement doivent être prévus pour aider les locataires à trouver des solutions. Ce texte formalise des attitudes déjà suivies par l'ensemble des membres, fait remarquer le président de la faîtière genevoise Yvan Baillif. Mais il refuse de se prononcer sur l'absence de dialogue reprochée à la régie dans le cas de Carl-Vogt.

Plan directeur demandé

Si les locataires n'ont pas été convoqués pour recevoir des explications, "cette pratique ne reflète pas celles qui sont habituellement appliquées par nos membres", ajoute toutefois M. Reichen. Et d'insister sur le fait que, selon lui, le parc prévu d'ici 2050 ne suffira pas, demandant un plan directeur cantonal qui garantisse davantage de logements.

Face au taux très bas de vacance, son président considère comme "irréaliste" de contraindre les régies à reloger les personnes lésées. Il rappelle aussi que la loi ne permet pas des augmentations de loyer considérables après des travaux. Et que, dans certains cas, des résiliations sont requises parce que les rénovations sont trop importantes pour maintenir les locataires dans leur appartement.

En cas de violation de la charte approuvée, des sanctions associatives sont possibles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Revenus et bénéfice en hausse pour la Banque cantonale de St-Gall

Publié

le

Apèrs une solide performance en 2025, la Banque cantonale de St-Galle se montre prudente pour l'année en cours, tablant sur un bénéfice net proche de celui de l'an dernier (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

La Banque cantonale de St-Gall (SGKB) a poursuivi sa croissance l'an passé. Etoffant ses revenus en dépit des baisses du taux directeur de la Banque nationale suisse, l'établissement a vu son bénéfice net progresser de 5,5% à à 227 millions de francs.

Considérées dans leur ensemble, les recettes se sont inscrites à 7,7% à 604,7 millions de francs, indique mercredi la Banque cantonale St-Gall. En parallèle, les charges ont gagné 6,5%, reflet de l'accroissement de l'effectif de 36 collaborateurs supplémentaires à un total de 1470 salariés, ainsi que le renouvellement et le développement de la sécurité informatique. Les coûts liés au personnel ont crû de 7%, les frais d'exploitation s'étoffant eux de 5,6%.

Le résultat d'exploitation est ainsi ressorti à 266,2 millions de francs, 4,8% de plus qu'en 2024. A la faveur de la solide performance, les actionnaires se voient proposer le versement d'un dividende porté à 20 francs, un montant en hausse de 1 franc par rapport à celui versé au titre de l'exercice précédent. Premier actionnaire de la banque, le canton de St-Gall percevra 61,1 millions.

Dans le détail des produits, les opérations d'intérêts ont dégagé un résultat net de 385,4 millions de francs, 7,9% de plus que douze mois auparavant. Les prêts à la clientèle ont crû de 2,9% à 34,7 milliards de francs, la croissance des affaires hypothécaires se révélant un peu plus modérée à 3,5%.

Les opérations de commissions et les prestations de services ont affiché un résultat net de 188,3 millions de francs, en hausse de 7%, alors que celui des affaires de négoce a bondi de 11,2% à 50,3 millions, à la faveur d'une activité soutenue de la clientèle dans un contexte de volatilités des marchés financiers.

L'établissement de Suisse orientale a enregistré des entrées nettes de capitaux à hauteur de 4,2 milliards de francs. Les avoirs de la clientèle ont progressé de 11,3% à 71,8 milliards de francs, soutenus non seulement par les nouveaux fonds, mais aussi par la bonne performance des produits de placement.

Evoquant l'exercice 2026, la banque se montre prudente. Pour autant que les taux d'intérêt demeurent à leur niveau actuel, l'établissement anticipe un bénéfice net proche de celui de 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Économie

Une nouvelle formation de spécialiste en IA voit le jour en Suisse

Publié

le

Les futurs spécialistes en intelligence artificielle devront garantir un usage de l'IA qui soit "responsable, efficace et conforme aux exigences économiques, sociales et éthiques", selon la Confédération (image d'illustration). (© KEYSTONE/APA/APA/HARALD SCHNEIDER)

La Confédération prend en compte les nouvelles technologies dans le développement de la formation professionnelle. Elle a validé la nouvelle profession de spécialiste en intelligence artificielle pour répondre à l'importance croissante de l'IA dans les entreprises.

La formation d'AI business specialist avec brevet fédéral est une formation professionnelle supérieure de degré tertiaire. Les personnes possédant ce titre sont responsables de l'exploitation systématique des potentiels liés à l'IA, a indiqué mardi le Secrétariat d'Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI) dans un communiqué.

Et d'expliquer que ces personnes sont chargées d'examiner les possibilités d'application et d'accompagner les projets liés à l'IA tout au long de leur cycle de vie. Il s'agit d'optimiser les processus opérationnels, de développer en continu des produits et services ainsi que d'améliorer les conditions de travail, tout en garantissant un usage de l'IA qui soit "responsable, efficace et conforme aux exigences économiques, sociales et éthiques".

42 formations révisées

Par ailleurs, le SEFRI a révisé 42 autres formations à partir de la rentrée 2026, comme celles d'installateur-électricien, d'agriculteur, de maître-bottier orthopédiste ou encore de spécialiste en gestion d'entreprise technique. Parmi elles, 22 sont au niveau de la formation professionnelle initiale et 20 au niveau de la formation professionnelle supérieure.

Les développements économiques, technologiques, écologiques et didactiques, ainsi que les besoins en personnel qualifié qui en découlent, conduisent à l'abrogation, à la création ou à la révision de professions, développe le SEFRI. Un réexamen a lieu tous les cinq ans au moins.

La Confédération édicte les ordonnances correspondantes et approuve les plans d'études. De leur côté, les cantons, les organisations du monde du travail et les écoles supérieures sont responsables de l'exécution et de la mise en oeuvre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Vierge

Les influences planétaires du jour vous offrent des moments de réflexion introspective qui vous amènent une harmonie bienfaisance…

Les Sujets à la Une