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Économie

Le Conseil d'Etat présente sa loi cantonale pour l'aéroport de Sion

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Les députés diront, jeudi matin, s'ils souhaitent cantonaliser l'aéroport de Sion ou non (photo d'illustration). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Comme il s'y était engagé lors de la session du Grand Conseil de mars 2025, le Conseil d'Etat a présenté, lundi au Parlement, une loi en lien avec le financement et le fonctionnement de l'aéroport de Sion. L'infrastructure deviendrait ainsi une compétence cantonale.

Cette loi sur la société de gestion et d’exploitation de l’aéroport de Sion (LSGEAS) vise à créer une structure capable d’atteindre l’équilibre entre l'utilité publique, la viabilité économique et la durabilité environnementale. Dans la vision cantonale, la société de gestion et d’exploitation reprendra l’ensemble des collaborateurs de l’aéroport de Sion en son sein.

Selon les statuts de la société, le canton du Valais détiendra au moins 34% du capital-actions et la commune de Sion, 20%. En réalité, le canton prendra à sa charge 80% du capital-actions à la création de la société. De son côté, la Ville de Sion a également décidé de mettre à disposition de la future société les terrains et bâtiments sous forme d'un droit de superficie (DDP).

Recherche d'un parfait équilibre

La nouvelle société ne pourra gérer et exploiter l’aéroport qu’à partir du moment où elle sera titulaire de la concession d’exploitation délivrée par le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). Elle devra proposer des mesures visant à limiter l’impact de ses activités sur l’environnement et les riverains par ex. par la pose de panneaux solaires, l’assainissement énergétique de ses bâtiments ou la limitation du bruit.

Le projet de loi vise à créer une structure capable d’atteindre l’équilibre entre utilité publique, viabilité économique et durabilité environnementale. Dans la vision cantonale, la société de gestion et d’exploitation reprend l’ensemble des collaborateurs de l’aéroport de Sion en son sein.

Fortes retombées économiques

L’aéroport de Sion représente 37’000 vols pour 22’000 passagers par an. En mars 2005, deux motions des partis de droite représentés au Grand Conseil - largement approuvées - avaient rappelé vouloir le développer pour des motifs économiques et touristiques.

"Il s’agit davantage qu’une simple piste d’atterrissage, c’est un pilier de notre économie et une infrastructure majeure pour le tourisme. Chaque année, il génère plus de 70 millions de francs de retombées économiques pour le Valais (ndlr : 74,9 millions de francs selon le canton)", avait alors souligné la députée Claire-Lise Bonvin (Le Centre).

Une volte-face

En 2024, le Conseil d’Etat avait lancé l’idée de cantonaliser l’aéroport de Sion, la concession pour les vols civils actuellement détenue par la Ville se terminant le 31 août 2031. Au terme d’une période de consultation mitigée, l’Exécutif cantonal avait décidé de lâcher l’affaire. A la suite de l'acceptation de deux motions de mars 2025, le gouvernement avait repris le dossier en main.

Conformément à la loi sur les transports publics et la mobilité douce quotidienne, l’Etat du Valais finance actuellement, comme la Ville de Sion, 50% des charges, déficit d’exploitation inclus et la moitié des investissements. Il est proposé que l'engagement du canton atteigne 70% dès le transfert de la concession fédérale d’exploitation à la société, contre 20% à la Ville de Sion et 10% aux autres communes du canton.

Un changement de paradigme

Créé en 1934 pour les besoins de l'aviation civile, l'aéroport de Sion est devenu un site à usage mixte civil et militaire à la suite d'un contrat signé le 22 décembre 1956. En 2013, la Confédération a annoncé envisager un retrait progressif de ses forces aériennes.

L’accord sur le futur du site de 2016 entre la Ville de Sion, le canton du Valais et la Berne fédérale marque un changement de paradigme: avant 2018, l’aérodrome de Sion était un aérodrome militaire avec une activité civile minoritaire. Depuis 2018, l’aérodrome de Sion est devenu un aéroport civil avec des activités militaires dites prioritaires.

"Un projet pragmatique"

Lundi, le Grand Conseil a accepté l'entrée en matière sur cette nouvelle proposition de loi par 117 oui et 9 non (issus des rangs écologistes). "La création d'une société anonyme d'économie mixte de droit privée et La solution", a résumé, la Centriste Claire-Lise Bonvin. "Il s'agit d'un bon projet, pragmatique et ancré dans le réel", a ajouté Swen Luyet (PLR).

"Le projet tel que présenté risque de générer une surtension voire une surchauffe dangereuse des finances publiques qui sont déjà passablement mises à mal", a pour sa part tempéré le Socialiste Blaise Carron. Pour son collègue écologiste Jérémy Savioz, "le projet ne contient que du kérozène et des nuisances."

La lecture de détails aura lieu jeudi matin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Nouvelles frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth

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Une des succursales détruites de l'Al-Qard Al-Hassan, institution financière du Hezbollah, après une frappe israélienne dans la région de Douris, près de Baalbek, dans la vallée de la Bekaa, la semaine dernière. (© KEYSTONE/EPA/WAEL HAMZEH)

L'aviation israélienne mène de nouvelles frappes lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, après avoir averti qu'elle allait frapper une société financière qui lui est liée.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars. Près de 400 personnes ont été tuées depuis.

D'épaisses colonnes de fumée s'élèvent de la banlieue sud, désertée par une grande partie de ses habitants, selon les images de l'AFPTV.

Au moins trois frappes ont visé la banlieue sud, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et l'AFPTV.

L'armée israélienne a annoncé qu'elle "frappe maintenant l'infrastructure du Hezbollah dans la région de Dahieh" (banlieue en arabe, NDLR).

Banques visées

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait viser les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation. Tsahal a en outre renouvelé son appel à évacuer la banlieue sud.

Ciblée de longue date par des sanctions américaines, cette société jouit d'une forte popularité en particulier au sein de la communauté chiite pour ses prêts sans intérêt et ses microcrédits et dispose d'une trentaine de succursales à Beyrouth et ailleurs dans le pays.

A Beyrouth, des témoins ont indiqué que la route menant à l'une d'entre elles a été fermée par l'armée libanaise.

A Saïda, principale ville du sud du Liban, des véhicules de la Défense civile et des ambulances se sont postés près de la succursale de la société, dans une rue principale du centre, selon le correspondant de l'AFP.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Swiss: pas de vol spécial pour le Moyen-Orient dans l'immédiat

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Swiss ne prévoit pas pour l'instant d'organiser de nouveaux vols spéciaux pour le Moyen-Orient (photo d'illustration). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

La compagnie aérienne Swiss ne prévoit pas d'organiser pour l'instant de nouveaux vols spéciaux visant à rapatrier des voyageurs coincés au Moyen-Orient par la guerre. La situation continue d'être très instable.

Si les conditions changent et que le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) se manifeste, la compagnie examinera l'opportunité de mettre sur pied un vol spécial, a indiqué dimanche un porte-parole de Swiss à l'agence Keystone-ATS.

Swiss suit la situation au Moyen-Orient de très près. "Nous évaluons constamment quand et sous quelles conditions nous pouvons opérer à nouveau certaines destinations et proposer des liaisons supplémentaires", ajoute le porte-parole. La compagnie ne tergiversera pas sur la sécurité des passagers et des équipages.

3350 Suisses sans solution

Selon la Confédération, 3349 voyageurs suisses étaient encore enregistrés dimanche auprès de l'application Travel-Admin-App pour qu'on les aide à quitter le Moyen-Orient, un peu plus d'une semaine après le début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Samedi, le nombre de ces personnes étaient encore de 4040.

Dimanche, des vols étaient planifiés par Etihad au départ d'Abou Dhabi, par Oman Air au départ de Mascate et par Qatar Airways au départ de Doha.

Jeudi après-midi, un vol spécial de Swiss en provenance de Mascate a atterri à Zurich avec 211 passagers à son bord. Samedi, deux appareils de la compagnie Edelweiss ayant décollé d'Oman ont ramené en Suisse 404 personnes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le salaire minimum genevois est réduit pour les jobs d'été

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Le salaire minimum genevois sera réduit d'un quart pour les jobs d'été. La modification législative est acceptée dimanche en votation (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le salaire minimum genevois sera réduit d'un quart pour les jobs d'été. La modification législative est acceptée dimanche en votation par 61,15% de "oui", selon les premiers résultats basés sur le vote par correspondance.

Voulue par la droite, le patronat et le Conseil d'Etat, cette baisse de la rémunération des étudiants 60 jours par année civile au maximum vise à enrayer la diminution des emplois d'été, jugés trop coûteux depuis l'introduction du salaire minimum en novembre 2020. La modification législative était assortie du référendum obligatoire afin de permettre son entrée en vigueur le plus rapidement possible.

A Genève, le salaire minimum se monte cette année à 24,59 francs l'heure, mais la loi prévoit déjà des exceptions pour les contrats d'apprentissage, de stage ou encore de travail pour les jeunes de moins de 18 ans. Avec la baisse votée dimanche et critiquée par la gauche et les syndicats, il s'élèvera à 18,44 pour les jobs dits d'été.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Argent liquide: le contre-projet l'emporte à 73,4%

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Les Suisses tiennent à leur argent liquide (image d'illustration). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Les Suisses ont largement plébiscité dimanche à 73,4% le contre-projet sur l'argent liquide, selon les résultats quasi définitifs. L'initiative populaire n'a elle pas passé la rampe, malgré le soutien romand.

Le contre-projet a obtenu la double majorité, tandis que l'initiative a été balayée par la population et les cantons.

Le projet du gouvernement a été accepté à 77,5% dans le canton de Vaud, 73,5% à Genève, 67,3% à Neuchâtel et Fribourg, 66,2% en Valais et 62,7% dans le Jura. Le contre-projet l'emporte largement aussi en Suisse alémanique. Bâle-Ville dit oui à 76%, Berne à 73,9% et Zurich à 76,9%.

Un Röstigraben se dessine en revanche sur l'initiative populaire. La plupart des cantons alémaniques l'ont rejetée, alors qu'elle a été acceptée en Suisse romande, à l'exception de Vaud.

Le Tessin a aussi dit oui. Leurs votes n'ont pas suffi. Le texte est rejeté à 54,4%.

Double rejet de l'initiative

Au total, le contre-projet a obtenu 2,168'285 millions de oui contre 786'089 milles non. Et 1,6 million de voix contre l'initiative, et 1,3 million pour ont été déposées dans l'urne. Le taux de participation était de 55,37pour les deux objets.

Les deux textes prévoyaient d'inscrire dans la Constitution la garantie de l'argent liquide. L'initiative du Mouvement Liberté Suisse voulait inscrire le franc suisse comme monnaie helvétique. Le Conseil fédéral vise le même objectif, mais a revu la formulation du texte.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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