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Suisse Romande

Le Grand Conseil valaisan tourné vers le futur ministère public

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Jeudi, le parlement valaisan est revenu sur les manquements du ministère public tout en misant sur l'avenir (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les dysfonctionnements du ministère public valaisan et les mesures pour y remédier étaient à nouveau sur la table du Grand Conseil valaisan, jeudi, avec le rapport de la commission de justice (COJU). Les députés espèrent beaucoup de la réforme à venir.

Stéphane Ganzer, président de la COJU a souligné la pertinence et la qualité du rapport du Conseil de la magistrature (CDM) présenté en novembre dernier, et sur lequel la COJU, sur mandat du Grand Conseil, a dû se pencher. L'enquête du CDM avait mis en lumière "une situation préoccupante" au sein de l'organisation de l'office central du ministère public.

Dans son rapport, la COJU prend acte des dysfonctionnements relevés par le CDM et "adhère aux recommandations" préconisées. Elle souhaite que les futures mesures soient mises en oeuvre "dans un climat apaisé".

Dans le détail, la COJU estime que le procureur général doit suivre et traiter en priorité les dossiers pénaux jusqu'à la fin de son mandat, et surtout les dossiers menacés de prescription. Elle préconise que les réformes nécessaires pour un bon fonctionnement du ministère public soient mises en place par le futur procureur général, même si le magistrat actuel participera à leur élaboration.

Enfin, elle considère que le procureur général devrait annoncer sa démission au plus tard au 30 juin 2023 pour que son départ soit bien effectif au 31 décembre 2023, comme il l'avait annoncé en début d'année lors d'une conférence de presse. Un souhait réalisé puisque Nicolas Dubuis a déjà "envoyé un courrier dans ce sens au Grand Conseil", a précisé Stéphane Ganzer.

Séparation des pouvoirs

Les députés ont dans leur ensemble salué la qualité du travail de la COJU, avec un bémol centriste: "Le rapport est succinct, il nous laisse sur notre faim", a déclaré le député Vincent Roten.

"Nos solutions et recommandations sont celles que nous permettent le cadre strict de la séparation des pouvoirs. C'est la loi qui nous guide et la séparation des pouvoirs nous limite dans nos actions", a rappelé Stéphane Ganzer.

Globalement, les groupes politiques sont revenus sur les manquements du ministère public tout en misant sur l'avenir. Pour Sonia Tauss-Cornut, "il faut tourner la page" et espérer un futur ministère public "fort et serein"; pour Anne-Laure Secco (PS/GC), le rapport de la COJU "met un point final à une crise qui a débuté en 2018, et pour Lise Salamin (Les Verts), il est "inutile de débattre du passé" alors qu'avec les divers rapports et la révision de la loi sur l'organisation du ministère public, "nous aurons tout en main pour bien faire".

La réforme de cette législation "est sur les rails. Le futur est, à mon avis, prometteur", a conclu Stéphane Ganzer.

"Dignité et sérieux"

Pour élaborer son rapport, la COJU a notamment rencontré le procureur général et son adjointe. Celle-ci a présenté sa démission en janvier dernier et devrait quitter le ministère public en septembre.

"Je remercie le procureur général pour sa collaboration et la dignité dont il a fait preuve. Derrière la fonction, il y a une personne qui perd son travail et qui doit admettre un constat d'échec de son management", a tenu à relever Stéphane Ganzer, soulignant que Nicolas Dubuis est "sans doute l'un des meilleurs pénalistes du canton".

Cinq recommandations

Le rapport du CDM pointait notamment du doigt la répartition des dossiers et du travail. Il jugeait "peu compréhensible" le choix de priorisation de tâches du procureur général et de son adjointe, chargés essentiellement de tâches administratives au détriment, en particulier, des dossiers d'instruction.

Le CDM avait alors émis cinq recommandations. Il demandait, entre autres, de décharger le procureur général en faisant du procureur général adjoint le chef de l'office central et en créant un secrétariat fort en charge des tâches administratives.

Il s'agissait aussi de prioriser les dossiers susceptibles de prescription ou encore d'améliorer la communication. Le CDM recommandait aussi que "d'éventuels postes de greffiers soient attribués en priorité à l'office central".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse Romande

La commune de Vétroz (VS) subit une cyberattaque

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Le site de la commune de Vétroz est inaccessible depuis dimanche (photo d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/PHILIP DULIAN)

Depuis dimanche, la commune de Vétroz est confrontée à une cyberattaque. La Municipalité, par son prestataire informatique en charge des services numériques, fait face à un incident de sécurité informatique majeur.

"Actuellement, la situation informatique est toujours bloquée dans tous les services communaux", précisent les autorités, lorsque l'on tente d'atteindre le site Internet de la commune de Vétroz. "L'origine de l'attaque malveillante a été identifiée. Le prestataire concerné ½uvre à terminer la phase de sécurisation du système. Selon l'évolution de cette phase, il commencera ensuite à rétablir certaines fonctionnalités."

Interrogé par Keystone-ATS, le président de la commune, Pierre-Michel Venetz confirme l'information du Nouvelliste et l’ampleur de la paralysie. "L’administration ne tourne plus", avoue-t-il.

"Les bases de données ou autres logiciels essentiels à la vie de bureau sont actuellement inaccessibles. Au vu de la situation, les trois quarts du personnel administratif ne peuvent, actuellement, plus travailler. Pour l'instant, on ne connait pas l'ampleur de l'attaque."

Le cas de Vétroz n'est pas le premier du genre recensé en Valais. En janvier 2025, le site Internet de la Ville de Sierre avait notamment été victime indirecte d’une cyberattaque menée par des hackers pro-russes opposés à la tenue du Forum économique mondial à Davos.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

L'Hôpital du Valais tient son nouveau directeur

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Le docteur Hugo Burgener, actuellement à la tête du Centre hospitalier du Haut-Valais (SZO), a été nommé directeur général de l'Hôpital du Valais. (© Hôpital du Valais)

L'Hôpital du Valais a nommé mercredi son nouveau directeur: le docteur Hugo Burgener succédera au professeur Eric Bonvin dès le 1er janvier 2027. L'homme est actuellement à la tête du Centre hospitalier du Haut-Valais (SZO).

"Lors du processus de sélection entamé au début de l’année, Dr Hugo Burgener s’est imposé par la richesse de son parcours, la solidité de son expertise et une vision claire, en parfaite adéquation avec les enjeux stratégiques actuels et futurs de l’institution", relève le Conseil d'Administration de l'institution hospitalière dans un communiqué mercredi.

Validée par le Conseil d'Etat, sa nomination intervient après que le professeur Eric Bonvin a fait valoir son droit à la retraite, après quatorze années passées à la tête de l'Hôpital du Valais.

Hugo Burgener a rejoint l'Etat du Valais en 1999, en tant qu'adjoint au chef du Service de la santé et chef de la section de la planification sanitaire. Il a ensuite occupé le poste de directeur de l’Oberwalliser Kreisspital Brig dès 2002.

L'homme, aujourd'hui âgé de 54 ans, a pris les rênes du Centre Hospitalier du Haut-Valais (SZO) en 2004, après la fusion des deux hôpitaux de Brigue et de Viège. Il aura assumé cette fonction un peu plus de 22 ans.

En parallèle, il a poursuivi son parcours académique. Marié et père de trois enfants, Hugo Burgener réside à Naters (VS).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

L'ancienne tuilerie de Bellevue (GE) ajoutée à l'inventaire

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Les deux bâtiments de l'ancienne tuilerie de Bellevue (GE) sont désormais protégés (archives). (© Catherine Cardot/Patrimoine Suisse Genève)

L'ancienne tuilerie de Bellevue (GE) a été ajoutée à l'inventaire. Le Département du territoire (DT) a reconnu dans un arrêté fin mars "un intérêt incontestable sur le plan patrimonial" de ces deux bâtiments, a annoncé mercredi Patrimoine Suisse Genève.

Ceux-ci sont désormais protégés. Bâti en 1912 par Jean et Albert-Ernest Spring, le site constituait de 1905 à 1956 la dernière tuilerie de cette commune.

Il offrait notamment trois logements et une remise pour le transport de matériaux. Ses percements d'aération, ses briques ou encore son bois sont notamment mis en valeur.

Aujourd'hui, l'intérieur est occupé par un seul appartement dont les poignées de portes, les encadrements ou les vitres colorées ont été conservés. Les bâtiments témoignent de l'activité économique de Bellevue autrefois, affirme Patrimoine Suisse Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Droits humains: un nouvel acteur à Genève pour redonner un souffle

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Le directeur du nouveau Geneva Human Rights Hub (GHRH) Felix Kirchmeier veut améliorer la connexion entre les différents acteurs de l'écosystème lié aux droits humains. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Certains Etats ne se retrouvent plus dans le fonctionnement actuel des mécanismes onusiens des droits humains. Un nouveau centre, le Geneva Human Rights Hub (GHRH), vient d'être lancé pour aider à redonner un souffle à ceux-ci, là où l'ONU ne peut avancer sans mandat.

Financée pour moitié par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) pour des projets, cette entité de quatre collaborateurs a démarré ses activités début janvier. Une arrivée à contre-courant, alors que l'ONU fait face à une crise de liquidités, y compris sur les droits humains.

Au centre des préoccupations du nouveau centre figure la myriade de comités et mécanismes techniques qui évaluent ces droits dans le monde depuis Genève. Or, la durée entre des rapports présentés par les Etats et leur audition ne cesse d'augmenter, parfois huit ans. Et les différents mandats onusiens oeuvrent séparément plutôt qu'en synergies.

"Les Etats ne sont plus aussi prêts à financer ce système", explique mercredi à Keystone-ATS le directeur du GHRH, Felix Kirchmeier. "Même les plus bienveillants", selon lui.

Comme ces organes ne peuvent changer "immédiatement" la donne dans un pays, mais ont un rôle préventif, "leur utilité est de plus en plus remise en question". Pourtant, même les Etats-Unis, qui boycottent le Conseil des droits de l'homme, s'engagent encore auprès de certains de ces comités plus techniques.

"Facilitateur"

Des discussions sur les réformes ont lieu depuis des années mais l'ONU est bloquée tant qu'elle n'a pas de mandat. "Nous oeuvrons comme un atelier pour explorer de nouveaux modes opératoires, de nouveaux instruments", selon M. Kirchmeier.

Le Hub veut en particulier renforcer le suivi des recommandations faites aux Etats. Notamment en regroupant et en décentralisant des réunions dans les différentes régions.

Et le GHRH veut montrer les bonnes pratiques de plusieurs pays en développement qui ont numérisé ces préconisations, pour inspirer d'autres Etats. En facilitateur, il souhaite aussi aider, grâce à des partenariats avec des scientifiques et des ingénieurs, à accéder plus facilement aux plateformes qui rassemblent les recommandations.

Intérêt local en Suisse également

Il veut aussi améliorer la connexion entre les différents acteurs sur les droits humains. En juin, il réunira avec la Suisse des Etats, des présidents de comités onusiens et la société civile au Rigi (LU).

De nombreuses collectivités locales et régionales, souvent en première ligne pour appliquer les recommandations, demandent à être associées ou à pouvoir influencer les auditions de leur pays, fait remarquer le directeur du GHRH. Notamment aux Etats-Unis, depuis que l'administration de Donald Trump a décidé en novembre dernier de boycotter son examen par les autres pays en termes de droits humains.

En Suisse aussi, "il y a un potentiel", ajoute M. Kirchmeier. Des villes comme Genève annoncent leurs avancées sur les Objectifs de développement durable (ODD). Et certains cantons sont plus avant-gardistes que le Conseil fédéral sur quelques composantes des droits humains.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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