Suisse Romande
Le parlement se penche sur la révision de la loi fiscale
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Le parlement valaisan se penche cette semaine sur la révision de la loi fiscale pour les personnes physiques. Soutenue et voulue par la droite, cette modification est combattue par la gauche et les Vert-e-s. Plusieurs amendements ont été déposés. Le débat aura lieu jeudi.
Le projet de réforme comprend notamment l'augmentation de la déduction pour les primes d'assurance-maladie à 7600 francs pour les couples mariés et 3800 francs pour les autres contribuables; l'augmentation de la déduction pour les frais effectifs de garde par des tiers à 10'000 francs au maximum ainsi que l'augmentation à 10'000 francs de la déduction pour chaque enfant suivant une formation de degré tertiaire qui doit être logé hors du domicile parental.
La mouture introduit aussi une déduction pour les rentiers AVS vivant seuls et une augmentation de frais de déplacement. Toutes ces mesures seront financées par le fonds de fluctuation des recettes.
Pour le PLR, ce projet est un "bon compromis négocié". Le parti regrette néanmoins que le taux d'imposition sur la fortune n'ait pas été baissé pour attirer et garder les personnes fortunées dans le canton. "Enfin!", a salué l'UDC. La formation a rappelé que la réforme de la fiscalité des entreprises n'a eu que peu d'effets sur les finances cantonales, estimant qu'il sera de même pour celle des personnes physiques.
Quelle classe moyenne?
Pouvoir d'achat et pénurie de main-d'oeuvre justifient à eux seuls cette révision, estime Le Centre. Mais la formation souhaite que le projet soit plus concentré sur la classe moyenne. "Réduire l'impôt pour un couple ayant 150'000 francs de revenu imposable, soit un salaire brut de plus de 200'000 francs annuel, ne nous paraît pas être une mesure ciblée et mesurée".
"Est-ce vraiment la classe moyenne que l'on soutient aujourd'hui avec une telle proposition? Non, la classe moyenne qui a du mal à boucler les fins de mois ne perçoit pas un salaire mensuel de plus de 15'000 francs", ont renchéri les Vert-e-s qui ont refusé d'entrer en matière.
Les socialistes, qui se disent "effarés" devant un projet qui finira par avoir un impact sur les prestations que peut proposer l'Etat, ont fait de même. Ils critiquent aussi le recours au fonds de fluctuation des recettes pour financer cette réforme, "un fonds prévu pour les imprévus".
"Ne pas charger la barque"
Le revenu médian en Valais se situe à peu près à 85'000 francs annuels, a indiqué en plénum le conseiller d'Etat Roberto Schmidt en charge des finances et de l’énergie. La proposition de baisser le taux pour les revenus imposables qui se situent entre 39'000 et 155'000 francs permettra d'alléger la charge fiscale de quelque 150'000 personnes et d'améliorer la position du Valais en comparaison cantonale, a-t-il ajouté.
Pour le gouvernement, il est important que le parlement boucle cette révision "attendue depuis longtemps" cette semaine. Il note aussi que sans le recours au fond de fluctuation des recettes, il ne sera pas possible de financer cette réforme. Il appelle chaque groupe "à faire un petit pas" mais aussi "à ne pas trop charger la barque".
Le projet initial du gouvernement prévoyait des pertes fiscales de 42 millions pour le canton, rappelle le conseiller d'Etat. Après un premier passage devant le parlement, le coût de cette réforme s'est élevé à 53 millions. La proposition de la deuxième commission qui sera débattue cette semaine coûtera 72,6 millions de francs. "C'est donc déjà trente millions de plus que prévu initialement à la charge du canton, en voulant épargner les communes de manière excessive", a appuyé Roberto Schmidt.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Une motion s'oppose à la hausse de la taxe des véhicules polluants
La nouvelle hausse de la taxe automobile annuelle et les malus des véhicules les plus polluants passent mal à droite au Grand Conseil vaudois. Elle a réussi à faire adopter, de justesse, une motion UDC demandant un retour en arrière, la renvoyant même directement au Conseil d'Etat.
La motion portée par le député Yann Glayre - cosignée par 18 élus de son parti et onze élus PLR - a passé la rampe à deux voix près, 72 oui (PLR et UDC) contre 70 non (PS, Vert-e-s, Vert'libéraux et gauche radicale). Quelques absents dans les rangs à gauche de l'hémicycle ont fait basculer le vote en faveur de ce texte, qui demande de porter au maximum à 25% les majorations en fonction des émissions de grammes de CO2 par kilomètre au lieu de 50%.
Le texte demande aussi au gouvernement de revenir en arrière sur l'entrée en vigueur des nouveaux barèmes au 1er janvier 2026, annoncés la veille. Le Conseil d'Etat a, en effet, indiqué lundi, avoir adapté le règlement d'application de la loi sur la taxe des véhicules automobiles et des bateaux (LTVB).
Amendement écologiste
Cette décision met concrètement en oeuvre l'amendement déposé par le député David Raedler et adopté par le Grand Conseil dans le cadre du débat budgétaire. Il permettra d'augmenter de 10 millions de francs les recettes de cette taxe. Plus d'un tiers des véhicules légers sont concernés par la hausse (39%).
Dans un premier temps, le Conseil d’Etat avait décidé, le 19 novembre 2025, de relever la majoration de la taxe pour les véhicules les plus polluants de 25% à 40%. Cette mesure était intégrée au projet de budget 2026.
Lors des débats budgétaires de décembre dernier, le Grand Conseil a toutefois adopté un amendement allant plus loin. Il a exigé que la majoration soit portée à 50%, soit le maximum prévu par la loi, et que les autres paliers de majoration soient adaptés de manière proportionnelle afin d'éviter des effets de seuil.
Afin de permettre la mise en oeuvre de cette décision parlementaire et d’assurer la perception de la taxe dès le début de l'exercice 2026, le Conseil d’Etat a adopté, à la majorité, la révision du règlement avant le 31 décembre 2025.
Plus d'une heure de débat
En fonction des émissions de CO2, le taux de majoration maximal est ainsi porté à 50% pour les véhicules les plus polluants. Les autres paliers sont ajustés proportionnellement (15% au lieu de 10% pour les moins polluants et 25% au lieu de 15% pour les moyennement polluants).
La motion demande désormais de revenir en arrière et de fixer dans la LTVB un maximum de 25% de hausse. "Nous constatons que le barème est dorénavant très déséquilibré puisqu'un véhicule émettant 199g de CO2 par km aura une majoration de 25% alors qu'un véhicule émettant 200g de co2 par km verra sa taxe majorée de 50%", note M. Glayre. L'élu UDC a défendu "l'esprit de compromis" de sa motion qui propose le statu quo. Il a appelé le plénum à "revenir à la raison".
Le débat a duré plus d'une heure. Il a montré une nette fracture sur le sujet toujours très passionnel de la voiture entre la droite et la gauche, elle-même soutenue par les Vert'libéraux.
Principe du pollueur-payeur
La droite a dénoncé une "hausse scandaleuse" sur le dos des familles, des jeunes et des entreprises. Certains ont regreté que "l'automobiliste devienne une sorte de vache à lait pour renflouer les caisses de l'Etat".
La gauche a, elle, plaidé pour le principe de pollueur-payeur, estimant par ailleurs que seuls les détenteurs de voitures luxueuses, puissantes et polluantes auraient une forte hausse de la taxe, du style 250 francs, contre 20 à 60 francs pour les autres.
La ministre en charge du dossier, Nuria Gorrite, a rappelé que les modifications de barèmes apportées étaient conformes à la loi tout comme le nouveau règlement d'application lié à l'amendement accepté en décembre. Elle aurait souhaité que cette motion soit renvoyée en commission pour approfondir la réflexion autour de ces bonus/malus. Le Conseil d'Etat a désormais une année pour revoir la copie.
Sur un parc total d’environ 480'000 véhicules automobiles légers, près de 186'600 véhicules sont actuellement soumis à une majoration de la taxe: 86'000 véhicules au palier de majoration le plus faible, 55'000 à l'intermédiaire et 45'000 pour le plus élevé.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Etat des lieux attendu d'ici un an sur les dispositifs d'alerte
Les allégations de harcèlement sexuel aux Hôpitaux universitaires genevois (HUG) et d'autres affaires interpellent le Grand Conseil. Sa commission de contrôle de gestion (CCG) a décidé de créer une sous-commission chargée de faire un état des lieux d'ici un an de la protection de la personnalité au sein des entités de l'Etat.
Ce dispositif a été approuvé par neuf élus, contre deux oppositions et une abstention, a-t-elle expliqué mardi. La commission dit observer une augmentation des sollicitations en lien avec de potentielles atteintes à la protection de la personnalité.
Une motion avait été déposée avec les révélations des accusations au service de chirurgie des HUG. Plus largement, la CCG a elle identifié plusieurs freins au recours aux dispositifs de signalement au sein des organismes liés à l'Etat. Parmi ceux-ci figurent notamment l'absence de garanties d'anonymat pour les lanceurs d'alerte ou encore des incertitudes sur le traitement adapté des faits que ceux-ci dénoncent.
Aucune évaluation du problème n'a encore été menée. "L'idée est d'aboutir d'ici fin 2026 ou début 2027", a affirmé à Keystone-ATS le député UDC Guy Mettan, qui siégera dans cette nouvelle sous-commission aux côtés de la Verte Dilara Bayrak, qui la présidera, et de la centriste Patricia Bidaux.
Outre l'analyse des dispositifs existants, l'application de la loi sur la protection des lanceurs d'alerte sera évaluée. Un rapport devrait être ensuite remis à la commission, puis examiné en plénière.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
Jessica Moretti mise au bénéfice de mesures de substitution
Le Tribunal des mesures de contrainte du canton du Valais (TMC) a décidé mardi d'imposer des mesures de substitution à la détention provisoire à Jessica Moretti, la gérante du bar "Le Constellation" de Crans-Montana. Il valide ainsi une demande du ministère public.
Il s'agit des mesures classiques consistant en l'interdiction de quitter la Suisse, l'obligation de déposer tous ses documents d'identité et de séjour auprès du Ministère public (MP), l'obligation de se présenter quotidiennement auprès d'un poste de police et l'obligation de verser des sûretés adéquates, a indiqué le TMC.
"La fixation des sûretés nécessitant une instruction minutieuse, leur montant sera arrêté ultérieurement", précise-t-il. Selon lui, le MP n'ayant pas requis la détention provisoire, cette mesure de contrainte ne pouvait pas être ordonnée. A ce stade de l'enquête, Mme Moretti demeure présumée innocente.
Lundi, le TMC avait ordonné la détention provisoire pour une durée initiale de trois mois de Jacques Moretti, en raison de l'existence d'un risque de fuite.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Hébergement d'urgence sollicité pendant deux semaines
En Ville de Genève, 73 personnes ont été accueillies en moyenne chaque nuit du 29 décembre au 12 janvier grâce à l'ouverture de places d'hébergement d'urgence supplémentaires. Ce dispositif s'est ajouté aux 500 places annuelles financées par l'ensemble des communes du canton.
Compte tenu des baisses de températures annoncées, la Ville de Genève a ouvert un abri PC de 80 places le 29 décembre, puis un second de près de 80 places à partir du 4 janvier, dans le cadre du plan grand froid. Les deux lieux ont accueilli entre 59 et 96 personnes chaque nuit, dans l'immense majorité des hommes, contre une à huit femmes par nuit, a-t-elle indiqué mardi.
Chaque abri disposait d'un dortoir réservé aux familles, mais la demande a été faible: un à deux enfants et leurs parents ont été accueillis durant quatre des quatorze nuits. Par ailleurs, les équipes sociales n'ont pas rencontré de familles lors de leurs tournées nocturnes.
Au vu des prévisions météorologiques plus favorables, le Plan grand froid a été levé lundi et les deux abris PC ont fermé leurs portes, selon la Ville de Genève. Les 500 places du dispositif d'hébergement d'urgence annuel restent ouvertes. S'y ajouteront 30 places de plus dans le courant de l'année, l'Association des communes genevoises ayant voté 23 millions de francs au budget 2026.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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