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Suisse Romande

Le Valais veut redéfinir les contours de sa Loi sur la culture

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Le Grand Conseil valaisan est entré en matière sur une modification de sa loi sur la promotion de la culture (photo d'archives). (© KEYSTONE/ADRIEN PERRITAZ)

A l'exception des députés UDC, le Grand Conseil valaisan est entré en matière, mardi, sur la révision partielle de la loi sur la promotion de la culture, par 101 oui contre 26 non. Des adaptations sont prévues, pour un coût annuel de 5,18 millions de francs.

Entrée en vigueur en 1997, cette loi a déjà été révisée en 2016 par l’introduction d’un article relatif aux écoles de musique et en 2018 par l’introduction de dispositions sur la sauvegarde du patrimoine culturel et sur les interventions artistiques sur les constructions.

Le projet de révision de la LPrC veut inscrire dans la loi la notion de production culturelle durable, tant au niveau économique, social qu'environnemental.

Renforcer la cohésion sociale

Le nouveau texte veut également permettre d'accentuer la participation culturelle et l’accès à la culture. "Le projet vise à renforcer l’intégration, la cohésion sociale et l’inclusion", souligne l'Etat du Valais. "La culture exerce dans ce cadre un rôle important et significatif dans le vivre-ensemble au sein du canton du Valais, notamment en matière de bilinguisme et de compréhension mutuelle entre les différentes communautés".

Un troisième objectif de la révision de la LPrC vise à créer un soutien durable et un accès équitable aux écoles de musique et pour les arts de la scène (théâtre, danse et cirque), avec un subventionnement de l'Etat du Valais à hauteur de 50%, contre 40% aujourd'hui.

Le but est de réduire les disparités en la matière qui existent selon les lieux de domicile, a rappelé le conseiller d'Etat en charge de la culture, Mathias Reynard. La nouvelle loi serait aussi soutenue à minima à 10% par les communes. Les écoles de musique de fanfare bénéficieraient de la même clé de répartition en cas d'acceptation du plénum.

Soutien à l'industrie culturelle

Le nouveau texte vise également à soutenir les industries culturelles et créatives, soit l'ensemble de secteurs économiques, dont l’activité repose principalement sur la création, la production, la diffusion et la valorisation de contenus à teneur artistique, culturelle, symbolique ou patrimoniale.

Cette modification de la LPrC veut également permettre l'intégration de l'archéologie cantonale parmi les institutions culturelles de l’État.

Pour environ 5 millions de francs

Si elles sont acceptées, les dispositions proposées coûteraient annuellement 5,18 millions de francs à l'Etat du Valais. Les députés s'exprimeront en première lecture, jeudi après-midi.

A l’heure du débat d’entrée en matière, Michaël Hugon (PLR) a cité l'ancien Premier ministre du Royaume-Uni, Winston Churchill, "ce n’est pas une dépense accessoire, c’est ce qui justifie nos efforts, nous uni et nous élève."

De très nombreux amendements

Soutenant la démarche, sur le fond, le PLR s’oppose à l’introduction de notions de durabilité et d’intégrité des personnes dans une loi sur la culture. Il demande également que l’autonomie communale soit respectée. Le parti déposera des amendements en ce sens.

Plusieurs amendements seront également déposés par le PS et un par les Vert-e-s. L’un concerne la suppression ou l’allègement de l’article qui demande qu'un artiste habite en Valais pour pouvoir être soutenu. "Cela va trop loin. Des artistes valaisans, domiciliés ailleurs, font aussi rayonner le canton", a rappelé Maud Theler (PS). Un avis partagé par Sylvain Amos (Les Vert-e-s).

Le Centre va déposer une quinzaine d'amendements, selon la députée Viriginie Rossier. "Nous voulons une révision qui apporte un réel soutien aux sociétés locales, aux acteurs culturels et aux familles."

L'UDC dans le camp des opposants

L’UDC du Valais romand ne veut pas de cette modification de la loi. "Nous sommes contre une augmentation injustifiée des dépenses publiques sans apporter la preuve d’un réel besoin ou d’un retour sur investissement direct pour la population valaisanne", a notamment résumé la députée Aïda Lips. "Cette révision partielle est ratée, elle va dans une fausse direction", lui a emboité le pas Diego Schmid (UDC du Haut-Valais), "C'est une attaque frontale à l'autonomie des communes et coûte 5,1 millions de francs au canton par an."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Le projet d'irrigation intercantonal Arrobroye (VD/FR) prend forme

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Le projet intercantonal ArroBroye vise à sécuriser l'irrigation agricole de la Broye vaudoise et fribourgeoise (photo d'illustration). (© KEYSTONE/TIL BUERGY)

Projet régional majeur à 62,8 millions de francs, ArroBroye vise à sécuriser l'irrigation agricole de la Broye vaudoise et fribourgeoise face aux changements climatiques. La coopérative du même nom annonce l'avancement de son projet: elle a tenu sa première assemblée générale (AG) mardi.

L'idée: pomper l'eau dans le lac de Neuchâtel et répondre aux défis posés par le changement climatique, tout en préservant les cours d'eau locaux. Le projet "représente l'un des investissements agricoles les plus structurants de la région depuis plusieurs décennies", écrit la coopérative dans un communiqué mardi.

Concrètement, le projet couvre un périmètre de 4229 hectares et prévoit 144,5 km de conduites. Pas moins de 170 exploitants et 13 communes propriétaires de terrains agricoles se sont associés pour lancer la réalisation de ce vaste réseau d'irrigation.

ArroBroye est "né d'un besoin urgent", constate la coopérative. Alors que les épisodes de sécheresse se multiplient, les températures augmentent et que les restrictions de pompage dans les rivières sont de plus en plus fréquentes, il s'agit de sécuriser l'eau pour l'agriculture.

Plusieurs ambitions

L'objectif est ainsi double: réduire la vulnérabilité des exploitations agricoles face aux aléas climatiques et protéger les cours d'eau - à l'image de la Broye, l'Arbogne et la Petite Glâne - en évitant le pompage en rivière.

L’investissement total est estimé à CHF 62,8 millions. Il implique un financement solidaire des exploitants agricoles, des cantons de Vaud et Fribourg, ainsi que de la Confédération.

ArroBroye s'est constituée le 4 décembre dernier en coopérative. Les agriculteurs pouvaient s'inscrire jusqu'au 31 janvier. La première AG s'est donc tenue le 10 mars.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Scolarité à domicile: il faudra obtenir une autorisation

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Le nombre d'enfants scolarisés à domicile a considérablement augmenté depuis 2013 (archives). (© Keystone/GAETAN BALLY)

Le Grand Conseil vaudois se penche actuellement sur une réforme de l'enseignement privé, dans des écoles et à domicile. Il s'agit d'actualiser un cadre légal datant de 1984, avec ce changement central: le passage d'un régime d'autorisation pour l'école à domicile en quittant le public au lieu d'une simple demande comme à ce jour.

Les députés ont entamé mardi le premier débat sur cette révision de la loi sur l'enseignement privé (LEPr). Elle concerne deux axes principaux: l'école à domicile - qui concerne plus d'un millier d'enfants dans le canton (moins de 1% de l'effectif de l'école obligatoire) - et les écoles privées, grandes et petites structures.

S'agissant de l'enseignement à domicile, la grande nouveauté concerne l'introduction d'une autorisation, qu'il est possible d'obtenir deux fois par année ou plus en cas de situation exceptionnelle. Ce système d'autorisation est par exemple déjà en vigueur en Valais, à Fribourg, dans le Jura, à Neuchâtel et Genève.

Il est en outre prévu que le règlement exige un titre du niveau secondaire II (CFC, maturité, diplôme de culture générale par exemple) pour l'enseignement à domicile. La révision prévoit aussi des effectifs supplémentaires pour la surveillance et le contrôle de la scolarité à domicile.

Des finances saines si possibles

Concernant l'école privée, une autorisation d'en exploiter une est désormais introduite. Elle est délivrée à l'institution elle-même, en sus de l'actuelle autorisation personnelle délivrée au directeur ou à la directrice de l'école. L'éventuelle révocation de cette dernière n'empêchera ainsi plus l'école privée de fonctionner.

Le nouveau cadre légal exige aussi qu'une école privée présente une "base économique sûre". Il introduit également un suivi plus scrupuleux des objectifs du Plan d'études romand (PER). Il prévoit aussi la désignation d'un référent pédagogique pour chaque école privée, qui devra répondre de l'élaboration et du respect du programme d'études de l'école.

Le premier débat a, dans les grandes lignes, suivi le "subtil équilibre" trouvé en commission chargée d'examiner cette réforme législative. Le conseiller d'Etat en charge de l'éducation, Frédéric Borloz, a aussi tenu à rassurer les plus grands défendeurs de l'enseignement à domicile et des plus petites écoles privées, notamment chrétiennes.

"Raisonnable et souple"

"L'Etat ne cherche en aucun cas à fermer des écoles privées ni à empêcher l'école à la maison. Il s'agit d'actualiser la loi et de fixer un encadrement plus précis et responsable. Le nouveau cadre légal est raisonnable et souple", a expliqué devant le plénum M. Borloz.

Des élus ont dit craindre de nouvelles contraintes administratives, notamment s'agissant du délai d'obtention d'une autorisation d'école à domicile. Le conseiller d'Etat les a rassurés en évoquant des délais normaux, avant un nouveau semestre, mais plus courts (une à trois semaines) en cas d'urgence (départ en voyage, maladie, mal-être, etc) ainsi qu'un renouvellement tacite par la suite.

Plusieurs amendements ont été discutés lors de cette première lecture. L'un d'eux précise que les écoles privées doivent s’abstenir de tout discours ou pratique qui contreviennent aux principes démocratiques ou appellent à y contrevenir, afin d'éviter par exemple des écoles sectaires. Il a été largement accepté.

Un deuxième débat sera nécessaire. Il aura lieu ces prochaines semaines.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Valais: Une septuagénaire perd la vie sur l'autoroute

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L'accident s'est produit entre Saxon et Riddes, sur l'autoroute A9 (photo d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Une Suissesse de 78 ans a perdu la vie, mardi, dans un accident de la circulation. Celui-ci s'est produit à la hauteur de Saillon, sur l'autoroute A9.

Pour une raison que l’enquête devra déterminer, le véhicule de la septuagénaire a percuté la berme centrale de l’autoroute, entre Saxon et Riddes, en direction de Sion. "Les faits se sont déroulés vers 12h45", indique la Police cantonale valaisanne, dans un communiqué diffusé mardi après-midi.

Une procédure de réanimation a été entreprise par le personnel d’une ambulance arrivée fortuitement sur place. La conductrice a ensuite été acheminée par ambulance à l’hôpital de Sion où elle est décédée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Rail vaudois: 62 millions pour renouveler des lignes touristiques

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Les Transports publics du Chablais (TPC) et les Transports Montreux-Vevey-Riviera (MVR) bénéficient d'un nouveau soutien du Canton de Vaud pour assurer le renouvellement de leurs lignes touristiques (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Grand Conseil vaudois a débloqué mardi un crédit total de 62,1 millions de francs pour renouveler des lignes ferroviaires régionales du canton, notamment à vocation touristique. Des prêts conditionnellement remboursables ont été accordés aux Transports Montreux-Vevey-Riviera (MVR) et Transports publics du Chablais (TPC), pour respectivement 48,6 et 13,5 millions.

Cette nouvelle convention de prestations court pour la période 2025-2028. Elle vise à garantir la sécurité et la qualité de l'exploitation de certains tronçons exclus du financement fédéral, car ceux-ci ne desservent pas de localités habitées toute l'année. Il s'agit des tronçons Lally - Les Pléiades et Haut-de-Caux - Rochers-de-Naye pour MVR, ainsi que Villars-sur-Ollon - Col-de-Bretaye pour TPC.

Si ces tronçons ne remplissent pas une fonction de desserte au sens de la loi fédérale, ils répondent à d'autres objectifs, essentiellement touristiques. Ce crédit permettra de réaliser des travaux de renouvellement des voies ferrées, des installations de sécurité et de télécommunication, des passages à niveau, ainsi que la mise aux normes de la loi sur l'égalité pour les personnes handicapées (LHand) des gares.

Les députés ont réservé mardi un bon accueil à ce crédit, soulignant que ces lignes étaient importantes pour l'attractivité de la région en matière de tourisme 4 saisons durable.

Pour Bretaye en hiver, il est même impossible d'y accéder en voiture, rappelle le rapport de la commission. Sans financement, ce tronçon serait condamné.

Au vote final, le crédit a été plébiscité par 99 voix, contre aucun refus et 7 abstentions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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