Suisse Romande
Les contours de la nouvelle Constitution valaisanne se précisent
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La révision de la Constitution valaisanne a franchi une étape. Le texte, qui doit encore être validé par une deuxième lecture, prévoit entre autres une clause de protection pour la minorité haut-valaisanne, un coup de pouce aux femmes et inscrit la neutralité carbone.
Les membres de la Constituante, l'assemblée chargée de penser la nouvelle Constitution valaisanne, viennent d'accepter ce texte par 69 oui, 28 non et 17 abstentions en première lecture. La gauche, les Verts, Appel Citoyen, Valeurs libérales radicales ont souligné en plénum que le texte ne les satisfaisait pas entièrement mais qu'ils soutenaient cette première mouture.
Le PDC du Haut-Valais et l'UDC ont dénoncé un texte "trop cher" qui n'a aucune chance devant le peuple et surtout qui ne prend pas en considération les préoccupations de la minorité germanophone. Le PDC du Valais romand était divisé.
La deuxième lecture, qui aura lieu l'année prochaine, s'annonce explosive. "Chacun va tenter d'y défendre ses acquis et gagner de nouveaux débats. Difficile de prédire si les lignes vont beaucoup bouger", analyse vendredi pour Keystone-ATS Jean-François Lovey, chef de groupe du mouvement Appel Citoyen, qui s'appuie sur les résultats de la consultation populaire menée début 2021 pour choisir ses combats.
Retour sur les grandes décisions
En ce qui concerne le gouvernement, la Constituante a largement entériné le passage de 5 à 7 conseillers d'Etat (81 oui, 37 non) et leur élection à la proportionnelle (par 70 voix contre 47 et 1 abstention), combattu par le PDC à qui profite le système majoritaire actuel. Elle s'est aussi montrée unanime sur la suppression de la règle voulant que le gouvernement ne compte qu'un seul élu par district.
Pour le Grand Conseil, l'élection se fera à la proportionnelle simple dans les six régions, constituées autour des villes (Brigue, Sierre, Sion, Martigny, Monthey) du canton. Exit donc les districts qui fonctionnent comme des sous-circonscriptions. Dans les faits, cela signifie par exemple que le district de Saint-Maurice disparaît et est englobé dans la région de Monthey. "Tant la consultation populaire que le plénum ont largement soutenu cette nouveauté, mais ce n'est pas encore gagné", souligne Jean-François Lovey. "Des mouvements citoyens pourraient s'échauffer et influencer la deuxième mouture."
Autre nouveauté: toute la population résidente, y compris les étrangers, serait désormais comptabilisée dans chaque circonscription pour la répartition des sièges au Parlement. "Le Valais était l'un des derniers cantons à n'avoir pas changé cet aspect", note Jean-François Lovey. Cette répartition se fait par ailleurs sans garantie régionale.
Clause de protection
Le plénum a beaucoup discuté de la protection de la minorité haut-valaisanne. Après des votes en cascade, il a choisi de privilégier une clause de protection qui ne s'active que lorsque la population haut-valaisanne passe sous la barre des 25% de la population totale du canton.
Dans ce cas, la perte de sièges du Haut-Valais est atténuée en étant divisée par deux. Ce système, qui ne fixe pas de quota strict, garantit la représentation de la minorité sans provoquer de distorsion. Au niveau du Conseil d'Etat, la Constituante a refusé d'inscrire une garantie de deux sièges pour la partie germanophone. Elle a conservé en revanche la garantie d'un siège par partie du canton (Haut, Centre, Bas). Une solution aussi plébiscitée lors de la consultation populaire.
"Insuffisant et inacceptable", ont tonné le PDC et l'UDC du Haut-Valais lors du débat final, dénonçant un texte qui ne prend pas en compte les spécificités des germanophones et qui "échouerait devant le peuple". Le vote octroyé aux étrangers au niveau communal reste aussi en travers de la gorge de l'UDC.
La représentation féminine dans les autorités en général a aussi fait l'objet de plusieurs votes en cascade. Le plénum a finalement décidé d'inscrire que "si la répartition entre femmes et hommes dans les autorités politiques est durablement déséquilibrée, la loi peut prévoir une mesure limitée dans le temps visant à corriger ce déséquilibre". Elle était combattue par l'UDC, et le PDC du Haut-Valais.
Dieu avant la nature
La Constituante a rejeté par 66 voix contre 47 et 3 abstentions la création d'une cour environnementale chargée de trancher les questions de droit environnemental et de droit de la protection de la nature et du monde vivant. Elle a aussi rejeté dans des proportions similaires l'inscription d'un droit à un environnement sain, sur et durable, plébiscité par 72,5% des sondés, relève M. Lovey.
Souhaité par 62,2% des répondants à la consultation populaire, l'encouragement à une transition vers l'agriculture biologique n'a pas non plus passé la rampe. En revanche, le plénum a largement accepté d'inscrire la neutralité carbone (comme voulu par plus de 60% des sondés) dans le texte fondateur. Ce résultat montre que "les blocs ne sont pas aussi rigides qu'on pourrait le croire sur les questions environnementales", souligne Jean-François Lovey.
La consultation populaire aurait souhaité changer à plus de 60% le préambule de la Constitution qui débute par "Au nom de Dieu tout-puissant!". Mais le plénum a souhaité conserver cette mention. "Au vu des résultats (68 contre, 50 pour), nous faisons un peu notre deuil d'une proposition plus inclusive", souligne Jean-François Lovey.
Et le chef de groupe d'ajouter qu'au vu de l'aspect surtout symbolique de cette phrase, Appel Citoyen mettra ses forces dans le maintien des acquis de la première lecture et s'attellera à trouver d'autres consensus pour défendre les positions des citoyens.
Le 4 mars 2018, la population valaisanne avait plébiscité à 72,8%, une révision totale de la Constitution cantonale. L'assemblée constituante, formée de 130 membres élus par la population, a jusqu'en juin 2023 pour soumettre un texte au Conseil d'Etat. A la fin, comme toujours en Suisse, c'est le peuple qui tranchera.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
Le chauffage à distance débarque à Conthey (VS)
La commune de Conthey (VS) se dote du chauffage à distance. Un premier raccordement, en fonction depuis décembre, a été inauguré, ce lundi. Il relie le nouveau centre logistique d'une importante entreprise de transports helvétique.
D’ici à 2035, l’objectif est d’alimenter en chaleur près de 9100 ménages situés entre Vétroz et Sion-Ouest. Grâce à un investissement de 70 millions de francs, ce réseau permettra, à terme, d'éviter l'émission de 14'000 tonnes de CO2 par an et de générer 90 Gwh de chaleur.
Pour la conseillère communale de Conthey, Stéphanie Germanier, il s’agit d’une étape significative en vue de décarboner sa commune : "la planification énergétique communale est un enjeu capital en vue d’atteindre les objectifs fixés par le canton du Valais", a-t-elle expliqué lors d'une conférence de presse, lundi. "Notre devoir est de fournir aux entreprises ainsi qu’aux citoyens des solutions permettant de réduire leur recours aux énergies fossiles."
Raccorder 37'600 ménages
Pour Philippe Varone, président de Sogaval SA qui finance les projets de chauffage à distance (CAD) en Valais central, c'est une vision initiée en 2010 qui se concrétise: "Le déploiement de ces réseaux interconnectés devient une réalité. Pour donner suite à la mise en service du CAD de Sion est, les secteurs ouest et nord sont activés en ce début d'année 2026. La planification se poursuit avec l’interconnexion de la zone ouest, d'ici 2030, suivie de celle du nord à l'horizon 2035."
Sur mandat de Sogaval, OIKEN, la société née de la fusion de l’Energie de Sion-Région et Sierre Energie, travaille sur 14 projets de réseau de chauffage à distance sur sa zone de desserte, dont sept déjà en service ou en phase de réalisation. L’investissement total planifié se monte à 420 millions de francs pour raccorder l’équivalent de 37’600 ménages et remplacer 1800 chaudières fossiles par de l'énergie renouvelable et locale.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
Vingt-huit blessés sont toujours hospitalisés en Suisse
Vingt-huit blessés de l’incendie de Crans-Montana sont toujours soignés dans des hôpitaux, en Suisse. D'autres ont été transférés dans des cliniques spécialisées en réadaptation. Trente-huit sont soignés à l'étranger, dont quinze ressortissants suisses.
Contactés par Keystone-ATS lundi, les différents établissements hospitaliers suisses ont fait le point sur la présence de blessés en lien avec le drame du bar "Le Constellation", le 1er janvier dernier.
Le Centre hospitalier du Valais romand (CHVR) dénombre quatre patients, dont le pronostic vital n'est pas engagé, contre dix en début de semaine dernière. "Ils reçoivent encore des soins quotidiens au sein du service de chirurgie reconstructive (ndlr: greffes de peau et changements de pansement) et bénéficient d’un suivi psychologique", précise le CHVR. Les patients ayant quitté l'hôpital ces derniers jours ont été transférés à la clinique romande de réadaptation à Sion.
Au sein du CHUV à Lausanne, le nombre d'hospitalisés demeure identique depuis près de deux semaines, soit 9. Toujours sur l'Arc lémanique, deux blessés sont soignés aux hôpitaux universitaires genevois (HUG).
Quinze Suisses encore à l'étranger
En Suisse alémanique, l'Hôpital universitaire de Zurich s'occupe encore de six personnes. "Ils se trouvent toujours dans une phase critique de leur traitement", précise l'établissement. Cinq jeunes victimes sont hospitalisées au Kinderspital, toujours à Zurich. "Ils se trouvent toujours dans un état critique", souligne ce dernier. Deux sont, elles, soignées à l'hôpital universitaire de Saint-Gall.
Sur le front de l’étranger, selon les dernières données disponibles, datant de mercredi dernier, 16 patients se trouvent en France, soit 7 Suisses (dont un binational) et 9 Français. Neuf blessés, tous Italiens, sont hospitalisés dans leur pays.
Sept victimes du drame de Crans-Montana se trouvent en Allemagne (3 Suisses, 2 Serbes, 1 Australien et 1 Français). Enfin, 6 victimes sont hospitalisées en Belgique, soit 5 Suisses (dont un binational), et 1 Français. Quinze Suisses sont donc actuellement soignés hors de nos frontières sur un total de 38,, selon les données transmises à Keystone-ATS par le Réseau national de médecine de catastrophe KATAMED.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Roger Nordmann entend "sortir le canton de l'ornière"
Le socialiste Roger Nordmann a lancé officiellement lundi sa campagne pour l'élection complémentaire au Conseil d'Etat vaudois le 8 mars. Il mise sur le thème du "rétablissement du bien commun" pour remporter le siège laissé vacant par Rebecca Ruiz.
"Actuellement, le canton de Vaud fait face à une quadruple crise: institutionnelle, financière, de confiance, ainsi qu'une crise due à l'absence de perspectives d'avenir", a dit l'ancien conseiller national devant les médias à Lausanne. Sa solution consiste à "remettre l'intérêt général au premier plan".
Pour cela, le Lausannois entend rétablir le dialogue entre les partis et retrouver la "culture du compromis". Il mise sur la maîtrise des coûts de la santé et le refus de l'initiative fiscale des 12% pour rétablir l'équilibre financier, et préconise le développement de grands projets mobilisateurs pour permettre à la population de se projeter dans l'avenir et lui redonner confiance.
"Dans cet esprit constructif de rétablissement du bien commun, je dépose ma candidature" a-t-il conclu.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Une militante genevoise connue condamnée pour incitation à la haine
Figure incontournable des manifestations genevoises, la militante Anne-Cécile Reimann a été condamnée par le Ministère public pour injure et incitation à la haine. Il lui est reproché d'avoir glissé sous la porte d'une galerie d'art des billets antisémites. Des faits qu'elle conteste.
Révélée samedi par Léman Bleu, cette ordonnance condamne Anne-Cécile Reimann à 90 jours-amende avec sursis ainsi qu'à une amende immédiate (3600 francs), à un dédommagement (2500 francs) et aux frais d'avocats ainsi que de la procédure (plus de 37'000 francs). Clamant son innocence, Anne-Cécile Reimann a fait opposition. Un procès devrait avoir lieu ultérieurement.
Les faits décrits dans l'ordonnance pénale remontent à la période des fêtes de fin d'année 2024. Un morceau de papier sur lequel figure une étoile de David dessinée à la main accompagnée des mots "assassins voleurs" est glissé sous la porte de la galerie, dont l'exploitante est de confession juive. En mars 2025, un billet similaire est collé sur la vitrine de cette galerie qui exposait alors des oeuvres d'un photographe juif.
Des images de vidéosurveillance prises en mars 2025 auraient permis d'identifier Anne-Cécile Reimann. Un premier rapport de police constate que l'auteur est bien une dame d'un certain âge, sans qu'il soit possible d'affirmer à 100% qu'il s'agit d'Anne-Cécile Reimann.
Une analyse graphologique conclut qu'il est 200 fois plus probable que l'écriture litigieuse soit de la main d'Anne-Cécile Reimann plutôt que de la main d'un tiers inconnu. Le Ministère public a retenu ces conclusions pour appuyer la condamnation.
"Sous le choc"
"Anne-Cécile Reimann est sous le choc", indique lundi à Keystone-ATS son avocate Clémence Jung. "Cette ordonnance pénale est tombée comme une surprise, car elle est basée sur une vidéo de surveillance privée (floue, agrandie, ralentie et éclaircie par un programme informatique inconnu) où on voit une femme n’ayant pas certaines de ses caractéristiques physiques dont son menton proéminent", souligne-t-elle.
Elle déplore également une ordonnance pénale peu motivée. L'avocate remet aussi en question la méthode utilisée pour l'expertise en écriture. "En dehors de ces aspects de procédure et de droit, sur le fond, elle a toujours condamné les faits comme étant odieux car antisémites, ce qu’elle n’est pas", ajoute l'avocate.
"Si la prévenue souhaite un procès, dont acte", indiquent de leur côté les avocats de la galerie d'art et de son exploitante, Mes Romain Jordan et Ronald Asmar. "Les éléments au dossier sont accablants: cela s'assimile à une fuite en avant", ajoutent-ils.
Hommage public
A 83 ans, Anne-Cécile Reimann est toujours une militante active. Cette ancienne institutrice avait notamment participé à la fin des années 1970 au mouvement antinucléaire. Elle est ensuite régulièrement descendue dans la rue pour défendre de nombreuses causes sociales en brandissant ses célèbres pancartes jaunes aux slogans piquants.
Elle avait reçu en 2024 la Médaille "Genève reconnaissant" décernée par la Ville de Genève. La Municipalité voulait rendre hommage à cette "militante convaincue mais aussi, plus largement, à l'engagement citoyen, un outil essentiel afin de maintenir une démocratie vivante".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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