Suisse Romande
Modification du plan directeur cantonal approuvé par le Parlement
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Le Grand Conseil valaisan a accepté, mercredi, de modifier une partie de son plan directeur cantonal (PDc). Pas moins de 212 amendements ont été traités en un jour et demi. Cette nouvelle version a été acceptée à l'unanimité.
Dans sa forme en vigueur, le PDc est constitué de 49 fiches de coordination réparties en cinq domaines: agriculture, forêt, paysage et nature; tourisme et loisirs; urbanisation; mobilité et infrastructures de transport et approvisionnement et autres infrastructures. Ces fiches se distinguent entre fiches générales et fiches avec projets.
Pour le Conseil d'Etat, 17 fiches devaient être modifiées. Sur ce nombre, 12 nécessitaient une adoption du Grand Conseil à court terme, afin de permettre aux communes de finaliser leur révision globale des Plans d’affectation des zones (PAZ).
Divers domaines visés
Les modifications proposées ont concerné: les vignes, les zones de constructions protégées caractéristiques du paysage; les zones de hameau; les campings, les zones d'activités économiques; les réseaux ferroviaires; l'approvisionnement en énergie et les installations solaires. Ont également été touchés par cette révision: les installations éoliennes; le transport et la distribution d'énergie; l'approvisionnement en matériaux pierreux et terreux et les décharges.
Après une série d'une cinquantaine d'amendements traités mardi, le plénum cantonal a repris ses travaux, mercredi matin.
Développer les installations solaires
Au niveau de l’approvisionnement en énergie, le Grand Conseil veut prioriser le développement des installations solaires dans l’environnement construit, sans toutefois fermer la porte à d’autres options. Sur la même thématique, le gaz naturel doit également pouvoir servir d’énergie de secours pour l’alimentation des réseaux de chauffage à distance, selon le parlement.
Dans un tout autre ordre d’idées, le Plénum prône d’équiper les nouvelles constructions en installations solaires, lorsque les solutions techniques et les conditions naturelles sont avantageusement combinées.
Une hauteur limite de 30 mètres
Pour le Grand Conseil, des installations solaires peuvent également être aménagées hors de l’environnement construit, uniquement dans des secteurs propices d’un point de vue énergétique, offrant des conditions très favorables et ne générant qu’un faible impact sur le paysage. Pour les députés, 40% de la production annuelle d'une installation solaire devra être assurée en hiver.
De leur côté, les grandes installations éoliennes de plus de 30 mètres de haut ne pourront pas être installées dans les réserves pour les oiseaux. Les députés ont également refusé d'étendre l'interdiction aux parcs naturels, aux sites naturels protégés, aux districts francs, aux zones de protection de la nature et du paysage.
Réseau de gaz: pas de désaffectation
Au niveau du transport et de la distribution d'énergie, le Grand Conseil ne veut pas désaffecter le réseau de gaz. En matière de décharges, les communes dont le besoin est avéré seront tenues de participer activement à la recherche de sites.
La fiche concernant les zones d'activité économique a cristalisé 67 amendements à elle seule. Fin 2023, le Valais comptait 1809 hectares affectés à sa Zone d’activités économiques, alors que 610 ha sont des surfaces de réserves. Le Canton se garde le droit de disposer de 25 ha supplémentaires pour des besoins exceptionnels justifiés.
Des objectifs pour 2037 et 2047
Environ 27% des emplois se retrouvent dans ces zones, soit 42'500 équivalents plein temps (EPT). Dans le Plan directeur, le canton fixe comme objectif d'accueillir 20'000 EPT supplémentaires pour 2037 puis 17'000 EPT supplémentaires pour 2047. Il prévoit une densification du nombre d'emplois par hectare, qui se situe actuellement à 34,3 EPT par ha, pour la porter à 40 EPT par ha en 2037.
Ces zones d'activités, dont la superficie n'a pas été délimitée, sont ouvertes à des activités industrielles technologiques et manufacturées génératrices de valeur ajoutée et d'emplois qualifés, incluant les activités tertiaires qui leur sont associées.
Par ailleurs, les députés ont refusé d'interdire l'extension des zones économiques sur les terres agricoles. Ils veulent toutefois que ces extensions en zone agricoles soient réservées aux entreprises déjà implantées.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Conseil d'Etat vaudois: Jean-François Thuillard retente sa chance
L'UDC repart avec Jean-François Thuillard pour accéder au Conseil d'Etat vaudois. Le député et agriculteur de Froideville a été désigné par le congrès de son parti, jeudi soir aux Bioux.
"Une nouvelle campagne commence. Une même détermination", a indiqué l'UDC sur les réseaux sociaux après avoir validé la candidature de son champion. Aucun autre prétendant n'était en lice.
Le choix de relancer Jean-Thuillard était attendu après son bon score lors de la récente élection complémentaire au Conseil d'Etat, organisée en mars pour remplacer Rebecca Ruiz. Le député de 60 ans avait certes été battu, mais il avait échoué de peu et fait trembler le favori socialiste Roger Nordmann.
Lors des élections cantonales 2027 (1er tour le 28 février, 2e tour le 21 mars), Jean-François Thuillard tentera de ramener l'UDC au Conseil d'Etat, où elle est absente depuis 2011 et le décès de Jean-Claude Mermoud. Reste à savoir s'il fera campagne au sein de l'Alliance Vaudoise (PLR, UDC, Centre) ou si celle-ci, ébranlée par l'affaire Dittli, sera remodelée.
Jean-François Thuillard est le deuxième candidat officiel déjà connu pour les élections 2027 après la Vert'libérale Virginie Cavalli. Le sortant Vert Vassilis Venizelos a déjà dit qu'il souhaitait se représenter, mais sa candidature doit encore être officialisée par son parti.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Nyon: les corbeaux freux font autant de bruit qu'une grande route
Les colonies de corbeaux freux sont susceptibles de porter atteinte à la qualité de vie des Nyonnais. Une étude menée de février à mai a permis d'établir que leur bruit est semblable à celui généré par une route à fort trafic et peut perturber le sommeil des personnes concernées.
"Les relevés effectués à proximité des corbeautières font apparaître des niveaux sonores moyens compris entre 53 et 59 décibels (dB(A)) pour les logements les plus exposés, avec des pointes de bruit atteignant 70 dB(A) à dix mètres des nids. (...) De tels niveaux sonores sont comparables à ceux que l'on peut rencontrer de nuit le long d'une route avec un trafic important", écrit la Ville de Nyon dans un communiqué en marge d'une séance publique jeudi soir.
La Municipalité précise qu'à cette période de l'année, les cris des corvidés débutent dès 05h30 et se poursuivent jusqu'à environ 21h00.
L'étude avait pour objectif d'établir un état des lieux complet des nuisances liées aux corbeaux freux et de mieux cibler les actions. Outre son volet acoustique, mené par un bureau spécialisé, l'enquête comportait un volet sanitaire et un volet biologique.
Plus du double de nids en dix ans
Le volet sanitaire, mené par Unisanté, s'est attelé à recueillir le ressenti de 600 ménages vivant à proximité des colonies par le biais d'un questionnaire. "Les résultats montrent que la gêne ressentie augmente avec la proximité et la densité des nids", indique la Ville de Nyon.
La commune recense chaque année les nids de corbeaux freux installés sur son territoire. En 2026, 322 nids ont été enregistrés, soit 13 de moins qu'en 2025, mais bien plus du double des 127 nids dénombrés en 2017. Le volet biologique a porté sur des mesures d'effarouchement testées dans le quartier du Cossy, avec l'aval du Canton. Celles-ci consistaient en un démantèlement préventif des nids et des ébauches de nids, des interventions de fauconnerie avec une buse de Harris ainsi qu'en des effaroucheurs visuels.
Les résultats sont mitigés. "Lors du comptage annuel, aucun nid n'a été recensé dans la zone d'action prioritaire, alors qu'elle en comptait plus de 60 l'année précédente", indiquent les autorités. Cependant, les observations montrent que les oiseaux peuvent revenir rapidement une fois les mesures terminées ou qu'ils risquent d'aller s'établir dans des secteurs voisins.
Vers moins de protection
Forte des trois volets de cette étude, la Ville de Nyon estime désormais disposer d'une "base solide" pour agir de manière ciblée à l'avenir. "Les prochaines mesures seront définies en étroite coordination avec le Canton de Vaud. Elles viseront en priorité les secteurs qui cumulent forte densité de nids, proximité des habitations et exposition importante de la population", précise-t-elle.
Selon la Municipalité, ces données pluridisciplinaires pourraient aussi nourrir les réflexions des autorités cantonales et fédérales sur le cadre légal autour du corbeau freux. Cette espèce, qui fait "partie intégrante de la biodiversité urbaine", peut en effet être chassée, sauf de mi-février à fin juillet, lors de sa période de nidification. Cette "période de protection" pourrait être assouplie, laissent entendre les autorités nyonnaises.
A noter encore que le rapport final, assorti de recommandations opérationnelles, sera publié en octobre prochain.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Les consultations dentaires pour les plus précaires en hausse
A Genève, les consultations au service des Soins dentaires Croix-Rouge (SDCR) destiné aux personnes qui n'ont pas les moyens d'aller chez un dentiste de la place ont augmenté de 96% en 2025. L'Etat, qui soutient financièrement ce dispositif, va poursuivre son engagement.
Ce soutien financier permet d’engager des dentistes salariés et de renforcer ainsi la capacité clinique du dispositif, relève jeudi le Département de la santé et des mobilités (DSM) dans un communiqué. Le canton participe à hauteur d'un million de francs par année. Mis en place fin 2020 par la Croix-Rouge genevoise sous forme de projet-pilote, ce système propose des soins dentaires à bas prix.
Une consultation pour des soins de base coûte 40 francs et le contrôle chez l'hygiéniste est facturé 20 francs. Au début, ce système fonctionnait avec une coordination sociale et médicale salariée et des dentistes bénévoles. L'Etat a participé financièrement dès 2025, ce qui a permis d'engager des dentistes mais aussi des hygiénistes et des assistants dentaires.
En 2025, 491 patients ont été traités, dont 280 nouveaux patients, pour un total de 2226 consultations, dont 1624 consultations de dentistes et 602 consultations d’hygiénistes dentaires. Les consultations de dentistes ont augmenté de 96% par rapport à 2024. Le pôle social a, pour sa part, traité 414 dossiers en entretien d’évaluation.
"Working poor"
Les soins dentaires ne sont pas couverts par l'assurance-maladie. Les personnes bénéficiant de prestations complémentaires à l’AVS/AI ou de l’aide sociale peuvent se faire rembourser des frais de soins dentaires. Mais d’autres publics restent insuffisamment couverts, notamment les working poor, relève le DSM.
Genève a voté en novembre dernier sur l'accès aux soins dentaires. La population avait refusé de justesse une initiative socialiste qui révoyait un chèque dentaire annuel de 300 francs pour les personnes éligibles aux subsides d'assurance-maladie mais qui ne bénéficient d'aucune autre forme d'aide sociale et qui renoncent parfois à aller chez le dentiste pour des raisons financières.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
La start-up H55 se réoriente et se restructure: 54 licenciements
L'entreprise sédunoise H55, leader mondial des systèmes certifiés de propulsion électrique et de gestion des batteries pour l'aviation durable, change de stratégie. La start-up va désormais miser sur la défense et se restructure. Cinquante-quatre emplois sur 110 passent à la trappe, a indiqué jeudi le groupe dans un communiqué.
L'entreprise, âgée d'à peine huit ans et issue du projet Solar Impulse (tour du monde réussi à l'énergie solaire), explique en substance étendre l'application de ses technologies aux marchés de l'aviation hybride, des drones ainsi que celui de la défense. "Ces marchés requièrent de nouvelles compétences et expertises, conduisant l'entreprise à faire évoluer son organisation en conséquence", explique-t-elle.
S'agissant des licenciements, le processus de consultation "a donné lieu à plusieurs propositions constructives formulées par les collaborateurs, dont un certain nombre ont été intégrées dans le plan organisationnel final". "Cela a permis de limiter la réduction à 54 postes, au lieu des 80 initialement estimés", souligne-t-on.
"Les décisions annoncées aujourd'hui sont difficiles, car elles concernent des collègues qui ont largement contribué à faire de H55 un acteur reconnu de l'aviation électrique (...) Le défi de notre industrie n'est plus de démontrer que la propulsion électrique fonctionne, mais d'accompagner nos clients dans leur transition du développement vers le déploiement commercial", relève André Borschberg, cofondateur et président exécutif de H55.
Sur deux sites à Sion
"La Suisse continuera d'occuper une place centrale dans le développement de H55", est-il assuré. "Les activités de recherche et développement, l'architecture des systèmes, la direction stratégique des programmes ainsi que les opérations industrielles européennes resteront basées dans le pays", ajoute le communiqué.
Afin d'accompagner cette nouvelle phase de développement, H55 regroupera désormais ses activités suisses sur deux sites à Sion. A l'aéroport pour le centre de direction, de certification, de relations clients, de gestion des programmes et de partenariats stratégiques. Et sur le site industriel de Chandoline pour le centre de recherche et développement, d'essais, d'industrialisation et de fabrication, détaille la start-up.
H55 renforcera parallèlement progressivement sa présence au Canada, est-il aussi annoncé. "La Suisse demeurera le centre d'innovation et de leadership stratégique, tandis que le Canada soutiendra la croissance industrielle et la proximité avec les clients nord-américains", résume la société.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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