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Suisse Romande

Moustique tigre: Neuchâtel et le Jura appellent à la vigilance

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Le moustique tigre est de très petite taille (plus petit qu’une pièce de 5 centimes) et caractérisé par des pattes zébrées noir et blanc et par une ligne blanche sur le thorax (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Contrairement aux cantons de Genève, Vaud et Valais, le moustique tigre n'est pas encore installé à Neuchâtel ni dans le Jura. Les autorités neuchâteloises et jurassiennes invitent la population à agir pour supprimer les lieux de ponte potentiels de cet insecte qui transmet des virus provoquant des maladies comme la dengue, le chikungunya et le zika.

"Le moustique tigre est susceptible de s’installer dans le canton de Neuchâtel dans un futur proche", a indiqué jeudi la chancellerie d'Etat. Les autorités cantonales invitent la population à être vigilante et à adopter deux gestes de prévention.

Le premier est de signaler tout moustique suspect sur la plateforme en ligne. "Contrairement aux espèces indigènes, le moustique tigre est actif de jour et est très agressif, pouvant piquer une même personne à plusieurs reprises en occasionnant une gêne importante", peut-on lire dans le communiqué. Il est de très petite taille (plus petit qu’une pièce de 5 centimes) et caractérisé par des pattes zébrées noir et blanc et par une ligne blanche sur le thorax.

Le second geste est de supprimer les lieux potentiels de ponte. Il s’agit de tous les endroits où de petits volumes d’eau peuvent stagner tels que les arrosoirs, les coupelles et les récipients de toute nature dans les jardins, ainsi que sur les terrasses et les balcons, les gouttières non entretenues des maisons ou encore les trous dans les murets.

Spécimens adultes signalés en 2025

Dans le canton de Neuchâtel, la surveillance du moustique tigre est assurée depuis 2019 par le service de la faune, des forêts et de la nature (SFFN) au travers de la mise en place de pièges pondoirs dans des lieux stratégiques, sur la période de mai à septembre. Une action identique est développée par la Ville de Neuchâtel depuis 2024.

Le moustique tigre sera considéré comme installé lorsque ses ½ufs auront été observés dans un même piège lors de trois relevés consécutifs, deux années de suite. Son installation n’est pas confirmée dans le canton de Neuchâtel, même si deux spécimens adultes y ont été signalés en 2025.

Dans le canton du Jura, le moustique tigre n’a pas non plus été détecté. Toutefois, sa progression dans les régions voisines rend son arrivée vraisemblable, ont averti les autorités jurassiennes. L’espèce est désormais établie dans des cantons du nord des Alpes ainsi que dans l’ensemble des régions françaises frontalières du canton comme le Doubs, le Territoire de Belfort et l'Alsace.

Arc lémanique concerné

Après Vaud et Valais mercredi, le canton de Genève a rappelé jeudi à sa population de se mobiliser pour ralentir sa progression du moustique. Au bout du lac, l'insecte est apparu pour la première fois en 2019. En 2025, il était présent dans pas moins de 31 communes, occupant une surface urbanisée de plus de 48 km2.

Les communes concernées ont procédé à la neutralisation biologique de 30'000 grilles d’évacuation situées sur le domaine public durant la saison 2025. Cet effort important se poursuivra cette année, mais à lui seul, il sera insuffisant. Les autorités invitent les particuliers à éviter toute petite accumulation d’eau artificielle et à traiter entre mai et septembre les canalisations stagnantes au moyen d’un anti-larve biologique.

www.moustiques-suisse.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Crans-Montana: Nicolas Féraud face à la population du Haut-Plateau

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Nicolas Féraud et d'autres membres du conseil communal de Crans-Montana ont pris la parole, mardi soir lors de l'assemblée primaire de la commune. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le président de Crans-Montana, Nicolas Féraud, a fait le point sur le drame du bar "Le Constellation", lors de l'assemblée primaire communale de mardi qui a réuni 378 citoyens. L'élu n'avait plus pris la parole publiquement depuis la conférence de presse du 6 janvier.

"Au nom du Conseil communal, je présente nos excuses, aux familles, aux victimes et à leurs proches pour la douleur et le deuil qu'elles affrontent", a précisé Nicolas Féraud, ému, avant de passer à une minute de silence, en début d'assemblée.

"Cette tragédie a profondément marqué notre communauté", a rappelé le président. "Nous témoignons toute notre affection aux personnes touchées, soit: les victimes, les familles et les blessés, notamment celles toujours hospitalisées et celles qui en portent encore les stigmates." Et d'ajouter: "cette blessure a meurtri notre commune et ses habitants. Elle ne disparaitra jamais totalement de nos mémoires".

"Tous les établissements publics seront contrôlés"

Responsable de la cellule de crise, Sébastien Rey a fait le point sur le dossier et a rappelé les éléments factuels gérés par les autorités locales, depuis la nuit du drame. Le Conseil communal a confirmé que la commune de Crans-Montana serait partie prenante de la Table ronde mise sur pied par la Confédération. Concernant la mise sur pied d'un mémorial permanent, des discussions ont débuté avec le Canton du Valais. Une commémoration aura lieu le 1er janvier 2027.

"Tous les établissements publics seront contrôlés avant la fin de l'année. Il s'agit de la réponse du Conseil communal aux lacunes constatées", s'est engagé Patrick Clivaz, le municipal en charge de la sécurité publique, parmi les 14 prévenus du drame du bar "Le Constellation". Cinquante-six contrôles ont déjà été effectués.

Vers un Conseil général

"Concernant la gouvernance, se doter d'un conseil général devient impératif. La démarche est désormais lancée au niveau du Conseil, en vue de la prochaine législature", a révélé, mardi soir, Nicolas Féraud.

"En résumé, nous souhaitons préserver la mémoire des victimes, renforcer durablement la sécurité et optimiser notre gouvernance et notre organisation", a encore précisé le président. Au niveau financier, des réserves de politique budgétaire débuteront dès les comptes 2026, a annoncé le politicien. "Notre avenir n'est pas en danger pour les 10-15 prochaines années. Nous n'augmenterons pas les impôts."

Quelques parents présents

Choisie pour l'occasion, la salle polyvalente des Martelles à Chermignon-d'en-Bas n'a pas affiché complet (580 places prévues en trois salles). Trois-cents-septante-huit citoyens - 80 à 100 de plus qu'habituellement -, se sont tout de même déplacés. Plusieurs dizaines d'autres personnes ont suivi l'assemblée, dehors, devant un écran géant.

Egalement présentes, quatre membres de familles de victimes ont choisi de coller des affiches A4 de visages de victimes, juste avant le début de l'assemblée, afin de personnifier le drame. "Par notre présence, nous avons voulu représenter toutes les familles qui n'ont pas pu se déplacer notamment italiennes et françaises", ont-elles précisé à Keystone-ATS.

"Une communauté meurtrie"

Comme il s'y était engagé lors d'une interview donnée à Canal 9, début juin, le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud a plaidé pour une assemblée, ouverte aux médias (20 journalistes triés sur le volet). Aucun citoyen n'a demandé que les débats aient lieu à huis clos. Ceux-ci ont posé une dizaine de questions.

Dans une lettre d'une mère de Crans-Montana, dont la fille fait partie des victimes et lue mardi soir, celle-ci a demandé vérité, dignité, humilité, respect et appelé à assumer ses responsabilités.

Appels à la démission

Lors du temps des questions et des prises de parole, un habitant s'est questionné si les citoyens ne devaient pas s'exprimer sur le maintien de certains conseillers, en poste (ndlr: en clair les deux prévenus, Nicolas Féraud, surtout et Patrick Clivaz). Un autre citoyen a demandé au président de "bien réfléchir" (ndlr: s'il doit démissionner ou pas). Ce dernier a refusé de démissionner, s'attirant les applaudissements. Enfin, d'autres personnes ont mis en exergue une communication chaotique de l'Exécutif.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Sans-abris: pourquoi certains choisissent la rue ?

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Certains SDF préfèrent rester en rue que de se rendre dans des hébergements d'urgence. La vie en collectivité, les horaires à respecter ou encore l’impossibilité d’accueillir les couples font partie des freins (image d'illustration). (© KEYSTONE/Michael Buholzer)

Il y a quelques semaines, des images de sans-abri dormant dans le passage souterrain de la gare de Lausanne ont marqué les esprits. Si beaucoup choisissent les structures d'accueil , d'autres font le choix de rester dehors. C'est ce qu'ils confient à l'Équipe mobile d'urgences sociales d'Unisanté. Marie Dubois, travailleuse sociale et responsable adjointe à l'EMUS, décrypte les réalités du terrain.

Vous avez vu ces images il y a quelques semaines. Des sans-abris qui dorment dans un des passages sous-terrain de la gare de Lausanne, comme dans d'autres lieux. Si certains choisissent de se rendre dans des hébergements d’urgence, d’autres préfèrent rester en rue. C’est ce qu’ils confient à l’Équipe Mobile d’Urgences Sociales d’Unisanté, une équipe de seize personnes déployées sur le terrain dans le canton de Vaud. Leurs missions : prendre en charge des personnes en situation de vulnérabilité, de détresse sociale ou de crise psycho-sociale.

La vie en collectivité, un frein à l'hébergement

Pour les collaborateurs de l'Équipe mobile d'urgences sociales (EMUS) d'Unisanté, le refus d'intégrer une structure d'accueil est une réalité bien connue. La vie collective, les horaires stricts ou encore l'impossibilité de loger les couples sous un même toit figurent parmi les freins les plus fréquemment rapportées par les sans-abris:

«Les hébergements d'urgence sont des structures collectives. Il faut accepter de dormir avec plusieurs personnes qui se retrouvent aussi avec de multiples difficultés, sociales et psychiques.»

Marie Dubois Travailleuse sociale et responsable adjointe à l'EMUS

Face à cette problématique, des réflexions sont actuellement menées par la Ville de Lausanne afin d'organiser l'ouverture d'un établissement d'accueil exclusivement réservé aux femmes, permettant ainsi de garantir leur sécurité et de répondre à une demande de non-mixité souvent exprimée sur le terrain.

Seize professionnels sur le terrain vaudois

Pour aller à la rencontre de cette population qui échappe parfois aux structures traditionnelles, l'EMUS s'appuie sur une équipe de 16 personnes. Ces professionnels interviennent en binômes, toujours composés d'un travailleur social et d'un infirmier, afin d'offrir une réponse globale, à la fois sociale et sanitaire.

Lorsque l'équipe n'est pas directement appelée, elle fait des patrouilles. Un travail de prévention indispensable sur le terrain, comme l'explique Marie Dubois.

Marie Dubois Travailleuse sociale et responsable adjointe à l'EMUS

« L'objectif des patrouilles, c'est de chercher des personnes qui sont en rue, qui dorment à l'extérieur, qui sont installées. L'objectif, c'est de savoir si ces personnes connaissent le réseau (...) et de savoir quels sont leurs besoins.»

Pour l'EMUS, l'efficacité de ce réseau repose aussi sur la centralité des infrastructures. L'équipe rappelle qu'il est essentiel que les structures d'accueil destinées aux personnes sans-abris soient facilement accessibles et impérativement situées au centre-ville pour maintenir ce lien de proximité.

Un «mille-feuille» de difficultés psychosociales

Les équipes d'Unisanté sont quotidiennement confrontées à des situations de grande vulnérabilité où s'entremêlent précarité matérielle, trajectoires de vie brisées et atteintes à la santé. Différentes problématiques au caractère indissociables, souligne Marie Dubois.

Marie Dubois Travailleuse sociale et responsable adjointe à l'EMUS

"C'est de toute façon un mille-feuille de problématiques qui s'accumulent et qui ont amené à la situation dans laquelle ils se trouvent actuellement."

L'EMUS collabore activement avec le réseau sanitaire vaudois, notamment la psychiatrie du CHUV. Sur le plan pratique, l'équipe rappelle également des règles fondamentales mais parfois méconnues: les hébergements d'urgence sont gratuits, ouverts sept jours sur sept, et les chiens y sont acceptés. Les accueils sont inconditionnels. La priorité est donnée au personnes bénéficiant un titre de séjours, aux femmes, aux personne de plus de 65 ans et si la situation de santé l'exige.

Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA

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Vaud

Affichage publicitaire: autonomie des communes vaudoises renforcée

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Le Grand Conseil vaudois a accepté de donner plus de souveraineté aux communes pour décider de l'affichage publicitaire commercial sur leur territoire (photo symbolique). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Le Grand Conseil vaudois s'est prononcé mardi en faveur d'une plus grande autonomie des communes en matière de d'affichage publicitaire. Elles pourront par exemple refuser des affiches publicitaires commerciales sur leur territoire, exception faite à l'affichage politique en période d'élections ou de votations.

Cette réforme soumise au Parlement par le Conseil d'Etat était une réponse à une motion du député écologiste David Raedler, acceptée en mars 2023. Elle modifie de facto la loi sur les procédés de réclame (LPR), datant de 1988 et qui contraignait notamment les communes à octroyer un emplacement pour l'affichage publicitaire si elles en recevaient la demande du Canton.

"Il faut redonner aux communes, les plus proches du terrain, leur autonomie sur l'affichage publicitaire", a plaidé l'élu. Cette révision supprime par exemple leur obligation d'autoriser au minimum un ou plusieurs emplacements d'affichage publicitaire. Elle donne aux communes qui le souhaitent la liberté de bannir totalement la publicité de leur territoire, sur le domaine public, mais aussi sur le domaine privé visible depuis le domaine public.

Distinction tiers/propre

Avec cette précision: la motion Raedler et le projet gouvernemental concernent la publicité pour compte de tiers, c'est-à-dire une publicité pour un produit, une destination, une activité, etc, qui n'est pas en lien avec le lieu sur lequel est donnée la prestation.

En clair, l'enseigne d'un commerce (soit la publicité pour compte propre) sera toujours autorisée, avec des limites de taille, de protection du paysage et du milieu bâti. Vendre sa marque car le commerce a une activité à cet endroit-là ne pourra ainsi pas être interdit.

Par ailleurs, en période d'élections ou de votations, les communes doivent autoriser un ou plusieurs emplacements, réservés à l'affichage lié à l'exercice des droits politiques.

Impacts sur la faune

Ces adaptations législatives permettent par ailleurs de mettre la LPR en conformité avec la loi sur la protection du patrimoine naturel et paysager. L'objectif est d'encadrer davantage l'impact des publicités lumineuses sur la faune et les atteintes au patrimoine naturel et paysager.

Pour rappel, la possibilité de limiter l'affichage commercial avait été jugée légale par le Tribunal fédéral (TF). Selon un arrêt rendu en mars 2021 dans le cadre de l'initiative communale "Genève Zéro pub" - refusée en votation -, le TF avait relevé que les libertés économiques et d'expression étaient garanties par d'autres moyens de communication, notamment sur internet.

A noter qu'un deuxième débat, non demandé directement après la première lecture, sera encore nécessaire prochainement pour valider définitivement le vote du jour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Offre réduite des Transports publics genevois à cause des bouchons

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Les TPG réduisent leur offre jusqu'à la fin du service mercredi soir. En cause: les embouteillages à proximité des sept uniques postes frontières ouverts entre le canton et la France en raison de la tenue du Sommet du G7 à Evian-les-Bains (F) (illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les Transports publics genevois (TPG) réduisent leur offre jusqu'à la fin du service mercredi soir. En cause: les embouteillages à proximité des sept uniques postes frontières ouverts entre le canton et la France, en raison de la tenue du Sommet du G7 à Evian-les-Bains (F).

Les mesures de sécurité ont des conséquences sur le réseau des TPG depuis lundi, a indiqué mardi la régie publique autonome. Malgré le déploiement de l'horaire vacances, les TPG réduisent encore plus leur offre afin de ne pas surcharger le trafic, assurer de meilleures cadences et faciliter la gestion du réseau en temps réel selon les situations rencontrées, écrivent-ils.

Le nombre de véhicules en circulation en même temps sur le réseau passe ainsi de 430 à 400. Cette mesure concerne les lignes 5, 6, 8, 19, 20, 22, 23, 25 et 28 qui ont été particulièrement touchées lundi en fin d'après-midi, ainsi que les lignes de tram 12 et 17.

Des lignes transfrontalières qui ne sont pas interrompues à cause des fermetures de douanes sont aussi impactées. La ligne 80, qui va jusqu'à Saint-Julien-en-Genevois (F), n'est désormais exploitée qu'entre Bel-Air et le Bachet-de-Pesay. Dans le secteur de la douane de Meyrin-CERN, d'importantes perturbations affectent la ligne de tram 18 et les lignes de bus 57, 67, 68 et 71.

"D'autres mesures pourraient être prises en fonction du trafic", a souligné Isabel Pereira, porte-parole des TPG. Les 25 postes de douanes exceptionnellement fermés rouvriront dans la nuit de jeudi à vendredi au plus tard. Les délégations présentes au Sommet du G7 doivent repartir mercredi par Genève Aéroport.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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