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Suisse Romande

Retour des cours obligatoires pour les propriétaires de chien

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La révision partielle de la loi sur la détention des chiens à Fribourg vise à améliorer la sécurité de la population, à lutter contre les incivilités et à accroître le bien-être animal (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les députés fribourgeois ont voté mercredi une modification légale réintroduisant des cours obligatoires pour tous les détenteurs de chien. La révision vise à améliorer la sécurité de la population, à lutter contre les incivilités et à accroître le bien-être animal.

La révision partielle a passé la rampe par 95 voix contre 4 et 1 abstention. La démarche trouve son origine dans une motion des députés centriste Bertrand Morel et libéral-radical Romain Collaud, aujourd’hui conseiller d’Etat chargé de la sécurité, partiellement acceptée en mai 2021 par le Grand Conseil.

Les cours comprendront cinq heures de théorie au minimum, a décrit le président du Conseil d'Etat Didier Castella, en charge des institutions. Ils s’adresseront aux personnes qui n’ont jamais détenu de chien ou qui n’en ont pas détenu depuis plus de dix ans, sachant qu'un chien vit en moyenne entre dix et douze ans.

Conductibilité évaluée

Tout chien nouvellement détenu sera soumis par ailleurs à une évaluation de conductibilité, même s’il ne s’agit pas du premier canidé détenu par le propriétaire. L'examen devra avoir lieu dans un délai de 18 mois dès l’inscription de l'animal.

L’évaluation de conductibilité permettra de déterminer la capacité du détenteur à garder son chien sous contrôle ainsi que d'observer le comportement du chien par l’éducateur afin qu'il ne mette pas en danger des humains ou autres animaux.

"Avec le délai de 18 mois, le détenteur peut suivre des cours pratiques avec son nouveau chien s’il le juge nécessaire", a dit le ministre. En cas d’échec de l'évaluation, il restera la possibilité de la répéter deux fois au maximum, dans un délai de 12 mois.

Mesures additionnelles

En cas d’échec à la troisième évaluation ou si l’évaluation ne devait pas être répétée dans les 12 mois, l’éducateur devra alors en informer le Service de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (SAAV). Celui-ci procédera à une évaluation officielle.

Selon le résultat, des mesures éducatives ou de sécurité pourraient être ordonnées. Elles consisteraient en une obligation de poursuivre les cours, avec un suivi par un vétérinaire comportementaliste. Le port de laisse et de muselière pourrait aussi intervenir.

La commission ad hoc a imposé un amendement introduisant une amende si un propriétaire ne devait ni suivre les cours ni se conformer au test d'évaluation. En 2019, le SAAV a compté 107 cas de morsures de chiens sur des humains dans le canton, dont 22 sur des enfants âgés de 0 à 13 ans.

Deux drames

Pour mémoire, la motion avait été déposée après un drame survenu à Auboranges (FR) en janvier 2020. Mordue à plusieurs reprises par le chien qu’elle détenait avec son mari, propriétaire d’une école d’éducation canine, une quadragénaire avait été retrouvée sans vie par deux policiers.

Face à l’agressivité de l’animal, un berger belge malinois, un des policiers n’avait eu d’autre choix que de lui tirer dessus avec son arme. Avant cela, sa collègue avait été blessée par la bête.

Des cours avaient déjà été introduits sur le plan fédéral en 2008, après le décès d’un garçon de six ans à Oberglatt (ZH), attaqué par des pitbulls sur le chemin de l’école. Décrétée sous le coup de l’émotion, l’obligation avait toutefois été abandonnée huit ans plus tard pour laisser les cantons légiférer à leur guise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Une septantaine de personnes ont manifesté sur le campus de l'UNIL

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Le rassemblement devant l'Amphimax de l'UNIL était coordonné par les syndicats SSP et SUD ainsi que par le collectif Grève féministe UNIL-EPFL. (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Une septantaine de personnes se sont rassemblées mardi à la mi-journée sur le campus de l'Université de Lausanne (UNIL) pour dénoncer la hausse des taxes et les restrictions budgétaires fédérales, mais aussi de l'Etat de Vaud, touchant la recherche et la formation. La petite manifestation s'est tenue devant le bâtiment de l'Amphimax.

Le rassemblement était coordonné par les syndicats SSP et SUD ainsi que par le collectif Grève féministe UNIL-EPFL. Il a débuté autour de 12h30 et a duré une trentaine de minutes, avec quelques discours. Les participants étaient réunis autour d'une banderole au slogan de "En grève! Si vous n'aimez pas l'éducation, essayez l'ignorance".

Les coupes annoncées représentent pour l'UNIL environ une réduction de 7% de son budget. Une distribution de tracts était également prévue en fin de journée, à la sortie des députés du Grand Conseil vaudois à la Cité.

L'UNIL ne sera plus en mesure de remplir ses missions de formation et de recherche scientifique, des postes dans l'enseignement, la recherche, l'administration et la technique seront supprimés et les étudiants risquent de voir leurs taxes d'études augmenter, se sont inquiétés syndicats et associations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Participation en légère baisse pour le 3e Salon MINT

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Cette année, plus de 60 expériences à la fois pédagogiques et interactives étaient proposées par 44 exposants (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Plus de 12'200 visiteurs, dont 6800 élèves de 8 à 12 ans, ont répondu présent pour la troisième édition du Salon MINT, du 23 février au 1er mars sur le campus de l'EPFL à Ecublens (VD). Il s'agit d'une baisse d'environ mille visiteurs par rapport à 2025.

Le salon a pour objectif de promouvoir les domaines des disciplines dites MINT, soit mathématiques, informatique, sciences naturelles et techniques auprès des plus jeunes. Cette année, "le nombre de personnes admises sur les stands avait été revu afin d'offrir des conditions de visite optimales", a souligné l'Etat de Vaud mardi dans un communiqué de bilan.

Construction d'une catapulte, extraction d'ADN de banane, test d'équilibre sur un cheveu: plus de 60 expériences "à la fois pédagogiques et interactives" étaient proposées par 44 exposants. "L'objectif n'est pas de pousser les élèves à choisir une carrière à un si jeune âge, mais bien de leur montrer ce qui existe et de susciter leur curiosité", a déclaré le conseiller d'Etat en charge de la formation, Frédéric Borloz, cité dans le communiqué.

Le Salon MINT Vaud a été créé en 2024 sous l’impulsion du Département de l'enseignement et de la formation professionnelle (DEF) en partenariat avec l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie. Une quatrième mouture est d'ores et déjà annoncée pour 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Météo: exercice au MAH à Genève pour préserver les biens culturels

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Le Musée d'art et d'histoire (MAH) veut anticiper par un vaste exercice la gestion des biens culturels en cas de situation météorologique problématique (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les situations météorologiques peuvent aussi constituer une menace pour les biens culturels en intérieur. Le Musée d'art et d'histoire (MAH) de Genève a entamé mardi après-midi un vaste exercice de gestion d'un sinistre fictif.

Le Service d'incendie et de secours (SIS) et différents partenaires institutionnels participent à cette approche inédite. La population et les riverains ne doivent pas s'inquiéter de la présence inhabituelle de véhicules d'intervention ou de mouvements particuliers aux abords du site, affirme la Ville de Genève.

Une information était également prévue sur place. La Ville de Genève précise encore pour les habitants que cet exercice était planifié.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Les députés veulent de nouvelles assises de la chaîne pénale

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A l'instar des Etablissements pénitentiaires de la plaine de l'Orbe (EPO), les prisons vaudoises sont pleines à craquer (archives). (© KEYSTONE/DOMINIC FAVRE)

Le Grand Conseil vaudois a largement accepté mardi la mise sur pied de nouvelles assises de la chaîne pénale. Celles-ci doivent permettre à tous ses maillons - policiers, juges, détenus, avocats, services médicaux, gardiens de prison, etc -, de se rencontrer et de dialoguer, entre autres sur la question de la surpopulation dans les prisons vaudoises.

"Les dernières assises ont eu lieu en 2018, soit avant la crise du crack, qui a notamment eu pour effet une hausse de la criminalité", a déclaré Denis Corboz, auteur de la résolution déposée au nom de la Commission des visiteurs de prison. Il a estimé que de nouveaux thèmes pourraient être abordés à cette occasion, comme les alternatives à la prison ferme et les raisons de la hausse des troubles psychiatriques chez les détenus.

L'élue de la gauche radicale Mathilde Marendaz a, pour sa part, estimé nécessaire que des chercheurs travaillant sur le milieu carcéral et disposant de données scientifiques et empiriques participent aux assises.

Le conseiller d'Etat en charge de la sécurité, Vassilis Venizelos, a qualifié ces assises de "bonne idée" au vu de la nécessité d'un "débat de société". Il a cependant relevé que le dialogue visant à trouver des solutions en matière carcérale était déjà "constant".

Rapport préoccupant

Au moment du vote, les députés ont massivement accepté la résolution avec un avis contraire et quelques abstentions. Plus tôt dans la matinée, le plénum avait accepté à l'unanimité le rapport annuel 2024-2025 de la Commission des visiteurs du Grand Conseil.

Celui-ci, présenté au début février, épinglait une nouvelle fois les conditions de détention dans le canton. Il jugeait "particulièrement préoccupantes" la surpopulation carcérale, la hausse des cas de troubles psychiques ainsi que la durée de détention dans les zones carcérales, prévues pour un maximum légal de 48 heures mais allant parfois jusqu'à 62 jours.

Mme Marendaz a dénoncé la "vision court-termiste" du gouvernement, consistant à créer plus de places de détention, au lieu de se pencher sur le fond du problème. Elle a souligné que le canton incarcérait deux fois plus que la moyenne suisse, malgré des tendances criminelles égales.

Alternatives demandées

Le Vert Pierre Zwahlen a appelé à intensifier la recherche d'alternatives à l'incarcération comme la justice restaurative, les arrêts domiciliaires ou les travaux d'intérêt général. "La prison est le comble de l'inefficience: elle coûte beaucoup plus cher et favorise la récidive", a-t-il plaidé.

L'UDC José Durussel a de son côté relevé que les places de détentions ne pouvaient pas être étendues à l'infini. Il a appelé à des "mesures fédérales" afin que "davantage de criminels soient expulsés".

M. Venizelos a assuré les députés que le gouvernement disposait d'une stratégie et agissait "au quotidien sur les conditions de détention". Il a toutefois reconnu qu'avec un record de 282 détenus vaudois actuellement placés dans d'autres cantons et 975 incarcérés sur sol vaudois, la situation était "extrêmement tendue". Il a estimé que des modifications du Code pénal étaient nécessaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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