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Suisse Romande

SIPE en Valais: 50 ans à accompagner l’intimité et les sexualités

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Le premier centre de planning familial a ouvert en 1976 en Valais. Le SIPE (Sexualité Information Prévention Education) célèbre donc cette année ses 50 ans d'existence. (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Dès 1976, des pionnières font naître les premiers centres de planning familial en Valais. Cinquante ans plus tard, le SIPE perpétue cet héritage et accompagne la population sur les questions d'intimité et de sexualité, en tant qu'institution désormais pleinement reconnue.

"Aujourd'hui, plus personne ne se pose la question de notre légitimité, avance Florence Carron Darbellay, directrice du SIPE (Sexualité Information Prévention Education). Mais la création du premier centre est une histoire de pionnières qui ont su se battre pour exister".

Monthey est la première ville valaisanne à accueillir, en 1976, un lieu de consultation non religieux, onze ans après l'ouverture du premier centre suisse à Genève. Avec l'arrivée de la pilule contraceptive dans le pays au début des années 60, le site est essentiellement destiné à éduquer, à accompagner les couples face aux grossesses non désirées et à prévenir des avortements. La notion de "planning familial" prend ses racines dans le mot "prévoir".

La première année, la permanence ouverte par la Valaisanne Martine Rigo reçoit environ 15 personnes. "C'était mal vu, il fallait oser", souligne Florence Carron Darbellay. Désormais, le SIPE accueille près de 45'000 bénéficiaires par année, même si une certaine "timidité" existe encore.

Entre restrictions, pressions politiques et religieuses, le SIPE étend peu à peu son territoire dès 1977. Les centres de Sion, Sierre et Martigny ouvrent à leur tour. Il faudra attendre encore deux ans avant qu'il ne trouve son point d'ancrage dans le Haut-Valais, à Brigue, portant le nombre total de sites régionaux à cinq.

Un réseau présent dans tout le canton

Dans la capitale valaisanne, le bâtiment qui abrite le siège administratif témoigne silencieusement du chemin parcouru. Dès le sas d'entrée, des affiches colorées accueillent les visiteurs.

"L'éducation sexuelle de 0 à 18 ans", "Rougir sans gêne: un atelier pour parler des règles", "Avoir mal n'est jamais normal", "Violences domestiques", "Tes droits, tes devoirs". Derrière, huit salles de consultation.

Les thématiques se précisent et se complexifient, constate la directrice du SIPE. Elles nécessitent une approche où les conseillères et intervenantes sont spécialisées. "Il faut trouver les bons mots pour accueillir toutes les personnes dans leur singularité et parcours de vie", insiste celle qui est à la tête de l'organisation depuis 2023, citant notamment les personnes trans et non binaires.

"A l'époque, il n'y avait que deux conseillères qui faisaient de tout", illustre-t-elle encore. Petit à petit, le SIPE a eu "la reconnaissance de l'Etat pour couvrir tous les champs de compétence de l'intimité".

Des secteurs encore méconnus

La santé sexuelle est le secteur historique clé. Une "grande victoire" est arrivée en 2006, lorsque le SIPE a "obtenu le droit d'être dans les écoles", lors de la signature d'une convention avec le Département de la formation, note Florence Carron Darbellay.

D'autres missions complètent le tableau: les consultations en matière de grossesse, la périnatalité et les consultations de couple. Ces dernières ont d'ailleurs explosé. "Nous sommes sous-dotés et avons demandé des moyens pour réussir à suivre et continuer d'offrir un accueil à bas seuil, où il n'est pas nécessaire d'attendre six mois pour obtenir une consultation."

Depuis 2024, les Antennes sida font aussi partie intégrante du SIPE, avec leurs programmes dédiés aux personnes vivant avec le VIH, aux minorités sexuelles et de genre (parfois regroupées sous l'acronyme LGBTQIA+), aux travailleurs et travailleuses du sexe ainsi qu'aux personnes issues de la migration.

Accompagnement global

Le gros travail est de tenir le tout ensemble, admet la Valaisanne. "Le point commun est que tout s'articule autour de la santé sexuelle, affective et de l'intimité", ajoute-t-elle

Le SIPE est reconnu par l'Etat du Valais depuis 1987 et oeuvre avec près de 45 personnes dans ses antennes et centres régionaux. Il célèbre cette année ses 50 ans.

Et même si le terme "planning familial" n'est plus utilisé aujourd'hui, le SIPE continue de "résonner" au sein de la population, note la directrice. Tout comme la dimension militante de l'institution.

"De nombreux droits ont été acquis, mais il faut qu'on veille à les préserver", glisse la responsable, pointant par exemple la régression du droit à l'avortement aux Etats-Unis. Dans les nouveaux secteurs de l'institution, notamment concernant les droits des personnes trans, de nombreux combats doivent encore être menés. "Le côté militant ne tient qu'à se réveiller s'il devait y avoir des attaques quelque part", résume Florence Carron Darbellay.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Inauguration officielle du Sentier de l'eau et du vallon du Nozon

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Le Sentier de l'eau et du vallon du Nozon traverse le bourg clunisien de Romainmôtier, célèbre pour son abbatiale et son caractère pittoresque (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Sentier de l'eau et du vallon du Nozon a été officiellement inauguré samedi à Romainmôtier (VD), en présence de la conseillère d'Etat Isabelle Moret, des représentants des communes partenaires et du Parc naturel régional Jura vaudois. Il s'agit d'un itinéraire didactique de 5,6 km alliant sensibilisation à l'environnement, tourisme durable et ancrage local.

Facile, la balade dure environ deux heures entre Vaulion et Croy, en passant par Romainmôtier, le long de la rivière Nozon. Le sentier est jalonné de douze postes qui expliquent le rôle de l'eau. Huit modules ludiques pour toute la famille et une chasse au trésor pour les enfants jalonnent le parcours.

"Conçu par le Parc naturel régional Jura vaudois pour valoriser le patrimoine naturel et culturel de la région, cet itinéraire invite à découvrir la géologie du massif jurassien, la biodiversité aquatique, les écosystèmes, l'histoire et le patrimoine des lieux ou encore les enjeux actuels autour de la ressource eau", indiquent ses responsables dans un communiqué.

Niché dans un des vallons les plus sauvages et préservés du Jura vaudois, le Sentier de l'eau et du vallon du Nozon a aussi sa mascotte: le cincle plongeur, avec son plumage brun chocolat et sa large bavette blanche, un oiseau de l'espèce de passereaux de la famille des cinclidés.

"Ralentir, observer, comprendre"

"Ce sentier est une invitation à ralentir, à observer, à comprendre ce qui nous entoure. Il montre que notre patrimoine naturel n'est pas seulement beau: il raconte une histoire, il se partage, et il fait vivre nos régions. C'est exactement ce que nous voulons soutenir, partout dans le canton", a déclaré Isabelle Moret, cheffe du Département de l'économie, de l'innovation, de l'emploi et du patrimoine (DEIEP), citée dans le communiqué.

Côté pratique, la balade est facilement accessible en transports publics: depuis la gare CFF de Croy-Romainmôtier, un bus permet de rejoindre le départ du parcours qui ramène à la gare.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Projet d'autoroute Machilly-Thonon: les opposants se mobilisent

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Le projet de liaison autoroutière A412 doit relier Machilly à Thonon (ici sur la photo) dans le Chablais français (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Opposé au projet de liaison autoroutière entre Machilly et Thonon dans le Chablais français, le collectif StopA412 a organisé samedi une mobilisation transfrontalière. Les manifestants ont fustigé "un ouvrage anachronique" qui "menace 180 hectares de terres naturelles et agricoles".

Partis de Genève et des environs, des cortèges de vélos et de tracteurs ont convergé vers Brecorens en passant par Machilly et Bons-en-Chablais. Cette mobilisation intervient alors que l'enquête publique sur le projet autoroutier s'est ouverte en France le 20 avril. Cette procédure se termine le 3 juin.

Ce projet d'infrastructure a récemment fait l'objet d'observations très critiques de la part du Conseil national de la protection de la nature (CNPN). Cet organisme a relevé des atteintes majeures à la biodiversité et des mesures insuffisantes pour compenser les impacts écologiques.

Genève aussi opposée

Pour le collectif, cet ouvrage est "loin des promesses de décongestion avancées par le concessionnaire". La création de cette autoroute engendrerait un trafic et une urbanisation accrus. Il insiste sur les alternatives existantes pour se déplacer, dont le Léman Express.

Opposée depuis le début à ce tronçon d'autoroute, la Ville de Genève a annoncé avoir "renforcé et élargi son action contre ce projet". Elle participera à la procédure de consultation ouverte par le Canton dans le cadre de la Convention d'Espoo qui impose à la France de consulter la Suisse quand des projets sont susceptibles d'avoir des effets environnements transfrontaliers.

Le Conseil administratif veut aussi déposer une nouvelle demande d'abrogation de la déclaration d'utilité publique auprès du Premier ministre français. En cas d'échec, un recours sera formé devant le Conseil d'Etat français. La Ville de Genève va aussi se lancer dans une action indemnitaire contre l'Etat français. Un premier recours de la Ville avait été rejeté.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Existences queers: une campagne pour dire non aux postures réacs

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Dans sa campagne 2026, la Ville de Genève invite la population à se mobiliser contre la recrudescence des discours de haine contre les personnes LGBTIQ+ (photo d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Sous le slogan "Exister/résister", la Ville de Genève va lancer sa campagne 2026 de lutte contre les discriminations LGBTIQ+. Prévue du 7 au 17 mai, cette édition invite la population à se mobiliser contre la recrudescence des discours de haine et la normalisation des postures réactionnaires.

Le dispositif, présenté par le maire chargé de l'égalité et de la diversité, Alfonso Gomez, s'articule autour d'une campagne d'affichage public reprenant des slogans historiques des cinq dernières décennies. Aujourd'hui encore, les réalités qu'ils dénoncent persistent, écrit la Ville de Genève dans un communiqué.

En réactivant ces messages de lutte, la Ville entend rappeler que les violences et l'invisibilisation des personnes queers demeurent une réalité contemporaine, que ce soit dans l'espace public, au travail ou sur internet.

Au-delà de l'affichage, un programme riche en ateliers, expositions et rencontres publiques a été élaboré en collaboration avec le tissu associatif local. Ces événements visent à mettre en lumière les stratégies de survie, d'entraide et d'épanouissement développées par les communautés LGBTIQ+.

Le point d'orgue de cette mobilisation sera la commémoration officielle du 17 mai, journée internationale de lutte contre l'homophobie, la biphobie et la transphobie, en hommage aux victimes de ces discriminations. La Ville et le canton honoreront notamment la mémoire de Bartholomé Tecia, collégien de 15 ans exécuté le 10 juin 1566, il y a 460 ans, à Genève pour "crime de sodomie".

www.17mai-geneve.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Un week-end d'animations à Genève pour célébrer la Croix-Rouge

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Le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (MICR) sera au centre des festivités pour la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à Genève (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le public pourra se confronter aux défis de l'aide humanitaire du 7 au 9 mai à Genève. Portes ouvertes, Jet d'Eau en rouge, visites ou conférences sont au menu pour la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge prévue le 8 mai.

L'unité, l'un des sept principes fondamentaux du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, sera au centre des festivités. Elle sera déclinée en musique le 7 mai en soirée pour mettre à l'honneur les volontaires des sociétés nationales, indiquent les organisateurs dans un communiqué.

Le Choeur du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge fera résonner l'humanitaire. Le lendemain, les badauds pourront visiter à prix réduit le Musée international de la Croix-Rouge (MICR) et alimenter un billet supplémentaire qui permettra à des personnes vulnérables de s'y rendre.

Pour les plus jeunes aussi

Le 9 mai, celui-ci sera accessible gratuitement. Une matinée de portes ouvertes est aussi prévue à la Fédération internationale des sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

Des rencontres seront organisées par les différents acteurs du mouvement comme le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la FICR. Un programme est prévu pour les plus jeunes, soulignent les responsables.

Parmi les autres animations, une conférence mettra à l'honneur le 10 mai l'organisation REDOG qui vient au secours des personnes portées disparues avec des chiens de sauvetage.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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