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Suisse Romande

Une rentrée masquée à l'UNIL et à l'EPFL

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Durant le semi-confinement, les professeurs de l'EPFL ont donné leurs cours en ligne. (Image d'archive - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Une partie des étudiants ont repris lundi le chemin des cours à l'Université de Lausanne (UNIL) et à l'EPFL. Environ un tiers des étudiants étaient conviés sur le campus, selon un tournus. Les autres pouvaient suivre les cours en ligne. Sur place, le masque est de rigueur.

C'est une rentrée inhabituelle. Je constate qu'il y a beaucoup moins de monde. Mais la vie reprend un peu sur le campus, et cela fait du bien", a relevé lundi Géraldine Falbriard, attachée de presse de l'UNIL.

L'Université compte cette année environ 4000 nouveaux inscrits, près d'un millier de plus que l'an dernier. Globalement, les effectifs étudiants devraient s'élever à 16'700, en hausse de 5%. Ce n'est qu'une prévision, tempère Mme Falbriard. Les chiffres définitifs ne seront connus que vers la fin du mois de novembre.

L'EPFL accueille pour l'heure quelque 2000 nouveaux inscrits en première année. La rentrée se fait avec le masque, imposé en tout temps dans les bâtiments, explique un communiqué.

La direction a réduit à un tiers le nombre d'étudiants sur le site, selon un tournus. Chacun a l'opportunité de se rendre tous les trois jours sur le campus. Le reste du temps, il visionne les cours en ligne, en live streaming ou à son rythme, car les enseignants doivent enregistrer leurs cours, précise le communiqué de presse.

Ici aussi, les chiffres officiels ne seront connus qu'en novembre. Mais les effectifs définitifs devraient rester stables avec environ 1800 nouveaux étudiants en bachelor. L'effectif global en bachelor et master pourrait augmenter de 5-6%. En 2019, il s'élevait à 9047.

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Culture

La subvention au Béjart Ballet Lausanne maintenue telle quelle

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La subvention au Béjart Ballet Lausanne reste inchangée, a décidé mardi soir le Conseil communal de Lausanne (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La subvention au Béjart Ballet Lausanne (BBL) reste intouchée. Le Conseil communal de Lausanne a accepté de remettre au budget 2023 les 200'000 francs qu'un amendement PLR voulait retrancher en raison de la fermeture de l'école Rudra-Béjart depuis l'été 2021.

Dans un premier temps, la commission des finances avait accepté l'amendement de la PLR Mathilde Maillard, estimant que la part de la subvention correspondant à l’école Rudra-Béjart, à savoir environ 200'000 francs, devait être déduite de la subvention tant que l’école demeurait fermée. Mardi soir, cette proposition a fait l'objet d'un contre-amendement des socialistes et des Verts.

La gauche a demandé de remettre cette somme au budget, a expliqué Mathile Maillard à Keystone-ATS. Le Conseil communal a accepté ce contre-amendement.

Un retournement de situation qui s'explique par le fait que la Fondation du BBL a annoncé lundi que l'école allait renaître de ces cendres, notamment pour s'inscrire en faux contre des affirmations médiatiques. "Depuis quelques mois, le Conseil de Fondation et la direction générale du BBL travaillent d’arrache-pied à sa réouverture", souligne-t-elle dans un communiqué.

Gestion par la direction du BBL

"Même s’il est encore trop tôt pour dévoiler les contours détaillés du projet, la nouvelle institution sera gérée par la direction actuelle du BBL, ce qui permettra d’économiser les frais engagés par le passé pour la direction de l’école. Une recherche de fonds publics et privés sera activée exclusivement pour son fonctionnement. La nouvelle école sera alors presque entièrement auto-financée", affirme la Fondation.

Et de préciser qu'actuellement, l'entier de la subvention est utilisé pour les activités courantes du BBL. Le Conseil de Fondation n’a jamais envisagé une fermeture définitive de l'école, dans le respect de la volonté de Maurice Béjart et de Gil Roman de former de jeunes danseurs afin qu'ils puissent aussi, le cas échéant, rejoindre la compagnie en tant que professionnels, relève encore le communiqué.

Enquête et audits

Pour mémoire, l'école Rudra-Béjart a fermé en juin 2021 suite à une enquête qui a révélé de graves manquements de la part de la direction. Le directeur et la régisseuse ont été licenciés. Dans la foulée, un audit global a été réalisé sur l'ensemble du BBL et sa gouvernance revue.

Créée en 1992 par Maurice Béjart, l'école atelier Rudra-Béjart Lausanne accueillait dans la capitale vaudoise des élèves d'une trentaine de nationalités différentes. Ils suivaient un enseignement spécialisé gratuit sur deux ans. L'effectif était d'une quarantaine d'élèves.

Le Béjart Ballet Lausanne et la Ville de Lausanne avaient renouvelé en septembre 2020 la convention qui les lie pour trois ans. La subvention se monte à près de 5,3 millions par an.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Des critiques de tous bords sur le budget 2023 du canton de Vaud

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Les députés vaudois se sont plongés mardi dans l'examen du budget 2023 du canton. (Archives © KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Le Grand Conseil vaudois a entamé ce mardi ses débats sur le budget 2023 du canton. Les députés ont voté l'entrée en matière, non sans adresser plusieurs reproches au Conseil d'Etat.

Présidente de la Commission des finances, la PLR Florence Gross a incité ses collègues à soutenir ce budget, qui table sur un déficit de 227 millions de francs. Elle a toutefois mis en garde :

Florence GrossDéputée PLR au Grand Conseil

La présidente du Conseil d'Etat, Christelle Luisier, a également défendu un budget qui, en "cette période exigeante", permettait de "respecter le plus juste équilibre" entre les différents besoins de la population et les recettes de l'Etat.

Carton jaune de l'UDC

Les députés n'ont pas remis en cause l'entrée en matière, acceptée à l'unanimité. Mais avant de plonger dans l'examen détaillé du budget, ils ont émis plusieurs critiques.

Yvan Pahud (UDC) a littéralement brandi un carton jaune, "ultime avertissement" adressé au Conseil d'Etat. Relevant que ce budget était "hérité" du précédent gouvernement, alors à majorité de gauche, il a dénoncé "une hausse incontrôlée des dépenses" dans les secteurs de la santé, du social et de la formation.

A l'instar d'autres députés de droite, le chef de groupe de l'UDC a notamment épinglé la création de 424 postes (équivalents plein-temps). Un signe, selon lui, "d'un Etat toujours plus gros et dépensier, d'une usine à gaz de la bureaucratie."

Yvan PahudDéputé UDC au Grand Conseil

Amendement "rocambolesque"

Les députés de gauche ont, eux, globalement critiqué "le peu d'ambition" et "le manque de souffle" du budget en matière climatique et de soutien aux personnes les plus précaires.

Ils ont commencé à proposer divers amendements, destinés à infléchir ce budget. L'un d'eux s'en prend à la hausse des déductions fiscales pour primes d'assurance-maladie et accident.

Il s'agit d'une mesure "électoraliste et mal ciblée", a estimé Julien Eggenberger (PS). Il a affirmé que cet allègement fiscal s'adressait surtout aux contribuables les plus aisés, tout en excluant les personnes qui reçoivent un subside d'assurance-maladie.

Julien EggenbergerDéputé PS au Grand Conseil

Son amendement, qui n'a pas encore été voté, vise justement à ce que les bénéficiaires d'un subside, soit environ un tiers de la population, puissent être intégrés à ces déductions.

Cette proposition a été qualifiée de "rocambolesque" par Marc-Olivier Buffat (PLR). "Cela reviendrait à autoriser des déductions sur quelque chose qu'on ne paie pas !", a-t-il dénoncé.

Aide aux locataires

Une volée d'amendements, présentée par Hadrien Buclin (Ensemble à Gauche - POP), a aussi été annoncée. Ses propositions visent à offrir des transports publics à prix réduit, à renforcer plusieurs secteurs (accueil de jour des enfants, soins à domicile, etc) et à mieux soutenir les personnes fragilisées face à l'inflation.

Didier Lohri (Verts) a, lui, dévoilé un amendement destiné à offrir "une aide ponctuelle et exceptionnelle" aux locataires face aux conséquences de la crise énergétique.

Tous ces amendements seront abordés mercredi, lors de la suite du premier débat.

Résolution en faveur des communes

A noter qu'avant de passer au budget, le Grand Conseil a accepté à l'unanimité une résolution de la Commission des finances, destinée à combler les pertes fiscales pour les communes. Celles-ci verraient en effet leurs recettes diminuer de 32 millions de francs avec les allègements fiscaux prévus dans le budget 2023.

"Le Conseil d'Etat doit compenser les pertes fiscales des communes dans le cadre du bouclement des comptes 2022", a indiqué Florence Gross. Christelle Luisier a répondu favorablement à cette résolution, promettant "un engagement clair" du Conseil d'Etat.

Robin Jaunin avec Keystone-ATS

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Lausanne

Rassemblement de la fonction publique pour des salaires indexés

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Selon un décompte de Keystone-ATS, environ 300 personnes ont réclamé mardi à Lausanne la pleine indexation des salaires dans la fonction publique. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les salariés des secteurs public et parapublic vaudois se sont mobilisés mardi en fin de journée sur la place de la Riponne à Lausanne pour préserver le pouvoir d'achat. Environ 300 personnes ont manifesté pour demander au Conseil d'Etat une indexation complète des salaires.

Organisé par la Fédération des sociétés de fonctionnaires et du parapublic vaudois (FSF), le Syndicat des services publics (SSP Vaud) et la Fédération syndicale SUD, le rassemblement a débuté vers 17h00. Il s'est tenu devant le palais de Rumine, au centre-ville.

"Pleine indexation" et "Hausse des salaires" pouvait-on lire sur différentes banderoles ou pancartes. En octobre, un premier rassemblement devant les bureaux de la ministre des finances Valérie Dittli avait réuni quelque 350 personnes.

Les syndicats et organisations du personnel exigent concrètement du gouvernement cantonal qu'il indexe intégralement les salaires de la fonction publique et du parapublic sur la base de l'indice du coût de la vie d'octobre 2022. Ils lui demandent également d'augmenter le montant de cette indexation, d'indexer les prestations telles que l'aide sociale, les bourses d'études, les rentes AVS ou AI ainsi que les prestations complémentaires.

Pressions

Une assemblée générale unitaire devait avoir lieu après la manifestation pour décider des suites à donner au mouvement. L'assemblée unitaire du 21 novembre dernier avait déjà pris la décision d'organiser une nouvelle journée de mobilisation le mardi 13 décembre si les revendications du personnel n'étaient pas acceptées par le Conseil d’Etat.

Une rencontre entre les organisations du personnel et le gouvernement est d'ailleurs prévue jeudi. A terme, une grève n'est pas exclue, selon les syndicats.

Budget examiné

Cette mobilisation s'est tenue alors que le Grand Conseil vaudois débat actuellement du budget cantonal 2023. Le Conseil d'Etat prévoit une dépense de 71 millions de francs pour l'indexation des salaires dans son projet budgétaire, soit un taux d'indexation de 1,3 à 1,4% en moyenne. La gauche radicale a déjà annoncé qu'elle déposera un amendement pour augmenter largement cette somme.

Selon les syndicats, cette somme globale couvrirait à peine la moitié de l'indexation sur une année. Ils évaluent plutôt à environ 150 millions de francs le montant nécessaire pour le public et le parapublic. "La proposition actuelle du Conseil d'Etat est totalement inacceptable", indiquent-ils dans un communiqué commun. "C'est l'un des taux les plus faibles de toutes les collectivités publiques en Suisse romande", s'insurgent-ils.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Un homme porté disparu retrouvé mort dans le Rhône à Naters (VS)

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La victime a été retrouvée après d'intenses recherches et l'engagement de moyens matériels importants, a indiqué mardi la police valaisanne. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Un homme de 33 ans porté disparu depuis la nuit du samedi au dimanche 27 novembre à Naters (VS) a été retrouvé mort le vendredi 2 décembre dans le Rhône dans la même région. Son corps a été repêché par des plongeurs.

Le Haut-Valaisan était domicilié à Berne. Il a été retrouvé après d'intenses recherches et l'engagement de moyens matériels importants, a indiqué mardi la police valaisanne, qui n'a pas souhaité fournir davantage de détails. Le dossier est désormais aux mains du Ministère public du Haut-Valais.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Vaud: un premier abri PCi réquisitionné pour accueillir les migrants

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L'abri de Clarens est réquisitionné dès mercredi. Image prétexte. (©KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Le canton de Vaud est saturé. La place manque afin d’accueillir les migrants qui sont attribués au Canton par la Confédération. Conséquence: les autorités vont devoir, comme annoncé début novembre, recourir aux abris de protection civile. Une structure va être ouverte ce mercredi sur le sol montreusien. Il s’agit de l’abri de Vinet, à Clarens.

Saturé, le canton de Vaud renforce ses capacités d’accueil. Le Conseil d’Etat a annoncé début novembre qu’il sera nécessaire de recourir à des abris de protection civile afin de faire face à l’afflux de migrants, notamment venus d’Ukraine. Et s’il n’avait pas précisé quelles communes seraient concernées, on sait désormais que Montreux fait partie des sites sélectionnés. La commune mettra à disposition l’abri de Vinet, à Clarens dès ce mercredi. Selon Jacqueline Pellet, municipale chargée de la cohésion sociale, le choix du canton et de l’EVAM s’est porté sur Montreux presque naturellement. Elle nous explique pourquoi.

Jacqueline PelletMunicipale montreusienne chargée de la cohésion sociale

Une cellule "accueil"

Montreux est donc déjà rôdée à l’exercice de l’hébergement avec son expérience de 2015. La commune s’est d’ailleurs dotée d’une cellule « accueil ».  Jacqueline Pellet.

Jacqueline PelletMunicipale montreusienne chargée de la cohésion sociale

En complément de l’abri montreusien, l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants mettra une autre structure à disposition pendant la journée. Les précisions d’Erich Dürst, directeur de l’EVAM.

Erich DürstDirecteur de l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants

Pas d'autre abri prévu

Les capacités d’accueil du canton étant à saturation, l’ouverture d’autres abris sera-t-elle nécessaire ? On retrouve une dernière fois Erich Dürst.

Erich DürstDirecteur de l'Etablissement vaudois d'accueil des migrants

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