Rejoignez-nous

Vaud

60 ans d'écoute au 143: La Main Tendue lance un appel au recrutement

Publié

,

le

La Main Tendue reçoit en moyenne 33'000 appels par an. Le poste vaudois lance un appel au recrutement. (Photo d'illustration). (© Getty Images)

Avoir une personne à qui parler, quel que soit le sujet, quand on a besoin. C’est la mission de La Main Tendue depuis 60 ans dans le canton de Vaud. Environ 60 bénévoles se relaient 24 heures sur 24, 365 jours par année au poste vaudois. Aujourd'hui, l'association à but non lucratif lance un appel au recrutement. Sophie Vassutine a rencontré l'une des répondantes. Reportage.

Reportage à la Main Tendue VaudPar Sophie Vassutine

Depuis six décennies, le 143 est le numéro de l’ombre qui éclaire les nuits et les jours des Vaudois en détresse ou simplement en quête d'une oreille attentive. Alors que l'institution fête son 60e anniversaire, Mélina Blanc, directrice de la Main Tendue Vaud, lève le voile sur les coulisses de cet engagement bénévole unique et lance un appel pour recruter les futurs visages de l'écoute.

« Notre rêve, c'est que sur ce canton personne ne puisse dire : "je n'ai personne à qui parler" ». C’est par ces mots que Mélina Blanc, directrice de la Main Tendue Vaud et responsable de formation, définit la mission de l'organisation. Fondée il y a 60 ans, la structure répond aujourd'hui à une moyenne de 90 appels par 24 heures, soit environ 33 000 échanges par an uniquement pour le canton de Vaud.

« Notre rêve, c'est que personne ne puisse dire : "je n'ai personne à qui parler" ».

L’anonymat comme espace de liberté

Une règle d'or à La Main Tendue : l’anonymat absolu, tant pour l’appelant que pour le répondant.

Mélanie BlancDirectrice de la Main Tendue Vaud et responsable de formation

« Cet anonymat est très précieux. Il y a des choses qu’on n'a pas forcément envie de confier en étant rattaché à sa personne », explique Mélina Blanc. Cette neutralité offre une étape cruciale pour ceux qui ne sont pas encore prêts pour des démarches concrètes ou médicales.

Dans les bureaux lausannois, l’écoute ne se limite pas à la prévention du suicide, bien que ce soit la base historique de l'institution. On y appelle pour l’isolement, certes, mais aussi pour tout besoin de parler. « L’idée, c’est d’avoir une personne à qui parler quand on en a besoin, 24 heures sur 24, 365 jours par an ».

Dans les coulisses de l’écoute

Devenir répondant ne s’improvise pas. Entre 50 et 60 bénévoles se relaient actuellement pour assurer la permanence. Pour rejoindre leurs rangs, un processus de sélection rigoureux et une formation de base de huit à neuf mois sont nécessaires. « L’écoute de l’autre passe par l’écoute de soi. Si on n'est pas au clair sur nos réactions, on ne va pas pouvoir être aidant dans l’écoute ».

« L’écoute de l’autre passe par l’écoute de soi. Si on n'est pas au clair sur nos réactions, on ne va pas pouvoir être aidant dans l’écoute ».

Une fois en poste, les bénévoles ne sont jamais livrés à eux-mêmes. Une supervision obligatoire toutes les deux semaines permet de digérer l'impact émotionnel des récits entendus. Mélina Blanc souligne l'humilité nécessaire à ce rôle : « On n'est pas des experts qui vont orienter à tout prix ou fournir des solutions toutes prêtes. On est plutôt dans une posture de chercheur. On cherche ensemble des pistes ».

Du téléphone au chat : l’IA s’invite au 143

L'association propose aussi un service par courrier électronique, avec une réponse dans les 48h.  Face à la demande, l’association est aussi en train de développer son service de chat pour la suisse romande.

Mélanie BlancDirectrice de la Main Tendue Vaud et responsable de formation

Si le téléphone reste le pilier, fait surprenant, l'intelligence artificielle devient un allié inattendu. « Il y a des gens qui nous appellent en nous disant : "C'est l’IA qui m’a dit de vous appeler" », s'amuse la directrice.

Une séance d'information à Lausanne

Pour assurer la pérennité de ce service essentiel, la Main Tendue Vaud est en quête permanente de répondants. Une soirée d’information a lieu demain, jeudi 26 mars, à 20h00 à la Haute École de Travail Social et de la Santé (HETSL) à Lausanne. L’occasion de découvrir une activité où, selon Mélina Blanc, « chaque personne est experte d’elle-même » et où le répondant n'est là que pour faire émerger ces ressources.

Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lausanne

Une 17e édition pour les cours de français à Lausanne-Vidy

Publié

le

En 2025, les cours de français à Lausanne ont accueilli 130 personnes de 52 nationalités différentes (photo symbolique). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Pour la 17e année consécutive, la Ville de Lausanne et son Bureau pour les immigrés (BLI) proposent des cours de français à ciel ouvert cet été aux personnes allophones. Organisés sur la plage de Vidy, gratuits et sans inscription, ils se tiennent dès lundi et jusqu'au 7 août.

Les cours se déroulent du lundi au vendredi, de 18h00 à 19h30, en plein air, "dans un cadre estival et convivial, entre le théâtre de Vidy et la piscine de Bellerive, indique vendredi la Ville dans un communiqué. Ouverts à toutes et à tous, ces cours accueillent toute personne souhaitant apprendre le français, sans distinction de parcours, d'âge ou d'origine, écrit-elle.

"Chaque soir, une nouvelle thématique du quotidien est abordée: faire ses courses, aller chez le médecin, se déplacer, etc. Cette approche permet à chacune et chacun de rejoindre les cours à tout moment", est-il précisé.

Halte-jeux dès deux ans

Ces cours sont dispensés par des formatrices et formateurs expérimentés en français langue étrangère pour adultes. A l'issue de l'été, les participants pourront être orientés vers d'autres offres de formation disponibles à Lausanne, fait-on aussi savoir.

Depuis maintenant quatre ans, une halte-jeux est désormais à disposition pour que les parents puissent confier leurs enfants dès l'âge de deux ans. Elle est gérée par des professionnels de la petite enfance.

En 2025, les cours de français ont accueilli 130 personnes de 52 nationalités différentes. Plus de 60% d'entre elles étaient arrivées à Lausanne depuis moins d'une année et les trois quarts ont exprimé le souhait de poursuivre leur apprentissage du français après l'été, souligne encore la Ville.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

Nuria Gorrite quittera le gouvernement en 2027

Publié

le

La conseillère d'Etat vaudoise Nuria Gorrite, quittera le gouvernement au terme de son troisième mandat, l'an prochain. (© KEYSTONE/LAURENT MERLET)

Nuria Gorrite quittera le gouvernement vaudois l'an prochain. Dans une interview accordée au Journal de Morges, la socialiste annonce qu'elle ne briguera pas un nouveau mandat au Conseil d'Etat en 2027.

Après 15 ans au gouvernement vaudois, l’ancienne syndique de Morges fait part de sa décision de se retirer au Journal de Morges. Soucieuse de respecter les règles internes à son parti, elle ne demandera pas une dérogation en vue d'un quatrième mandat: "J’ai décidé de ne pas me représenter et je l’annonce aujourd’hui dans un esprit très serein. Je l’exprime assez tôt afin d’amener de la clarté."

La citoyenne de Préverenges assure disposer encore d'une folle énergie pour mener de grands projets. Mais elle estime que ceux qu'elle porte depuis 2012 dans le canton ont tous franchi des étapes importantes récemment et que c’est le bon moment pour passer le témoin.

Rien à voir avec "l'affaire Dittli"

La native de la Chaux-de-Fonds (NE) met en avant les dossiers qu'elle a menés à bien, notamment le développement des transports publics, l'accueil de jour de la petite enfance et le numérique.

Sa décision, assure-t-elle n'a rien à voir avec "l'affaire Dittli" qui empoisonne la politique vaudoise: "Je vais vous répondre très clairement: en aucune manière. Au contraire, ma nature me ferait plutôt rester pour rétablir la sérénité en tant que personne responsable capable, précisément lorsque c’est difficile, de tenir les institutions et de garder à l’esprit l’intérêt général."

L'annonce de son départ faite, Nuria Gorrite n'entend pas baisser de rythme durant la dernière année de son engagement: "Il y a encore du pain sur la planche d’ici l’été prochain", prévient-elle.

Berne dans le viseur ?

La cheffe du Département de la culture, des infrastructures et des ressources humaines laisse le mystère entier quant à son avenir politique: "J'ai acquis des compétences durant toutes ces années dans un Exécutif et je compte les mettre à profit". "Sur la scène fédérale dès 2027?", questionne le Journal de Morges. "Je ne fais aucun commentaire à ce propos", dégage en touche la socialiste.

Jeudi, les trois ministres PLR du gouvernement vaudois, Christelle Luisier, Frédéric Borloz et Isabelle Moret, avaient annoncé leur intention de se représenter en février 2027, briguant ainsi un deuxième mandat complet chacun.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Lausanne

Projet de décharge à Chavornay: le Canton poursuit ses études

Publié

le

Un projet de décharge cantonale est à l'étude sur la commune de Chavornay (VD), au grand dam de sa population (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Conseil d'Etat vaudois poursuit son processus d'étude d'un projet de décharge à Chavornay sur le lieu-dit "La Verne". Il a décidé de lancer une procédure de plan d'affectation cantonal valant permis de construire. Cette nouvelle étape permet uniquement d'ouvrir une procédure de planification et ne vaut donc pas une autorisation du projet de décharge.

"La procédure comporte différentes étapes dont une mise à l'enquête publique, incluant notamment une étude d'impact sur l'environnement et des démarches d'information auprès du public. Ce n'est qu'à l'issue de cette procédure que le projet de décharge pourrait être approuvé", a indiqué jeudi le gouvernement dans ses décisions hebdomadaires.

Le site sur lequel est envisagé ce projet de décharge est inscrit au Plan sectoriel des décharges (PSD) et au Plan de gestion des déchets (PGD) en tant que site prioritaire. Il répond à la clause du besoin, rappelle le Canton.

Pétition citoyenne déposée

Prévue sur le lieu-dit de "La Verne", la décharge doit accueillir des matériaux de type A et B. Il s'agit respectivement de matériaux d'excavation non pollués (A) ainsi que de matériaux inertes, c'est-à-dire des matériaux d'excavation faiblement pollués et des déchets de chantier tels que béton, briques, tuiles ou verre (B). La durée de l'exploitation du site serait de dix ans environ.

Les habitants de Chavornay se sont mobilisés contre ce projet. Un groupe de citoyens, accompagnés d'une délégation municipale, a remis en janvier dernier une pétition en ce sens, munie de 1600 signatures, au Grand Conseil vaudois.

Les pétitionnaires craignent une atteinte à leur qualité de vie et à leur sécurité en raison des poussières et du trafic accru des camions que cette décharge générerait. Ils s'inquiètent également pour la biodiversité et la faune locale ainsi pour les surfaces agricoles menacées par le projet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

Les trois ministres PLR visent un nouveau mandat au gouvernement

Publié

le

De gauche à droite: Frédéric Borloz, Christelle Luisier et Isabelle Moret, tous partants pour se représenter au Conseil d'Etat vaudois en 2027 (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les trois ministres PLR du gouvernement vaudois se représenteront en février 2027, briguant ainsi un deuxième mandat complet chacun. Christelle Luisier (finances), Frédéric Borloz (écoles) et Isabelle Moret (économie) l'ont annoncé dans les médias membres de Vaud Presse de jeudi.

Ils devront encore être formellement désignés par le congrès de leur parti, sans doute à la fin de l'été ou cet automne. L'actuelle présidente du Conseil d'Etat Christelle Luisier était, elle, entrée la première des trois au Château Saint-Maire, lors d'une complémentaire en 2020. Elle s'était ensuite logiquement représentée deux ans après en février 2022 aux côtés de Frédéric Borloz et Isabelle Moret, étant même la seule élue au premier tour.

Dans les médias de Vaud Presse (13 titres), les trois ministres PLR mettent en avant une même vision dans leurs réponses: la proximité avec les citoyennes et les citoyens, les communes et les régions du Canton, ainsi qu'un ancrage territorial qu'ils posent comme leur principal argument pour convaincre Vaudoises et Vaudois de leur renouveler leur confiance.

"Cette combinaison fait notre force, celle d'une équipe qui sait travailler ensemble. Et, en tant que PLR, nous portons le même engagement en faveur de nos PME et de nos indépendants: de l'agriculture à l'industrie, de la restauration aux entrepreneurs. C'est tout ce tissu économique qui fait la vitalité du canton, et nous nous battons pour lui au quotidien", explique Mme Luisier.

Six candidats à ce stade

A ce stade, ce sont donc désormais quatre des sept conseillers d'Etat qui ont fait part de leur nouvelle candidature, puisque l'écologiste Vassilis Venizelos a été le premier à le faire au début de ce mois de juin. Remplaçant de Rebecca Ruiz, le nouvel entrant Roger Nordmann (PS) devrait, lui, sans surprise se présenter après une petite année "d'échauffement".

Ce sont les décisions de l'autre ministre socialiste Nuria Gorrite et de la ministre centriste Valérie Dittli qui sont les plus attendues. La première, entrée en 2012 au gouvernement, devra demander une dérogation à son parti si elle veut briguer un quatrième mandat. Epinglée dans plusieurs rapports et visée par deux enquêtes pénales, la seconde a jusqu'au 11 août pour faire part de ses intentions, selon les demandes de son propre parti.

A noter que dans les autres partis, l'UDC Jean-François Thuillard et la Vert'libérale Virginie Cavalli sont les personnes déjà désignées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Vierge

Les conditions actuelles invitent davantage à la préparation qu’à l’action immédiate, il est donc judicieux d’attendre un contexte plus favorable.

Les Sujets à la Une