Vaud
La ZAD du Mormont passe au tribunal
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Les deux premiers procès des zadistes du Mormont se sont déroulés lundi à Nyon (VD). Les activistes, qui encourent de la prison ferme, et leurs avocats ont bataillé face au Ministère public pour tenter de convaincre le Tribunal, qui rendra son verdict lundi prochain.
En clôture d'une des deux audiences, l'accusé a directement interpellé le procureur général Eric Cottier, venu soutenir l'accusation pour cette journée inaugurale. Il a dénoncé "l'acharnement" du patron du Ministère public à vouloir punir des militants qui tentent d'alerter l'opinion publique à la crise écologique.
La Zone à défendre (ZAD) du Mormont, qui s'opposait à l'extension de la carrière du cimentier Holcim, "pointait les problèmes du béton et du système capitaliste", a-t-il rappelé. "La propriété privée d'une multinationale a plus d'importance à vos yeux que les ravages écologiques", a encore lancé le zadiste à l'intention d'Eric Cottier.
Appliquer le droit
Le procureur général a affirmé qu'il n'avait rien contre les zadistes, mais que le droit devait être appliqué. Il a ainsi demandé au juge Daniel Stoll de s'en tenir "aux questions purement pénales", sans vouloir faire un procès politique. "Ce n'est pas au Tribunal de faire la balance sur ce qui devrait se faire au Mormont", a-t-il dit.
Eric Cottier a demandé l'exécution des ordonnances pénales, rédigées juste après l'évacuation de la colline du Mormont, et qui sanctionnent notamment les activistes par des peines de prison ferme (2 mois dans les affaires jugées lundi).
Il a expliqué que ces sanctions avaient été notamment dictées par le comportement des zadistes, dont la plupart ont refusé de collaborer et, dans un premier temps, de décliner leur identité. "On a le droit de se taire, mais cela n'est pas sans conséquence", a-t-il martelé.
Droits fondamentaux
De son côté, la défense a plaidé l'acquittement ou, du moins, une amende "d'un montant symbolique." L'avocate Saskia von Fliedner a critiqué "la violation crasse du droit" par le Ministère public, qui n'a pas pris en compte le retrait de la plainte d'Holcim. Selon elle, la violation de domicile ne peut ainsi pas être retenue.
Et d'autant plus que son client n'a pas occupé la maison abandonnée sur la colline du Mormont ou la carrière d'Holcim. "Il est resté passivement accroché sur une corde à l'orée de la forêt et n'a pas résisté lors de son interpellation par la police", a soutenu Saskia von Fliedner.
L'autre avocat du prévenu, Gaspard Genton, a insisté sur la protection de la liberté de réunion et d'expression. "Ce sont des droits fondamentaux. Une manifestation pacifique comme la ZAD ne doit pas être soumise à une sanction pénale, encore moins à une peine de prison. Cela serait grossièrement contraire au droit international", a-t-il affirmé.
L'avocat a aussi noté que l'occupation du Mormont avait permis de mettre la question du béton "à l'agenda politique". Il a cité divers objets parlementaires, notamment au Grand Conseil, et le récent lancement de l'initiative populaire "Sauvons le Mormont."
Manifestation
Ces deux premiers procès, dont le verdict sera connu lundi prochain à 11h00, sont suivis mardi et mercredi par cinq autres audiences. Elles sont les premières d'une longue série, sachant qu'une quarantaine d'autres zadistes seront jugés ultérieurement.
En marge de ces trois journées de procès, un collectif de soutien a organisé plusieurs actions en ville de Nyon. Une manifestation aux flambeaux a réuni environ 350 personnes lundi soir. Le cortège, précédé de la banderole "ZAD partout, justice nulle part", est parti du tribunal pour rejoindre le centre-ville.
En matinée pendant les audiences, une centaine de sympathisants ont assisté devant le tribunal à une pièce de théâtre sur un "faux procès", mettant en scène plusieurs figures de la ZAD, comme Holcim, Eric Cottier mais aussi la conseillère d'Etat Béatrice Métraux.
Ce programme alternatif, qui se poursuit jusqu'à mercredi, comprend également des discours et tables rondes. Des stands de nourriture ont aussi été montés derrière la gare.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Endométriose: le combat de Mélanie Mathieu jusqu’au cœur du Sahara
À quelques jours du départ du 40e Marathon des Sables, la sportive romande Mélanie Mathieu se confie sur son quotidien avec l’endométriose. Entre douleurs invalidantes et préparation physique extrême, la Glandoise prend le départ le 3 avril prochain.
Le défi est colossal: 250 kilomètres dans le désert, une autosuffisance alimentaire complète et des températures frôlant les 50°C. Pour Mélanie Mathieu, ancienne handballeuse de haut niveau, cette course est bien plus qu'une simple compétition de trail. C'est un porte-voix pour l'endométriose, une pathologie qui la touche personnellement et dont le diagnostic est souvent un "véritable parcours du combattant".
Apprendre à courir avec la douleur
Vivre avec l'endométriose, c'est accepter une réalité physique qui s'impose chaque mois. "C'est vivre avec une maladie qui me ramène à la réalité tous les mois avec des douleurs qui sont parfois très handicapantes", explique-t-elle. Ce combat, elle a dû l'intégrer à sa préparation athlétique, apprenant à ajuster ses entraînements selon ses cycles et ses "périodes de crise".
Malgré la frustration de ne pas toujours pouvoir suivre son planning à la lettre, Mélanie a développé une résilience nouvelle: "J'ai appris à être plus légère avec moi-même, à écouter aussi mes besoins [...] j'essaie d'être de plus en plus gentille et bienveillante avec moi-même".
Une "version évoluée" d'elle-même
Le Marathon des Sables, avec son étape longue de 100 kilomètres, représente l'ultime test de cette bienveillance. Mais au-delà de la performance, c'est le chemin parcouru depuis son inscription il y a onze mois qui prime. Accompagnée par une coach mentale pour gérer ses crises d'angoisse et affiner sa visualisation, elle porte aujourd'hui un regard serein sur sa transformation.
"Je pense que c’est une version évoluée de moi-même, d’il y a 11 mois, quand j’ai pris la décision de m’inscrire au Marathon des Sables".
Courir pour les autres
Si Mélanie s'élance dans les dunes, c'est aussi pour soutenir deux causes qui lui tiennent à cœur: l’association Endo-Help, qui informe sur l’endométriose, et Espace A à Genève, qui accompagne les personnes liées à l'adoption. Un engagement qui fait écho à son propre parcours de vie, marqué par un premier refus de projet d'adoption en 2024, un événement qui l'avait poussée à se fixer cet objectif sportif "impossible". Elle ouvre une cagnotte pour soutenir ces associations.
Le 3 avril 2026, au moment du coup d'envoi, Mélanie Mathieu ne sera pas seule face au sable. Elle emportera avec elle les espoirs de milliers de femmes touchées par la maladie, prouvant que même si le corps est parfois un frein, l'esprit, lui, peut franchir toutes les lignes d'arrivée.
Vaud
Une droite moins dominante à Morges
La droite a conservé dimanche la majorité à la municipalité de Morges, même si celle-ci se réduit. L'élection a été particulièrement morcelée, puisque des élus de cinq partis, plus un indépendant, se répartissent les sept sièges.
La répartition des forces entre la droite et la gauche s'est légèrement rééquilibrée. Au final, la gauche obtient un troisième siège, dévolu aux Vert-e-s. L'alliance de droite ne place que trois de ses membres (1 PLR, 1 Vert'libéral et 1 de l'Entente morgienne). Le tout sera arbitré par l'indépendant Laurent Pellegrino, ex-PLR.
Le PLR, qui présentait trois candidats, ne conserve finalement qu'un seul siège, celui de la syndique sortante Mélanie Wyss, facilement réélue dès le 1er tour au côté de la Vert'libérale Laetitia Morandi.
La socialiste sortante Laure Jaton a terminé en tête de l'élection dimanche avec 48,94% des voix (2057), devant Mélanie Mojon (1965), une commerçante qui représente l'Entente morgienne et accède ainsi à l'exécutif. L'écologiste Pascal Gemperli (1893) termine au troisième rang, devant l'indépendant Laurent Pellegrino (1800). Elu sous la bannière PLR en 2021, il a quitté ce parti après ne pas avoir été reconduit par celui-ci pour les élections de 2026.
La jeune socialiste Camille Robert (1793) est élue de justesse. Elle termine avec seulement 11 voix d'avance sur le PLR Patrick Zürn.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Changement de majorité à Prilly, le PLR de retour à Renens
La Municipalité de Prilly bascule à droite à l'issue du second tour des élections communales. La Verte Rebecca Joly, présidente du parti cantonal, et son collègue écologiste Maurizio Mattia ne sont pas réélus.
Les deux sortants, qui figuraient encore dans le top 5 après le premier tour, ont été devancés dimanche par deux nouveaux venus de l'Entente de droite, le PLR Tony Capuano et l'UDC Fabien Deillon.
Les mieux élus sont aussi issus de cette entente de droite, à savoir le sortant Luigi Sartorelli (Centre) et Lumia Claramunt (PLR). La nouvelle candidate socialiste Ariane Zwahlen arrive en troisième position. Elle sera la seule représentante de la gauche lors de la prochaine législature.
Reste désormais à savoir qui deviendra syndic à la suite du départ d'Alain Gilliéron. Le PLR, qui aura occupé ce poste durant 22 ans, ne se représentait pas.
Pour mémoire, Prilly a vécu une dernière législature très mouvementée, marquée par diverses tensions au sein de la Municipalité et même la suspension du socialiste Ihsan Kurt.
Retour du PLR à Renens
Toujours dans l'Ouest lausannois, Renens reste clairement en main des partis de gauche, mais ceux-ci n'occupent plus tous les sièges. Ejecté de l'exécutif en 2021, le PLR fait son retour grâce à l'élection de la députée Elodie Golaz Grilli, arrivée en 4e position dimanche.
Patricia Zurcher Maquignat (PS) a signé le meilleur score dimanche, suivie par Oumar Niang (PS) et Nathalie Jaccard (Verte). Carole Castillo (Fourmi rouge) et Sylvain Richard (Vert) sont aussi élus. Le syndic socialiste Jean-François Clément avait déjà été élu dès le 1er tour.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Lausanne: la gauche très ravie, à commencer par Emilie Moeschler
La satisfaction était de mise dimanche à gauche dans la course à la Municipalité lausannoise. Les six candidats de l'alliance rose-rouge-verte sont passés. En tête de ce second tour, Emilie Moeschler s'est dite "ravie" du résultat groupé et de son score personnel.
"Je tiens à remercier tous les électeurs et les électrices pour cette confiance dans l'alliance de gauche, a réagi auprès de Keystone-ATS la municipale sortante, en charge du social et des sports. "On sort d'une année qui n'était pas facile et c'est donc un signe de confiance pour le travail effectué", a-t-elle ajouté.
"Nos réponses concrètes pour protéger et améliorer le quotidien des gens ont été soutenues", note la socialiste. "On est ravi de ces résultats et on se réjouit déjà pour cette prochaine législature".
Sur sa première place à l'issue du second tour, Mme Moeschler dit prendre ce résultat avec "beaucoup de plaisir et d'honneur". "Ce d'autant que je porte des politiques qui ne sont pas toutes simples, notamment avec la politique de la drogue. Mais je pense que l'on a pu expliquer et échanger avec beaucoup de monde".
La syndicature à Grégoire Junod
Emilie Moeschler ne s'est pas dite intéressée "aujourd'hui" pour la syndicature, étant donné que "Grégoire Junod est le candidat de l'alliance de gauche pour cette prochaine législature", saluant au passage son "excellent travail".
Très satisfait aussi et très reconnaissant à la population lausannoise, Grégoire Junod s'est montré aussi "soulagé", car "la campagne était plus difficile que la dernière fois". "Je pense que Lausanne reste une ville de gauche et les valeurs que l'on porte de solidarité, d'inclusion, d'ouverture et d'investissement dans le vivre ensemble sont manifestement des valeurs partagées par une majorité de la population", a-t-il estimé.
"Grande déception" au PLR
Le PLR Pierre-Antoine Hildbrand a de son côté fait part d'une "grande déception" de ne pas avoir réussi à décrocher au moins un deuxième siège à l'exécutif. "On a pourtant fait une bonne campagne avec Mathilde Maillard et Marlène Bérard, en essayant de faire au mieux à la suite des résultats très encourageants du premier tour".
"Mais malheureusement, la marche était trop haute et on n'a pas suffisamment réussi à rassembler ou obtenir des suffrages de l'autre bord politique", a-t-dit à chaud à Keystone-ATS. "On essaie, on essaie encore et on essaiera encore, a-t-il glissé.
Le municipal sortant en charge de l'économie et de la sécurité se dit "content d'être réélu". "Mais c'est mitigé par le fait que l'on espérait un peu rééquilibrer ce 6-1, qui malheureusement va se perpétuer". Il ne s'est toutefois pas dit découragé d'être le seul municipal de droite. "On doit continuer à travailler".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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